Musée d'Histoire Urbaine et Sociale de Suresnes
 
 

L'oeuvre du jour

A partir du 17 mars, le MUS vous propose de découvrir une oeuvre par jour !

L'équipe reste à votre disposition sur l'adresse mail mus[a]ville-suresnes.fr pour répondre à toutes vos questions sur les oeuvres présentées.

 

#MuseumAndChill #CultureChezNous

#Jour 20

 

 

Manège miniature
 

Ce manège à actionner manuellement est garni de neuf sujets représentant des animaux de basse-cour ainsi qu’un moulin en son centre.

Ce type de jeux équipait les écoles de la cité-jardins durant l’entre-deux-guerres ainsi que la crèche Darracq située dans le bas de Suresnes.

Des trois modèles connus par des photographies, celui-ci est le seul ayant été conservé. Il a été transmis au MUS en 2001.

Toboggans, balancelles et manèges étaient fabriqués par la société Le Jouet Moderne qui employait des personnes mutilées pendant la Première Guerre mondiale dans ses ateliers de l’Ile de Puteaux. Leur production s’est diffusée dans les écoles des cités-jardins d’Ile-de-France, notamment à Argenteuil.

 

Pour en savoir plus :

 - https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/61?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKG5EkrKgqbo3MS8wyvSU6F1IpGpRx9PAAIAxrIuQQ$$

 - https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/18

 

 #Jour 19

 

Museum d’histoire naturelle par Adrien Barrère

 

Ces curieux spécimens en bocaux ne sont pas des animaux rares mais des femmes et hommes politiques de la fin du XIXè siècle.

Adrien Barrère, affichiste connu pour sa caricature des médecins de la Faculté de Paris, s’essaye ici à la caricature sous forme de figurines en plâtres. Il représente Edouard VII d’Angleterre, fils de la Reine Victoria et roi de 1901 à 1910 ; Pierre Waldeck-Rousseau, Ministre de l’intérieur et Président du Conseil entre 1899 et 1902 ; Paul Déroulède, homme de lettres et député ; Théodore Reinach, historien et député ; Henri Rochefort, journaliste, dramaturge et député de la Seine ; et enfin Victoria, reine d’Angleterre de 1819 à 1901.

Ce groupe de caricatures a été prêté au Musée des Arts décoratif et au Palais Lumière d’Evian en 2016 ainsi qu’au Musée de Nogent-sur-Marne en 2017-2018.

 

Pour en savoir plus :

 - https://fr.wikipedia.org/wiki/Adrien_Barr%C3%A8re

 - https://madparis.fr/francais/musees/musee-des-arts-decoratifs/expositions/expositions-terminees/de-la-caricature-a-l-affiche-1850-1918-1207/

- http://www.musee-nogentsurmarne.fr/expositions/expositions-realisees/la-caricature-raconte-lhistoire-de-france.htm

 

#Jour 18

 

Affiche « Darracq, 198 km à l’heure, record du monde »

Ce vaillant pilote, au volant de sa Darracq de course serait Hemery : il participe à la coupe Vanderbilt à plusieurs reprises dans les années 1900.

En 1905, il bat le record de vitesse pure à 198 km à l’heure au volant d’une 200 HP équipée d’un moteur V8 de 22 500 cm³ ! De nombreux succès suivront, sur le circuit des Ardennes notamment.

L’usine Darracq est bien connue des suresnois : elle poduit des bicyclettes jusqu’en 1900, puis des automobiles sous diverses appellations : “Société Alexandre DARRACQ” (1896-1905) puis “Alexandre DARRACQ & Co Ltd” (1905-1920). Après l’association avec le britannique Talbot, la société prend le nom “Automobiles TALBOT -Groupe Sunbeam-Talbot-Darracq” (1934-1958). L’activité automobile perdure jusque dans les années 1960 au 29 quai Gallieni et place Eugène Sue.

Alexandre Darracq, ayant perdu un enfant, fait construire une crèche dans le bas de Suresnes, à côté du dispensaire.

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/8

 

#Jour 17

 

Coq de l’église Saint-Leufroy

Composé de deux morceaux de zinc moulés et soudés entre eux, ce coq prenait place au sommet du clocher de l’église de Suresnes.

