Musée d'Histoire Urbaine et Sociale de Suresnes
 
 

L'oeuvre du jour

A partir du 17 mars 2020, le MUS vous propose de découvrir une oeuvre par jour !

L'équipe reste à votre disposition sur l'adresse mail mus[a]ville-suresnes.fr pour répondre à toutes vos questions sur les oeuvres présentées.

 

#MuseumAndChill #CultureChezNous

#Samedi 16 janvier

 

Biplan SPAD Herbemont de Louis Massotte

 

Ce modèle d'avion de 1936 a été piloté par l'aviateur Louis Massotte (1906-1937). Il s'agit d'un SPAD Herbemont reprenant l'acronyme de la Société pour l'aviation et ses dérivés, installée à Suresnes et dirigée par Louis Blériot et le nom de l'ingénieur André Herbemont qui amorce la fabrication d'appareils civils à la fin de la Première Guerre mondiale.

Louis Massote, champion de voltige aérienne utilise ce SPAD Herbemont lors des grèves qui marquèrent l'année 1936, pour inscrire dans le ciel de Paris "Paix, Pain, Liberté". Il trouve la mort l'année suivante dans un accident d'avion.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE1IAQtOxQkZqUVIqqHoAV6wwjwAArAwVXw$$

 

#Vendredi 15 janvier

Hotte de vigneron

 

On retrouve plusieurs exemples de hottes de vignerons en osier tressé, apprécié pour sa légèreté, dans les collections du MUS. Il existe cependant des hottes faites de douelles de bois assemblées par des cerclages en métal, comme des tonneaux.

Les vendangeurs collectent le raisin dans leur hotte en osier ou dans des paniers puis le transfèrent dans une hotte en bois où les grappes sont tassées au pilon avant d'être transportées jusque dans la cuve.

Au début du XXè siècle, les vendanges sont réalisées manuellement à Suresnes, souvent dans le cadre familial avec l'aide de quelques saisonniers.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/2087?expo=7&index=15

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/7

 

#Jeudi 14 janvier

Crapaud

 

Il ne s’agit pas d’un batracien naturalisé mais bien d’un objet domestique ! Un crapaud est une gourde en grès ayant un côté de la panse plat, permettant de la poser horizontalement. Deux petites anses près du goulot permettent la préhension.

Cette forme existerait depuis le Moyen-Age où elle pouvait être réalisée en bois.

Pour garder sa boisson bien fraîche, le paysan pouvait enterrer sa gourde : la forme rappelait alors celle d’un crapaud tapi au sol.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/2105?expo=49&index=96

- https://vieux-outils-art-populaire.blogspot.com/2012/01/gourde-crapaud.html

 

#Mercredi 13 janvier

La Fondation-Hôpital Foch par Daniel Delboy (phototypie)

 

Cette carte postale colorisée montre la Fondation médico-chirurgicale du Mont-Valérien, c’est-à-dire l’Hôpital Foch, en 1949.

La photographie a été réalisée depuis les voies de chemin de fer et montre la façade sur l’avenue Franklin Roosevelt. On distingue entre les batiments hospitaliers dessinés par l’architecte Fouqué les toits de l’ancienne demeure de Gaston Worth, actuel pavillon Balsan.

L’Hôpital Foch, initialement prévu à Boulogne-Billancourt, bénéficie à Suresnes de l’ensoleillement permis par sa situation en hauteur ainsi que d’une proximité avec la gare du Mont-Valérien. L’architecte adapte un plan sous forme de longs bâtiments à étages, délaissant la construction par pavillons comme à Garches. L’hôpital moderne est né avec ses terrasses, ses larges fenêtres et ses circulations contrôlées !

Il n’aura de cesse de s’agrandir jusqu’à nos jours.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/4221?expo=67&index=2

- https://www.hopital-foch.com/

 

#Mardi 12 janvier

Ambre indien de Volnay

 

Ce flacon a été créé en 1921 par le verrier André Jollivet pour le parfumeur René Duval et sa marque Volnay.

Il est rare de trouver un flacon opaque, ne laissant pas voir le jus, d’autant plus que celui est teinté dans la masse en noir. Sur la panse, des narcisses sont figurés en relief.

René Duval a commencé sa carrière comme « nez » pour Coty. Il prend son indépendance en 1919 pour installer sa petite usine à Suresnes, accompagné par sa femme Germaine Madeline, mannequin pour Lanvin. La marque reprend phonétiquement le nom d’une rue du deuxième arrondissement de Paris (Volney) et rappelle un grand vin de Bourgogne.

Aujourd’hui, la marque existe toujours, reprise par les descendants du célèbre couple de parfumeurs près de cent ans après sa création.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/2423?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iBEw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSmZeSmZqXngahsWTABcfTXY

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/43

 

#Lundi 11 janvier

 

Moulin à café Peugeot

 

Peugeot est un constructeur automobile renommé depuis la fin du XIXè siècle où l’entreprise créé un tricycle à vapeur puis des véhicules animés par des moteurs à pétrole.

Cependant, la dynastie des Peugeot a produit plusieurs types d’objets depuis le début du XIXè siècle où ils abandonnent leur métier de meunier pour devenir transformateurs de coton.

 

Après la sidérurgie et la production de pièces d’horlogerie et de lames de scies, les frères Peugeot produisent leur premier moulin à café en 1840.

La conservation du café en grains et le broyage juste avant la consommation permettent une meilleure conservation des arômes pour cette denrée venue de très loin. Réservés à la noblesse sous l’Ancien Régime, les moulins à café se démocratisent en même temps que la consommation de la boisson sous Napoléon Ier. Le moulin cubique dont le coffre est en bois apparait au milieu du siècle.

Il persiste dans les familles françaises jusqu’au milieu du XXè siècle, comme ce moulin collecté dans un vieil intérieur suresnois avant 1932.

Aujourd’hui, les collectionneurs de moulins à café se nomment les mylokaphephiles !

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/3525?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iIkSKelDHzOIkKIBmhuSE9MOrwTXzLCQAAA42S0w

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Peugeot#D%C3%A9buts_en_automobile

 

#Dimanche 10 janvier

Poupée animée représentant un Boer

 

Cette poupée en métal est habillée d’un costume en toile et dispose de plusieurs accessoires permettant de figurer un Boer, c’est-à-dire un pionnier blanc en Afrique du Sud. Ce dernier porte un chapeau à bord plat, une carabine et une série de cartouches en bandoulière.

Un ressort sur le côté du personnage permet de faire pivoter son buste et créé un bruit saccadé évoquant les coups de fusil.

Il s’agit d’un objet illustrant un fait social marquant le tournant des XIXè et XXè siècles : les guerres entre les britanniques et les africains du Sud, dites Guerres de Boers (1880-1881 puis 1899-1902). Une autre poupée de la même collection représente un soldat anglais.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/5543?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iAkw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSlJ-alFxeBaGxZKACbqNX4$

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_des_Boers

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/28

 

#Samedi 9 janvier - Journée mondiale de la Corse

Coupure de journal « Les parfums Coty »

 

Sur cette publicité Coty, on reconnait le motif des deux jeunes femmes agenouillées devant un brûle-parfum qui ornait l’entrée de l’usine de Suresnes sous forme de bas-relief (voir œuvre du jour 41).

Une partie de la gamme proposée par le parfumeur est présentée : le parfum pour le mouchoir, les poudres teintées et enfin les rouges à lèvres.

François Coty, pseudonyme de Joseph Marie François Spoturno, est né en 1874 à Ajaccio. S’il quitte l’île à onze ans, il gardera des paysages de son enfance un goût pour les senteurs méditerranéennes. Parmi elles, le Jasmin de Corse figure dans plusieurs de ses créations et devient un parfum en 1906.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/2886?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-SM4vghRi8LABAFduMnw$

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Coty

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/27

 

#Vendredi 8 janvier

Plan de la cité-jardins de Suresnes en 1918

 

Voici un des premiers plans de la cité-jardins de Suresnes dressé par l’architecte-urbaniste Alexandre Maistrasse pour le compte de l’Office public des habitations à bon marché du département de la Seine (OPHBMS). On constate de nombreuses différences avec la réalisation finale : en effet, le plan évoluera pendant la construction du quartier qui s’étend sur plusieurs décennies (voir œuvre du jour 23).

L’OPHBMS est fondé en 1915 avec à sa tête Henri Sellier, il s’agit d’un des premiers offices publics en France depuis la loi Bonnevay de 1912 les autorisant. Pendant la Première Guerre mondiale, si les constructions sont impossibles, l’Office en profite pour acquérir de vastes terrains autour de Paris dans le but de construire une quinzaine de cités-jardins dès la fin du conflit.

Pour réunir une trentaine d’hectares à Suresnes, il est nécessaire d’acheter une large parcelle à Rueil-Malmaison, faisant ainsi changer les limites communales et départementales !

Le plan initial comprend déjà l’idée de deux axes principaux qui se croisent en une vaste place arborée avec de nombreux autres carrefours végétalisés dans tout le quartier. Cependant, ni l’église ni le groupe scolaire ne sont prévus à l’emplacement qu’on leur connait aujourd’hui.

La pointe Est qui correspond aujourd’hui au deuxième ilot n’est pas aménagée sur ce plan.

La cité-jardins ne comprend que quelques immeubles le long des avenues Jean-Jaurès et Edouard-Vaillant et une majorité de pavillons : l’accroissement de la population et le nombre de mal-logés après la guerre contraindront l’architecte à densifier le quartier par la multiplication des immeubles collectifs.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/5412?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iLkJMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qyZklh1eCq21YMAEAVBg2Rg$$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/4

 

#Jeudi 7 janvier

 

Restaurant des Grottes, rue du Pont

 

Au XIXè et début du XXè siècle, Suresnes attire de nombreux promeneurs grâce à ses coteaux préservés et ses loisirs des bords de Seine. C’est aussi le vin qui fait le succès du village ! N’ayant pas franchi l’octroi de Paris, il n’est pas taxé et de nombreuses guinguettes rivalisent d’originalité pour attirer les flâneurs.

Sur le boulevard de Versailles (actuel Boulevard Henri Sellier), la Belle Cycliste propose un tour dans un siège suspendu à 30 mètres de hauteur comme dans un télésiège. Ici, aux Grottes, chez P. Gayard au 6 rue du Pont, on peut déguster fritures et matelotes un décor sous forme de diorama avec des grottes reconstituées et une toile peinte en arrière-plan.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/5178?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iBmoooL7CDk9mpmaQKtEIhOPPmb4IcURNKtASy54IAEA29Y04Q$$

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/80

 

#Mercredi 6 janvier - Journée mondiale des orphelins de guerre 

« Pour l’orphelin de guerre, souscrivons à l’Emprunt ! » par Victor Prouvé (dessinateur) et Berger-Levrault (imprimeur)

 

Sur cette affiche de 1917, un homme en habit de travail accueille à bras ouvert des réfugiés accompagnés deux enfants.

Deux petites filles attendent sur le seuil de la maison les nouveaux arrivants.

Cette illustration accompagne une petite fable : « Un riche paysan, brave homme, mais mal conseillé, hésitait à souscrire à l’Emprunt. Un train de rapatriés amène dans son village des Français amaigris et pâlis qui lui racontent les souffrances courageusement endurées aux pays envahis par ceux qui attendent avec une confiance inébranlable l’heure de la délivrance.

Le paysan déjà ému interroge un enfant de dix ans qui faisait partie du convoi. Cet enfant aussi a souffert, il a perdu son père à la guerre, sa mère est morte, il ne sait le sort qui l’attend. Le paysan comprend alors son devoir.

Il accueille l’enfant dans sa maison et souscrit à son bénéfice quarante francs de rente qui lui assureront plus tard un capital d’au moins douze-cents francs ».

Cette affiche, fait partie de la collection réunie par Xavier Granoux, le premier conservateur du musée de Suresnes, qui rassemble de nombreux témoignages de la vie politique et sociale du Second Empire et de la Troisième République. De nombreuses autres campagnes d’emprunt ont eu lieu au cours de la Première Guerre mondiale avec, à chaque fois, des affiches poignantes.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/8928?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-MDI3NwRX1bCgAQAV6jEx

 

#Mardi 5 janvier

« Femme faisant boire un enfant » par Henry Brémond

 

S’il est surtout connu à Suresnes pour la toile marouflée représentant le barrage et placée dans l’escalier de l’Hôtel de Ville, Henry Brémond sait aussi livrer des dessins au fusain, pleins de tendresse.

On voit ici une femme qui s’apprête à nourrir un enfant au biberon. Cet accessoire est utilisé depuis l’Antiquité où il était alors fabriqué en terre cuite ou grâce à une corne de vache percée. Ce n’est qu’au début du XIXè siècle que l’utilisation du verre se généralise pour l’allaitement artificiel.

Avec l’ouverture des premières Gouttes de lait dans le dernier quart du XIXè siècle, la distribution de lait stérilisé aux mères se généralise afin d’endiguer la mortalité infantile. Avec elle, le biberon entre définitivement dans les foyers. 

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1425?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iJkSKelDHzOIkKIBmhuSDq8EInDVDAsKAHLiLjg$

- https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Goutte_de_lait#:~:text=La%20Goutte%20de%20lait%20d%C3%A9signe,maternelle%20en%20pu%C3%A9riculture%20et%20hygi%C3%A8ne

 

#Lundi 4 janvier

« Vue du Mont Valérien et de l’église des Hermites près Paris, prise du Bois de Boulogne »

  

Cette gravure de 1766 a été réalisée par Simon-Mathurin Lantara et gravée par De Monchy. L’artiste s’est placé en lisière de la Forêt du Rouvray, c’est-à-dire le Bois de Boulogne, à proximité de l’Abbaye de Longchamp.

On y découvre le village de Suresnes, sur l’autre rive de la Seine. Au bord du fleuve, le petit village est cerné de murailles. La maison seigneuriale veille sur les allées et venues des commerçants et des paysans en contrôlant les différentes entrées dont la porte Dessus-l’eau. Le clocher de l’église Saint-Leufroy est visible derrière ces bâtiments.

Les flancs du Mont-Valérien sont occupés par des cultures, dont des vignes, et c’est au sommet que se trouve l’autre point d’attraction du Suresnes d’alors : le Calvaire. Les stations du Chemin de Croix et l’église des ermites sont visibles au sommet du Mont. Ils attirent de très nombreux pèlerins, particulièrement au cours de la Semaine Sainte.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE1IAQtNxWGmqQkqpgi_QDgVgQXJ4ZVFmap5CaolCCjAvPmqYeXhlek5mMVBNarGCR2pRbmYJkFFQdHhFsUJAYlFmsQ6QA5YvVXDKzywGaXPKL83JTwcW6eCqGhY0AB-BNN0$

 

#Dimanche 3 janvier

 

Talc Paris de Coty

 

En 1922, Coty décline son parfum Paris (voir œuvre du jour du 28 novembre) en un talc parfumé à appliquer après la toilette.

Le flacon de poudre est conçu par René Lalique et reprend les codes des plus prestigieux parfums : étiquette gaufrée dorée, bouchon en verre dépoli orné des pétales de marguerites en relief et cordon de soie et de fil d’or pour fermer l’ensemble.

Coty rencontrera un grand succès en déclinant ses créations sous forme de cosmétiques parfumés.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/2462?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iIkSKelDHzOIkKIBmhtKEnOSwRUzLCAAAzosPg$$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/27

 

#Samedi 2 janvier - Saint Basile

Saint-Basile de Moscou

 

Cette carte postale présentée comme œuvre du jour pour la Saint-Basile représente l’église Saint-Basile de Moscou. Elle fait partie de la collection d’affiches, journaux, jeux et cartes postales réunie par Xavier Granoux en souvenir de l’Exposition universelle qui s’est tenue à Paris entre le 15 avril et le 12 novembre 1900.

Un pavillon de l’Exposition est consacré à la reconstitution d’un panorama transsibérien : les voyageurs prennent place dans des wagons qui défilent dans un paysage où la végétation et les monuments sont reproduits sur toile et placés plusieurs plans afin de donner une impression de profondeur.

Le voyage ainsi effectué allait de Moscou à Pékin.

L’église Saint-Basile a été inaugurée en 1561 et se trouve sur la Place Rouge. On l’appelle aussi Cathédrale de l’Intercession-de-la-Vierge ou Cathédrale Basile-le-Bienheureux.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/8312?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iJESKelDHzOIkKIBmhuSEoszISUkPCgAXm8tCA$$

- https://www.worldfairs.info/expopavillondetails.php?expo_id=8&pavillon_id=2412

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Cath%C3%A9drale_Saint-Basile-le-Bienheureux_de_Moscou

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/38

 

#Vendredi 1er janvier 2021

Dessin pour carte de vœux du Nouvel An par Géo le Campion

 

A sa mort en 1987, Géo le Campion lègue à la Ville de Suresnes -où elle a longtemps été professeur de dessin- plusieurs toiles, des esquisses mais aussi de nombreux carnets de voyage où elle rassemble croquis, photographies et documents collectés au fil de ses découvertes.

Il s’agit ici d’un dessin au pastel sur un papier brun plié en deux pour former une carte dans laquelle on peut glisser ses vœux. Sous forme de pointillés, elle représente des cercles et une étoile colorée formant un motif Art Déco.

Comme Géo et ses cartes, toute l’équipe du MUS vous souhaite une belle année 2021, joyeuse, haute en couleurs et artistique !

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1755?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-yMsvLUvNUUjMA9fXsPABACgHM-g$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/72

 

#Jeudi 31 décembre

Carte-réclame Olibet par Gaston Maréchaux

 

« Ici, nous manquons de différentes choses mais nous trouvons des Biscuits Olibet ! » s’exclame ce couple recevant des amis dans sa maison au bord de la mer.

En effet, les biscuits Olibet ne sont plus de simples gâteaux, il s’agit de véritables desserts pouvant être servis sur les plus belles tables ! Alors, pensez-y pour votre réveillon !

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/3201?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKkJMPLhPkJOj2ZAKX1SEo8-ZvghxRE0qxSlFiQWg6ttWDABAErsNbM$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/51

- https://biscuitsolibet.com/ 

 

#Mercredi 30 décembre

Fort du Mont-Valérien : entrée principale

 

Ce dessin reproduit sur une carte postale nous montre l’entrée principale du Mont-Valérien, sous la neige.

Un chemin encadré de mur conduit le visiteur vers une porte donnant sur l’enceinte du Fort. A l’arrière-plan, on distingue les bâtiments placés au sommet du Mont.

Le Fort du Mont-Valérien est l’un des 16 forts de la ceinture défensive prévue par Adolphe Thiers à partir de 1841 afin de protéger la capitale. Il s’agit d’un fort à cinq côtés, placé en hauteur, à 162 mètres d’altitude. Il comprend un mur défensif et des douves.

Il est aujourd’hui le siège de la Direction interarmées des réseaux d'infrastructures et des systèmes d'information d'Île de France / 8e régiment de transmissions (DIRISI IDF/8e RT), née de la fusion du 8e régiment de transmissions avec la Direction interarmées des réseaux d'infrastructure et des systèmes d'information, du colombier militaire national et de son musée ainsi que du musée des transmissions.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1910?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iIkSKelDHzOIkKIBmhvyUjPTwcUTPCQAMPcsog$$

 

#Mardi 29 décembre 

Le Cimetière américain : entrée et mat avec drapeau

 

Placés au niveau de la chapelle du Cimetière américain de Suresnes, nous disposons d’une large vue sur son parc mais également sur Suresnes dont les cheminées des usines sont visibles en bord de Seine.

Situé sur les pentes du Mont-Valérien, face à Paris, le Cimetière américain comprend 1541 sépultures de soldats américains morts pendant la Première Guerre mondiale et 24 soldats inconnus de la Seconde Guerre mondiale.

Il s’agit du seul cimetière européen comprenant des tombes de ces deux guerres : le terrain a été concédé gratuitement et à pepétuité aux Etats-Unise 1917 afin que les défunts ne soient plus enterrés en fosse commune.

Ce terrain est idéal, à proximité des hôpitaux parisiens où sont évacués les blessés du front.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/6812?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKEJMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qeamZ6eCyCx5MAEfCNZw$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/6821?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKEpMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qeamZ6eCyCx5MAEhDNZ0$

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Cimeti%C3%A8re_am%C3%A9ricain_de_Suresnes

 

#Lundi 28 décembre

 

New-York – Paris en automobile

 

Pour l’oeuvre de ce jour, il est nécessaire de porter un manteau !

Cette carte postale illustre la quatrième étape d’une course automobile entre New-York et Paris où il est nécessaire d’emprunter le Détroit de Bering entre Valdez, ville portuaire d’Alaska et Nome City, à l’extrême pointe ouest de l’Alaska. Les concurrents ont été embarqués dans la cale d’un navire à vapeur de Seattle à Valdez.

Ces deux personnages vont devoir faire face au froid extrême pendant les 1033 km à vol d’oiseau séparant les deux villes. La traversée de ce pont glacé naturel s’avère impossible et les concurrents sont déroutés vers Yokohama par bateau.

Cette course périlleuse se nomme The great race, une course automobile entre New-York et Paris qui a eu lieu en 1908. Elle dure sept mois pour une distance de conduite de 21 000 km. 

Onze grandes villes jalonnent le parcours : New York, Chicago, San Francisco, Seattle, Yokohama, Vladivostok, Irkoutsk, Omsk, Moscou et Paris.

Sur les six équipes, trois équipages français de deux personnes concourent avec une De Dion-Bouton 1 cylindre, une Motobloc 4 cylindres et une Sizaire-Naudin 1 cylindre.

Ils sont suivis par des journalistes du New-York Times et du Matin dont les journaux organisent la course.

Ce sont les allemands qui remporteront la course. Deux équipages français ont abandonné pendant la traversée des Etats-Unis à cause de la boue pour l’une et s’étant égaré pour l’autre. La De Dion-Bouton a dû renoncer après cette étape en Alaska.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/7508?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iJElMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qeamZ6eCyCx5MAErJNaI$

https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/7505?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iIkZMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qeanlCpX5RdngmhsWUgDwRDbI

https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/7506?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iIk5MPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qeanlCpX5RdngmhsWUgDwyDbJ

https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/7507?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iIkFMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qeanlCpX5RdngmhsWUgDxTDbK

- https://fr.wikipedia.org/wiki/New_York-Paris_1908

 

#Dimanche 27 décembre

 

Suresnes, rue du Mont-Valérien

 

Ce n’est pas toujours facile de parcourir la rue du Mont-Valérien et sa pente, surtout quand il la neigé et qu’on doit tirer une charrette !

La tentation est grande pour ces passants de s’arrêter quelques instants à l’Hôtel-Restaurant du Mont-Valérien pour savourer une bière du Nord ou de la Meuse ou bien un vin de Saumur !

La rue a depuis été élargie, faisant disparaître les constructions sur la gauche de la photographie et prenant le nom d’avenue Franklin-Roosevelt. L’Hôtel de Ville, ici visible à l’arrière-plan permet de localiser la prise de vue. Sur la droite, il est possible qu’on distingue une partie du château Worth.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/4154?vc=ePkH4LF7w6yelGA1CLiiIj6B6GOGEVI8QLNDXmpmOrh8ggcFAEvaLM8$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/105?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKGBCTD24V5CTpBmpibQOpHI1KOPGYBIkQTNK8D8pZBSCq6DQMXZ4ZVFmal54HocFm4AD-o8ZA$$

- https://www.delcampe.net/fr/collections/cartes-postales/france/suresnes/hauts-de-seine-ref-a41-suresnes-hotel-restaurant-au-ptit-rose-rue-du-mont-valerien-hotels-et-restaurants-874984693.html

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/4152?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKEBqKaCewk5QZqZmkDrRCJTjz5mACJFEjSvAPOXQkopuA4CFWeHVxZlpuaB63FYuAEADaY8YA$$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/103?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKGBITD24V5CTpBmpibQOpHI1KOPGYBIkQTNK8D8pZBSCq6DQMXZ4ZVFmal54HocFm4ADjc8YQ$$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/4153?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKGBETD24V5CTpBmpibQOpHI1KOPGYBIkQTNK8D8pZBSCq6DQMXZ4ZVFmal54HocFm4ADsg8Yg$$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/104?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKGBMTD24V5CTpBmpibQOpHI1KOPGYBIkQTNK8D8pZBSCq6DQMXZ4ZVFmal54HocFm4AD1k8Yw$$

 

#Samedi 26 décembre

 

Les écluses de Suresnes

 

Il a neigé sur les écluses de Suresnes !

C’est l’occasion pour Pierre-Louis Léger Vauthier (1845-1916) de réaliser un dessin, ici édité en carte-postale.

Ce peintre a livré plusieurs toiles représentant des berges industrialisées, parfois par temps de neige, ainsi que des rivages, lieux de loisirs.

Cette vue de Suresnes aurait été présentée au Salon de 1899, nous ne savons pas où elle est conservée actuellement.

Le Musée d’Art moderne de Paris conserve un dessin d’un paysage de neige de 1907 et le Musée des Beaux-Arts de Chambéry une vue du Pont de Solférino de 1882.

La carte-postale nous permet de distinguer une péniche amarrée par le marinier en attendant son passage des écluses. A l’arrière-plan, est dessinée la petite loge aujourd’hui remplacée par un poste de contrôle entre les écluses.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/4307?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKEhMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qeamZ6eCyCx5MAEY_NZk$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/81

- https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/joconde/50350230088

- http://ag.louvre.fr/detail/oeuvres/0/230088-Paysage-de-neige

 

#Vendredi 25 décembre

 

Carte de vœux « Joyeux Noël »

 

Cette carte de vœux de 1913 montre une fillette portant un bouquet de fleurs.