Vraisemblablement fondée au VIIIè siècle, l’église Saint-Leufroy se situait entre la rue du Moûtier et la rue du Puits d’Amour. Son clocher aurait été bâti au XIè siècle avec des destructions et des reconstructions au fil du temps.

Son état dégradé entraîne son déclassement comme Monument historique en 1886, permettant sa destruction définitive en 1907 où un incendie vient lui porter le coup de grâce.

Des éléments décoratifs et liturgiques sont aujourd’hui conservés dans les collections du MUS, tout comme une série de dessins et de photographies anciennes.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/50

 

#Jour 16 - 1er avril

 

Pantoufle en laine bouillie de la chargée des collections

Cette pantoufle est constituée d’une semelle en caoutchouc véritable. Son rouge vif a été donné à la laine bouillie qui la constitue par une teinture au coeur des fibres. Elle est agréablement surmontée d’un pompon donnant un air facétieux à celle qui les porte.

Avec sa jumelle pantoufle, elle accompagne avantageusement les journées de télétravail pendant le confinement qui, bien qu’ensoleillées, s’avèrent parfois un peu fraîches.

 

#Jour 15

 

Timbre antituberculeux

Le timbre anti-tuberculeux a été inventé au Danemark en 1904, au moment de Noël. Il s’agit d’une vignette de bienfaisance, souvent bien plus grande qu’un timbre normal, qui ne possède pas de valeur d’affranchissement. Collé sur les envois, il permet de contribuer à grande échelle à la lutte contre la tuberculose, de décorer sa lettre et de diffuser un message préventif.

Ce timbre anti-tuberculeux est français, créé en 1930. Son message est clair : la propreté du corps et du foyer est essentielle pour endiguer la maladie.

Le rôle éducatif est renforcé par le fait que ce sont les écoliers qui sont chargés de vendre ces vignettes de bienfaisance.

Le MUS abordera la question de l'hygiène dans le domaine privé et dans la ville avec l'exposition "C'est du propre" présentée à  l'automne 2020.
 

Pour en savoir plus :

- https://journals.openedition.org/ccrh/2734#tocto1n1

- http://www.le-temps-des-instituteurs.fr/doc-la-tuberculose.html

 

 

#Jour 14

Téléviseur Pamplemousse

Oscar du Design, cet appareil fut conçu par le chef du bureau d’études et l’esthéticien industriel de la société Philips au cours de l’année 1969. Surnommé “Spoutnik” par les techniciens de Philips, en allusion au célèbre satellite russe assez similaire dans la forme, ce téléviseur rencontra un vif succès auprès des clients qui souhaitaient de l’originalité et de la modernité. On le dénomme également « téléviseur Pamplemousse ».

Dès 1931, la société néerlandaise Philips signe un accord avec la firme française Radiola installée à Suesnes. Il y aura jusqu’à 9 sites de production en France : le siège français de Philips est toujours installé à Suresnes.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/3

 

#Jour 13

 

Maquette du monument en hommage à Henri Sellier

Ce modèle de sculpture en plâtre montre Henri Sellier, en pied regardant une femme assise, son enfant sur les genoux. La partie secondaire représente deux jeunes enfants assis en train de lire, la fillette avec la tête appuyée sur l'épaule du garçon.

Il s’agit du modèle préparatoire de la sculpture placée dans le square de l’Hôtel de Ville de Suresnes : elle rend hommage au maire de Suresnes entre 1919 et 1941 dont l’action s’est tournée vers les familles (dispensaires, goutte de lait et bien sûr logement) et l’éducation des enfants (groupes scolaires, maison pour tous).

 

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/report/centre-de-documentation.html?id=10

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/4

-https://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=92073_1

 

#Jour 12

 

Suresnes vue du Mont-Valérien par Georges Pajot, inv. 997.00.3145

 

Cette huile sur toile de 1890 nous montre un village de Suresnes en pleine mutation.

Au premier plan des jardins, des champs et de la vigne montrent la vocation agricole du territoire. Une paysanne contemple le paysage et aperçoit, proches de la Seine, le clocher de l’église Saint-Leufroy et les usines dont les cheminées fument.

Au-delà du Bois de Boulogne, la ville de Paris se pare de nouveaux monuments : la Tour Eiffel et le Palais du Trocadéro, construits à l’occasion des Expositions universelles, mais aussi le dôme des Invalides, l'Arc de Triomphe et la colline de Montmartre qui permettent de se situer.