Les premières cartes de vœux sont nées vers 1840 au Royaume-Uni suite à l’invention du timbre-poste et le développement de la technique de lithographie permettant de produire de très nombreux exemples d’un texte ou d’une image.

On avait alors l’habitude d’envoyer ses cartes pendant la période de l’Avent afin de souhaiter un joyeux Noël et d’adresser ses vœux pour la nouvelle année. La carte avait la taille d’une carte de visite, elle ne comportera une image qu’à partir des années 1940.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/4535?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iJm5mRIpKUQfM5CQIgKaH_LyU3PAVTMsKABBqiy3

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Carte_de_v%C5%93ux

 

#Jeudi 24 décembre

 

L’école municipale de Suresnes à la fête de Noël

 

Ce dimanche 24 décembre 1922, la Salle des fêtes de Suresnes a été richement décorée pour les fêtes de Noël. Deux sapins monumentaux ont été placés de chaque côté de la scène et un décor a été placé autour du rideau.

Les membres de l’école de musique, petits et grands, sont montés sur scène pour proposer une représentation spéciale : une lyre a été peinte au milieu des décors afin d’honorer leur art.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/3886?vc=ePkH4LF7w6yelEhJFfqYAYMU-NA8kJefmgOujmHeBwCLdylF

 

#Mercredi 23 décembre

 

Les chasses de Caran d’Ache : Nicolas II de Russie

 

Caran d’Ache est aujourd’hui une marque bien connue de crayons de couleur et d’accessoires de dessin. Il s’agit également, à la fin du XIXè siècle du pseudonyme d’Emmanuel Poiré (1858-1909), un dessinateur et caricaturiste. Ce dernier est le fils d’un officier napoléonien devenu maître d’armes à la cour en Russie

Il a choisi ce son pseudonyme à cause du mot russe karandach signifiant crayon. Alors qu’il se destinait à la carrière de peintre militaire, il travaille pour de nombreux journaux ainsi que pour le théâtre d’ombres du cabaret du Chat noir à Montmartre. Ce n’est qu’à partir de 1903, frappé par la neurasthénie, qu’il développe des jouets dont la silhouette rappelle les marionnettes d’ombres chinoises. Les Grands magasins qui les commercialiseront adopteront le slogan « C’est un jouet…, et en même temps une œuvre d’art. Les petits s’en amuseront ; les grands l’admireront ».

Cette boîte de jeu représente le Tsar Nicolas II de Russie (1868-1918) entouré d’un cosaque et d’un chasseur se livrant à une chasse à l’ours.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/6268?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iDEw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSnFiQWZeeBaGxZKACaQNX0$

- https://francearchives.fr/fr/commemo/recueil-2009/38661

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_II

 

#Mardi 22 décembre

 

La rue des Raguidelles, coin pittoresque

Cette rue en pente longeant la voie de chemin de fer est décrite dans le titre de cette carte postale comme « pittoresque » : la voilà encore plus atypique sous la neige !

 

La photographie n’est pas datée précisément, elle date de la fin du XIXè ou du début du Xxè siècle : ni la chapelle Notre-Dame-de-la-Sallette (1922), ni la fameuse Tour (1924) ne sont édifiées, ni la résidence du Domaine des Hocquettes datant de 1954.

Autrefois compris dans le domaine nommé « Les terres blanches », le nom de Raguidelles semblait provenir de la présence d’un gibet dit « estranguideles » pour étrangler les suppliciés qui hoquetteraient, d’où le nom de Hocquettes. Plus vraisemblablement, Hocquette viendrait de hoguettes ou hoguet signifiant colline (hogue).

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/4480?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iDEw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSl5qZnp4KILHkoAJW41ag$$

- http://hocquettes.free.fr/histo/Hocq40ans_Alt85.pdf

 

#Lundi 21 décembre

Fête de Noël : les sports d’hiver, les alpinistes, les patineurs et les skieurs

Pour cette fête de Noël à l'école Vaillant-Jaurès de la cité-jardins, la montagne est à l’honneur.

Parents, frères et sœurs et camarades de classes se glissent dans le public pour admirer une troupe d’enfants costumés faisant un spectacle sur scène.

Trois groupes se présentent au public sur cette photographie : les chamois, petits alpinistes, les hirondelles, un groupe de patineuses et les écureuils, des skieurs.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/2038?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-KM7OBNfUsJABAO_wMac$

 

#Dimanche 20 décembre

Armand Fallières par T. Bianco

Cette petite figurine en plâtre peint est une caricature d’Armand Fallières collectée et conservée par Xavier Granoux, un des membres fondateurs du Musée de Suresnes.

L’homme est représenté en habit de chasse, fusil sur l’épaule, tenant un lapin blanc.

Ses origines Lot-et-garonnaises sont ici décriées. Il est issu d’une famille de propriétaires terriens à Mézin.

Il sera député du Lot-et-Garonne parmi les républicains de gauche puis maire de Nérac.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/912?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iAkw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSk5iQWZeeBaGxZKACaTNXc$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/28

 

#Samedi 19 décembre

 

Appareil de Norremberg par Jules Duboscq (fabricant)

 

Cet appareil se prête facilement à toutes les expériences. La lumière incidente est polarisée partiellement par réflexion sur une glace sans tain pouvant basculer autour d’un axe et qui la renvoie de haut en bas sur un miroir étamé. Là, les rayons sont réfléchis de bas en haut, traversant la glace, et passent au milieu d’un plateau destiné à recevoir la lame cristallisée. Cette lame est posée sur une plaque circulaire qui peut tourner sur elle-même dans un anneau gradué, dont le zéro se trouve dans le plan de polarisation des rayons.

Il a été utilisé par le scientifique Hippolyte Fizeau dans la seconde moitié du XIXè siècle.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE9wfyKnQzNQEWhESmWT0MUMNKWagGSQvH1ji5CalFqWDa2xYCAEAgdA0xA$$

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Hippolyte_Fizeau

 

#Vendredi 18 septembre

Montre à gousset

 

La montre à gousset ou montre de gousset tire son nom de la poche des gilets où elle est rangée. Elle est très répandue chez les hommes jusqu'au XXè siècle, la montre à bracelet étant un accessoire féminin.

Cet exemplaire en argent appartenait à Germain Bazin, historien d'art et conservateur de musée ayant légué des ouvrages et une partie de ses biens au Musée de Suresnes à sa mort en 1990.

 

Pour en savoir plus :

https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1127?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iJkZMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qycCqJh-YK8A1NyykAPWDNwQ$

https://fr.wikipedia.org/wiki/Germain_Bazin

 

#Jeudi 17 décembre

Lunette astronomique avec soutien pour la lecture par réflexion

Ce bel instrument scientifique appartenait à Hippolyte Fizeau qui l’a utilisé depuis le clocheton de son domicile suresnes devenu Mairie de Suresnes par la suite.

La lunette est fixée sur un pied mobile, avec des vis de réglage permettant d’en modifier l’inclinaison. Comme le microscope, elle est composée d’un objectif et d’un oculaire ajustables pour agrandir l’objet.

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/3573?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-MDQ1MwRX1bCgAQAVqjEt

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Hippolyte_Fizeau

 

#Mercredi 16 décembre

 

Sabre de la Garde nationale

 

Ce sabre date de 1831. Apparue à la Révolution, la Garde nationale est rétablie au moment des Trois Glorieuses en 1830 après avoir été dissoute en 1927.

A Paris, elle compte 60000 hommes et est en charge du maintien de l'ordre, notamment au cours du procès des ministres de Charles X.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/3604?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iBkw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSnpicDUD661YaEEACaSNWg$

 

#Mardi 15 décembre - Journée mondiale du thé

Carte-réclame Olibet

Cette petite carte publicitaire fait la promotion des biscuits Olibet en montrant deux jeunes femmes élégantes, habillées à la mode des années 1900 et une petite fille. Elles se trouvent dans un jardin et sont en train de déguster des biscuits Olibet, dont on voit plusieurs boîtes, avec une tasse de thé. 

Olibet reprend souvent dans ses publicités l'iconographie du Five o'clock tea anglais auquel un gâteau est spécialement destiné.

  

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/3161?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKEJMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qJRmHV4JrbVgoAQAaaDXc

 

#Lundi 14 décembre

Publicité « Lait pur » par Géo le Campion

 

Georgette le Campion livre ici une esquisse pour une publicité, sans doute fictive. Une petite fille s'empare d'un bol de lait pur et non écrémé tandis qu'un gros chat la regarde avec envie.
Au revers de la feuille, c'est une publicité pour le Mois du blanc aux Grands magasins du Louvre qui est représentée. Cette fois-ci, le chat joue avec le fil qu'une dame est en train de filer au rouet.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1593?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iBkw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSnJGYkl4EobFkgA7_I1BQ$$

 

#Dimanche 13 décembre

 

Dreyfus, the martyr

 

Au tournant des XIXè et XXè siècles, l'Affaire Dreyfus fait grand bruit et la presse européenne s'en empart. Le capitaine Alfred Dreyfus est accusé de trahison en ayant livré des documents secrets à l'Empire allemand : l'affaire divise la société française.

Le journal anglais The graphic consacre sa une au capitaine Dreyfus le 14 septembre 1899 au moment du procès de Rennes et de sa dégradation. The graphic est un hebdomadaire publié de 1869 à 1932. Plusieurs artistes travaillent régulièrement aux illustrations de la publication.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/6333?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-KMk4vBJcVcOCBgAsIDKo

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_Dreyfus

 

#Samedi 12 décembre

Poncif d'éventail

 

Cette esquisse partiellement aquarellée représente un port avec divers personnages se promenant au bord de l'eau. Une ville est figurée à l'arrière-plan.

Il ne s'agit pas d'un dessin comme les autres : il est percé d'une multitude de petits trous. C'est un poncif qui sert à reproduire un motif plusieurs fois sur différents supports en saupoudrant de la poudre de charbon à travers les trous. Celui-ci permet de décorer des éventails où le trait est ensuite repris avec une mise en couleurs.

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/6563?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iBEw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSlJwFIosRRcbcOCCQBcBDXT

 

#Vendredi 11 décembre

Médaille représentant Diego Vélasquez

 

Cette médaille appartient à la série d'objets légués par l'historien d'art et conservateur Germain Bazin au musée de Suresnes à sa mort en 1990.

Elle a été gravée vers 1980 par Jacques Binn.

A l'avers, le peintre espagnol Diego Rodriguez de Silva y Velasquez (1599-1660) est figuré en buste.

Sur le revers, l'infante d'Espagne est représentée en robe d'apparat telle que sur le célèbre tableau Les Ménines.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/3767?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iJklMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qSYlVmXngahsWTABNYTWy

 

#Jeudi 10 décembre

Auberge de la Poule au pot dans le Vieux Suresnes

 

Dans les années 1930, une vague de folklore déferle sur Suresnes !

Sous l'impulsion du Comité des fêtes créé en 1920, de nombreuses festivités sont organisées dont les célèbres Fêtes de la Muse mais aussi des manifestations sportives et culturelles dont l'organisation d'un stand « Au vieux Suresnes » regroupant des objets anciens et constituant l'acte de naissance du musée de Suresnes.

En 1927, au cours du défilé de char, la Société historique et artistique fait sensation en faisant circuler un décor de vieille maison suresnoise avec sa cheminée.

En 1931, des éléments de la ville médiévale dont la Tour de Dessus-L'eau et d'anciennes façades sont reconstituées autour de la rue du Puits d'Amour.

Porté par cet enthousiasme, Robert Pinchon peint une aquarelle montrant une scène d'auberge : participants costumés lors de la reconstitution ou interprétation du Suresnes médiéval, Robert Pinchon apporte une artistique supplémentaire à ces fêtes !

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/6366?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-KMgvAdfUsJABAPCWMbM$

 

 

#Mercredi 9 décembre

Micromètre, dit aussi palmer

 

Cet instrument de mesure appartenait à Hippolyte Fizeau pour ses travaux de recherche en sciences physiques.

Si on connaît la vis micrométrique depuis le XVIIè siècle, ce type de micromètre a été inventé en 1848 par Jean-Laurent Palmer. Il s’agit d’un instrument qui permet de mesurer avec une grande précision des longueurs et des diamètres.

Le micromètre d’extérieur mesure des diamètres de portée cylindrique et le micromètre d’intérieur des diamètres de perçage.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/3571?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-KEjMyU0tAlfWsMABAItwMuE$

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Microm%C3%A8tre_(appareil_de_mesure)

 

 

#Mardi 8 décembre

L'immaculée conception

 

Cette gravure issue de la Confrérie de la Sainte-Vierge établie en l'église de Suresnes montre la Vierge Marie au ciel, encadrée de deux anges. Des mains de la Vierge, des rayons lumineux sont projetés vers le sol.

Elle a été créée par le lithographie Jean Geoffroy et imprimée et éditée Dopter en 1861.

Le musée conserve plusieurs images religieuses de la fin du XIXè siècle.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/6372?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKEFMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0quYlFmeCyCx5MAEoeNaY$

- https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%AAte_des_Lumi%C3%A8res_(Lyon)

 

#Lundi 7 décembre

Flamme du maître autel de l'église Saint-Leufroy

 

Cet objet fait partie des quelques éléments sauvés de l'église Saint-Leufroy après sa destruction suite à un incendie en 1906. Le maître-autel est l'autel principal d'une église situé dans le choeur et visible par les fidèles assis dans la nef. Il est généralement le plus orné, ici de décors en bois sculpté réhaussés d'or.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/2183?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iDkw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSkF-SXgOhsWRgC7tjS5

 

#Dimanche 6 décembre

Gare du Nord

 

A l'occasion de l'Exposition universelle de 1900, une grande nouveauté fait sensation à Paris : le métropolitain. La première ligne relie la Porte Maillot à la Porte de Vincennes et, si les premiers voyageurs sont réticents à l'idée de descendre sous terre, le réseau sera rapidement très fréquenté et étendu à l'ensemble de la Capitale. L'idée initiale est que chaque parisien se trouve à moins de 400 mètres d'une bouche de métro. Une série de cartes postales est éditée, mettant en scène de façon amusante quelques stations. Ici, la gare du Nord montre quelques curieux voyageurs : un français, un anglais et un russe chaudement vêtus, un homme habillé en ours et portant une valise ou un lapon transportant un sapin sur un chariot. La gare du Nord devient la porte d'entrée vers le Pôle Nord !

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/8611?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iJESKelDHzOIkKIBmhsK8oHlXh4wmYNrZ1hoAADpny4b

- https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9tro_de_Paris

 

#Samedi 5 décembre

Insigne de Chevalier dans l'ordre des Arts et des Lettres

 

L'ordre des Arts et des Lettres est une distinction honorifique décernée par le Ministère de la Culture depuis 1957 dans la tradition de l'Ordre de Saint-Michel destiné aux membres de l'aristocratie s'étant distingué en tant qu'artistes, architectes, collectionneurs ou gens de lettres. Il existe trois grades : Chevalier, Officier et Commandeur. L'insigne consiste en une croix double face à huit branches émaillée de vert et sertie d'une arabesque dorée. Large de trente-sept millimètres, le ruban de l'ordre est composé de cinq bandes vert foncé (de 5,5 millimètres) séparées par quatre raies verticales blanches (de 2,4 millimètres). Il est monté sur une cravate se fermant par un crochet métallique. Il a été créé par Raymond Subes

 

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/3784?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iIkxMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qycCqJh-YK8A1NyykAPLtNv8$">https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/3784?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iIkxMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qycCqJh-YK8A1NyykAPLtNv8$

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Ordre_des_Arts_et_des_Lettres

 

#Vendredi 4 décembre 

Buste d'Emile Zola

 

Un groupe de personnes posent fièrement devant le buste sculpté d'Emile Zola de la place Trarieux de Suresnes. Cette oeuvre d'Emile Derré a en effet soulevé beaucoup de questions au moment de sa mise en place en 1908 ! Elle a été édifiée avec le bronze des cloches de l'église Saint-Leufroy, détruite deux ans plus tôt. La disparition de l'église historique de Suresnes ayant été très polémique, la création d'une statue à la mémoire de l'auteur et journaliste politique Dreyfusard et partisan des communards crée de l'agitation dans la ville d'autant plus qu'Emile Derré ne cache pas sa sympathie pour les anarchistes ! Les anti-dreyfusards créent un scandale le jour de l'inauguration, le 12 avril 1908, criant À bas Zola, à bas Dreyfus, vive Mercier (ancien Ministre de la guerre) » En 1926, Henri Sellier fait transférer le buste dans le square de la bibliothèque municipale. Il est ensuite déplacé à son emplacement actuel : au collège éponyme.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/286?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iBEw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSnAqqc0F-h-har8nERw7Q0LLQDqnziq

- https://e-monumen.net/patrimoine-monumental/monument-a-emile-zola-suresnes/

- https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89mile_Derr%C3%A9

-https://www.suresnes.fr/wp-content/uploads/2019/07/HS_histoires_ete2019.pdf

 

#Jeudi 3 décembre

 

Couronne et bouquet de mariée

 

Ce vase soutient un petit bouquet orné d'un large noeud de soie ainsi qu'une fine couronne de fleurs artificielles évoquant l'oranger (signe de pureté et de virginité) ou le jasmin.

Il s'agit des attributs caractéristiques d'une mariée des années 1850 aux années 1920. Ils sont conservés, souvent sous un globe en verre, dans la maison des époux dès le lendemain des noces. Pour porter chance ou en fonction des événements (naissance d'un enfant, deuil, veuvage) des éléments symboliques peuvent être ajoutés au bouquet. Les miroirs reflètent l'amour des mariés, des oiseaux apportent la fécondité et des liens en or symbolisent la force qui unit le couple.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/3543?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iLEFMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qycCqJh-YK8A1NyykAPT8NwM$

 

#Mercredi 2 décembre

Buste de Dante Alighieri

 

Couramment appelé simplement Dante, cet homme est un poète, penseur et homme politique florentin de la fin du XIIIè -début du XIVè siècle.

Son oeuvre la plus fameuse demeure La divine comédie où il raconte un voyage imaginaire où il rencontre Virgile qui l'amène dans l'au-delà, de l'Enfer au Paradis.

Il y rencontre une centaine de personnalités du monde antique.

Dante est souvent représenté portant une couronne de laurier : il s'agit de la couronne triomphale accordée aux vainqueurs mais aussi aux poètes.

Il s'agit de la seule statue de la collection Granoux qui ne figure pas un personnage moderne.

 

Pour en savoir plus :

-        https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/2170?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKEFMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qycCqJh-YK8A1NyykAPPyNwE$

-        https://fr.wikipedia.org/wiki/Dante_Alighieri#La_Divine_Comédie

 

#Mardi 1er décembre

 

L'atelier de métallurgie du groupe scolaire Payret-Dortail

 

L'actuel lycée Paul Langevin était, au moment de sa construction en 1927, un groupe scolaire accueillant des élèves de la maternelle à l'école primaire supérieure avec également des écoles pratiques de commerce et d'industrie.

Complétant les groupes scolaires déjà existant dans le centre-ville de Suresnes et à la cité-jardins, le groupe scolaire accueille rapidement 1500 élèves dans l'entre-deux-guerres. Outre un soin tout particulier accordé à l'esthétique des lieux et à l'hygiénisme, les équipements pédagogiques sont complets : amphithéâtre de physique-chimie avec paillasse, gymnase, piscine et ateliers équipés.

Une section est consacrée à l'apprentissage automobile, elle fermera ses portes en 1957.

 

Pour en savoir plus :

https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/5103?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iJkSKelDHzOIkKIBmhsSS0vywRUzLCAABR8sVQ$$

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Lyc%C3%A9e_Paul-Langevin_(Suresnes)#cite_note-Brochure-2

 

#Lundi 30 novembre

La Fouilleuse et le Mont-Valérien ; Le Moulin des Gibets

  

Cette gravure montre deux éléments architecturaux autour du Mont-Valérien.

Le premier est la ferme impériale de la Fouilleuse, ancienne ferme seigneuriale, détruite lors de la guerre franco-prussienne. Ses environs ont fortement changé depuis le XIXè siècle car on y a construit l’hippodrome de Saint-Cloud en 1901 et la cité-jardins de Suresnes à partir de 1921 ! Ce toponyme proviendrait d’une déformation du mot « feuilleuse » (lieu boisé d’arbres de hautes tiges) apparu au XIIIe siècle, lorsque le domaine des moines de Saint-Denis ressemblait encore à une forêt de feuillus.

Le Moulin des Gibets situé à Nanterre, existerait quant à lui depuis le XVIIIè siècle. Il s’agit d’un Moulin Tour, bien exposé pour prendre les vents, d’une remarquable envergure de 22 mètres. Il a été restauré en 1971.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1871?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-SM9MSi0B19WwsAEAVlAyaw$$

 

#Dimanche 29 novembre

La Porte de Suresnes au Bois de Boulogne

 

Le Bois de Boulogne, aménagé à partir de 1856 et couvrant 846 hectares de l’Ouest parisien, est un lieu de promenade idéal !

Il offre aux parisiens et aux banlieusards un espace de promenade accessible en métro et en tramway.

Avec le premier Tour de France cycliste, la bicyclette devient à la mode, d’autant plus qu’on peut la pratiquer le dimanche, qui devient chômé avec la loi du 13 juillet 1906.

Plusieurs hommes sont ici photographiés avec leur vélo autour d’une automobile. Ils se trouvent devant les grilles de la Porte de Suresnes. A cet emplacement, se trouvaient les Chalets du cycle où il était possible de se restaurer, louer des bicyclettes ou déposer sa calèche.

Si les Chalets du cycle ont disparu, nous pouvons toujours profiter du dimanche pour prendre un bol d’air au Bois de Boulogne !

 

Pour savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/5193?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iJGFEikJRB8zjJDiAZodEouSisDlEzwoAE-QLNw$

- https://www.parismuseescollections.paris.fr/fr/musee-carnavalet/oeuvres/porte-de-suresnes-marais-proprietaire-chalets-du-cycle-bois-de-boulogne

 

 

#Samedi 28 novembre

Parfum Paris de Coty

 

Pour ce parfum Paris, Coty fait appel à Baccarat pour créer un flacon plat en cristal moulé au bouchon en cristal incolore dépoli avec une étiquette en papier bleu, argent et or, placée sur un de ses côtés étroits

L'écrin est coulissant, orné d'un gland en soie bleue à fils d'argent. On y voit une vue de Paris et un magnifique feu d'artifice traçant les mots "Coty, Paris" dans le ciel.

Paris est créé en 1923, il a une senteur fleurie.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/2782?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iBEw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSlAOzPTMpPBpRc8oADMQzao

 

#Vendredi 27 novembre

Maison Schulz

Ce groupe de personnes qui prend la pause est vraisemblablement la famille Schulz, propriétaire de cette guinguette nommée La pêche miraculeuse, héritière de la maison Lespinasse.

Il s’agit d’un des nombreux débits de boissons de Suresnes qui font fortune grâce à la population ouvrière mais aussi aux nombreux parisiens qui viennent profiter de la campagne suresnoise le dimanche. 

Parmi ses nombreux concurrents, on peut citer le Café des sports de la famille Blanche, Au Père Etienne : la renommée du bon vin, le Restaurant des 4 colonnes, le restaurant Au petit rosé et les nombreuses guinguettes. 

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/5183?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iJGpEikJRB8zjJDiAZodgOVgcX4euG6GhQUAfiItVA$$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejAyUYFWImSEw9uFeQk6QZqYm0DqRyNSjjxmASJEEzStFQA8mlhYl5pWAK29YYAEAh8c4EA$$

 

 

#Jeudi 26 novembre

Portrait de Mademoiselle Philippe

  

Cette jeune femme en robe noir à col de dentelle dont le bonnet ne laisse dépasser que deux petites mèches de cheveux est une jeune paysanne suresnoise dessinée par Georgette Duflot-Baillière en 1885.

Ce dessin a été trouvé dans le grenier d’une maison suresnoise et donné au musée par le Docteur Gillard en octobre 1927.

La jeune fille porte la coiffe traditionnelle de la région que nous connaissons par les quelques exemplaires également collectés au début du XXè siècle et conservés au musée.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/6631?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iBGooiI-gehjhhFSPECzA7AcLM7PA9fNsLAAAHwkLU8$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/2

 

#Mercredi 25 novembre

Fillette sur un cheval à bascule à l’école maternelle Wilson

 

Il est important de disposer de matériel pédagogique adapté dans les écoles de la cité-jardins tout comme il est primordial d’offrir aux enfants les jouets les plus agréables pour la récréation !

A l’école maternelle Wilson, les petits élèves peuvent s’amuser : toboggans, manège, balancelles et cheval à bascule sont à leur disposition sous le préau.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1235?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iImJEikJRB8zjJDiAZodkjNSgQUVuG6GhQUAfUgtQQ$$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1484?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iJGlEikJRB8zjJDiAZodkjNSgQUVuG6GhQUAfngtRA$$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/4

 

#Mardi 24 novembre

 

Microscope d’Hippolyte Fizeau

 

Hippolyte Fizeau est célèbre pour la mesure de la vitesse de la lumière qu’il a réalisée en 1849 mais il était un scientifique complet dont les travaux ont concerné la photographie, la physique et la chimie. 

Ce microscope lui appartenant comprend un objectif et un oculaire. L'oculaire, constitué d'une lentille convergente à très courte distance focale, permet une image agrandie. Il comprend aussi une lentille convergente donnant une image virtuelle de l'image réelle fournie par l'objectif.

Ces deux lentilles coulissent le long d'un pignon afin d'agrandir plus ou moins l'élément étudié.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/3570?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-MDQ1tQBX1bCgAQAV_TEz

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Exp%C3%A9rience_de_Fizeau

 

 

#Lundi 23 novembre

Comment l’Etat comprend la neutralité scolaire

 

Cette affiche est issue du fonds réuni par Xavier Granoux comprenant de nombreuses caricatures du Second Empire et de la Troisième République.

On y voit un instituteur, coiffé du bonnet phrygien ainsi que trois de ses élèves. Celui de droite vient tout juste de rentrer à l’école. Celui du milieu est « modelé » par l’instituteur qui lui touche le crane. Celui de gauche a déjà été éduqué : le sommet de sa tête est rectangulaire et il porte les initiales F. M. au-dessus d’un triangle à trois points, symbole de la franc-maçonnerie.

A partir de 1875, les Francs-Maçons et surtout la loge du Grand Orient soutiennent la République et la laïcisation de la société. Dans cette caricature de 1910, Ricardo Flores critique le rôle des instituteurs républicains qui inculquent des idées maçonniques, alors qu’ils doivent prôner la neutralité de l’enseignement.

 

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/8907?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-yEstLSlKzMksObwSXGPDQggAog81pA$$

 

#Dimanche 22 novembre

La salle d’hydrothérapie de l’école Vaillant-Jaurès de la cité-jardins de Suresnes par Vandor photo (photographe-éditeur)

 

Dans la première partie du XXè siècle, les pouvoirs publics prennent conscience de l’importance de l’hygiène au quotidien et de la nécessité d’éduquer la population à ces gestes.

Certaines écoles à la pointe du progrès établissent des programmes d’hydrothérapie et d’éducation physique aquatique en faisant construire ces installations au cœur de leurs établissements : c’est le cas de l’école Vaillant-Jaurès et de l’école Wilson de Suresnes où des douches et des bains sont installés pour les plus petits.

 

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1264?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iJkSKelDHzOIkKIBmhtS8kuTM8DlEzwoAGCvLRQ$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/report/actualites.html

 

#Samedi 21 novembre

Tenue d’académicien d’Hippolyte Fizeau

 

Hippolyte Fizeau est admis à l’Académie des sciences suite à ses travaux sur la vitesse de la lumière qu’il a mesurée entre son domicile de Suresnes et la Butte Montmartre.

L’institut de France est composé de cinq académies : l'Académie française, l'Académie des inscriptions et belles-lettres, l'Académie des beaux-arts, l'Académie des sciences morales et politiques et enfin l'Académie des sciences. C’est à cette dernière qu’est admis Hippolyte Fizeau en 1860 : il y présentera plusieurs travaux sur la photographie.

Le costume d’académicien est souvent désigné sous le nom “d’habit vert” à cause des rameaux d’olivier qui y sont brodés. Commun à tous les membres de l’Institut de France depuis 1801, il est de nos jours confectionné par des couturiers tels que Lanvin, Pierre Balmain, Pierre Cardin, Christian Lacroix, Stark & Sons, ou bien le tailleur de l’armée. Le vert originel peut varier du jaune au bleu.

 

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/3577?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-MDI1sARX1bCgAQAV0TEw

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/47

 

 

#Vendredi 20 novembre - Journée mondiale des pêcheurs et artisans de la mer

Alphonse XIII d’Espagne

 

Il s’agit ici d’un pêcheur royal puisqu’Alphonse XIII, 41è roi d’Espagne de 1902 à 1941, est représenté de manière caricaturale en costume civil allant à la pêche mais ne récoltant qu’une chaussure. Un panier est posé à ses côtés sur le rocher.

Ce souverain, Alfonso León Fernando María Jaime Isidro Pascual Antonio de Borbón y Austria de son nom complet, est souvent moqué pour son menton proéminent, ses oreilles imposantes et son regard abattu.

 

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/910?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iBkw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSkFh1clZ4DLLngwAQBo-TZy

 

#Jeudi 19 novembre - Journée internationale des toilettes

Bâtiment des toilettes dans l’école de filles Vaillant-Jaurès de la cité-jardins

 

Le premier îlot de la cité-jardins de Suresnes est conçu dès 1919 par l’architecte-urbaniste Alexandre Maistrasse. Il comprend des logements sous forme de pavillons et d’appartements, tous équipés d’eau courante, d’électricité, de chauffage par un poêle à charbon et de toilettes intérieures.

Plusieurs équipements sont aussi présents : un lavoir bains-douches, un dispensaire et un groupe scolaire ici figuré en photographie.

L’école joue un rôle très important dans l’enseignement des bonnes pratiques d’hygiène pour des populations qui viennent parfois de taudis : prendre le soleil, se laver les mains, utiliser les toilettes, etc.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE1IAQtOxQkk-UG9JSWoxuGKFeQQAriIVeA$$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/20

- https://www.un.org/fr/observances/toilet-day

 

#Mercredi 18 novembre

Dessin préparatoire au frontispice de l’école Vaillant-Jaurès de la cité-jardins

 

Les écoles de la cité-jardins de Suresnes et particulièrement la première, le groupe scolaire Vaillant-Jaurès, sont richement décorées.

Cette étude de frontispice a été réalisée par l’artiste suresnoise Géo le Campion qui a également enseigné le dessin dans les écoles de la ville.

On y voit le titre « Ecole maternelle » encadré d’une frise de ballons et de jeux de quilles. Il semble que ce projet n’ait pas été réalisé. Toute une série de décors peints sont cependant créés dans les classes, ils ont aujourd’hui disparu. Il subsiste dans les couloirs des motifs floraux réalisés au pochoir.

 

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/8909?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-SCsCqsgsLshMBhdb8BACAJklNQY$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/18

 

#Mardi 17 novembre

 

Le gymnase de l’école Payret-Dortail

L’éducation physique et sportive est très importante dans l’entre-deux-guerres alors que les mauvaises conditions de logement et de nutrition ainsi que les maladies infantiles limitent la croissance des adolescents.

Dans les groupes scolaires Aristide Briand (actuel collège Henri Sellier) et Payret-Dortail (actuel lycée Paul Langevin), un pavillon des sports a été réalisé. Il comporte une piscine en partie basse surmontée d’un gymnase. Des tribunes permettent au public d’assister à des démonstrations sportives et des compétitions.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/5099?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKm5EikJRB8zjJDiAZodkjNSgQUVuG6GhQUAfuEtRQ$$

 

#Lundi 16 novembre

La cité-jardins du Grand Paris, extrait de « La Vie Urbaine », 1920

 

Au sortir de la première guerre mondiale, le cadre législatif et la volonté politique encouragent le développement de nombreux projets d’urbanisme.

Il s’agit d’une période charnière de l’urbanisme parisien.

Paul de Rutté (1871-1943), Joseph Bassompierre (1871-1950), Paul Sirvin (1891-1977) et Maurice Payret-Dortail (1874-1929) propose d’édifier « la cité-jardin du Grand Paris » dans le cadre du concours de 1919 pour l’aménagement de la région parisienne, section des projets partiels.

Aucune cité-jardins publique n’est encore existante à ce moment-là. La « cité-jardins du Grand Paris » est l’idéal urbanistique des quartiers d’habitations : elle ne voit jamais le jour et seul un réseau concentrique de cités-jardins en Île-de-France est développé à partir de cette date dont la cité-jardins de Suresnes fait partie.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/8917?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iLmFOTD24V5CTpBmpibQOpHI1KOPGYBIkQTNK0CPK5QWJSVm5oGLMHhoAQDCKDgf

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/report/centre-de-documentation.html?id=5

 

#Dimanche 15 novembre

Escalier de la gare, boulevard de Versailles à Suresnes

 

Difficile de croire que cette carte postale montre le musée de Suresnes ! Avec un peu d’attention, on distingue pourtant en haut des marches le coin de la façade de la gare de Suresnes-Longchamp, transformée depuis 2013 en musée.

La prise de vue a été effectuée depuis le boulevard de Versailles (actuel boulevard Henri Sellier) et montre l’arrière du café de la gare, aujourd’hui café « Au musée ». Comme le signale son enseigne, le café proposait des liqueurs et des billards. Trois personnes sont accoudées au balcon. Une charrette tirée par un cheval stationne sur le boulevard.

 

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/4474?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iIkxMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qyRmpwEIMXG_DwgkAgDc2CQ$$

 

 

#Samedi 14 novembre - Journée internationale des musées

 

Ruban d’inauguration du Musée de Suresnes

 

Le 22 juillet 1928 est un grand jour pour la ville de Suresnes ! En présence du Maire Henri Sellier, le premier musée municipal est inauguré.

Grâce aux recherches d’érudits locaux qui ont réuni des ouvrages, documents et objets autour du passé de la ville, un musée permanent est constitué par la Société historique et artistique de Suresnes.

Les collections seront officiellement remises à la Ville de Suresnes en 1953 et le musée connaîtra plusieurs lieux d’exposition, d’une maison avenue Franklin Roosevelt à la Passerelle des Arts jusqu’à l’ancienne gare de Suresnes-Longchamp où les collections sont aujourd’hui accessibles au public.

 

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/4102?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-MDIzNgZX1bCgAQAVujEu

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/report/musee.html

 

#Vendredi 13 novembre

Le trèfle à quatre feuilles

 

La présence de quatre feuilles, ou quatre folioles en langage botanique, est une mutation du trèfle blanc. Sa rareté en fait un porte bonheur.

Pour le romain Pline l’Ancien (23-79 de notre ère), ce trèfle contenait même l’antidote à la morsure de serpent !

Dans la tradition chrétienne, chaque feuille représente une des vertus théologales : la foi, l’espérance et la charité. La quatrième feuille serait donc celle de la chance.

Géo le Campion dessine un trèfle sur cette petite carte évidée en son centre. On peut y glisser la photo d’un être aimé.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1557?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iBkw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSklRYdXpEGKT3g4AQCh8zbt

 

#Jeudi 12 novembre

Hommage au docteur Decroly 

Edité en peu d’exemplaires, cet ouvrage regroupe des témoignages en l’honneur du docteur belge Ovide Decroly, pédagogue et médecin. Célestin Freinet, Jean Piaget, Henri Wallon et Edouard Claparède participent à sa rédaction.

Ovide Decroly prônait une méthode globale d’apprentissage où la lecture et l’écriture seraient comprises dans les autres activités pédagogiques.

Il fait partie de la bibliothèque d’Henri Sellier conservée au MUS. Grand lecteur, il possédait d’autres volumes traitant d’éducation notamment le Dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire de Ferdinand Buisson, de 1911. 

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/8908?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-SElNLsrPqQTX1rDQAQDAWTNS

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Ovide_Decroly

 

#Mercredi 11 novembre

Affiche du quatrième Emprunt national

 

Durant la Première Guerre mondiale, les français sont sollicités pour contribuer à quatre grands emprunts nationaux annuels (novembre 1915, octobre 1916, 1917 et 1918).

Il s’agit non seulement de financer des campagnes militaires particulièrement longues et mobilisant beaucoup d’hommes mais aussi d’impliquer l’ensemble de la société pour supporter l’effort réalisé par les personnes mobilisées sur le front.

Les collections du MUS conservent plusieurs affiches de ces campagnes de souscription à l’Emprunt : des articles de presse, des conférences et des tracts relaient cette campagne.

Sur cette affiche du quatrième Emprunt, un poilu se tient au centre de la composition. Musette au dos, il porte l’habit caractéristique du « poilu » en drap bleu ainsi que des accessoires caractéristiques comme le casque et bien sûr le fusil.


Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/8932?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iCUw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSmpuQVFQBeD621YOAEAmmU2cw$$

 

 

#Mardi 10 novembre

Camille Pelletan

Reconnaissable à sa barbe touffue, Camille Pelletan est ici représenté en très mauvaise posture, flottant au large à cheval sur une bouteille.

Il est souvent caricaturé en marin, comme dans ce bas-relief en plâtre appartenant à la collection Granoux, car il a été ministre de la Marine de juin 1902 à Janvier 1905. Il a violemment été critiqué pour la multiplication des torpilleurs  qu’il a effectuée, ces navires étant jugés inutiles par ses contemporains.

Ses manières décrites comme rustres engendrent des représentation du ministre en état d’ivresse !

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/5496?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iIkRMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qyRmpwEIMXG_DwgkAf7U2CA$$

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Camille_Pelletan

 

#Lundi 9 novembre

Le Mont-Valérien et le Château des Landes, vue générale

 

Le château des Landes, château Deslandes à l’origine, était une des grandes propriétés de Suresnes édifiée entre 1781 et 1786 par Lechat Deslandes, un aristocrate souhaitant acquérir un domaine rural.

En effet, au château étaient adjoint une ferme et une orangerie.

La construction du fort du Mont-Valérien vers 1840 a causé la destruction du château des Landes, qui gênait la visibilité vers le château de Saint-Cloud. Cette photographie permet de constater la proximité des deux édifices.

La ferme est cependant restée en activité jusqu’à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Il s’agit aujourd’hui d’un parc et d’un centre de loisirs pour les jeunes suresnois.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1920?expo=2&index=63

 - https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/26

 

#Dimanche 8 novembre

L’Aimant de Coty

 

Cet élégant étui en métal est destiné à contenir une miniature de flacon de parfum. L’Aimant est un parfum aldéhydé floral créé en 1927 par le nez Vincent Roubert. Ses notes sont néroli, bergamote, pêche et aldéhydes pour les notes de tête, jasmin, géranium, ylang-ylang, rose et orchidée pour les notes de cœur et enfin vétiver, musc, bois de santal, cèdre de Virginie, fèves de Tonka et vanille pour les notes de fond.

 

Les aldéhydes sont des composants organiques dont la molécule présente une forme caractéristique dérivant de l’oxydation d’un alcool : aldéhyde vient d’alcool déshydrogéné. L’odeur de cette molécule est métallique, chaude et grasse avec une légère odeur d’orange : on compare parfois cette senteur à la cire chaude d’une bougie ou la semelle chaude d’un fer à repasser.

 

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/2650?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iIUJMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qyRmpwEIMXG_DwgkAgsU2Dg$$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/27

 

#Samedi 7 novembre

Houe

 

La houe est un outil très simple constituée d’un manche en bois et d’une extrémité métallique, le soc, à une, deux, trois dents ou plus.

Elle est utilisée par les cultivateurs pour travailler superficiellement la terre et arracher des légumes. Elle peut aussi servir à désherber ou creuser le sol pour les plantations.

Selon la région dans laquelle on se trouve, différents noms peuvent être attribués à la houe : hoyau, bêchoir, féchou, écobue, besoche, bêchard, essade, déchaussoir, sarcle ; trancha ou bigôt dans le Limousin ; trañch, marr et strop en Basse-Bretagne ; tranche, marret et boucard en Haute-Bretagne ; tille ou pleumieu en Normandie.

 

Pour en savoir plus 

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/2123?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKkFMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qyRmpwEIMXG_DwgkAg0Q2Dw$$

- https://www.mucem.org/collections/explorez-les-collections/search?term=houe

 

 

#Vendredi 6 novembre

Le plan d’aménagement, d’embellissement et d’extension de la Ville de Suresnes

Le règlement sanitaire communal approuvé par M. le Préfet de la Seine - Résumé des règles de construction

  

La loi Cornudet est promulguée le 14 mars 1919, complétée en 1924 : elle impose aux villes de plus de 10 000 habitants de réaliser un plan daménagement, dextension et dembellissement.

Henri Sellier, conseiller général de la Seine et maire de Suresnes applique cette obligation à sa ville. Il propose un projet complet incluant un règlement sanitaire considéré comme « le plus sévère qui existe en France », notamment pour ses dispositions de police de la construction.

A l’époque, de nombreux ilots insalubres subsistent dans le bas de Suresnes où la population n’a pas accès aux commodités et où il n’est pas rare de croiser des rats dans les cours d’immeubles !

 

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/6503?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iBEw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSlFh1em56TmAn0ArrphQQUATBg4Kw$$

 

 

#Jeudi 5 novembre

Pichet anthropomorphe représentant Raymond Poincaré

 

La faïencerie d’Onnaing, dans le Nord, est active entre 1821 et 1938. Elle réalise ce pichet à l’effigie de Raymond Poincaré en faïence moulée et décorée, nommée « barbotine ».

 

Dans la même série, sont connus Francisco Ferrer, Paul Déroulède et Jeanne d’Arc ainsi que des figures comme l’Alsacienne, le Normand ou le Cheminot.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/880?vc=ePkH4LF7w6yelGA1CLiigvsIOT2amZpAq0QiE48-ZvghxRE0qxRkJmekloDrbVg4AQB92zYN

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Fa%C3%AFence_d%27Onnaing

- http://barbotine.free.fr/onnaing.htm

 

#Mercredi 4 novembre

Assiette célébrant le Jumelage Suresnes-Hannoverch Münden

 

Le jumelage visait au départ à entretenir des liens de paix entre les peuples du monde, notamment au moment de la construction européenne. Aujourd’hui, il concerne tous types d’échanges entre citoyens : scolaire, culturel, sportif ou économique et permet aux suresnois de se rapprocher des habitants de six villes.

Hackney en Grande-Bretagne, Hann. Münden et le Landkreis de Göttingen en Allemagne, Villach en Autriche, Holon en Israël, Colmenar Viejo en Espagne et Kragujevac en Serbie sont ainsi des partenaires privilégiés.

Hann.Münden est une ville de 28 000 habitants située en Basse Saxe, à une heure de Hanovre et à 25 km de la ville universitaire de Göttingen. On l’appelle la ville aux trois fleuves car elle se trouve au confluent de la Werra et de la Fulda qui se rejoignent en formant la Weser. C’est la ville aux 100 portes ou portails et aux 700 maisons à colombages.

 

 

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/3809?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKkJMPLhPkJOj2ZAKX1SEo8-ZvghxRE0qyRnpAILMXC9DQsnAIE8Ngs$

- https://www.hann.muenden.de/

 

 

#Mardi 3 novembre

Carte-réclame pour les biscuits Olibet

Le fabricant de biscuits Olibet fait imprimer de nombreuses petites cartes-réclames, souvent humoristiques, afin de valoriser ses produits.

Sur celle-ci, on distingue un attelage chargé de boîtes de biscuits qui est attaqué par des brigands dans les montagnes du Tyrol.

Les voyageurs essayent de négocier avec les malfaiteurs : « Prenez notre argent, nos bagages, mais de grâce, laissez-nous nos biscuits Olibet ! »

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/3211?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKGBMTD24V5CTpBmpibQOpHI1KOPGYBIkQTNK8kZqcBSDFxxwwIKAKBgNjY$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/51

 

#Lundi 2 novembre

Buste de Frédéric Clavel

Frédéric Clavel (1822-1902) est un suresnois célèbre ici représenté par G. Hennequin. Une rue porte aujourd’hui son nom, à côté du parc du Château.

Fondateur et président de sociétés coopératives et du Comité central de l’Union coopérative, il occupe plusieurs fonctions importantes au sein de la Chambre des députés de la Restauration. Il a été le fondateur et président de l’Abeille suresnoise.

Il porte une rosette à sa boutonnière en tant qu’Officier de la Légion d’honneur.

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1462?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKklMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qyRmpwEIMXG_DwgkAg8Y2EA$$

- https://maitron.fr/?article213259

 

 

#Dimanche 1er novembre

Saint Vincent, patron des vignerons par Vayron

 

Avec Saint Leufroy, dont les reliques ont longtemps été conservées à Suresnes, il est un saint particulièrement apprécié dans la ville : Saint Vincent, le patron des vignerons.

Saint Vincent est le patron des vignerons, marchands de vin et vinaigriers depuis le XVIè siècle. On le fête le 22 janvier au moment de la première taille de la vigne, c’est aussi ce jour qu’on intronise les nouveaux membres de la confrérie du vin de Suresnes.

Sur cette gravure, Saint Vincent porte une palme d’une main et une grappe de raisin de l'autre. Il aurait enseigné la culture de la vigne et la fabrication de vin aux hommes ou, selon une autre hypothèse, son nom aurait été rattaché par les confréries religieuses au jeu de mots « vin-sang ».

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/2067?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKExMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qxYmZoNIXGIlAX4Crb1hwAQAL9DjJ

 

#Samedi 31 octobre - Halloween

Exposition des horreurs

 

De par le monde, le 31 octobre est l’occasion de célébrer Halloween, une fête traditionnelle des îles anglo-celtes sans doute héritée de la tradition celte. Les enfants se déguisent en costumes effrayants pour aller frapper à la porte des maisons, demandant « un bonbon ou un sort ? ».

Cette œuvre issue de la collection de caricatures de Xavier Granoux parle d’une exposition d’horreurs d’un tout autre genre : il s’agit d’une série de virulentes caricatures des partisans d’Alfred Dreyfus dessinées par Léon Rose.

Au centre de l'affiche, une guillotine est figurée, entourée de personnages en pieds : Rochefort, Drumont, Millevoye, Déroulède et Judet.

Autour d'eux, se trouvent les visages déformés des défenseurs de Dreyfus colorés en rouge, jaune, violet et bleu : Zola, Picquart, Lazare, Reinach, Brisson, Guyot, Scheurer-Kestner, Labori, Demange, Pressensé, Rotschild, Khan intercalés parmi des têtes d'animaux : un éléphant, un ours, une vache, un poisson, un lapin, un singe, une panthère, un chien, un cochon.

 

Cette affiche complète la série du Musée des Horreurs témoignant du déchaînement de violence autour des partisans d'Alfred Dreyfus ainsi que le Musée des Patriotes, montrant les anti-dreyfusards.

 

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/8923?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-yMgHFjilRcXg6hoWPAD3wDPa

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/36

 

#Vendredi 30 octobre

 

Tonnellerie Valéry-Sénéchal

 

Jusqu’à la Première Guerre mondiale, Suresnes était un village encore très rural où les usines du bord de Seine cohabitaient avec des nombreux artisans et des cultivateurs.

Pour la viticulture, un appareillage et des contenants spécifiques étaient nécessaires : le tonnelier Sénéchal avait fort à faire pour approvisionner et contenter les vignerons suresnois !

Un de ses ouvriers est ici représenté à côté d’un tombereau tiré par un cheval et portant trois tonneaux de grande contenance.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/4515?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKkhMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qyRmpwEIMXG_DwgkAf7Y2CA$$

 

 

#Jeudi 29 octobre

  

Fernand Forest à l’établi par H. Harry

En 1907, Fernand Forest s’installe avec sa famille à Suresnes. Plusieurs adresses sont connues : 22 boulevard de Versailles (aujourd’hui boulevard Henri Sellier) et 40 rue de la Tuilerie (aujourd’hui rue Jean-Jacques Rousseau).

Malgré les nombreuses innovations dans le domaine de la mécanique qu’il a créées (pédalier pour vélocipède géant, amélioration du moteur à gaz, carburateur à huile lourde, etc) il n’a pas fait fortune.

Une exposition lui a été consacrée en 2015 au MUS, revenant sur ses nombreuses découvertes permettant le développement de l’automobile et des bateaux à moteurs.

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1458?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-MDYwMgRX1bCgAQAVQDEm

 

#Mercredi 28 octobre

 

Bois de Boulogne, le Moulin de Longchamps

 

Si de nombreux visiteurs traversent Suresnes le dimanche, c’est pour ses nombreux restaurants-guinguettes mais aussi parce que la station de train de Suresnes-Longchamp est la plus pratique pour rejoindre l’hippodrome du Bois de Boulogne !

Les visiteurs peuvent cependant emprunter le chemin de fer du Bois de Boulogne ou la navette fluviale de la Compagnie des bateaux parisiens.

Construit dès 1857 par l'architecte Antoine-Nicolas Bailly, ce champ de courses occupe l’ancien domaine de l'abbaye royale de Longchamp détruite à l'époque de la Révolution française. Le Moulin de Longchamp serait un vestige de l’ancienne abbaye.

Le Bois de Boulogne est lui-même un ancien domaine royal appartenant depuis à la Ville de Paris. Il s’agit d’un des aménagements de Napoléon III comme plusieurs parcs parisiens.

Plusieurs grands prix font la renommée du lieu : Le Grand Prix de Paris créé en 1863, le Prix d'Ispahan en 1873 et le Prix de l'Arc de Triomphe en 1920.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/375?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKUpMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qyRmpwEIMXG_DwgkAg8o2EA$$

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Hippodrome_ParisLongchamp

 

#Mardi 27 octobre

Téléviseur portable Philips

 

Ce téléviseur date des années 1970. Il est équipé d'une poignée repliable. A droite, 6 boutons de réglage sont présents pour marche / arrêt, la recherche de chaînes, le réglage du son, de la lumière et des contrastes. La télécommande n’est pas encore disponible pour le grand public bien qu’elle ait été inventée en 1955 !

Cette télévision est capable de capter les ondes à très haute fréquence (VHF) et les ondes à ultra haute fréquence (UHF).