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1470?expo=26&index=15

- http://www.expositions-universelles.fr/

 

#Jour 11

 

Cercle à réflexion répétiteur d’Hippolyte Fizeau, inv. 997.00.1560

En 1849, c’est depuis la maison familiale qui deviendra une des premières mairies de Suresnes (aujourd’hui détruite, son emplacement correspond aux fontaines de la place du marché) qu’Hippolyte Fizeau mesure pour la première fois la vitesse de la lumière.

Grâce à un cercle à réflexion répétiteur comme celui-ci, il envoie un faisceau lumineux depuis la Butte Montmartre dont il mesure le temps de parcours aller-retour.

Il mettra aussi en avant les caractéristiques de l’effet Doppler-Fizeau et réalisera la première photographie de Suresnes.

Une exposition réalisée par la Société d’Histoire de Suresnes a été présentée à la Médiathèque à l’automne 2019, en collaboration avec le MUS.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/69

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Hippolyte_Fizeau

 

#Jour 10

 

Alphonse XIII d’Espagne par P.E. Gairaud, inv. 997.00.1653

 

Le MUS possède une très importante collections de caricatures, d’affiches et de cartes postales qui ont été collectées par Xavier Granoux, premier conservateur du musée en 1926 et données à la Ville de Suresnes. Une partie d’entre elles ont été présentées lors de l’exposition inaugurale du musée en 2013 et ces œuvres font régulièrement l’objet de prêts à d’autres institutions.

Il s’agit ici d’une caricature d’Alphonse XIII, roi d’Espagne de 1886 à 1931. Souvent caricaturé pour son menton très proéminent, Alphonse XIII est représenté ici avec un nourrisson sous chaque bras. Il a en effet eu au moins quatre enfants « naturels » avec ses maîtresses.

En tant qu’héritier des Bourbons, il prétendra au trône de France sous le nom d’Alphonse Ier.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE9wfyKnQzNQEWhESmWT0MUMNKWagGSQxpyAjP684VSHC09MTXGnDAgkAGg41Pg$$

-https://fr.wikipedia.org/wiki/Alphonse_XIII

 

#Jour 9

 

Détail du barrage de l’écluse de Suresnes par Henri Brémond, inv. 996.1.2

Le premier barrage de Suresnes a été construit entre 1865 et 1869, remplaçant ceux de Neuilly et de Levallois. Son rôle est de maintenir un niveau d’eau suffisant pour la navigation dans Paris. Il est constitué d’une simple écluse et d’un déversoir.

En 1884, face au trafic croissant, l’écluse est doublée. Un nouveau projet est lancé après les terribles inondations de 1910 : le chantier ne sera terminé qu’en 1933.

Henry Brémond, élève de Jean-Léon Gérôme et d’Emile Jourdan et habitant de Suresnes, représente ici les travaux du barrage en 1912. Il s’agit d’un travail préparatoire à une fresque placée dans l’Hôtel de Ville de Suresnes et aujourd’hui encore existante sur le mur du palier de l’escalier d’honneur, au premier étage.

On y voit des mariniers au travail, notamment trois hommes halant une péniche afin d’assurer le passage de l’écluse à contre-courant.

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1420?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iAkw7uEeQk6OZqYmoCIGKZShiT2p6PBKYA2SAq0viUxZ-ngCFwDwlzdR

-https://www.suresnes-tourisme.com/Local/suresnes/files/765/MUS-AFE-web.pdf

- https://odela.eu/navigation/01_ouvrage_montant/barrage-ecluse-de-suresnes/

 

 

#Jour 8

 Le vertige, inv. 997.00.186

François Coty, né Spoturno est d’origine Corse. Ne connaissant rien au monde des parfums, il séjourne à Grasse, sans doute chez Chiris qui est par la suite un de ces principaux fournisseurs. Il y découvre les différentes matières premières et apprend les procédés de fabrication nécessaires à la réalisation d’un parfum.

Coty souhaite créer des parfums représentant chaque femme. Il a l’idée d’associer la senteur au flaconnage et au décor de la boîte. Dessiné par Pierre Camin, le coffret de Vertige est constitué de carton gainé de papier polychrome illustré de scènes galantes dans le goût du XVIIIème siècle. Son intérieur est capitonné de satin rose pale.

Le flacon est en cristal incolore de Baccarat pressé moulé.

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/27

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE1IAQtOxAigPZKaDyxa4NwB_whSR

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Coty

 

 

#Jour 7

La piscine du groupe scolaire Aristide Briand, actuel collège Henri Sellier

Dans le deuxième groupe scolaire de la cité-jardins de Suresnes, une place importante est consacrée au sport, volet essentiel de l'hygiène des habitants du quartier.

Une large cour d'honneur permet les exercices physiques et un remarquable bâtiment est aménagé pour offrir un gymnase voûté surmontant une piscine de 12,50 mètres de longueur.

Edifice remarquable lors de sa construction en 1933, cette piscine à la riche décoration de mosaïque comprend, de part et d'autre, des cabines pour se changer et des douches. Elle était ouverte aux habitants du quartier les soirs afin de suppléer les bains-douches de l'avenue Jean-Jaurès.

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/4

-Une  oeuvre étudiée par une classe d'école des Raguidelles à Suresnes https://www.reseau-canope.fr/la-classe-loeuvre/les-projets/projet/redecouvrons-la-cite-jardins-de-suresnes.html

-Un travail des élèves du collège Henri Sellier : http://www.clg-sellier-suresnes.ac-versailles.fr/spip.php?article383

 

#Jour 6

Portrait de Camille Panon Desbassayns de Richemont, inv. 997.00.395

« Camille Panon Desbassayns de Richemont décédée à Suresnes le 20 Août 1804 à l'âge de 3 ans. La rosière de Suresnes a été fondée par ses parents en mémoire de l'événement qui l'a ravie à leur tendresse » voici l’inscription placée sous la peinture. En effet, la petite fille a été victime d’un accident de calèche qui lui provoqua une attaque cérébrale.

Sa mère, la comtesse Eglée Desbassayns de Richemont, touchée par les nombreux témoignages de sympathie des suresnois, décida de consacrer une partie de sa fortune à la récompense d’une jeune fille. Chaque année, le jour de l’anniversaire de la mort de Camille, la jeune fille la plus vertueuse, soumise et respectueuse de ses parents serait couronnée rosière et toucherait un prix de 300 francs le jour de son mariage.

Aujourd’hui, un portrait de la comtesse Desbassayns de Richemont accompagnée de son fils ainé Eugène figure dans les collections du Metropolitan Museum de New York : https://www.metmuseum.org/art/collection/search/435650?searchField=All&sortBy=Relevance&ft=richemont&offset=0&rpp=20&pos=1

 

Pour en savoir plus :

-https://fr.wikipedia.org/wiki/Rosi%C3%A8re

-http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/suresnes-92150/suresnes-les-rosieres-perpetuent-la-tradition-depuis-210-ans-10-05-2015-4760775.php

 

#Jour 5

 

Modèle de soufflerie, inv. 2011.3.1

Après des études d’ingénieur, Louis Blériot débute dans l’industrie automobile et fonde en 1897 sa propre entreprise. Puis il crée en 1909 la « Société Blériot Aéronautique » et conçoit un nouvel avion : le Blériot XI.

Celui qui va réaliser la première traversée de la Manche dans la nuit du 24 au 25 juillet 1909 installe son usine à Suresnes en 1915, sur les quais de Seine. La plein de Bagatelle, de l’autre côté de la Seine permet de tester les prototypes.

Cette maquette en bois était destinée à valider la formule aérodynamique de l’avion en soufflerie, avant la fabrication du prototype. Les deux trous situés en bords d’attaque, sont une preuve irréfutable que la maquette est passée en essai : ce sont les logements des mâts d’effort qui maintiennent la maquette.

Si les usines Blériot n’existent plus aujourd’hui, remplacées par l’entreprise Airbus, le terrain s’apprête aujourd’hui à accueillir le campus parisien d’une école de commerce.

 

En savoir plus :

-https://fr.wikipedia.org/wiki/Bl%C3%A9riot_A%C3%A9ronautique

-https://suresnes-mag.fr/agir/suresnes-business-club/skema-business-school-une-multinationale-de-lenseignement-superieur-a-suresnes

-https://business-cool.com/actualites/business-schools/skema-campus-paris/

 

#Jour 4

Guinguette "La Belle Gabrielle", inv. 2006.2.278

 

La Belle Cycliste, la Belle Gabrielle, le Moulin Rose, le Père Lapin, Au bon vin de Suresnes, Au Rendez-vous des Canotiers, A la descente du Fort… tous ces noms évoquent les dimanches à la campagne, dans les guinguettes de Suresnes !