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/415?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iBEw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSklh1fmHF5ZllmcmZ8HrrxhgQUAzsg5sQ$$

 

#Lundi 26 octobre

 

Mairie et écoles, 1787 – 1876

 

La première école de Suresnes est réalisée par l’architecte Porchet à la demande de Bougault, premier maire de la ville. Le bâtiment accueille également la mairie et se situe à l’angle de l’actuelle rue Émile Zola et de la place Henri IV. Il sera détruit en 1876, laissant la place à un marché.

Il est fréquent d’installer les classes dans un lieu déjà existant, voire d’abattre des cloisons pour accueillir une cinquantaine d’élèves à la fois.

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/6640?expo=13&index=14

 

 

#Dimanche 25 octobre

 

Propriété Fizeau, ancienne mairie de Suresnes

 

Ce dessin représente la maison de la famille Fizeau, dont Hippolyte est le plus célèbre membre. Ce bâtiment a servi de mairie de 1855 à 1890 ; il est connu comme lieu des expérimentations sur la vitesse de la lumière réalisées par Hippolyte Fizeau en 1849.

En 1889, au moment de la construction de l'Hôtel de ville actuel, la maison Fizeau est détruite.

L’édifice figuré sur ce dessin est beaucoup plus grand que la maison représentée sur le document 997.00.364 : elle possède 5 fenêtres en façade et a toujours son clocheton. Il semble que le bâtiment ait été frappé d'alignement et en partie détruit avant sa destruction définitive.

Il s'agit ici d'une reconstitution réalisée par un membre de la société historique de Suresnes, M. Poussin en 1931.

 

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1066?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iIkZMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qwDKyKBNceMHDCQCCFzYQ

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1108?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-KCjKLyjKPLyy5PBKoGVVqYml4IobFlAAOiQ47A$$

 

 

#Samedi 24 octobre

 

Carte postale des grands vins de Champagne, 1900

 

Hier, le 23 octobre, on célébrait la journée mondiale du Champagne !

L’Exposition universelle de 1900 est l’occasion de célébrer ce breuvage : les grandes maisons de Champagne prennent alors place dans le Salon des Panoramas, en face de l’Ecole militaire, en bordure de l’Avenue de la Motte-Piquet.

La Maison Mercier, qui produit plus de 4 millions de bouteilles par an, fait la promotion de ses produits grâce cette belle illustration de G. Guidi.

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/8423?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iLEJMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qyRnAojsxPQ9cfsGDCgAoXzc6

 

#Vendredi 23 octobre

 

La Ballade hygiénique

 

Même si elles sont la plupart du temps inaccessibles au public, les réserves de musées sont des lieux très animés !

Récolement décennal, prêts d’œuvres pour des expositions, recherches sur les collections et restaurations se produisent très régulièrement.

Cette « Ballade hygiénique » composée par Pierre Bathille dans les années 1930 a par exemple été restaurée à l’été 2020 afin d’être présentée dans l’exposition temporaire « C’est du propre ! L’hygiène et la ville depuis le XIXè siècle ». Imprimée sur du papier très fragile, elle avait été réparée bien avant son entrée dans les collections du musée à l’aide d’une bande de ruban adhésif qui, déformant le papier, gênait la lecture du texte.

Une restauratrice du patrimoine a donc procédé à un nettoyage très fin du papier et a retiré cette bande adhésive qui entourait la feuille. Les lacunes ont été comblées par du papier Japon, un papier très fin, et teintées pour se fondre dans la couleur du document.

Il s’agit d’un document très intéressant : il s’agit d’un hommage au mandat d’Henri Sellier comme ministre de la Santé publique en 1936-1937.

Pierre Bathille, pseudonyme de Pierre Labracherie (1896-1977), est journaliste, historien et poète. Il rend hommage à l’intérêt porté par Sellier à l’hygiène et à la santé au cours de ses différents mandats ainsi qu’à son action efficace au ministère de la santé. La ballade mentionne les maladies touchant la population, particulièrement la population ouvrière (gale, blennorragie, asthme) ainsi que les fléaux sociaux (prostitution, maltraitance d’enfants) contre lesquelles Sellier mène une politique urbaine et sociale.

La ballade dresse en même temps un portrait affectueux d’Henri Sellier « le veston descendu, portant le glaive haut, le sourcil broussailleux et la barbe horrifique » et rend hommage à ses proches collaborateurs tels le docteur Robert-Henri Hazemann (1897-1976), chef du cabinet technique au ministère et Louis Boulonnois (1894-1958), secrétaire général à la Mairie de Suresnes.

C’est aussi l’action conjointe des autres membres du gouvernement Blum qui est saluée : Alexandre Varenne (1870-1947), Edouard Bovier-Lapierre (1883-1958) et Alfred Rosier (1900-19..).

 

Venez découvrir l’œuvre restaurée dans l’exposition temporaire du MUS !

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/6785?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iBEw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSkZlemZh1fmZRZCCjB4WAEAhTM4oA$$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/12

 

#Jeudi 22 octobre

Les espaces libres à Paris, les fortifications remplacées par une ceinture de parcs

Cette brochure a été publiée par le Musée social en avril 1909, elle appartient à la bibliothèque d’Henri Sellier.

Ces écrits interviennet dans un contexte de prise en compte par les pouvoirs publics de l’importance du logement pour tous, question qui n’avait été soulevée jusque-là que dans le milieu patronal.

Le 3 juin 1904, Jules Siegfried dépose une proposition de loi autorisant l’expropriation pour raison de salubrité publique : la loi Siegfried constitue une première avancée en termes d’urbanisme social.

La question de la salubrité est particulièrement prégnante à Paris où subsiste l’espace de l’ancienne zone de servitude militaire. A Suresnes, la présence de nombreuses usines entraine un accroissement de la population et les ouvriers sont souvent logés dans des conditions déplorables qui entrainent maladie et mortalité infantile.

La Section d’hygiène urbaine et rurale du Musée social milite dès 1908 pour la création d’espaces libres, parcs et terrains de sport pour se substituer aux fortifications et ainsi apporter la nature aux citadins, en parallèle à des logements plus sains.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/8910?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iAkw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSlpQKsy0zKTE0sy8_OKwdU3LLgAKUs5Rw$$

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Mus%C3%A9e_social

- http://www.cedias.org/

 

#Mercredi 21 octobre

Saute-mouton à l’école Jules-Ferry de Suresnes

  

L’école Jules Ferry, construite en 1876 par l’architecte communal Charles Merrien, est la plus ancienne école de Suresnes existant encore de nos jours.  Elle se compose de cinq classes de garçons et autant de filles. Elle est surélevée en 1889 par Raphaël Loiseau pour accueillir neuf classes de garçons et huit de filles. Deux types de matériaux composent le gros œuvre : la brique et l’enduit.

La cour de récréation permet aux professeurs d’enseigner l’éducation physique, ici avec une partie de saute-mouton.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/3861?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iBEw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSnFicAaBxilpSX5eeDKGxZYAK-sOEU$

 

#Mardi 20 octobre

Les Lapons, par Géo le Campion

 

Cette toile a été réalisée par une des plus grandes voyageuses suresnoises : l’artiste Georgette le Campion.

Dans la première moitié du XXè siècle, elle parcourt la France et le monde, de l’Asie à Tahiti en passant par la Laponie.

Cette toile, comme de nombreux carnets d’études et de nombreuses esquisses a été léguée au musée de Suresnes par l’artiste, un peu avant sa mort en 1887.

On y voit une famille en costume traditionnelle devant sa hutte d’où de la fumée s’échappe. A l’arrière-plan, une montagne et un lac nous immergent dans le paysage.

  

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1527?vc=ePkH4LF7w6yelEhJFfqYAYMU-NA8kJNYkJ8Hro9h_gcAtqApsQ$$  

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/72  

 

 

#Lundi 19 octobre

 

Présentoir de flacons Coty

 

Ce présentoir en bakélite blanche et en métal doré date des années 1940. Il supporte un jeu de six flacons testeurs en verre avec leurs bouchons à tige.

Les flacons présentés sont Paris, Chypre, L’Aimant, Emeraude, L’Origan, Muse.

Le nom de Coty est présenté sur le devant de présentoir, en lettres dorées.

 

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/2741?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iIkRMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0quaWQ4gweSgAS3DVP

- https://youtu.be/_ktxBg_qNyQ

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/27

 

#Dimanche 18 octobre

Diplôme aux sapeurs-pompiers

 

En 1897, le conseil municipal de Suresnes remet un diplôme commémoratif et d’encouragement aux sapeurs-pompiers à l’occasion de l’inauguration des édifices communaux.

En arrière-plan, une jolie vue de Suresnes depuis le Bois de Boulogne est figurée : on y voit l’ancien pont, les usines et le Mont-Valérien ainsi que quelques embarcations de loisir.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/6546?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iJEhMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qh1fmHF6ZC_QBuOqGBRUAQJ04ig$$

 

#Samedi 17 octobre

Vin du château des Landes

 

Lechat Deslandes a aquis à Suresnes un terrain au pied du Calvaire du Mont-Valérien vers le Sud. Il y a établi une propriété connue plus tard sous le nom de Château des Landes ou ferme des Landes. Ce château a été détruit en 1870 pour permettre aux batteries de canons du Fort du Mont-Valérien d’avoir une vue sur le château de Saint-Cloud. Les dépendances dont le jardin d’hiver ont subsisté et la ferme des Landes a produit du lait, des œufs, des produits de la ferme et du vin jusqu’en 1939.

Cette bouteille de vin date de 1932 et porte la mention « Clos du château des Landes ».

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/2099?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iJEJMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qh1fmHF6ZC_QBuOqGBRUAQiw4jQ$$

 

 

#Vendredi 16 octobre

Décor « Feuilles d’automne » pour François Coty

 

Le décor de cet écrin de parfum a été réalisé par Pierre Camin et Georges Delhomme en 1934 pour le parfum Muse de Coty .

A la mort de François Coty, « Feuilles d’automne » a été développé chez le cartonnier Draeger, par ces deux personnes, qui travaillaient initialement à la Cité des Parfums Coty à Suresnes.

Les collections du MUS conservent une autre version du décor du parfum Muse fait de rinceaux colorés sur fond de galuchat.

  

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/2875?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iBEw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSmJpSX5uXngwgseTgCV2zZa

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/2463?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iLEpMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0quaWQ4gweSgAT2zVR

 

 

#Jeudi 15 octobre

 

Enfant jardinier par Géo le Campion

  

Ce garçonnet est en train de creuser la terre. Derrière lui, arrosoir, râteau et seau lui permettent de jardiner. 

A travers cette esquisse, Géo le Campion présente les vertus pédagogiques et sanitaires du jardinage qui était pratiqué dans les écoles de la cité-jardins de Suresnes et bien sûr à l’Ecole de plein air.

Une autre version de ce dessin, cette fois-ci colorisée, est conservée dans les collections du MUS.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1500?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKEJMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qWYmlRYdXFIMrblhAAQDCHTck

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1507?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iLEJMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0q6YdX5gOdoZAMLMEz8_PAFTgswACJ-DnQ

 

 

#Mercredi 14 octobre

 

Aiguilles du clocher de l’Eglise Saint-Leufroy de Suresnes

 

Le village de Suresnes s’est établi autour de l’église Saint-Leufroy, possiblement bâtie au VIIIè siècle et sous la responsabilité des religieux de Saint-Germain-des-Près.

Victime d’un incendie au début du XXè siècle, cette dernière a été détruite vers 1906.

Plusieurs éléments décoratifs ont été conservés au musée de Suresnes comme cette paire d’aiguilles de l’horloge.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/3407?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKElMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qh1fmHF6ZC_QBuOqGBRUARD84kQ$$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/50

 

 

#Mardi 13 octobre

Banquet en l’honneur d’Alexandre Maistrasse par Pierre Dreville, photographe

  

Alexandre Maistrasse (1860-1951) est l’architecte-urbaniste ayant conçu la cité-jardins de Suresnes à partir de 1919.

Il étudie à l’Ecole de Beaux-Arts de Paris, à cette époque où les écoles d’architecture n’existaient pas en tant que tel. Il réalise au cours de sa carrière de nombreux équipements publics (hôpitaux, écoles, sanatorium, etc).

 

Ce banquet a eu lieu dans les années 1930. On reconnait Jessa et Henri Sellier.

  

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/5237?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKElMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qWYmlRYdXFIMrblhAAQDErDcp

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/4

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_Maistrasse

 

 

#Lundi 12 octobre

Gonflement d’un ballon pour la fête de la muse 1931

 

La fête de la Muse est un grand événement pour Suresnes. Ville décorée, défilé de chars, d’automobiles et de militaires sont habituels.

En 1931, une montgolfière prend son envol depuis les quais de Seine. L’aéronaute salue ici la foule.

 

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/4880?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKExMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0quaWQ4gweSgAR2TVN

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/4876?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iCUw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSm5pZDSDB5IAPMoNSI$

 

 

#Dimanche 11 octobre

Paul Kruger

 

Stephanus Johannes Paulus dit « Paul » Kruger (1825-1904) est un militaire et homme politique qui  qui joue un rôle déterminant dans les politiques de la jeune République sud-africaine du Transvaal. Il fait partie des boers, les colons néerlandais, huguenots et allemands d'Afrique du Sud.

Il est nommé vice-président en 1877, peu avant que la République ne soit annexée par le Royaume-Uni pour devenir la colonie du Transvaal : en effet, la découverte de diamants et surtout d'or dans la région entraîna un afflux massif de colons britanniques, appelés uitlanders (« étrangers »).

 

Sur cette assiette en faïence de Sarreguemines, il est entouré des portraits de Petrus Jacobus Joubert, général boer et président par intérim de la république du Transvaal ; de Piet Cronjé, fermier du district de Potchefstroom ne reconnaissant pas le pouvoir britannique en place ; de Christiaan de Wet, général boer et fondateur du Patri national et enfin de Villebois Mareuil

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/5854?vc=ePkH4LF7w6yelGA1CLiiIj6B6GOGEVI8QLNDATCAihIzS8C1Myw0ANx5Ljw$

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Kruger#:~:text=Stephanus%20Johannes%20Paulus%20%C2%AB%20Paul%20%C2%BB%20Kruger,Transvaal)%20de%201883%20%C3%A0%201902.

 

 

#Samedi 10 octobre

 

Fête de la Muse 1927

 

A l’occasion de la Fête de la Muse de 1927, un grand défilé est organisé. Le char de la muse qui défile dans les rues est particulièrement impressionnant !

On y voit les jeunes filles assises sous un dais, le vaisseau est tiré par des chevaux.

Des habitants se sont mis à leur fenêtre pour assister au spectacle.

 

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/5209?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iDEw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSm5pZDSDB5IAPAoNRw$

 

#Vendredi 9 octobre

 

Intérieur de l’église Saint-Leufroy

L'église Saint-Leufroy est la première église de Suresnes dont l’existence remonte au haut Moyen-Age. Elle prenait place entre la rue du Moûtier et la rue du Puits d’Amour.

Définitivement détruite en 1907 après un incendie, nous n’en gardons des traces qu’à travers l’iconographie : élément central du village, elle se trouve sur de nombreuses représentations peintes et photographies.

Quelques rares clichés, comme celui-ci, nous montrent la nef et le buffet d’orgues.

 

Plusieurs éléments mobiliers dont une cuve baptismale, des sièges de prières ou les aiguilles et le coq du clocher ont été conservés dans les collections du musée.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/5165?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iLESKelDHzOIkKIBmhtyUkvTivIrwXUzLCwAkIwtnw$$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/50

 

 

#Jeudi 8 octobre

Fête scolaire à l’école Vaillant-Jaurès par Ego photographie

 

Pour cette fête scolaire du début du XXè siècle, un spectacle dansé par les élèves est donné à l’école Vaillant-Jaurès de la cité-jardins.

Deux groupes de huit enfants enfants, garçons et filles, sont vêtus de tuniques, de chaussures et de socquettes blanches. Ils tiennent par couple des arcs de branches formant deux haies d'honneur.

Au milieu de la scène, au fond, un couple de petits mariés s'avance : le garçon est en costume sombre et chemise blanche, avec une fleur à la boutonnière. La jeune fille a une robe de mariée à volant avec un voile rabattu derrière sa tête. Elle tient une grande gerbe de fleurs.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/2026?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iBGoooL7CDk9mpmaQKtEIhOPPmb4IcURNKtkJZYWHV5RDK64YQEFAMCVNyE$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/18

 

 

#Mercredi 7 octobre

Portrait de Jean Jaurès

 

Jean Jaurès (1859-1914), élu plus jeune député de France en 1885 est un homme politique connu pour son action en faveur des ouvriers, notamment lors de la grande grève de mineurs de Carmaux. Il a fondé et dirigé le journal L’Humanité.

Il prend part à l’Affaire Dreyfus où il soutient le capitaine et s’implique fortement dans la séparation de l’Eglise et de l’Etat en étant un des rédacteurs de la loi de 1905.

Une avenue de la cité-jardins de Suresnes porte son nom ainsi que le premier groupe scolaire.

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/3902?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKkSKelDHzOIkKIBmhsKgOFTlJhZAq6cYYEBAMF3LhA$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE9wfyKnQzNQEWhESmWT0MUMNKWagGSQrsbTo8IpicHUNCx4A6W80IQ$$

 

 

#Mardi 6 octobre

Dessin de la porte au-dessus l’eau par C. Brun

 

A l’occasion des fêtes du couronnement de la muse de Suresnes en 1931, une reconstitution des éléments architecturaux emblématiques du vieux Suresnes est réalisée.

C. Brun réalise une esquisse de la porte au-dessus de l’eau, un des éléments de fortification de la ville.

Il y avait au Moyen-Age des murs flanqués de tourelles, de créneaux et de sept portes : porte de la Seigneurie au bout de la rue du Pont, porte Saint-Cloud, la Fausse-porte, la porte de Ruel vers la rue des Ecoles, la porte à l’Hermitte dans la rue du Mont-Valérien, la porte de Putheaux dans la rue de Neuilly, la porte d’En Bas à l’extrémité de la rue du Port-aux-Vins.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/6622?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iLEhMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0quaWQ4gweSgAR2zVN

 

 

#Lundi 5 octobre

Lit pliant pour bébés

 

Une des activités de la crèche Darracq consiste en la garde, pendant la journée, c’est-à-dire durant le travail des mères, de 25 à 30 enfants bien portant ayant moins de trois ans accomplis.

Les enfants reçoivent les soins hygiéniques qu’exige leur âge, sont nourris, jouent et font la sieste.

Il semble que ce lit pliable ait été utilisé comme lit d’appoint dans le service de consultations infantiles.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/5577?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iJkRMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qOZkl4EobFkgA3JI04A$$

 

#Dimanche 4 octobre

Album « Epreuve de liaisons commerciales transsahariennes pour véhicules munis de moteurs à huile lourde »

 

Ce bel album présente les épreuves remplies par les camions Saurer de type 4 BLD entre Alger et Gao en février et mars 1932 sur demande du gouvernement général d’Algérie.

Les véhicules effectuent le parcours suivant : Alger - Laghouat - Ghardaïa - El Goléa - Timmimoun - Adrar - Reggan - Bidon 5 - Gao puis reviennent au point de départ.

Plusieurs photographies illustrent cette expédition.

La couverture reprend ce trajet avec une mention de la marque Saurer au cœur de la grosse rose des vents placée en partie basse.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/3366?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iBEw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSnJGUCHJZaC621YOAEAkzE2NQ$$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/8

 

#Samedi 3 octobre

Le duc d’Aumale

Sur cette assiette en faïence de Sarreguemines, Henri d’Orléans (1822-1897), Duc d’Aumale, est représenté, ainsi que le château de Chantilly. Fils de Louis-Philippe, c’est un militaire et homme d’Etat.

En 1830, à l’âge de 8 ans, il hérite de son parrain le Prince de Condé du domaine de Chantilly et d’immenses forêts dans l’Aisne. Ce domaine foncier est considéré comme le plus important de France et estimé à 66 millions de francs-or avec 2 millions de francs de revenus annuels.

Le fond du décor représente la prise de la Smala d’ABd-el-Kader le 16 mai 1843 où il est maréchal de camp. Il est promu lieutenant-général à la suite de cette victoire.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/5894?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKGhEikJRB8zjJDiAZodCoABVJSYWQKunWGhAQDc4S49

- https://domainedechantilly.com/fr/

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_d%27Orl%C3%A9ans_(1822-1897)

 

#Vendredi 2 octobre

Groupe d’habitations par l’architecte Alexandre Maistrasse

Ce groupe d’habitations en briques n’est autre que l’entrée de la cité-jardins par l’avenue Jean-Jaurès !

Les plans de la cité-jardins de Suresnes sont dressés dès 1919 par l’architecte-urbaniste Alexandre Maistrasse. Dans l’immédiate après-guerre, ce sont une quinzaine de cités-jardins qui voient le jour autour de Paris à l’initiative de l’Office public des habitations à bon marché du département de la Seine dont Henri Sellier est l’administrateur délégué.

Chacun de ces quartiers est confié à un architecte-urbaniste, un tandem ou même plus : Eugène Gonnot et Georges Albenque à Stains, Monsieur Pelletier et Godeffroy Teisseire à Champigny-sur-Marne, Félix Dumail au Pré Saint-Gervais…

Suivant de grands principes communs pour ces logements sociaux, les architectes disposent d’une grande liberté quant aux décors et aménagements des quartiers qui leur sont confiés.

 

A l’occasion des cités-jardins en automne, de nombreuses visites guidées sont organisées dans les cités-jardins membres de l’Association régionale des cités-jardins d’Ile-de-France.

 

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/5239?vc=ePkH4LF7w6yelEhJFfqYAYMU-NA8YGhqbAqujmHeBwB92ihl

- https://www.citesjardins-idf.fr/

- https://www.citesjardins-idf.fr/decouvrir-in-situ-les-cites-jardins-dile-de-france/le-printemps-des-cites-jardins-2020/

 

#Jeudi 1er octobre

Fillettes à la trottinette par Géo le Campion

 

La trottinette était déjà à la mode dans les années 1930 !

Géo le Campion en fait le sujet d’un de ses décors pour l’école Vaillant-Jaurès de la cité-jardins parmi d’autres loisirs comme la corde à sauter ou la gymnastique.

Ces documents conservés dans les collections du MUS sont des esquisses préparatoires au crayon et pastel, le motif n’a pas systématiquement été réalisé dans l’école. 

Pour en savoir plus : 

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1486?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iDkw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSlZiaVFh1cUg-ttWDgBAKFxNvY$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/72 

 

 

#Mercredi 30 septembre

Service d’ordre des pompiers

Lors de la Fête de la Muse de 1931, un grand défilé est organisé avec différents chars dont le plus impressionnant présentant les jeunes filles récompensées. Les pompiers de Suresnes participent aussi au défilé : ils sont ici photographiés en uniforme.

Un cameraman de Pathé Journal filme la scène, monté sur son camion à droite de la photographie. Sur la gauche, un photographe immortalise l’événement.  

 

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/4872?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iCkw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSm5pZDSDB5IAPEoNR4$

 

#Mardi 29 septembre

Boîte à poudre « Après le bain » de Coty

Le décor de cette boîte à poudre rappelle le feuillage stylisé reproduit sur le coffret du parfum Muse.

Le carton imprimé en quadrichromie et rehaussé de dorure est gaufré pour donner un effet galuchat à l’arrière-plan imitant la peau granuleuse et brillante des poissons utilisés en gainerie au XVIè siècle. Il s’agit une nouvelle fois pour Coty de mettre le luxe à portée de toutes les femmes.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/2804?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-SCwoOryiGGi7QlJiZh640oYFEgA_fDYs

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/2463?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iLEpMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0quaWQ4gweSgAT2zVR

 

#Lundi 28 septembre

 

Pot à moutarde Guillaume II en chameau

 

Guillaume II, roi de Prusse et empereur allemand est le sujet de nombreuses caricatures à la fin du XIXè siècle dont ce curieux pot à moutarde appartenant à la collection collectée par Xavier Granoux et conservée au MUS.

A. Bizouard, fabricant de moutarde à Dijon, choisi ici ce motif d’animal portant un casque à pointes.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/900?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-SM4AOiexFFxbw0IHAL6IMzQ$

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_II_(empereur_allemand)

 

#Dimanche 27 septembre

 

Pierre-François Villaret, le roi du jour

 

La chronique théâtrale illustrée de 1863 rend hommage au ténor François Villaret (1830-1896), notamment grâce à un dessin de Gédéon où il est couronné par une muse avec de nombreux personnages qui se prosternent à ses pieds.

Il a été rendu célèbre pour l’interprétation des personnages d’Arnold dans Guillaume Tell et de Robert dans Robert le Diable.

Il est enterré au cimetière Carnot de Suresnes.

 

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/5595?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iJEFMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0quaWQ4gweSgAU2jVT

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre-Fran%C3%A7ois_Villaret

 

#Samedi 26 septembre

Yachts amarrés à Suresnes par Alexandre Brun

 

Cette toile non datée montre un paysage relativement épargné par l’urbanisation avec des quais non aménagés qui portent encore le chemin de halage nécessaire à la traction animale des péniches.

La présence de ces navires de plaisance amarrés au quai montre la forte activité de loisirs qui prenait place le dimanche autour de Paris avec le canotage, les guinguettes et la location de bicyclettes. Le déplacement des citadins vers ce territoire plus champêtre est facilité par l’arrivée du train en 1889 : il se traduit par l’installation d’établissements de restauration et d’ateliers de fabrication de pièces de vélocipèdes.

Cependant, les cheminées fumantes des usines déjà installées à Boulogne-Billancourt laissent penser que le territoire va bientôt vivre un bouleversement avec l’arrivée massive d’industries et l’installation des ouvriers à proximité de leur lieu de travail.

 

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/6529?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iAkw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSnAorMiMS-lKFUhqag0D1x9w4ILACKMOO4$

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/77

 

#Vendredi 25 septembre

Vêtements de nourrissons utilisés à la crèche Darracq

 

Dans l’entre-deux-guerres, sous l’impulsion du maire Henri Sellier, la Ville de Suresnes développe un important réseau d’équipements sanitaires et sociaux.

Les services de la petite enfance s’installent dans la crèche Darracq, construite à côté du dispensaire Raymond Burgos. Il s’agit d’un service de garde et de surveillance de nourrissons mais aussi de consultations périnatales avec notamment la vaccination.

L’hospitalisation temporaire des enfants est possible.

 

Un autre dispensaire est présent à la cité-jardins tandis que la distribution du lait est aussi réalisée dans les quartiers Ouest et Nord de la ville.

 

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/5578?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKGBITD24V5CTpBmpibQOpHI1KOPGYBIkQTNK8n5pckZ4NILHlAAn8E2OA$$

 

 

#Jeudi 24 septembre

Fête de Noël à l’Ecole Vaillant-Jaurès

Afin de célébrer les fêtes de fin d’année, les élèves de l’école Vaillant-Jaurès de la cité-jardins de Suresnes ont vêtu leurs plus beaux costumes !

Pour cette année 1937, le thème choisi est « Les provinces de France ». Ils évoluent dans un décor représentant un habitat traditionnel avec une cheminée, une toile peinte figure les poutres au plafond.

Ce numéro s’appelle « La ronde des bonnets » : on y trouve des cuisiniers et des policiers.

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/2019?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKExMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qWYmlRYdXFIMrblhAAQDBmjcj

 

 

#Mercredi 23 septembre

Poésies fugitives

 

Ce document a été imprimé en 1784 à Paris. Il s’agit d’un livret de 14 pages présentant des poésies.

 

En voici un extrait :

Ce n'est point Apollon dont l'éclat radieux

Allume dans mon sein des flâmes immortelles

Je suis plus échauffé des vives étincelles

Que lancent deux beaux yeux. 

Si près des bords fleuris où serpente la Seine

Cette beauté, qu'ici je ne nommerai pas,

Des zéphyrs amoureux vient respirer l'haleine,  

Alors sur l'Hélicon je crois porter mes pas ;

Cette onde qui murmure est celle d'Hypocrène ; 

Si pour accompagner la voix la plus touchante,

De la harpe retentissante

Sa main tire des sons dont les coeurs sont émus,

J'éprouve en l'écoutant des transports inconnus,

Et je croirois que c'est une Muse qui chante,

Si je ne voyois pas Vénus.

 

Il contient une poésie dédiée à Madame de…, étant à sa maison de campagne près de Surêne. 

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/6682?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKkhMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0quaWQ4gweSgAS3TVP

 

#Mardi 22 septembre

Fer à repasser

 

Le fer à repasser a bien changé depuis la fin du XIXè siècle… Il était alors nécessaire de le faire chauffer sur le poêle et de le manipuler avec un torchon pour éviter les brûlures. Gare au linge fragile également ! 

Sur la partie supérieure de sa plaque, le fer porte l’inscription « Jardinier n°5 » correspondant à sa taille.

Il était utilisé à Suresnes par une des nombreuses entreprises de blanchisserie qui profitaient des terrains libres en bords de Seine pour traiter et faire sécher le linge des parisiens.

 

Dès le début du XXè siècle, ces proto-industries qui réclament beaucoup de terrain seront repoussées au profit d’autres usines, notamment automobiles.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/772?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iCUw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSlFqQWJxcDYAFfcsIACANG1Ns0$

- https://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/boulogne-billancourt-92100/boulogne-l-empreinte-des-blanchisseurs-demeure-06-11-2015-5253899.php

 

 

#Lundi 21 septembre

Trois hommes halant une péniche par Henry Brémont

Ce tableau est l’esquisse d’un décor monumental se trouvant dans l’escalier de l’Hôtel de ville de Suresnes. Il a été offert par le peintre à Victor Diederich, Maire de Suresnes entre 1904 et 1919, comme en témoigne une inscription au dos du châssis.

Cette partie du décor sur le thème de la Seine montre trois hommes occupés à tracter une péniche aux abords du barrage et des écluses de Suresnes.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1419?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iIk5MPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qBYdX5mUmZ4CLL3hIAQD-wjd9

 

 

#Dimanche 20 septembre - Fête de la vigne

Vendanges à Suresnes

 

Pour ses vendanges 1931, toute la famille Maillet prend la pose avec le raisin cueilli.

La parcelle qu’ils cultivaient se trouvait au lieu-dit du Pas Saint-Maurice, non loin de la vigne actuelle de Suresnes.

Hommes femmes et enfants sont mis à contribution pour ramasser au bon moment le raisin dans des hottes, ici visibles devant les protagonistes.

 

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/4933?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKUSKelDHzOIkKIBmhvKgKUl0N3gEgoeGADAIC3n

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/7

 

#Samedi 19 septembre

 

Boîte à poudre « Emeraude » de Coty

 

Pour cette boîte à poudre, François Coty adopte un décor orientalisant fait d’arabesques et de motifs floraux. Elle contient une poudre de toilette dite Dusting powder parfumée à l’Emeraude. La déclinaison d’une senteur en cosmétiques est une des stratégies de Coty pour s’imposer sur le marché de la parfumerie.

 

Une houppette permet de soie l’application de cette poudre parfumée sur le corps : c’est cet instrument de beauté typique qui sera repris par Suzanne Lalique-Haviland comme décor de plusieurs productions cosmétiques Coty.

 

Pour en savoir plus :

 

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/2767?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-MDIwMNMz1DMGV9ew4AEA1eUx6A$$

 

 

#Vendredi 18 septembre

Jean-Casimir Périer

 

Casimir Périer (1847-1907) est ici représenté sur une assiette de la faïencerie de Sarreguemines. Autour de son portrait central, des scènes importantes de sa vie sont figurées.

Issu d’une lignée de banquiers et d’hommes d’Etat, il a été Président du Conseil sous Sadi Carnot puis Président de la République à la mort de ce dernier. C’est  le troisième plus jeune Président, à 46 ans, après Louis-Napoléon Bonaparte c’est-à-dire Napoléon III (44 ans) et Emmanuel Macron (39 ans).

Lui-même militaire s’étant illustré lors des combats de 1870 dans l’Aube, il défendra le Capitaine Alfred Dreyfus au procès de Rennes.

  

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/5818?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iIUSKelDHzOIkKIBmhsKgOFTlJhZAq6cYYEBAMKvLhM$

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Casimir-Perier

 

 

#Jeudi 17 septembre

Sujet de manège : l’oie

 

Ce siège en forme de silhouette d’oie fait partie d’un manège disposé sur un plateau tournant comprenant d’autres pièces représentant divers animaux de la basse-cour. Utilisé à la crèche Darracq, il est identique aux manèges présents dans les deux écoles maternelles de la cité-jardins, aujourd’hui disparus.

 

Il s’agit d’une production de la Société du Jouet moderne. Dirigée par Monsieur Matthieussent, elle était établie sur l’île de Puteaux et concourait notamment à la rééducation des mutilés de la Première Guerre mondiale en les employant comme compagnons. Cette commande d’Henri Sellier pour équiper les écoles suresnoises démontre le succès rapide acquis par cette société.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/61?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKE5MPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0quYl5h1ekg0sveEABAMKCNwo$

 

#Mercredi 16 septembre

Aline Caron élue Rosière

 

Mademoiselle Aline Caron a été immortalisée sur cette photographie sur plaque de verre dans la première moitié du XXè siècle.

Elle porte une écharpe sur laquelle on aperçoit le blason de la ville de Suresnes : elle a en effet été élue Rosière.

Il semblerait que la tradition de la Rosière vienne de Salency, près de Noyon, où l’évêque saint Médard aurait institué un prix de vertu dès le VIè siècle. Il récompensait alors une jeune fille qui était couronnée de roses et dotée d’une somme d’argent.

Ce prix arrive à Suresnes à la fin du XVIIIè siècle avec l’abbé Jean Benoît d’Hélyot couronne chaque année une jeune femme particulièrement vertueuse qui se voit remettre une rente à vie. La première cérémonie a lieu le 15 août 1777 et existe encore de nos jours.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/3893?vc=ePkH4LF7w6yelEhJFfqYAYMU-NA8UAAMlaLEzBJwlQwLAgA8wCsM

- https://www.suresnes-tourisme.com/fete-des-rosieres.html

- https://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/suresnes-92150/suresnes-les-rosieres-perpetuent-la-tradition-depuis-210-ans-10-05-2015-4760775.php

 

 

#Mardi 15 septembre

 

Fer à tuyauter

 

Attention, cet objet n’est pas une paire de ciseaux ! Il s’agit d’un fer à repasser pour tuyauter les tissus, c’est-à-dire y imprimer de petites vagues.

Il est particulièrement utile pour façonner les coiffes ou les dentelles après l’avoir chauffé.

Les fers à tuyauter étaient utilisés en contexte domestique pour les vêtements et dans le cadre des blanchisseries installées sur les bords de Seine à Suresnes.

Pour en savoir plus :

https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/776?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iJESKelDHzOIkKIBmhvSgKzDCxRKSisTgdVLEbiOhoUJABgJMPs$

 

 

#Lundi 14 septembre

Camion-jouet Latil

 

Ce jouet figure un camion de la marque Latil qui était utilisé sur la caravane du Tour de France à partir de 1929. Il fait la promotion du cirage Lion noir et du Miror.

Lion noir sera la première, avec Menieret Bayard, à orner des camions avec sa mascotte pour communiquer sur ses productions.

L’entreprise Latil, fondée en 1897 et installée à Suresnes en 1914, produits de nombreux véhicules utilitaires et de transports en commun dans l’entre-deux-guerres. C’est donc tout naturellement que cette marque est choisie pour les véhicules du Tour de France et leur déclinaison en jouets.

 

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/8896?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iIkRMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qyYm5mfl54HobFk4Af902DA$$

 

 

#Dimanche 13 septembre

Tétine Dodie

 

Cette tétine en caoutchouc était utilisée dans une des « Goutte de lait de Suresnes » installée dans la crèche Darracq dans le bas de Suresnes.

La Goutte de lait est une organisation fondée en 1894 à Fécamp par le docteur Léon Dufour. Elle est chargée de distribuer du lait stérilisé aux mères, de dispenser des conseils de puériculture et de proposer des consultations aux nourrissons

L’effet sur la mortalité infantile est significatif.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/5585?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iBEw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSklh1cCIxBceMHDCQCg8Dbx

 

 

#Samedi 12 septembre

Le pont de Suresnes et le Mont-Valérien par Louis Verchain

 

Cette aquarelle a été peinte vers 1880 par Louis Verchain. Ce dernier a livré une production d’aquarelle représentant la banlieue parisienne et ses cours d’eau dont la Marne et la Seine. Une de ses aquarelles est conservée au musée des Beaux-Arts de Valenciennes sous le numéro d’inventaire 2012.0.96.

Cette œuvre a été prise en aval du pont de Suresnes qu’on distingue sur la gauche de la composition. Cette arche métallique et la date de l’œuvre permettent de déterminer qu’il s’agit du pont construit en 1874 et décoré par Emmanuel Frémiet.

On distingue la guinguette « La Belle Gabrielle » sur la rive suresnoise ainsi que quelques bâtiments, les premières usines. Les coteaux du Mont-Valérien sont plantés d’arbres avec la forteresse qui est visible au sommet.

 

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/6367?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iLEZMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qoLoHVIwdXlmUmZoHrr9h4QUAVKM50w$$

 

#Vendredi 11 septembre

Poste RA125 A/02

 

Ce petit poste fabriqué par Radiola à Suresnes a été commercialisé en 1954. Il permet de capter deux gammes d’ondes : GO (grandes ondes ou basses fréquences) pour des communications entre 500 et 1000 km et PO (ondes moyennes) pour la diffusion régionale.

Le cadran circulaire indique le nom des stations et des villes correspondantes à travers le monde. Les deux boutons permettent de régler la fréquence et le volume sonore tandis que le branchement sur le secteur et le haut-parleur intégré facilitent l’utilisation.

Radiola, dont le nom est inscrit en lettres dorées sur la droite de l’appareil, décline le RA125 A/02 en plusieurs couleurs.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/405?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKEJMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qRYkpmfk5ieCKGxZQALcyNnA$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/3

 

#Jeudi 10 septembre

Vêtement de l’Ecole de plein air de Suresnes

 

Cette barboteuse était utilisée par les plus jeunes élèves de l’Ecole de plein air de Suresnes. Ces derniers changent de vêtements chaque matin après leur passage dans les douches de l’établissement.

Il s’agit d’une mesure supplémentaire d’hygiène pour ces enfants présentant un fort risque de tuberculose.

Différents uniformes sont adaptés à l’âge, au genre et aux activités de la journée.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1403?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iIUFMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qBTmpmXkKiZlF4KobFlQAKh03Ew$$

 

 

#Mercredi 9 septembre

Ours garde champêtre par Géo Le Campion

 

Teddy Bear, Winnie l’Ourson et Paddington n’ont qu’à bien se tenir ! Dans les années 1930, Georgette Le Campion, dite Géo Le Campion propose un programme iconographique pour les écoles Vaillant-Jaurès et Wilson de la cité-jardins de Suresnes. Le MUS conserve de nombreuses études autour de l’hygiène et le sport mais aussi autour des contes.

 

Cet ours garde champêtre fait partie de ce cycle. Il s’agit d’un dessin rehaussé d’aquarelle sur papier calque. Il ne sera finalement pas réalisé sous forme de fresque.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1493?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iJESKelDHzOIkKIBmhuAlUkxuGKGBQQABJcsYQ$$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/72

 

 

#Mardi 8 septembre

Flacon de parfum « Masque rouge »

Ce flacon fait partie des dernières acquisitions du MUS.

Il s’agit d’une création de Marcel-Hughes Guerlain en 1924.  Son usine se situe rue Pagès à Suresnes : il y fait réaliser les flacons (souvent imaginés par Baccarat et Depinoix), le cartonnage ainsi que des cosmétiques. Sa boutique se trouve sur la prestigieuse rue du Faubourg Saint-Honoré à Paris, au n°86.

 

Sa société ne doit pas être confondue avec celle de la dynastie Guerlain : ces derniers lui intenteront d’ailleurs un procès. Vainqueurs de ce conflits, les Guerlain adopteront le slogan « Nous n’avons pas de prénom » tandis que Marcel Guerlain rajoutera son deuxième prénom Hughes pour se différencier.

 

Il exerce son activité jusque dans les années 1930 avec plusieurs boutiques à Londres et New-York.

 

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/8893?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iAkw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSm5icVALyoU5Zemg0sweGABAK-dODE$

 

 

#Lundi 7 septembre

Biplan SPAD 91 

 

Cet avion-jouet fait partie d’un achat petit fils de Louis Blériot en 2014.

Il s’agit d’un Spad, reprenant l’acronyme de la Société de Production des Aéroplanes Deperdussin. Suite à l'emprisonnement d'Armand Deperdussin pour détournement de fonds, la société est reprise par la société de mécanique automobile Delaunay-Belleville. En 1914, un groupe d'industriels mené par Blériot rachète l'entreprise et en fait la Société Pour l'Aviation et Ses Dérivés en 1914.

C’est un avion biplan, à deux ailes portantes superposées, monocoque. L’extrémité des ailes est peinte en rouge et des cocardes tricolores décorent l’engin.

 

Sa forme est stylisée pour correspondre aux baguettes métalliques assemblables Meccano. Ce jouet faisait partie de la boîte Meccano Outfit n°1.

 

 

Pour en savoir plus

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/5522?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iAkw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSmJZZn5ebpZ-aWpJeC6GxZWAHZmN9Q$

 

#Dimanche 6 septembre

 

Ambre antique de Coty

 

Ce flacon en cristal présentant une forme cylindrique fuselée a été créé par René Lalique en 1910 pour le parfumeur François Coty.

Le flacon est décoré de figures féminines grecques drapées dans de longues robes, les cheveux relevés, portant des bouquets de fleurs. Le bouchon est en forme de fleur stylisée.

Il s’agit d’une des premières créations du maître-verrier pour Coty. Afin de produire ce genre de flacon à un prix raisonnable, les figures sont soufflées-moulées en bas-relief et recouvertes d'une patine brun-rouge, appliquée après la cuisson du verre.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/2639?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iDEw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSmJuUlFqQqJeSWZhZAiDB5aAOYwOIA$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/43

 

#Samedi 5 septembre - Journée mondiale de la charité

 

 Carnet de timbres antituberculeux

Le timbre antituberculeux est inventé au Danemark, en décembre 1904 par un postier : Einar Holboell.
Il imagine un timbre « de Noël », vignette de bienfaisance sans valeur d'affranchissement et à faible coût pour l’expéditeur, ayant un double objectif, éducatif et financier.

Le timbre antituberculeux adopte une iconographie frappante visant à promouvoir des habitudes quotidiennes d’hygiène : aérer son logement, se laver, faire le ménage, etc.

Les fonds récoltés par la vente de ses vignettes sont consacrés à la création de sanatoriums pour enfants.

 

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/6837?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKkxMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qeYklmfl5iTngmhsWUgDyKzbt

- http://www.le-temps-des-instituteurs.fr/doc-la-tuberculose.html#:~:text=La%20r%C3%A9ussite%20du%20timbre%20est,nations%20%C3%A9ditent%20le%20timbre%20antituberculeux

- https://www.lemonde.fr/mondephilatelique/article/2020/03/27/les-vignettes-et-timbres-antituberculeux-1970-2018_6034597_5470897.html

 

#Vendredi 4 septembre

 

Affiche « Five o’clok tea » d’Olibet, vers 1900

 

 

 

Olibet se positionne sur le marché de la biscuiterie en diversifiant les moments de consommation grâce à une large gamme des biscuits. Le Five o’clock est le nom d’un de ceux-ci, dégusté au moment du thé de l’après-midi, selon la tradition anglaise.

 

Existent aussi Biscotte pour le petit déjeuner, Cracker pour l’apéritif ou Déjeuner-Olibet pour l’après-repas.

 

Pour en savoir plus :

 

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/3185?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-SAblJXBdDQsbAFZvMmw$

 

- https://biscuitsolibet.com/

 

 

#Jeudi 3 septembre

Fer à coque

 

Ce drôle d’objet, aujourd’hui inusité, est un fer à repasser à coque. On l’appelle aussi « fer à godronner » car sa forme lui sert à façonner en godron les tissus fins, c’est-à-dire en arrondi.

Le fer à coque est particulièrement utile pour les bonnets ou les manches bouffantes.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/782?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iDEw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSlpQNbhBUBfFEJKMHhgAQCyPzhf

 

#Mercredi 2 septembre

Hotte à vendanges

 

Cette hotte était utilisée par Monsieur Langot, vigneron à Suresnes, qui a donné beaucoup d’autres objets au musée dans les années 1930.

Une hotte comme celle-ci peut être en bois ou en osier. Elle sert lors des vendanges à amener le raisin au pressoir. Elle peut être portée sur le dos, à bras ou transportée sur une charrette.

Au début du 20e siècle à Suresnes, les vendanges se font le plus souvent en famille ou avec l’aide de quelques saisonniers. Les grappes de raisins sont détachées à la main ou coupées à l’aide d’un couteau, d’une serpette ou d’un sécateur puis disposées par les vendangeurs dans des paniers qui sont vidés dans les hottes.

Pour en savoir plus :  

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/2085?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-sLQ01zMw0DM0tjQA19iwEAIAam4ykg$$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejAyUYFWIGTDy4T5CTo9mpibQKpHIxKOPGX5IcQTNKiAf5ZeA621YOAEAgDc2Gw$$

 

 

#Mardi 1er septembre - Rentrée des classes

 Salle de classe, école Jules Ferry ou Jean Macé

Cette photographie a été réalisée sur une plaque de verre. Elle montre des élèves, uniquement des garçons, assis devant leur pupitre dans un amphithéâtre.

Plusieurs hommes sont avec eux, il s'agit d'instituteurs ou peut-être de surveillants.

En l'absence de documentation sur cette image, on ne peut pas déterminer s'il s'agit de l'école Jules Ferry ou Jean Macé. 

L'école Jules-Ferry est la plus ancienne école de Suresnes, inaugurée en 1876 pour remplacer l'unique école de Suresnes alors sise rue du Moûtier (actuelle rue Emile Zola et place du 8 mai 1945). Elle comportait 5 classes de garçons et 5 classes de filles.

L'école Jean-Macé est construite entre 1907 et 1908 sur les plans de M. Loiseau. Elle compte 10 classes en 1923 et porte la devise : «Cette école propre, saine et gaie est confiée aux bons soins des élèves bien élevés qui la fréquentent et qui l’aiment »

 

 

#Lundi 31 août

Vue du calvaire par Jacques-Etienne Thierry

 

Cette gravure montre le sommet du Mont-Valérien entre 1815 et 1832 : elle n’est pas datée précisément mais l’orientation des croix, ici vers Saint-Cloud, permet d’obtenir une fourchette de datation.

 

Depuis 1634, un pèlerinage a lieu au sommet du Mont, à l’initiative d’Hubert Charpentier, professeur de théologie et prédicateur. Il convainc le Cardinal de Richelieu, Pierre de Gondi, premier archevêque. Afin de faciliter l’accueil des pèlerins au sommet du Mont-Valérien, de nombreux aménagements sont réalisés dès le XVIIè siècle comme un chemin carrossable. Après les destructions de la Révolution et la confiscation des bâtiments, un nouveau calvaire orienté vers Saint-Cloud est édifié à la Restauration : il s’agit de celui représenté sur la gravure.

 

Pour en savoir plus :

 

 

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/6316?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iJkSKelDHzOIkKIBmhtKMjJTi4oqwXUzLCwAkd4tow$$

 

 

#Dimanche 30 août

Flacon de parfum « La Rose Jacqueminot »

 

Ce parfum est la première création de François Coty en 1904. Cette version du flacon, dont les pics sur les arêtes symbolisent les épines des roses, date de 1921 et a été conçue par René Lalique.

L’histoire veut que François Coty, venu présenter sa dernière création aux Grands Magasins du Louvre, ait été éconduit. Dans un geste de colère ou par stratégie, il brise le flacon de « Rose Jacqueminot » ; l’effluve qui se répand attire alors les clientes. Coup publicitaire volontaire ou non ? Le succès est au rendez-vous et l’intégralité du stock est vendue en quelques semaines.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/3061?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-yEpMBnoMWN3kl4BrbFgIAQCX8DUA

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/43

 

 

#Samedi 29 août

Usine Saurer : garage rue de Verdun

 

La firme Saurer s’installe à Suresnes vers 1909. Il ne s’agit au départ que d’un simple atelier, qui se transformera en 1910 en usine en rachetant l’usine de moteurs à vapeur Darracq-Serpollet située à l’angle des rues de Verdun et Benoît Malon.

Entre 1910 et 1926, l’usine Saurer de Suresnes emploiera plus de 1000 employés et livrera plus de 10 000 véhicules.

Cette photographie montre le garage où sont stockés les véhicules produits : il s’agit principalement de camions et d’utilitaires qui seront primés dans les salons automobiles ou lors de courses à travers le monde.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/3378?expo=8&index=39

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/8

 

#Vendredi 28 août

L’enseignement ménager : le repassage

  

Bientôt la rentrée des classes ! Dans l’entre-deux-guerres, L’enseignement ménager fait partie intégrante des cours de l’école de filles de la cité-jardins de Suresnes tout comme le travail du bois et du métal est enseigné aux garçons.

Le tableau noir permet au professeur d’inscrire ses conseils et de présenter les exercices, notamment en économie domestique.

 

Cette photographie est extraite d’un album publié dans l’entre-deux-guerres et réunissant des vues des immeubles et maisons ainsi que de l’intérieur des écoles, afin d’en montrer toute la modernité et la qualité architecturale.

 

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/5433?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iBGoooL7CDk9mpmaQKtEIhOPPmb4IcURNKskZ5YcXqmblViUkplXDK6-YcEFABdYOVU$

 

 

#Jeudi 27 août

Carte « L’alcool, voilà l’ennemi ! »

 

Cette petite carte détachable s’inscrit dans une série présentant des messages forts permettant de lutter contre l’alcoolisme. Son message est le suivant : « Savez-vous ce que boit cet homme dans ce verre qui vacille en sa main tremblante ? Il boit les LARMES, le SANG, la VIE DE SA FEMME ET DE SES ENFANTS ».

Cette maxime a été rédigée par Lamennais dont on retrouve la signature. Il s’agit probablement de Félicité Lamennais (1782-1854), prêtre, philosophe, écrivain et homme politique prônant le catholicisme social.

 

L’alcoolisme est vu comme un péril qui guette le travailleur, lui faisant délaisser son foyer au profit du cabaret, entrainant dans sa déchéance toute sa famille.