Après 1850, alors que Suresnes est desservie par le train et que les travaux du Préfet Haussmann bouleversent Paris, de nombreuses personnes choisissent l’ouest parisien pour la construction d’une résidence secondaire ou tout simplement pour venir pratiquer des loisirs comme le canotage, la danse et plus tard la bicyclette.

Toutes les conditions sont réunies pour attirer les fêtards : le vin qui n’a pas franchi l’octroi est détaxé, sa culture se fait sur les côteaux du Mont-Valérien et les viticulteurs sont autorisés à vendre directement leur production. La culture maraîchère et le fruit de la pêche peuvent être servis.

Plusieurs établissements comme la Belle Gabrielle ouvrent leur porte : ce nom est tirée de la présence de Gabrielle d’Estrée à Suresnes, vers 1720. La favorite d’Henri IV y aurait eu une propriété… même si aucune preuve n’atteste cette légende !

 

Pour en savoir plus :

-https://www.suresnes.fr/wp-content/uploads/2019/07/HS_histoires_ete2019.pdf

 

 

#Jour 3

 

Tonnelet, inv. 997.00.1451

 

Le vin de Suresnes est un « vin français », c’est-à-dire originaire de l’Ile-de-France. Prisé des rois comme des paysans, il jouit d’une belle réputation jusqu’au 18e siècle. Après l’hiver de 1709 où la température descend à – 23° (le vin gèle dans les celliers et les vignes sont totalement gelées), la plupart des cépages sont détruit et les vins de Champagne et de Bourgogne sont préférés, ayant aidé la guérison du roi Louis XIV.

Ce petit tonneau était emporté aux champs pour que les cultivateurs puissent bénéficier de leur ration quotidienne de boisson, il appartenait à M. Sénéchal.

Sacré meilleur vin blanc d’Ile-de-France en 2018, le vin de Suresnes (85 % Chardonnay, 15 % Sauvignon) bénéficie depuis 2020 de l’Indication géographique protégée (IGP).

 

Pour en savoir plus :

-https://fr.wikipedia.org/wiki/Vignoble_d%27%C3%8Ele-de-France

-https://www.suresnes-tourisme.com/vigne-suresnes.html

 

#Jour 2

Boîte à biscuits "Jeu de chevaux, Olibet, inv. 2004.1.1

 

Vers 1860, Eugène Olibet importe en France les procédés de fabrication anglais des biscuits secs qu’il est allé étudier sur place. Associé avec le financier Auguste-René Lucas, il lance en 1872 un premier établissement à vapeur à Talence, près de Bordeaux avant d'aménager l’usine de Suresnes en 1879. Située quai Gallieni entre la rue du Port-aux-Vins et la rue du Bac, elle fournit en biscuits la Capitale et la partie septentrionale de la France.

Elle emploie 400 personnes dont 80 % de femmes à la fabrication journalière de biscuits aux noms évocateurs : Lux, Demi-lune, Prime-thé, Petit-beurre…Ces biscuits comme ceux de leurs concurrents Lefèvre-Utile (LU), Biscuiterie Nantaise (BN), sont proposés dans des boîtes métalliques aux formes et aux illustrations caractéristiques. Parallèlement, la fabrication de boîtes en métal simplement enrobées de papier continue à prospérer.

Après le transfert du siège à Arcueil en 1934, la fermeture du site parisien a lieu en 1938. L’usine est démolie en 1940 et cède la place à l’industrie métallurgique.

Grâce à cette boîte « Jeu de chevaux », Olibet tente de conquérir une nouvelle clientèle à travers la cible des enfants. Chacun peut miser sur son cheval favori qui porte le nom d’un biscuit !

Aujourd’hui, les descendants de la famille Olibet ont racheté la marque et s’apprêtent à commercialiser de nouveau les biscuits d’antan !

 

Pour en savoir plus :

-http://biscuitsolibet.com/

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Olibet

 

#Jour 1

La gare de Suresnes-Longchamp, inv. 2000.1.15

Malgré sa proximité avec Paris, la question des transports en commun à Suresnes a toujours été un enjeu de la plus haute importance.