  

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/6040?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iBkw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSmJOcnAcgxcbcOCCQBekjXf

- https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9licit%C3%A9_Robert_de_Lamennais

 

#Mercredi 26 août, journée mondiale du chien

Sac à goûter de l’Ecole de plein air

Cette petite pochette rectangulaire en Vichy bleu est brodée d’un motif de chien.

Elle était utilisée par les élèves de l’Ecole de plein air pour transporter leur goûter : l’alimentation était un élément clé du programme destiné à faire recouvrer la santé aux enfants rachitiques et pré-tuberculeux avec la distribution de lait, de goûters et de repas. Ces mesures étaient accompagnées de séances d’héliothérapie et de balnéothérapie ainsi que d’un programme scolaire allégé. 

Acquise par le MUS en 2000, elle a été conservée par le personnel de service de l’Ecole comme témoignage de la vie quotidienne des élèves.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1400?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-KE5MVji8QCE9H1jdFIHrbFgYAQAFzDXQ

 

#Mardi 25 août

Portrait d'Octave Seron

Octave Seron a été instituteur et directeur de l'Ecole Jean-Macé entre 1908 et 1928. Président de la Société historique et artistique de Suresnes, il est aussi l'auteur de l'ouvrage "Suresnes, d'Autrefois et d'Aujourd'hui", premier ouvrage complet sur l'histoire de Suresnes paru en 1926.

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/6588?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iBEw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSn-esCILcrPA1fcsIACAMGiNiU$

- https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1464302

 

#Lundi 24 août

Acte entre Barthélemy Duval et les Hermites du Mont Valérien

 

 

Le 24 août correspond à la Saint-Barthélémy : c’est l’occasion de mettre en lumière un suresnois du XVIIIè siècle nommé Barthélémy Duval.

  

Nous connaissons le nom de ce dernier grâce à un acte notarié de quatre pages datant de 1742. Il fait état du "déguerpissement", c’est-à-dire l’abandon de terres plantées de vigne au profit des ermites de Suresnes à la suite d'arrèrages non payés par Mr Duval.

  

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/8892?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iBEw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSlJQEszDq_MObwytxJcecMCCwDH8Tmc

 

 

#Dimanche 23 août

Vue de la cité-jardins en construction

Quel chantier dans la cité-jardins! Cette photographie a été réalisée le 5 mars 1931 au niveau de l'actuel square Léon-Bourgeois. Sur la droite du cliché, on voit les pavillons à toit-terrasse qui bordent le parc tandis que sur la gauche, ce sont des immeubles collectifs.

Le premier îlot dont la construction a commencé en 1921 est également visible à l'arrière plan vers la droite.

Pour visiter la cité-jardins en construction, retrouvez la carte interactive réalisée par le MUS.

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE1IAQtOxgqWlhZ6hnrGpGbhihXkEAImwE3A$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/4

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/report/centre-de-documentation.html?id=13

#Samedi 22 août

 

Carte postale de l’Affaire Dreyfus : les casseroles

  

Les collections du MUS conservent plus de 500 cartes postales sur l’Affaire Dreyfus réunies par Xavier Granoux, premier conservateur du musée et grand collectionneur de caricatures.

Ce dernier a d’ailleurs rédigé un ouvrage explicatif sur une partie de celles-ci conservé sous le numéro d’inventaire 2014.7.1

Cette carte postale illustre l’Affaire des casseroles appelée aussi Affaire des fiches : le général André, ministre de la Guerre, avait fait établir des fiches secrètes de renseignements politiques et religieux sur les membres de l’armée entre 1900 et 1904. L’opération aurait été réalisée par des membres des loges maçonniques du Grand Orient de France.

Cette opération suit l’Affaire Dreyfus et vise à lutter contre un état-major jugé réactionnaire dans une période où la tension monte entre l’Eglise et l’Etat.

 

 Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE9wfyKnQzNQEVLIgBS40jRsZGJroGekBdeoj-REAKC0b-w$$  

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_des_fiches_(France)

 

 

#Vendredi 21 août

Rat de cave

  

Quel étrange nom pour cet objet qui n’est autre qu’un chandelier-spirale !

 

Il est constitué d’un socle en bois surmonté d’une spirale en fer forgé dans laquelle se trouve une bobèche (petit disque pour recueillir la cire) que l’on peut monter au fur et à mesure de la consumation de la bougie grâce à une vis ascenseur. 

Cet accessoire qu’on retrouve en Bourgogne et en Normandie servait particulièrement aux vignerons suresnois pour aller vérifier la vinification dans leurs caves : il permettait l’éclairage et, en l’approchant des bouteilles, on pouvait vérifier les dégagements  gazeux du vin qui faisaient varier la couleur de la flamme.

C’est la petite poignée en partie supérieure qui rappelle une queue de rat et donne le nom de « rat de cave ».

  

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/2078?expo=49&index=27

- https://www.athenaeum.com/article/1962672-rat-de-cave-grand-modele-avec-bougie--bouillot-jean-yves

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Rat-de-cave

 

 

#Jeudi 20 août

« La protection sociale de l’enfance en France », ouvrage issu de la bibliothèque d’Henri Sellier

 

Outre ses fonctions de maire de Suresnes et d’administrateur délégué de l’Office public des habitations à bon marché du département de la Seine, Henri Sellier a exercé de nombreuses fonctions politiques et administratives et a siégé dans de nombreuses commissions.

Sa bibliothèque personnelle et celle dont il disposait à l’Hôtel de ville comprenaient de très nombreux ouvrages et revues. Des sujets très variés sont abordés : l’urbanisme, l’architecture et l’hygiène bien sûr mais aussi la médecine, la géographie ou la philosophie.

Cet ouvrage de 1935 a la particularité de porter une dédicace de l’auteur à Henri Sellier.

 

Afin  de rendre ce fonds accessible aux chercheurs, l’équipe de la conservation est actuellement en train de dépouiller tous ces ouvrages et de cataloguer leurs sommaires avec précision.

  

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/8870?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iIUSKelDHzOIkKIBmht8EhUKivJLUpNLMvPzFIrzkzOBBaZCCjA7P2qYmZqXlpiXnKqQmqfgVgRigatwWJABAMuPPFQ$

- La notice sur le site de la Médiathèque

- Les ouvrages de la bibliothèque d’Henri Sellier sur le site de la Médiathèque

 

 

#Mercredi 19 août

Boîte à biscuits Olibet

  

Cette boîte à biscuits Olibet a intégré les collections du MUS en 2020 : il s’agit d’un don effectué par un particulier.

La boîte en tôle lithographiée montre des angelots voletant dans le ciel et portant des guirlandes de roses.

La particularité de cet objet est d’être accompagné d’un curieux jeu de dominos en papier. De petites phrases y sont imprimées : « Puis-je espérer ? » ; « Maman ne veut pas » ; « Voulez-vous m’embrasser ? » ; « Ai-je des rivaux ? ».

  

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/8850?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iCUw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSlA_6Tm5JcUgytuWEABANDZNsU$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/51

 

 

#Mardi 18 août

 

« Fleurs vives » de Volnay

 

Ce flacon de verre transparent soufflé moulé quadrangulaire présente un décor de branches épineuses souligné de patine noire. Son bouchon rectangulaire possède le même décor, sur l'un des côtés, se trouve une étiquette à lettres d'or sur fond bleu.

Il s’agit d’un flacon du parfumeur parisien Volnay, société crée en 1919 par Germaine Madeline Duval et son second mari René Duval, ancien employé de la société Coty.

Les Duval demandent à René Lalique de dessiner des flacons pour leurs parfums dans les années 1920. Une publicité américaine de 1922 pour les parfums Volnay disait d’ailleurs “La plupart des flacons Volnay ont été créés par le célèbre artiste et joaillier français R. Lalique. chacun d’entre eux est un réel objet d’art”.

 

La société Volnay existe encore de nos jours et produit des parfums de luxe.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/2432?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKEJMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qxcCqJhlceMHDCQCBajYl

- https://isabelle-hossenlopp.com/volnay-une-aura-de-legende/

 

#Lundi 17 août

Médaille « Villa des enfans »

 

Cette médaille figure, sur l'avers, une femme assise coiffée d'un bonnet phrygien allaitant un enfant, avec une fillette est accoudée sur sa cuisse, et trois jeunes garçons assis. La légende « PARVULIS MATER ADSUM - Surène 1837 » encadre la scène. Sur le revers, le texte « Villa des enfans» est entouré d'une guirlande de roses.

 

La Villa des enfans appelée également Maison des enfants est une œuvre de bienfaisance qui prenait place à Suresnes entre 1838 et 1842 soit seulement quatre années. Elle formait une vaste propriété délimitée par la Seine, le boulevard de Versailles (actuel boulevard Henri Sellier) et la rue de Saint-Cloud : cet emplacement correspond à l’actuel parc du château et l’ancienne usine Coty (aujourd’hui siège de Bel). La demeure a été détruite en 1886.

Fondée par Jean-Prosper Delagoutte, la Villa des enfans est une pension qui accueille les petits en bonne santé ou nécessitant soins et surveillance de la naissance à l’âge de dix-sept ans. Outre de bonnes conditions d’hygiène, ils bénéficient d’une éducation.

L’établissement possède un beau jardin, des appartements bien éclairés, chauffés et aérés, des bains, une vacherie, une pharmacie et la venue quotidienne d’un médecin.

Ce mode de garde s'adresse particulièrement aux parents veufs ou travaillant toute la journée.

 

Pour en savoir plus :

- https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96003506/f43.item.r=enfans.texteImage

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE9wfyKnQzNQEVLIgBS40jafmpSXmFYMrXJgHAe74HL8$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1093?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-MDIxsgBX1bCgAQAV0TEw

 

**Pause estivale**

 

#Vendredi 31 juillet

Catalogue Darracq, 1908

Ce catalogue Darracq à couverture bleu et or présente tous les modèles fabriqués par la Société ainsi que les accessoires et motorisations disponibles.

Darracq est en effet la première marque à développer un système de pièces de rechange pour ses voitures.

La production est très importante, Darracq étant la troisième marque française après Renault et Peugeot en 1904. Elle propose des voitures relativement bon marché qu’on peut choisir d’acheter sans accessoires pour réduire encore plus le coût.

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/3327?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iJEJMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qOZmHV6SDCy94OAEAicY2oQ$$

 

#Jeudi 30 juillet

Les canard et les chats par Géo le Campion

Le 17 août est la journée internationale du chat noir. Souvent victimes de superstitions, ils sont moins appréciés que les autres félins.

L’artiste suresnoise Géo le Campion les représente ici sous forme de frise, associés à des canards. Ils constituent un motif animalier très agréable pour un projet de décor, peut-être pour une des écoles de la cité-jardins de Suresnes.

Georgette le Campion qui a légué une partie de ses archives et de ses réalisations au Musée de Suresnes a dessiné de très nombreux portraits, scènes fantastiques mais aussi architectures ou nus à l’antique. De nombreuses études témoignent de ses recherches.

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/72

 

#Mercredi 29 juillet

Georges Clemenceau par J. Bianco

En cette journée internationale du tigre, l’œuvre du jour rend hommage à Georges Clemenceau (1841-1929), Président du Conseil entre 1917 et 1920 et Ministre de la Guerre et de l’Intérieur.

Originaire de Vendée, un musée lui est consacré dans sa maison natale : le MUS y a déposé trois œuvres qui sont présentées dans le parcours permanent.

L’homme est ici représenté avec un corps de tigre, allongé sur les bords de Seine. Si son visage est reconnaissable, il est néanmoins affublé d’oreilles félines.

C’est son action en matière policière comme « Premier flic de France » (comme il se désigne lui-même) qui lui donne son surnom de Tigre : il réprime durement les grèves, fonde les brigades régionales mobiles plus connues sous le nom de « Brigades du Tigre ».

Son opposition à la colonisation, sa volonté de séparation de l’Eglise et de l’Etat, son soutien à Dreyfus marqueront sa carrière, tout comme son action pendant la première guerre mondiale qui lui vaut un autre surnom, celui du « Père la Victoire ».

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE9wfyKnQzNQEWhESmWT0MUMNKWagGQTorlxgCZWaWAqusWEhBAB_BDSj

-https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Clemenceau

-https://www.herodote.net/On_l_appelait_le_Tigre_-synthese-205.php

 

#Mardi 28 juillet

Revue des troupes de la Grande guerre, place de la mairie, en 1919

Le 28 juillet 1914 marque la déclaration de guerre de l’Autriche-Hongrie à la Serbie suite à l’assassinat à Sarajevo de l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche et de son épouse, la duchesse de Hohenberg.

C’est le début de la Première Guerre mondiale qui va entrainer une série de déclarations de guerre entre les différents pays européens.

Le bilan humain sera d’environ dix millions de morts et huit millions d’invalides.

Cette photographie figure la revue des troupes de soldats revenus du front en 1919.

 

#Lundi 27 juillet

L’Ecole de plein air de Suresnes, inv. 998.5.1 

Edifiée entre 1933 et 1935 par Eugène Beaudouin et Marcel Lods, l’Ecole de plein air de Suresnes vient parfaire le projet urbain et social d’Henri Sellier déjà initié par la construction de la cité-jardins et de nombreux équipements d’hygiène et d’éducation dans la ville.

Elle est constituée d’un grand corps de bâtiment constituant un écran au Nord et de huit pavillons de classes et d’un pavillon médical répartis sur le terrain.

Chacun des classes fonctionne sur le même modèle : un mur aveugle en dalles de béton préfabriquées au Nord avec un bloc sanitaire et des casiers pour les vêtements puis, trois parois vitrées ouvrantes en accordéon au niveau de la salle de classe. 

Les deux architectes tirent parti du terrain accidenté et jouent avec le verre pour offrir de bonnes conditions d’études aux enfants rachitiques et pré-tuberculeux.

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/report/centre-de-documentation.html?id=6

 

#Dimanche 26 juillet

 

Pinces à linge

La première activité proto-industrielle installée à Suresnes est la blanchisserie-teinturerie. Le linge est apporté de la capitale vers ce site à proximité du fleuve où des terrains sont disponibles pour le séchage.

Ces objets peuvent aussi être utilisés dans un contexte domestique : il s’agit de pinces à linge. Elles sont simplement constituées d’un cylindre de bois fendu dans le sens de la longueur.

 

#Samedi 25 juillet

Le cimetière américain de Suresnes

Cette photographie nous révèle la grille d’honneur du cimetière militaire américain de Suresnes. En fer forgé et doré, elle repose sur deux piliers surmontés de pots à feux.

Au second plan, on distingue le temple néo-classique avec son fronton et ses quatre colonnes.

Ce cimetière, situé sur les pentes du Mont-Valérien, contient 1565 sépultures de soldats des deux conflits mondiaux ainsi qu’un mur rendant hommage aux 974 disparus.

C’est l’architecte Charles Adams Platt qui a réalisé la chapelle en 1932.

Le terrain a été concédé par la France aux Etats-Unis dès 1917, son emplacement permet d’offrir une sépulture aux soldats rapatriés vers les hôpitaux parisiens dont l’Hôpital américain de Neuilly.

Pour en savoir plus :

-https://fr.wikipedia.org/wiki/Cimeti%C3%A8re_am%C3%A9ricain_de_Suresnes#Visite

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejAyUYFUIuKaCewk5QZqZmkDrRCJTjz5mACJFEjSvJANL65LMwyuKUoGuP7yyKDM5MTMPXI_Dwg0AKSs9Tg$$

 

 

#Vendredi 24 juillet

Plaquette de la course Oxford – Paris – Cambridge au bénéfice de la Fondation Foch

Le samedi 3 avril 1937, une grande course nautique est organisée sur la Seine entre le Pont de Saint-Cloud et le Pont de Suresnes. Les tribunes sont installées sur les berges tout au long du parcours : une place dans la tribune d’honneur coûte 50 francs.

Tous les bénéfices sont reversés à la Fondation Foch, Fondation médicale franco-américaine du Mont-Valérien, reconnue d’utilité publique par le décret du 5 décembre 1929. Cette dernière a fait édifier un hôpital à Suresnes et nécessite des dons pour son fonctionnement.

C’est Consuelo Balsan, née Consuelo Vanderbilt, qui mène le Comité des Dames, un cercle de mécènes, qui a eu l’idée de cette course de charité. Ayant vécu en Angleterre, elle profite de son réseau pour faire venir deux prestigieuses équipes d’aviron à Suresnes. Elle aurait même été jusque dans le bureau du Président de la République Albert Lebrun pour le convaincre d’assister à l’événement.

Pour en savoir plus :

 - https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/68

 

 

#Jeudi 23 juillet

 

Médaille représentant Henri IV et Catherine de Médicis

A l’avers de cette médaille, le souverain (1553-1610) et sa femme (1575-1642) sont représentés de profil en buste et en grande tenue. Le roi porte une armure ceinte d’une écharpe et ornée de la Croix de Saint-Louis. La reine porte une robe d’apparat ornée de dentelle.

Sur le revers ici présenté, Henri IV est représenté en dieu Mars, dieu de la Guerre. Sa femme qu’il tient par la main personnifie Minerve avec son bouclier et son casque. Un aigle leur apporte une couronne.

Un putto, c’est-à-dire un petit enfant, se tient à leurs pieds, jouant avec un casque. Son pied droit est posé sur un dauphin qui sera le fils du couple, le futur Louis XIII.

Pour en savoir plus :

https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/4061?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-SEksLcjIzAPX1rDQAQC_-DNJ

 

#Mercredi 22 juillet

Le pont suspendu détruit en 1870, par Jules Merle

 

Attesté depuis 1590, le bac de Suresnes perdure jusqu’au début du XIXè siècle, en 1819 plus précisément, où il est vendu. Un nouveau pont à péage est inauguré le 24 avril 1842.

Il s’agit d’un pont suspendu dont la construction est envisagée depuis 1829. D’une largeur de 7 mètres, il est constitué de trois travées en bois de chêne, reposant sur des piles à 10 mètres au-dessus du niveau des basses eaux. Le pont est suspendu par un faisceau de rubans en fer doux au lieu des torons de fils de fer généralement utilisés pour ces ouvrages. Le serrage est assuré par des rivets.

Ce pont sera incendié en 1870 lors de l’approche des Prussiens vers Paris. Il est alors remplacé par un pont provisoire de bateaux.

Ce dessin a été réalisé par Jules Merle en 1959. Il s’agit donc d’une représentation fantasmée du pont qui était alors détruit depuis longtemps.

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/6578?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iLEZMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qyRmpwEIMXG_DwgkAgTo2Cw$$

 

 

#Mardi 21 juillet

Départ pour les colonies de vacances à la gare de Lyon

Cette photographie a été réalisée sur une plaque de verre, permettant sa projection. On y voit un groupe d'enfants, filles et garçons, portant chacun un baluchon. Ils sont encadrés par des adultes.

Ces petits suresnois se rendent à la Gare de Lyon pour aller prendre le train vers une des colonies des vacances de la ville. La première colonie de vacances est crée en 1904, le projet urbain et social voulu dans l'entre-deux-guerres par Henri Sellier les développe.

La ville achète une série de lieux de vacances au grand air afin d'apporter air pur, sport et divertissements aux enfants des classes ouvrières. Les camps d'Evian, du Grand Bornand, de l'Ile d'Oléron ou de Lamoura resteront dans la mémoire de nombreux suresnois.

 

#Lundi 20 juillet

Ecole maternelle Wilson : le toboggan

 

Il n'y a pas que dans les années 1930 où les enfants de la cité-jardins de Suresnes disposent de jeux amusants dans leurs écoles! Cette photographie de la seconde moitié du XIXè siècle (non datée précisément) nous montre la cour de récréation de l'Ecole maternelle Wilson.

Si le bassin a été délaissé pour des raisons de sécurité, de nouveaux jeux font leur apparition comme ce tobogan extérieur dont la base sert de cabane.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/18

 

#Dimanche 19 juillet

Chapelle Notre-Dame-de-la-Salette

 

La chapelle Notre-Dame-de-la-Salette est édifiée dans la rue des Raguidelles à Suresnes.

En 1919, l’abbé Flynn désire construire sur les hauteurs de Suresnes une église qui répondrait à la basilique de Montmartre et permettrait aux habitants du plateau sud de pouvoir assister aux offices. La construction est alors lancée dès 1922 sur les plans de l’architecte Pierre Sardou.

Au même moment, la cité-jardins est en plein développement : l’Office public des habitations à bon marché du département de la Seine réserve un terrain pour que l’archevêché construise une église. Seule la crypte de l’église Notre-Dame-de-la-Salette est édifiée : elle est ornée de fresques d’Angel Zarraga.

 

#Samedi 18 juillet

Le Mont-Valérien détruisant les ouvrages des Prussiens 

 

La forteresse du Mont-Valérien fait partie de la ceinture des seize forts construits autour de la capitale entre 1840 et 1846 en plus de l’enceinte de Thiers, les « fortifs ».

Pendant la guerre franco-prussienne de 1870, la forteresse joue un rôle très important : le 13 octobre 1870 ses canons atteignent le château de Saint-Cloud alors tenu par les Prussiens. Le 21 octobre, a lieu la première bataille de Buzenval, à Rueil-Malmaison. La seconde aura lieu le 19 janvier 1971.

Sur cette aquarelle, de nombreux jets de canon sont représentés. L’impressionnant canon La Valérie, d’un calibre de 24 cm et d’un poids de 16 tonnes, tire des boulets de 100 kg.

 

 

#Vendredi 17 juillet

Ecole de plein air estivale de Suresnes : la friction 

 

Cette plaque de verre montre des enfants dans la première Ecole de plein air de Suresnes, une école temporaire installée l’été à partir des années 1920. Des tentes et des baraquements accueillaient une centaine d’enfants rachitiques ou risquant de développer la tuberculose. Les  enfants sont exposés le plus souvent possible au soleil et à l’air, le bacille de la tuberculose ne résistant pas à la lumière. Sur ce cliché, ils se frictionnent pour se réchauffer et faire circuler le sang.

 

 

#Jeudi 16 juillet

Soufreuse à vigne à soufflet 

 

Ce soufflet en bois et cuir est terminé par un réservoir métallique dans lequel était déposé le soufre pulvérulant. Dans sa partie supérieure, le réservoir est muni d'un entonnoir intégré fermé par un bouchon de liège retenu par une chaîne. Le produit curatif et préventif est soufflé par un long bec aplati.

Il s’agit d’un dispositif pour pulvériser la bouillie bordelaise et autres traitements fongicides sur les pieds de vigne. Le même appareil en version plus perfectionnée est la sulfateuse. 

 

Pour en savoir plus : 

 

 

#Mercredi 15 juillet

Cassette pour magnétophone 

 

En 1963, Philips invente la cassette audio magnétique appelée aussi Compact cassette ou K7 : des enregistrements individuels peuvent être réalisés. 

La cassette contient deux bobines autour desquelles s'enroule une bande magnétique. Elle permet d'enregistrer et d'écouter de la musique ou tout autre type de son. 

 

Cette cassette était utilisée dans un magnétophone de la marque. 

Le principe de bande magnétique permettra la miniaturisation des appareils et la possibilité de les transporter. C’est la naissance du baladeur, du radio-cassette et de l’autoradio à cassette qui seront supplantés par le compact disque à partir de 1983. 

 

 

Pour en savoir plus : 

 

 

#Mardi 14 juillet

Revue de la fête nationale du 14 juilllet 1888 

 

Cette photographie a été prise dans l’actuelle rue du Mont-Valérien au niveau de la mairie qui est ici encore en construction. Le mur de la propriété Grignon qui a été rachetée pour construire l’Hôtel de Ville est d’ailleurs encore présent. 

 

Les militaires défilent à cheval : ils sont admirés ou accompagnés par les passantes et les passants. 

 

Pour en savoir plus : 

 

 

 

#Lundi 13 juillet

Assiette représentant Félix Faure

 

Cette assiette historiée fait partie d’une série produite par la manufacture de Sarreguemines. Elles sont conçues sur le même principe : la personnalité est représentée sur le fond de l’assiette, encadrée par des scènes clés de sa vie sur les ailes.

Le personnage ici représenté est Félix Faure, Président de la Troisième République le 17 janvier 1895.

Les dates clés sont 1850 : sa naissance dans une famille modeste ; 1860 : son début de carrière comme tanneur puis négociant de cuir au Havre vers 1875 ; et enfin sa charge de député de la Seine inférieure de 1881 à 1895.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE9wfyKnQzNQEWhESmWT0MUMNKWagGaQ4EVjipJemAmuc1GJwpQ0LJAAnaTYL

- https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_Faure

 

 

#Dimanche 12 juillet

Vue du village de Surenne près de Paris

Cette gravure colorée date du milieu du XVIIIè siècle et a été réalisée par Simon-Mathurin Lantara, gravée par de Monchy.

Cette vision de Suresnes est tout à fait inhabituelle aujourd’hui : il ne s’agit que de quelques maisons, d’un moulin et de l’église Saint-Leufroy en bord de Seine.

Le Mont-Valérien n’est pas du tout représenté.

On y voir l’activité quotidienne avec un pêcheur et quelques passagers du bac, alors seul moyen de traverser la Seine depuis Paris.

 

 

#Samedi 11 juillet

Piscine du groupe scolaire Payret-Dortail 

Sur le plateau Nord de Suresnes, le groupe scolaire Payret-Dortail, construit à partir de 1927, s’inspire des principes développés dans les établissements de la cité-jardins de Suresnes. 

Les élèves sont accueillis de la maternelle à l’enseignement supérieur avec l’école pratique de commerce et d’industrie pour les garçons. 

Au centre du bâtiment, un pavillon des sports accueille un gymnase en partie supérieure et une piscine, aujourd’hui classée Monument historique, en sous-sol. 

 De nombreuses sculptures commandées par la municipalité de l’époque (comme le putto visible de dos sur la photographie) ou déposées par la Manufacture de Sèvres ornent la cour. 

Des maximes sont visibles de l’extérieur. 

Aujourd’hui, le lycée accueille environ 350 élèves jusqu’au BTS. 

 

 

Pour en savoir plus : 

- http://www.lyc-langevin-suresnes.ac-versailles.fr/IMG/pdf/Lycee_Paul-Langevin_Suresnes_.pdf 

 

 

#Vendredi 10 juillet

 

Nicolas II de Russie 

 

Ce portrait-charge représente Nicolas II, né Nikolaï Aleksandrovitch Romanov, dernier empereur de Russie. 

Sa silhouette en bois peint est placée dans une barque en trois dimensions portant l’inscription “L’Alliance”. Cet élément fait référence à l’alliance franco-russe ayant eu cours entre 1892 et 1917 : les deux pays devaient se soutenir mutuellement s’ils étaient attaqués par l’Empire allemandl’Autriche-Hongrie ou l’Italie. 

Cette collaboration économique et militaire se traduit par de nombreuses visites diplomatiques. 

En 1896, Guillaume II et la tsarine Alexandra visitent Paris, Compiègne et Cherbourg  ils assistent à une parade navale. 

 

 

#Jeudi 9 juillet

La construction du métro : les caissons du marché aux oiseaux 

 

Cette carte postale fait partie a été collectée par Xavier Granoux, premier conservateur du musée de Suresnes. Elle témoigne d’un des temps forts de la Troisième république : l’Exposition universelle de 1900 et la construction du métropolitain parisien. 

 

Si l’idée d’un chemin de fer souterrain existe depuis 1845, ce n’est qu’en 1896 que le projet de Fulgence Bienvenüe et d’Edmond Huet est adopté. Les rails seront moins écartés que ceux des trains pour retarder une éventuelle invasion de la capitale par voie ferrée. La première ligne parcourra la ville d’Est en Ouest : de Vincennes à la Porte Maillot. Il s’agit d’une partie de l’actuelle ligne 1. 

 

Lors de l’inauguration en juillet 1900, les voyageurs ont peur de descendre dans l’atmosphère souterraine étouffante : il faudra quelques temps pour que ce nouveau moyen de transport soit adopté. 

Ce n’est qu’en 1929 que le métro desservira la banlieue. 

 

 

 

#Mercredi 8 juillet

Machine à découper – biscuits Olibet 

 

Cette ouvrière de l’usine Olibet de Suresnes est à la tête d’une impressionnante machine qui permet la production de biscuits. En effet, outre la découpe de la pâte, elle permet l’impression du nom du biscuits et de son décor. 

Les découpoirs sont en fonte avec des boisseaux de bronze imprimés pour le nom. Certains biscuits comportent des bavures, c'est-à-dire des déchets de pâte, d'autres sont sans bavures. Cela dépend de leur forme. 

Ces petits déchets se nomment rognures ; elles sont récupérées et passées à nouveau au laminoir. 

Les biscuits ayant la forme et l'épaisseur voulues arrivent à l'extrémité de la machine et sont alors automatiquement disposés sur une plaque en tôle en vue de leur cuisson. Seul un ouvrier expérimenté peut surveiller la marche de l'appareil et effectuer les réglages. 

 

 

#Mardi 7 juillet

 

Guinguette « Le Père Lapin » par Jules Merle 

 

Cette aquarelle a été réalisée par Jules Merle dans les années 1958. Il représente plusieurs endroits pittoresques de Suresnes dans les années 1950 dont certains ont aujourd’hui disparu. 

Le Père Lapin est la dernière guinguette suresnoise existant encore, rue du Calvaire, au dessus de la station de train Suresnes – Mont-Valérien. Elle apparaît dès 1861 dans un annuaire recommandant les meilleurs restaurants et marchands de vin de la ville : « Suresnes et sa colline dissipent le chagrin, et la surtout la cuisine du joyeux « Père Lapin » ! ». 

 

Les spécialités des guinguettes suresnoises étaient la gibelotte, un ragoût de lapin, ou la matelotte, un ragoût de poissons de la Seine. 

 

 

 

#Lundi 6 juillet

En r’venant d’Suresnes

 

Sur une musique d’Emile Spencer, Joinneau et Delattre livrent une chanson intitulée « En r’venant d’Suresnes » dans la seconde moitié du XIXè siècle. Cette chanson aurait été créée par M. Bourgès à la Scala : elle raconte l’histoire d’une « chouette tisane », un « p’tit cru » qui aurait causé une « p’tite cuite » à son auteur.

 

Il s’agit du « petit bleu », le vin de Suresnes, que le personnage s’empresse d’aller déguster une fois son salaire reçu et qui lui cause quelques difficultés pour rentrer chez lui en franchissant le pont et son octroi !

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/6408?vc=ePkH4LF7w6yelEhJFfqYAYMU-NA8kJyRmFecnweukWEhAAANwiqB

- https://www.youtube.com/watch?v=mN03nBGfKPY

 

 

#Dimanche 5 juillet

 

Vue des deux ponts de Suresnes

 

En 1950, ce n’est pas un mais deux ponts qui permettent de traverser la Seine à Suresnes !

En effet, l’ancien pont, visible sur la gauche de la photographie cohabite avec le pont que nous connaissons aujourd’hui qui est en cours de construction.

Le pont le plus ancien a été construit en 1874 sous la direction de l’ingénieur Legrand. Le programme iconographique est confié à Emmanuel Frémiet, célèbre pour la conception des fontaines de la place de la Concorde à Paris. Il livre pour le pont de Suresnes une série de candélabres qui surmontent chacune des trois arches. Sur leur pédiestal, trois griffons tiennent le blason de Suresnes aux initiales SL pour Saint-Leufroy.

Le trafic augmentant, le pont est élargi en 1901 mais il deviendra insuffisant pour la circulation automobile de la seconde moitié du Xxè siècle.

Un nouveau pont est alors construit, plus au Sud.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/81

 

#Samedi 4 juillet

Blériot dans son monoplan

Cette photographie présente Louis Blériot (1872-1936) dans un avion monoplan. Deux mécaniciens l’assistent avant son vol.

Ingénieur de l'École centrale Paris, Louis Blériot a déposé plus de 100 brevets d'invention comme le manche pour diriger les avions, les phares acétylènes.

Il entame une carrière dans l’aéroautique en 1907 et traverse pour la première fois la Manche en 1909.

Son usine de Suresnes est créée en 1917 sur les quais de Seine.

 

#Vendredi 3 juillet

 

Boîte à biscuits -jeu « Bagatelle » 

 

Créée en 1872, la marque Olibet révolutionne le marché des gâteaux secs en créant toute une variété de biscuits aux formes et aux goûts divers. 

Le marché s’ouvre également à la clientèle enfantine grâce à des boîtes en tôle lithographiée pouvant servir de jeu. 

Cette boîte, produite vers 1905, sert de jeu où on peut placer une bille dans des emplacements  numérotés afin de gagner des points. 

 

Pour en savoir plus : 

 

 

#Jeudi 2 juillet

 

Le théâtre Jean Villar de la cité-jardins 

 

Le plan d’urbanisme de la cité-jardins de Suresnes et marqué par un édifice important au bout de son avenue centrale, l’avenue Aristide Briand : il s’agit de sa Maison pour tous Albert Thomas. 

Construite en 1937, c’est une salle des fêtes qui accueille les clubs sportifs et culturels, le cinéma ambulant ainsi que des réunions publiques grâce aux 1200 places assises. Il s’agit d’un lieu d'éducation populaire très fréquenté par les habitants de tous ages. 

Conçu par Alexandre Maistrasse, sa façade monumentale est agrémentée par deux bas-reliefs et trois médaillons sculptés par René Letourneur. Réalisés en pierre, ils représentent les vertus et les grands domaines de savoir dans un style Art déco les personnages, drapés à l'antique, sont très hiératiques. 

 

En 1951, le Théâtre National Populaire sous la direction de Jean Vilar va investir ce Centre de Loisirs Albert Thomas car ses locaux du Palais du Trocadéro sont occupés par l’ONU. Le nom de Jean Vilar sera définitevement adopté en 1971. 

 

Pour en savoir plus : 

 

 

#Mercredi 1er juillet

 

Plan des jardins de la propriété Rothschild

Ce plan de la propriété Rothschild a été dressé par Henry Chartier fils en 1854 et imprimé par Ch. Chardon. 

 

Le baron de Rothschild a fondé en 1826 la banque Salomon-Mayer Rothschild à Vienne. S’il possède une demeure dans la capitale autrichienne, il habite plus régulièrement rue Lafitte à Paris, dans un hôtel particulier. 

 

Il possède également une vaste propriété à Suresnes, entre Puteaux, la rue du Bac, de Verdun et le quai de Seine, qui lui permet de fuir l’agitation de la capitale. Après être passée par plusieurs propriétaires, cette dernière appartenait au duc de Chaulnes et a été vendue comme bien national à la Révolution. 

 

En 1849, ce « chateau » et son chalet suisse en bois sont brûlés par des émeutiers mais les jardins et les serres subsistent. Ils seront remplacés quelques décennies plus tard par une usine de matière colorante synthétique, de productions métallurgiques, puis d’automobiles avec Darracq en 1894. 

 

 

#Mardi 30 juin

La toilette par Géo le Campion

 

Ce dessin a été réalisée au fusain et au pastel sur papier vers 1925. Il s’agit d’une esquisse préparatoire pour un décor mural.

Georgette le Campion, dite Géo le Campion, est une artiste dilpômée de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris qui a développé, depuis son plus jeune âge, un goût et un talent pour le dessin.

La municipalité suresnoise fait appel à ses talents pour réaliser le programme iconographique du groupe scolaire Vaillant-Jaurès de la cité-jardins de Suresnes.
Elle propose une série de dessins muraux sur l’hygiène et la santé et une autre autour des contes de Perrault.

L’ensemble s’intègre dans un ensemble de décors végétaux colorés sous forme de frises en faïence ou peintes. L’introduction du Beau dans les équipements publics est une notion clé pour les cités-jardins de l’Office public d’habitations à bon marché du département de la Seine.

 

En savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/72

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/report/actualites.html?id=11

 

 

#Lundi 29 juin

Coiffe

 

Cette coiffe en dentelle fait partie du fond ethnographique ancien du musée de Suresnes.

Dès la création du musée de Suresnes en 1926, la tradition rurale est mise en avant dans la politique de collecte d’oeuvres. Lorsque le musée s’installe dans la passerelle des arts dans les années 1970, le parcours muséographique revient sur la vie paysanne et viticole grâce à la création d’unité écologique comme l’intérieur vigneron.

Cette coiffe à fond rond était porté quotidiennement par les paysannes. Elle est ornée de dentelle brodée de rinceaux sur la visière. L’ajustement s’effectue grâce à une ruban de satin de soie rose qui se noue à l’arrière de la tête.

 

#Dimanche 28 juin

Portrait de Charles-Frederick Worth

 

Cette photographie de la seconde moitié du XIXè siècle montre le couturier Worth en buste, vêtu d'un manteau de velours à col de fourrure, ouvert sur une veste et une cravate lavallière. Il est coiffé d'un béret de fourrure sur le sommet du crâne et porte une imposante moustache.

Né en 1825 en Angleterre, Charles-Frederick devient apprenti chez un marchand de textiles où il se familiarise avec les tissus et les goûts de l’époque. En visitant les musées et galeries d’art, il approfondit sa culture.

Arrivé à Paris en 1845, il devient à son tour couturier professionnel chez Gagelin jusqu’à fonder sa propre maison qui rencontrera un fort succès auprès de l’aristocratie.

Il fait construire à Suresnes une immense demeure où il fuit l’agitation parisienne et reçoit sa clientèle. L’Hôpital Foch occupe aujourd’hui cet emplacement.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/66

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Frederick_Worth

- https://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%B4pital_Foch

- https://www.fondation-patrimoine.org/les-projets/pavillon-balsan-a-suresnes

 

 

#Samedi 27 juin

Portrait d’Henri Sellier en famille 

 

Henri Sellier, maire de Suresnes entre 1919 et 1941, apparaît ici dans un cadre plus intimiste, en famille. 

Il est entouré de son épouse Jessa Guitton (1886-1969) qu’il a épousée en 1907 et de son fils Lucien. 

Sa fille Janine ne figure pas sur cette photographie.  

La famille Sellier est souvent photographiée lors de voyages officiels à travers l’Europe, de cérémonies d’inauguration ou lors de vacances privées dans le Cher. 

 

 

#Vendredi 26 juin

Menu de guinguette

 

Ce menu en papier sur son porte-menu est daté du 26 janvier 1930.

Le nom des plats est manuscrit à l'encre noire avec un décor représentant une scène de guinguette en partie gauche. Cette dernière a été réalisée par V. Linton.

Un couple se tenant par le bras est en train de danser au bord de l'eau. Le jeune homme, placé sur la gauche, est vêtu d'un pantalon blanc et d'une veste queue-de-pie couleur lie de vin ouverte sur un gilet jaune à pois bruns et une fine cravate noire. De son bras droit tendu, il tient son chapeau haut-de-forme noir et de son bras gauche une canne. La jeune fille est vêtue d'une robe vieux rose, serrée à la taille, et dont le jupon dépasse en partie basse. Sa coiffe blanche est fixée par un large nœud de ruban sous son menton. Des cheveux bruns bouclés s'échappent de part et d'autre de son visage. Elle tient dans le creux de son bras gauche une gerbe de fleurs. Ils sont sous les frondaisons d'un arbre planté sur une bande d'herbe en bordure de Seine. L'autre rive est planté d'arbres. En partie haute du menu, des branches encadrent le titre.

Au revers, se trouvent des signatures, sans doute des membres de la société historique de Suresnes qui ont participé à ce repas de fête : Duval, C.Roy, Jean, Turquin, Ernest Rougeau, Granoux, Denise, Hellier, Poussin, Henri Michel, Boudier, Lagorce, Folleau, Macouse et Pradet.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/6632?expo=80&index=4 - https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/80

 

 

#Jeudi 25 juin

Le fort du Mont-Valérien, entrée principale

 

Cette carte postale éditée par L'Abeille montre une entrée du fort du Mont-Valérien au niveau de la deuxième enceinte.

Cette entrée se présente sous forme de portail avec une ouverture en arc en plein cintre encadré de deux fois deux pilastres à chapiteaux doriques. Deux chaînes encore présentes évoquent un pont-levis. La mention "Forteresse du Mont-Valérien" est portée sur le linteau.

 

Devant cet entrée, des militaires en uniformes et d'autres en tenue de caserne posent pour la photographie. Un civil est présent avec eux.

 

 

#Mercredi 24 juin

Bouteille de vin du domaine Maillet-Langot à Suresnes

 

Cette bouteille de vin en verre vert est de type "Bourgogne". Elle conserve encore son étiquette d’origine avec une reproduction d’une gravure du XVIIè siècle représentant le vieux Suresnes et le calvaire du Mont-Valérien.

En partie supérieure de l’étiquette, le blason de la ville de Suresnes est représenté : adopté le 18 juin 1935, il s’agit d’une reproduction du cachet établi par la première municipalité dirigée par Bougault en 1789.

La bouteille à été vidée et rebouchée à la cire postérieurement.

Le vin de Suresnes, aussi appelé « petit bleu », connaît un certain déclin dans les années 1920-1930 un petit nombre de vignerons continuent d’en produire quelques litres .

 

 

#Mardi 23 juin

Portrait d’Adolphe, Grand Duc de Luxembourg

 

Le 23 juin est la fête nationale du Grand Duché de Luxembourg. Depuis le XIXè siècle, on célèbre l’anniversaire du souverain qui correspond au 23 janvier pour la Grande Duchesse Charlotte (1896-1995) : la date est déplacée au 23 juin à cause du climat hivernal qui limite les festivités.

L’objet du jour est une carte publicitaire Félix Potin : il s’agit d’une série de portraits de célébrités diffusés à partir de 1898 dans les tablettes de chocolat. Le portrait du Grand Duc Adolphe (1817-1905) appartient à la première série diffusée jusqu’au 1er janvier 1908.

Adolphe est Grand Duc de Luxembourg de 1890 à sa mort. Il épouse la grande-duchesse Élisabeth Mikhaïlovna de Russie (1826-1845), (fille du grand-duc Michel Pavlovitch et de la duchesse Charlotte de Wurtemberg), nièce du tsar Nicolas Ier de Russie puis Adélaïde-Marie d'Anhalt-Dessau (1833-1916) avec laquelle il aura trois enfants. Il s’agit de l’ancêtre du Grand Duc actuel.

 

 Pour en savoir plus :

- https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%AAte_nationale_du_Luxembourg

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Adolphe_(grand-duc_de_Luxembourg)

 

#Lundi 22 juin

Portrait de Jean-Rodolphe Perronet

Issu d’une famille suisse originaire de Fribourg, Jean-Rodolphe Perronet est né à Suresnes en 1708.

S’il s’agit d’une des figures les plus marquantes de la ville, c’est parce qu’il a révolutionné la profession d’ingénieur.

En effet, après avoir achevé sa formation auprès du premier architecte de la Ville de Paris, il construit plusieurs ouvrages d’art au cours du XVIIIè siècle notamment le pont de Neuilly entre 1768 et 1774 ou le pont de la Concorde. Sa carrière est couronnée par le titre de premier ingénieur du roi en 1763.

 

Il fonde et dirige l’Ecole des ponts et chaussées et participe à plusieurs articles de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert.

Une rue suresnoise porte aujourd’hui son nom.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE_HJQh8zZJBCH5oJClKLioBldwm4ToaFAQBWQCs3

- https://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-rodolphe-perronet/

 

#Dimanche 21 juin - Journées européenne de l'archéologie #archéorama

 

Coffret contenant des objets archéologiques

 

Ces objets archéologiques ont été offerts par la Ville d’Holon située dans le sud-Est de Tel Aviv à la Ville de Suresnes en 1960 : la dédicace « Au maire de la ville de Suresnes, en souvenir du jumelage de nos villes, le maire de la ville d’Holon” est présente sur le coffret.

En effet, Suresnes a été la première ville avec Marseille à se jumeler à une ville israélienne en 1960. Depuis 60 ans, se sont succédé les échanges artistiques, sportifs ou culturels entre les deux villes.

Les objets sont une coupe en terre cuite datant du IX au VIIè siècle avant notre ère et trouvée dans la région de Jérusalem, une cruche de la même époque provenant de la région de Beit Shaarim.

On trouve également une lampe à huile d’olive formée d’une coupelle à la lèvre pincée pour former un bec. Elle a été trouvée dans la région de Nazareth et date du VI au Vè siècle avant notre ère.

Enfin, une petite fiole en verre destinée à conserver des parfums ou des onguents dite “unguentarium” ou balsamaire est présentée. Elle est plus tardive, datant du Ier au IIè siècle de notre ère et originaire de la région de Bet Shaan.

 

Pour en savoir plus :

 - https://fr.timesofisrael.com/topic/archeologie/

- https://www.suresnes.fr/ma-ville/decouvrir/jumelage/

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/3814?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iLGFEkrKgqboxKLkjMMr83Py0zNToRUjkUlIH08oAgDMQDBa

 

 

# Samedi 20 juin - Journées européenne de l'archéologie #archéorama

 

Lampe à huile gallo-romaine

 

Cette lampe à huile fait partie des collections anciennes du MUS réunies par les érudits locaux, notamment Edgar Fournier, à partir de 1890.

Comme souvent pour les collections de cette époque, le contexte de découverte n’est pas renseigné. Il peut s’agir d’une découverte fortuite : l’objet aurait été apporté à l’enseignant considéré comme un savant. On trouve également dans l’ouvrage de René Sordes la mention « d’une lampe en terre de type classique » découverte dans une tombe mise à jour place Henri IV.

La lampe à huile est utilisée pour l’éclairage à l’intérieur des bâtiments et des habitations. On lui préfère la torche en extérieur.

L’objet est ici en argile cuite composé d’un réceptacle fermé avec un trou en partie supérieure pour mettre de l’huile ou de la graisse animale et un trou au niveau du bec pour faire sortir la mèche enflammée. Ce modèle ne présente pas d’anneau de préhension. Les lampes à huile étaient des objets usuels produits en série par moulage. Les productions les plus prestigieuses sont en métal et parfois en pierre.

Le décor est porté par la face supérieure de la lampe : il s’agit ici d’un chien, vraisemblablement un lévrier. Les chiens sont très représentés dans le monde gallo-romain, sur les stèles funéraires ou en décor des objets domestiques. Il sont des compagnons de la vie quotidienne (chiens de chasse comme le lévrier d’Arrien, de garde, de berger), les petits chiens étant notamment très appréciés dans la haute société où on allait jusqu’à les parer des bijoux !

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1357?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iDEw7uEeQk6OZqYmoCIGKZShiT2xKDnj8Mr8nPz0zFRonUlk6tLHE8AA3dc46w$$

 

# Vendredi 19 juin - Journées européenne de l'archéologie #archéorama

 

Hache

 

Cette petite hache en silex emmanchée dans un bois de cerf est l’objet le plus ancien conservé dans les collections du MUS bien que découvert à Nanterre. Elle date du Néolithique moyen (4800 à 3500 avant notre ère), période où les Hommes se sédentarisent, pratiquent la culture, le façonnage de la céramique et travaillent la pierre en la polissant.

Exposée dès les premières présentations du musée de Suresnes et apparaissant dans le catalogue des œuvres de 1905, cet objet illustre la fascination des érudits locaux pour la préhistoire.

On retrouve à travers le manche en bois de cerf une matière dure facile à se procurer, sous forme de bois de chute ou bois de massacre et le silex, très présent aux alentours du lit de la Seine.

Le bois de cerf est largement exploité dès le Paléolithique supérieur, et trouve son apogée au Néolithique où on l’utilise pour façonner des harpons, des têtes de flèches, des pointes, des baguettes et des parures. L’art de sa taille persistera à l’époque gallo-romaine avec la tabletterie et au Moyen-Age et à l’époque moderne dans le décor de cornes à poudre ou la taille d’aiguilles.

Le bois de cerf prend ici place entre la lame en pierre polie et le manche en bois aujourd’hui disparu. Il sert à amortir les chocs qui pourraient fendre le manche tout en permettant l’inclusion d’une petite lame. On parle de moyen d’emmanchement indirect.

 

 

Pour en savoir plus :

- https://www.inrap.fr/periodes/neolithique

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1360?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iBkw7uEeQk6OZqYmoCIGKZShiT2xKDnj8Mr8nPz0zFRonUlk6tLHE8AA32847g$$

 

 

 

 #Mercredi 18 juin

Guide-chant de l’école maternelle Wilson de la cité-jardins

 

Il s’agit d’un guide-chant à clavier transpositeur : le clavier est mobile par rapport aux clapets qu'il actionne. On peut ainsi le positionner de manière à jouer une gamme majeure donnée sur les touches blanches uniquement. L'étiquette collée au dessus du clavier sert de repère afin de positionner celui-ci. A gauche, le levier actionne le double soufflet interne, les deux boutons blancs servent, quant à eux, à changer d’octave (un bouton est absent sur l’oeuvre).

Dès le XIXè siècle, il est demandé aux maîtres de développer le goût de la musique vocale par le chant. Souvent tirés du répertoire populaire ou patriotique, ces chants contribuent aux valeurs morales et civiques enseignées à l’école. En 1882, deux heures par semaine doivent permettre d’apprendre à chanter, à acquérir des rudiments de solfège, à exécuter des dictées orales et à interpréter des morceaux d’ensemble. L’écoute d’oeuvres est recommandée.

La pédagogie développée dans les écoles de la cité-jardins reprend cet enseignement.

 

#Mardi 17 juin

Ferme des Landes

 

Au début du Xxè siècle, il existait encore une dizaine de nourrisseurs à Suresnes. Ils s’occupaient de vaches qui pouvaient rester à l’étable toute l’année.

Leur habitation était composée d’une pièce réservée à la manutention du lait. Ils possédaient généralement une grande table en marbre où se trouvaient leurs bassines, mesures ainsi que les boîtes et les grands pots servant à la distribution du lait aux clients.

Un réduit servait à stocker les aliments pour les bêtes.

Les trois fermes principales sont celles du parc de Rothschild, celle du Mont-Valérien et celle des Landes. Les deux dernières pouvaient bénéficier de l’herbe située autour du Fort.

La dernière ferme qui ferma ses portes fut celle du Mont-Valérien, le 1er février 1964.

 

#Mardi 16 juin

Cette photographie montre les immeubles construits autour du square Léon Bourgeois à la cité-jardins de Suresnes.

Il s'agit de la troisième opération de construction du quartier comprenant 591 logements (495 appartements et 96 pavillons), bâtis entre 1928 et 1933. L’architecture de ces nouvelles constructions différe des opérations précédentes : on voit l’apparition des toits-terrasses et des façades en crépi. Au milieu de ces immeubles, se trouve le square Léon Bourgeois (achevé en 1935). Deux groupes scolaires ont également été réalisés durant cette période : l’école primaire Aristide Briand (actuel collège Henri Sellier) et l’école maternelle Wilson.