Le franchissement de la Seine a longtemps été réalisé grâce à un système de passeurs en barque puis grâce à un bac dont la première mention remonte à 1590. En 1838, le projet d’un pont suspendu est adopté par la municipalité de Suresnes. Il sera inauguré le 24 avril 1842.

Pour les plus fortunés, un système de carrosses transporte les passagers à trois lieues autour de la capitale à partir des années 1660. Un service régulier se met en place en 1777 avec un départ toutes les heures ou à chaque fois que les voitures de six places sont remplies.

 

La véritable révolution intervient en 1836 : il s’agit de la construction du chemin de fer !

La première ligne relie Suresnes à la gare de Paris Saint-Lazare et à celle de Versailles grâce à la station nommée actuellement « Suresnes - Mont-Valérien ». Des terrains sont achetés aux vignerons, certaines parcelles sont coupées en deux, les chemins sont modifiés. Le premier train circule enfin le 2 août 1839 à la vitesse record de 60 km par heure !

En 1855, il faut 35 minutes pour rejoindre Paris, en 1866, 25 minutes suffiront. Le temps de parcours actuel est de 19 minutes.

 

Dès 1878, les industriels de Suresnes et des alentours réclament la construction d’une nouvelle ligne de transport de marchandises. Le trajet initial prend place sur la rive gauche de la Seine (quai de Dion-Bouton et rue de Verdun) et remonte au niveau de Courbevoie pour rejoindre la ligne Paris-Versailles. Le projet suivant prévoyait un passage de la ligne au niveau de la rue Carnot. La nouvelle gare aurait alors accueilli passagers et marchandises.

L’itinéraire est modifié et les travaux commencent en 1886 pour cette nouvelle ligne dite « des Moulineaux » : elle permettra d’aller jusqu’au champ de Mars, admirer la toute nouvelle Tour Eiffel.

Plusieurs ouvrages d’art sont nécessaires au fonctionnement de cette nouvelle ligne : un viaduc de 4m à Puteaux, un viaduc de 10m sur le chemin des Bas-Rogers à Suresnes, un souterrain de 310 mètres sous la gare de Suresnes Mont-Valérien et sous la rue Desbassayns et enfin un viaduc de 8m au dessus de la rue Jean-Jacques Rousseau. 1000 ouvriers seront mobilisés.

 

Un terrain est acheté à M. Duval afin de construire une gare en bordure du boulevard de Versailles, l’actuel boulevard Henri Sellier. Il faut faire des travaux de terrassement maintenus par une solide muraille et construire deux escaliers. La gare de Suresnes-Longchamp est née !

L’inauguration a lieu lors de l’ouverture de l’Exposition universelle, le 1er mai 1889.

 

La gare de Suresnes-Lonchamp a une double vocation : elle permet de rejoindre le champ de courses du Bois de Boulogne et relie la forteresse du Mont-Valérien aux grandes lignes. Elle servira également aux ouvriers des nouvelles usines des quais de Seine, dont les usines automobiles.

Son architecture est semblable à celle de la gare des Moulineaux : le rez-de-chaussée où on achète ses billets s’ouvre sur une place dégagée et l’escalier monumental intérieur conduit les voyageurs au premier étage et sa salle d’attente qui ouvre sur le quai.

Le chef de gare et quelques employés bénéficient de logements de fonction dans les combles.

 

La ligne de train fonctionnera jusqu’en 1993 : elle sera ensuite fermée pour être transformée en ligne de tramway reliant le Pont de Bezons à la Porte de Versailles. La gare, désaffectée, est rachetée par la Ville de Suresnes qui décide de la transformer en musée.

Une extension est crée en rez-de-chaussée et l’aménagement intérieur est entièrement repensé par les architectes Encore Heureux.

Des espaces d’expositions permanente et temporaire, un centre de documentation, un atelier pédagogique, des bureaux et des espaces techniques sont créés pour constituer le MUS – Musée d’Histoire Urbaine et Sociale de Suresnes.

 

Pour en savoir plus :

-https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/IA92000233

-https://fr.wikipedia.org/wiki/Gare_de_Suresnes-Longchamp#cite_note-Bouchezp58-2

-https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9600126v/f10.double

-https://fr.wikipedia.org/wiki/Mus%C3%A9e_d%27histoire_urbaine_et_sociale_de_Suresnes

 

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