 

 

#Lundi 15 juin

Fernand Forest à l’établi par Henri Manney

 

Fernand Forest est un Géo-trouve-tout quelque peu oublié aujourd’hui.

Né en 1851 dans le Puy-de-Dôme dans une famille modeste, Fernand Forest rejoint Paris à 17 ans. Il est alors embauché chez un fabricant de locomotives.

Après un Tour de France pour perfectionner ses connaissances en mécanique, il travaille assidûment dans ses ateliers Quai de la Rapée puis à Maisons-Alfort : il n'aura alors de cesse d'inventer.

Il dépose 17 brevets, concernant une toute petite partie de ses créations, car il a du mal à payer les redevances nécessaire au maintien de la propriété intellectuelle.

Parmi ses inventions les plus spectaculaires, on peut noter un système de pédalier pour bicyclettes ou le perfectionnement du moteur à explosion qui devient grâce à lui le moteur à quatre cylindres et quatre temps, utilisé pour les bateaux et les automobiles.

Il arrive en 1907 à Suresnes, où une rue porte désormais son nom, et est décoré de Légion d'Honneur en 1910. Une exposition en partenariat avec la Société d’Histoire de Suresnes a été présentée au MUS en 2015 afin de présenter son incroyable travail s’inscrivant dans la vague des constructeurs automobiles des Hauts-de-Seine

 

Pour en savoir :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/70

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/report/actualites.html?id=5

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Fernand_Forest

 

 

#Dimanche 14 juin

Poudrier L’aimant de Coty

 

Reprenant le motif de houppettes dessiné par Suzanne Lalique-Haviland, fille du célèbre verrier, ce poudrier en bakélite dorée fait partie des productions de l’industriel François Coty. Il s’agit d’une version à glisser dans le sac à main de la boîte à poudre en papier gaufré et doré reprenant le même motif. Le parfum L’aimant a été créé en 1927, il s’agit d’un parfum floral qui utilise les molécules chimiques nommées aldéhydes : ces molécules naissent du mélange d’un atome d’hydrogène avec un atome du groupe carbonyle. On retrouve cette molécule à l’état naturel dans certains agrumes mais elle peut être synthétisée, comme c’est le cas chez Coty, en oxydant des alcools primaires.

 

Les notes de tête sont composées néroli, bergamote, pêche et aldéhyde (on dit que cette odeur est métallique, grasse et chaude, ressemblant à de la cire de bougie). Les notes de coeur sont jasmin, orchidée, ylang-ylang, géranium et rose et les notes de fond, celles qu’on sent en dernier sont vétiver, musc, bois de santal, cèdre, fève de Tonka et vanille.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE1IAQtOxQo5aYkF-sXViZm5iXgm4coV5BgABehaV

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Coty_(entreprise)

- https://www.challenges.fr/luxe/comment-le-parfumeur-coty-s-est-impose-comme-le-numero-un-de-son-secteur_467002

 

 

#Samedi 13 juin

 

Masque représentant Léon Blum

 Ce masque en papier mâché peint est issu de la collection de caricatures rassemblées par Xavier Granoux. Ilreprésente Léon Blum, figure du socialisme et Président du conseil des ministres entre 1936 et 1937, c’est à dire sous le Front populaire. Les réformes mises en place par son gouvernement, dont Henri Sellier est ministre de la Santé, viseront l’amélioration des conditions de vie des employés.

La collection de masques rassemble plusieurs hommes d’Etat de la Troisième République : Henry Chéron, Edouard Herriot, Edouard Dalladier ou même Albert Lebrun, dernier président de la Troisième République. On sait peu de choses sur la fabrication et la distribution de ces objets qui devaient être distribués par des camelots.

En savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?expo=33&page=1

- https://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9on_Blum

 

 

#Vendredi 12 juin

Radiateur de camionnette Latil type B2

La face avant de ce radiateur présente une grille avec, en partie haute, l’écusson de la marque Latil, moulé dans le métal. L’intérieur est formé d'un faisceau de tubes verticaux entrecroisés, garnis d'ailettes dans lesquels l'eau de refroidissement circule.

La combustion de l’essence et les mouvements continus au sein du moteur produisent une importante chaleur. Un refroidissement interne au moteur doit être mis en place : c’est en 1897 que l’anglais Wilhelm Maybach invente le système de radiateur tubulaire ventilé. Cette invention sera développée par les industriels automobiles permettant à toutes les voitures d’être équipées d’un système de circulation de liquide de refroidissement (généralement de l’eau) dans le bloc moteur afin de maintenir une température optimale. Une fois passé au plus près du moteur, ce liquide déplacé par une pompe centrifuge passe dans un radiateur afin de se refroidir.

Généralement placé verticalement face à la route, le radiateur est traversé par l'air extérieur au véhicule afin de transférer l'énergie indésirable du moteur vers l'air ambiant.

Dans le cas de la camionnette Latil, le refroidissement est assuré par une pompe de circulation d'eau, ajoutée à un ventilateur et un radiateur placé à l'avant du moteur.

La camionnette Latil de type B2 portait de 2000kg de charge utile et possédait des roues arrière motrices. Elle était spécialement pensée pour un usage industriel c'est-à-dire effectuer les transports commerciaux de lourdes charges qu’il s’agisse de produits manufacturés ou de productions agricoles.

Elle était équipée d’un moteur quatre cylindres monobloc de 85 mm d'alésage et 130 mm de course pour 14 chevaux. Elle était équipée de nombreuses innovations répondant à son usage industriel : graissage sous pression par pompe à engrenages, allumage par magnéto à haute tension, quatre vitesses avant et marche arrière, suspension par ressorts droits.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/8

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Latil_(entreprise)

- http://www.avant-train-latil.com/gamme.php

 

#Jeudi 11 juin

 

 

Embouteilleur

 

Cet objet est un mbouteilleur dit aussi bouche-bouteille ou bouchonneur : il sert à enfoncer les bouchons sur les bouteilles de vin.

Le vignoble francilien, celui de Suresnes en tête, a été jusqu’au XVIIIè siècle le plus vaste de France.

Ainsi, parmi les vignobles les plus importants, se trouve celui du Mont Valérien, butte de 161 mètres d’altitude, à cheval sur les communes de Suresnes, Nanterre et Rueil Malmaison.

Arrivée avec les légionnaires romains, la vigne suresnoise gagne ses lettres de noblesse grâce aux moines qui rationnaliseront sa culture et l’apporteront, au IXè siècle, jusqu’à la table des rois de France.

Chargé de valeurs thérapeutiques, le raisin est utilisé en boisson mais aussi lors de bains, selon les recommandations de l’Impératrice Joséphine de Beauharnais.

Marchands de vin, traiteurs et guinguettes sont les débiteurs privilégiés de cette boisson encore produit aujourd’hui.

 

 

#Mercredi 10 juin

 

Affiche Philips série Novosonic

 

Cette affiche de 1959 est un exemple de publicité “à l’américaine” dont Francis Elvinger est l’un des pionniers en France, pendant l’entre-deux-guerres, suite à son expérience aux Etats Unis. L’agence Elvinger s’appuie sur des études scientifiques visant efficacité et rendement comme ses concurrentes américaines s’installant en France dans les années 1920. Le son des appareils Philips est ici réputé si qualitatif qu’une danseuse de flamenco pourrait s’y méprendre.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/3

 

#Mardi 9 juin

Affiche de la Croix-Rouge américaine : “La visiteuse d’hygiène”

 

Cette affiche, La visiteuse d’hygiène vous montrera le chemin de la santé. Elle mène une croisade contre la tuberculose et la mortalité infantile : Soutenez-la, appel au don pour soutenir le travail des infirmières visiteuses, affirme le rôle crucial de ce personnel médical en France. En effet, elles sont les clés de la lutte contre la tuberculose et la mortalité infantile qui fait des ravages dans l’après-guerre.

On y voit une femme vêtue d’un manteau noir, le port altier, coiffée d’un chapeau en fourrure qui porte une petite fille rachitique coiffée du bonnet phrygien.

L’enfant malade représente la souffrance de la France et particulièrement de sa jeune population contrainte par le manque de nourriture et la mortalité infantile. Elle porte un regard désespéré vers le spectateur de l’affiche.

La scène prend clairement place à Paris dont on distingue la Tour Eiffel en arrière-plan.

L’affichiste a su jouer avec les symboles français tout en faisant appel à la sensibilité des contributeurs potentiels.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE1IAQtOxQllmcWZJaimkxIF7BACujBV8

- https://journals.openedition.org/genrehistoire/836

 

 

#Lundi 8 juin

Avion-jouet Blériot Guillemin type G40

 

Ce modèle de jouet a été créé par la marque Meccano, inventée en Angleterre par Frank Hornby, et déposée 1901. A partir de 1931, plusieurs boîtes « constructeurs d’avions » sont lancées par Meccano, permettant de monter des monoplans, des biplans et même des hydravions. Les pièces sont en tôle lithographiée avec les trous équidistants caractéristiques du Meccano : on les visse suivant un manuel de montage présent dans la boîte du jouet.

Ce jouet ainsi que trois autres acquis en vente aux enchères en 2014 appartenaient au petit fils de Louis Blériot.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/5

- http://patrimoine.blog.pelerin.info/2015/05/31/la-collection-louis-bleriot-proposee-aux-encheres/

 

#Dimanche 7 juin

La sieste des enfants du solarium

Quoi de mieux qu’une petite sieste au soleil, surtout quand elle est faite sur le temps scolaire ! La sieste est importante pour les plus petits comme ici à l’école Vaillant-Jaurès de la cité-jardins : des salles sont spécifiquement équipées pour cette fonction dans les écoles. La sieste joue aussi un rôle très important pour la santé des plus fragiles : elle est pratiquée à l’école de plein air pour les enfants rachitiques et tuberculeux. En effet, outre le repos qu’elle permet, les rayons U.V. du soleil jouent un rôle actif conrte le bacille de la tuberculose.

 

Pour en savoir plus :

- https://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/09/03/18960-vitamine-d-benefique-contre-tuberculose

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE1IAQtMxsKwHWg8uWuC-AABpphQo

 

#Samedi 6 juin

Le Trianon de Bagatelle par Julia Paingault, 1921

Cette huile sur toile de Julia Paingault est la seule œuvre de l’artiste dans les collections du MUS : sa vie et son œuvre ne sont d’ailleurs pas connues.

Ce tableau représente le château de Bagatelle, construit en 1777 par l’architecte François-Joseph Bélanger pour le comte d’Artois. Son nom aurait été donné à l’époque où la demeure de l’épouse du duc d’Estrées occupait cet emplacement : elle y aurait organisé des fêtes galantes qui auraient même accueilli le jeune Louis XV !

Le terme français bagatelle est un emprunt à l'italien bagatella, tour de bateleur, qui désigne une chose de peu d'importance, et par extension en français, dans le domaine architectural, une construction d'apparat sans utilité particulière : il s’agit d’une mention ironique au prix exorbitant du domaine qui sera rasé pour faire construire le château actuel.

Le parc du nouvel édifice monumental est garni de grottes, cascades et fabriques mais c’est sa splendide roseraie établie quelques décennies plus tard qui fait tout son succès.

 

#Vendredi 5 juin

Plan du groupe scolaire Voltaire (ou Payret-Dortail), actuel lycée Paul Langevin

 

En 1921, la Ville de Puteaux fait construire un groupe d’habitations à bon marché au dessus du cimetière Voltaire. Les infrastructures scolaires de la ville s’avèrent alors trop éloignées et insuffisantes pour les enfants des nouveaux venus.

La commune se rapproche alors de sa voisine Suresnes pour la construction d’un groupe scolaire partagé entre les enfants des deux villes : en juillet 1920, l’architecte Maurice Payret-Dortail est en charge du chantier. Ce dernier a déjà conçu les cités-jardins de l’Aqueduc à Cachan et du Plessis-Robinson et le square Payret-Dortail à Vanves (immeubles à bon marché).

Sur un large terrain de 12 000m², l’établissement possède une école maternelle, une école primaire de garçons et une de filles avec cours de préapprentissage (secrétariat, maîtrise industrielle et technique administrative), une école pratique de commerce et d’industrie pour la formation des ouvriers et employés qualifiés.

Les équipements sont nombreux : ateliers, réfectoire, piste de course, poste d’inspection médicale, amphithéâtre et laboratoire de chimie, salle de gymnastique et piscine avec bains douche, aujourd’hui classée Monument historique. De nombreuses sculptures sont déposées par la Manufacture de Sèvres pour décorer l’ensemble.

Cette école pas comme les autres pouvant accueillir les enfants de 2 à 18 ans sera inaugurée le 1er octobre 1927. De nombreux élèves la fréquentent encore, désormais au niveau du lycée et des BTS.

 

 

Pour en savoir plus :

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Payret-Dortail

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE9wfyKnQzNQEWhESmWT0MUMNKWagGaQsP6ckMbMIXGjBwwcAFkYz9w$$

 

#Jeudi 4 juin

Serre-façade Saurer

 

Fondée en 1853 en Suisse par Franz Saurer, l’entreprise Saurer était au départ une fonderie puis se spécialisera dans la fabrication de machines à broder. Elle se tournera ensuite vers la production de moteurs à essence générateurs pour l’industrie ou les machines agricoles.

En 1896, la première automobile Saurer est produite mais cette production est rapidement abandonnée au profit de la fabrique de camions, d’autobus, de cars ou de véhicules de voirie. A la mort du fondateur en 1903, ses fils Adolph Saurer et Julius Emil Saurer prennent la direction de l'entreprise qui va introduire un certain nombre d’innovations telles les pneus en caoutchouc, les soupapes latérales, le frein moteur ou les véhicules de grande capacité.

Les usines s’exportent hors de Suisse, en France et en Amérique du Nord. Les usines Saurer sont présentent à Vienne, à Lindau (Allemagne), à Milan, à Londres, à Madrid et à Suresnes.

A Suresnes, la firme Saurer ne possède au départ qu’un simple atelier, qui se transformera en 1910 en usine en rachetant l’usine de moteurs à vapeur Darracq-Serpollet située à l’angle des rues de Verdun et Benoît Malon. Entre 1910 et 1926, elle livrera plus de 10 000 véhicules et emploiera un millier d’ouvriers.

Durant la seconde guerre mondiale, le gouvernement du Reich réorganise la production industrielle automobile : la branche des camions est confiée à Renault-Saurer-Latil-Unic d’après le rapport de la Sûreté nationale le 4 octobre 1940.

En 1956, l’entreprise sera rachetée par le groupe Simca, tout comme ses concurrents Talbot et Unic. Simca Poids lourds sera racheté par Fiat France, aujourd’hui Iveco.

Le bâtiment accueillant l’usine de Suresnes sera détruit en 2010. Cet élément qui décorait la façade avec le monogramme de la marque a rejoint les collection du MUS en 2014 grâce à un donateur.

 

Pour en savoir :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/8

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE1IAQtOxQnFiaVFqEbhWhfkCAGnrFC0$

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Saurer

- https://www.myswitzerland.com/fr-fr/decouvrir/musee-saurer/

 

 

#Mercredi 3 juin

Affiche « Allons tous à la consultation »

 

Cette affiche présente une scène qui se déroule dans la rue, devant le bureau des consultations médicales. On y voit des enfants, du nourrisson aux jeunes filles, en passant par une multitude de bambins, qui se rendent au bureau des consultations.

Les services de consultations médicales jouent un rôle crucial au plus près de la population.

Le bureau municipal d’hygiène, créé à Suresnesen mars 1922, est mis en place en 1923. Il comprend un hygiéniste chargé de conseiller le chef de service et ses collaborateurs et d’établir des liaisons avec les médecins et architectes compétents.

Parallèlement, le service des « infirmières visiteuses » plus tard appelées « assistantes sociales » voit le jour. Il consiste dans un premier temps à assurer la visite des jeunes mères et des nourrissons et le service scolaire.

Dès 1923, deux infirmières sont chargées de ces missions. La création en 1922 d’un brevet de capacité professionnelle permettant de porter le titre d’infirmière diplômée de l’Etat vient qualifier ses assistantes.

Mais très rapidement leur rôle s’élargit et consiste en plus à prodiguer conseils et assistance, à enquêter sur les maladies contagieuses, à instruire les demandes d’emplois, de services et d’allocations adressées à la municipalité. Sur le terrain, un climat de confiance et non de surveillance s’instaure entre celles-ci et les familles visitées.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE9wfyKnQzNQEVLIgBS40jSfm5OTnFSuU5JcWKxxeAHQZyCnFpTkliSWZ-XngihjmcQA3EyZr

- https://journals.openedition.org/genrehistoire/836

 

#Mardi 2 juin

Caricature de Léopold II de Belgique

 

Il s’agit ici d’un portrait charge articulé du roi de Belgique Léopold II (1835-1909) dont le règne s'étend de 1865 à 1909.

Léopold II passe sa jeunesse à voyager à travers le monde et on lui attribue la phrase suivante : « Il faut à la Belgique une colonie ». Son projet est mis en œuvre en 1876 alors qu’il fonde une association internationale dans le but d’exploiter le caoutchouc et l’ivoire en Afrique centrale. Le Congo inférieur est alors colonisé, appartenant personnellement au souverain. A sa mort en 1908, le pays sera légué à la Belgique et le Congo belge.

Le roi tient ici un bambin portant sur sa grenouillère la mention « Congo » : la caricature fait mention de l’exploitation des population indigène au profit du pillage des ressources du pays d’autant plus que le souverain semble s’être fortement enrichi personnellement.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/5497?expo=31&index=7

- https://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9opold_II_(roi_des_Belges)

 

#Lundi 1er juin

Couronne de Rosière de Madeleine Petit

Cette couronne de Rosière a récompensé Madeleine Petit en 1928.

À Suresnes, une jeune fille est récompensée pour son obéissance et sa vertu depuis 1777 en étant sacrée « rosière ». Cette tradition encore existante est instituée par l'abbé Jean Benoit d'Hélyot et renforcée en 1804 par le don de la famille Panon Desbassayns de Richemont en souvenir de leur fille Camille, morte très jeune.

L'écrivain Jean Prasteau raconte comment s'y déroulait la cérémonie de la rosière au début du XIXe siècle : « Le rituel de la fête prévoyait un cortège dans les rues de Suresnes. Les candidates y participaient, vêtues de blanc, le visage dissimulé sous un voile, un large ruban rose en sautoir. Elles prenaient place dans l'église et attendaient la décision des jurés qui votaient au banc d'œuvre. La lauréate était ensuite conduite au pied de l'autel par le maire ».

Une couronne ou d’autres cadeaux comme une timbale et un rond de serviette en argent récompensent la jeune fille.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejAyUYFWICTDy4T5CTo9mpibQKpHIxKOPGX5IcQTNKkX5xZmHVxSBiy94SAEA-rA3kw$$

- http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/suresnes-92150/suresnes-les-rosieres-perpetuent-la-tradition-depuis-210-ans-10-05-2015-4760775.php

 - https://fr.wikipedia.org/wiki/Rosi%C3%A8re

 

#Dimanche 31 mai

Affiche « Le Cid » et « Mère Courage », représentations du TNP à la cité-jardins de Suresnes à partir du 17 novembre 1951

 

En 1951, le Théâtre National Populaire sous la direction de Jean Vilar va investir le Centre de Loisirs Albert Thomas de la cité-jardins de Suresnes car ses locaux du Palais du Trocadéro sont occupés par l’ONU.

Le centre de loisirs Albert Thomas est un établissement de 1200 places, inauguré le 27 mars 1938 : il accueille habituellement les habitants de la cité-jardins pour des activités ludiques et culturelles telles la lecture, le cinéma ou le théâtre..

Jean Vilar, qui est directeur depuis 1947 de La semaine d’Art en Avignon –devenue Festival d’Avignon- va offrir au public une nouvelle approche du théâtre. Il organise à Suresnes des représentations en soirée et des week-ends artistiques.

Ces évènements théâtraux sont célébrés par la venue des plus grands noms de l’époque : Gérard Philipe, Maria Casarès ou Philipe Noiret qui s’avèrent très proches du public au cours de ce rendez-vous.

En supplément du programme théâtral, des récitals courts sont donnés par Yves Montand ou Maurice Chevalier. Ce lien reprend l’idée des Festivals d’art dramatique d’Avignon « d’unir très étroitement au cours d’un même spectacle, comme au fil du déroulement d’un ensemble de manifestations solidaires le dramatique et le musical ».

En 1951, les représentations ayant lieu sont Le Cid de Corneille et Mère courage – Chronique de la Guerre de Trente Ans en douze tableaux de Bertolt Brecht.

La programmation est justifiée et mise en relation avec celle du Festival d’Avignon. Les évènements organisés par le Théâtre National Populaire sont variés et prestigieux.

Près de 15 000 spectateurs viendront assister à cette première saison, ce qui fait de Suresnes un haut lieu du théâtre populaire, même après le retour du TNP au Trocadéro. Le théâtre de Suresnes a été restauré par l’architecte Valeanu. Il porte désormais le nom de théâtre Jean Vilar et accueille chaque année 40000 spectateurs autour d’une centaine de représentations et d’événements nationaux comme le festival « Suresnes Cités Danse ».

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE9wfyKnQzNQEVLIgBS40jWcBTVYoy8xJLAJXujBPAgBmrx4g

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/report/centre-de-documentation.html?id=13

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9%C3%A2tre_national_populaire

 

#Samedi 30 mai

 

Cours de boxe à l’école Jean-Macé

 

Le MUS conserve une collection de plaques de verre permettant de découvrir le quotidien des premiers groupes scolaires modernes de la ville : Jules-Ferry et Jean-Macé.

C’est au tournant du XIXè et du Xxè siècle que la nécessité de construire un nouveau groupe scolaire apparaît. Le terrain de Madame Denise dite « les grands jardins » placé à l’intersection de la rue Carnot et de la rue du Cèdre (actuelle rue Jean-Macé) retient l’attention du conseil municipal.

Trois architectes sont alors sollicités dès 1898 pour les plans du nouvel édifice. Il ne sera inauguré que dix ans plus tard.

Le groupe scolaire Jean-Macé dispose d’un service d’infirmerie scolaire dès 1923 et possédait une salle de gymnastique et une salle de culture physique qui était mis à disposition des athlètes de Suresnes en dehors du temps scolaire. Plusieurs clichés témoignent des cours d’éducation physique.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/report/actualites.html?id=13

 

#Vendredi 29 mai

Eglise Notre-Dame-de-la-Paix de la cité-jardins, photographie de René Gallois

 

Que vient faire un lieu de culte dans la cité-jardins ? Dans les années 1930, église, temple protestant et synagogues sont considérés comme des équipements nécessaires à la vie quotidienne. L’Office public des habitations à bon marché du département de la Seine, dont Henri Sellier est l’administrateur délégué, demande donc à ses architectes-urbanistes de réserver des terrains pour y installer des lieux de cultes. Leur édification sera financée par les communautés concernées.

Une église catholique est donc construite place la Paix, selon les plans de l’architecte Dom Paul Bellot. Cette initiative s’inscrit dans les Chantiers du Cardinal, un programme de 100 nouvelles églises en région parisienne lancé en 1931.

L’extérieur est sobre, avec une structure en béton armé garnie de briques. A l’intérieur, c’est une effusion de couleurs avec un style semi-oriental rendu par des briques multicolores et des carreaux vernissés. Les vitraux aux dominantes rouge et bleue donnent à l’intérieur de l’église tout son éclat.

En 1947, la communauté protestante édifie avenue d’Estournelles de Constant un bâtiment en bois dit “la baraque” remplacé en 1954 par un temple en pierre aujourd’hui appelé “Eglise évangélique luthérienne de la Réconciliation”. Une synagogue est installée en rez-de-chaussée d’un immeuble collectif.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/report/musee.html?id=3

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/24

 

#Jeudi 28 mai

Blériot traversant la Manche

C’est au petit matin du 25 juillet 1909 que l’avion de Louis Blériot est aperçu à Douvres, sur les côtes anglaises à bord de son appareil, le « Blériot XI ». Il a répondu à l’appel du journal Daily Mail qui promet une récompense à celui qui réussira à traverser la Manche.

Une foule l’acclame et son succès le conduira jusqu’auprès du Roi d’Angleterre Edouard VII. C’est aussi pour l’industriel l’occasion de bénéficier des 25000 francs-or promis par le Daily Mail qui lui permettent de développer son usine. Un rosier grimpant porte même le nom « d’aviateur Blériot » dès 1910 ! De nombreuses photographies et dessins illustrent cette grande première.

En 1917, Blériot qui développe de nouveaux sites industriels s’installe en bord de Seine à Suresnes. Il assure alors 10 % de la production française avec une croissance extraordinaire pendant la Première Guerre mondiale.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/5

- https://www.herodote.net/25_juillet_1909-evenement-19090725.php

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Bl%C3%A9riot

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Aviateur_Bl%C3%A9riot 

 

#Mercredi 27 mai (Journée nationale de la Résistance)

 Le fossé des fusillés au Mont-Valérien

 

Le 27 mai est la date anniversaire de la création du Conseil national de la Résistance par Jean Moulin.

La mémoire de la Résistance est omniprésente à Suresnes où de nombreux otages ont été fusill&ea