Musée d'Histoire Urbaine et Sociale de Suresnes
 
 

L'oeuvre du jour

A partir du 17 mars 2020, le MUS vous propose de découvrir une oeuvre par jour !

L'équipe reste à votre disposition sur l'adresse mail mus[a]ville-suresnes.fr pour répondre à toutes vos questions sur les oeuvres présentées.

 

#MuseumAndChill #CultureChezNous

#Jeudi 26 novembre

Portrait de Mademoiselle Philippe

  

Cette jeune femme en robe noir à col de dentelle dont le bonnet ne laisse dépasser que deux petites mèches de cheveux est une jeune paysanne suresnoise dessinée par Georgette Duflot-Baillière en 1885.

Ce dessin a été trouvé dans le grenier d’une maison suresnoise et donné au musée par le Docteur Gillard en octobre 1927.

La jeune fille porte la coiffe traditionnelle de la région que nous connaissons par les quelques exemplaires également collectés au début du XXè siècle et conservés au musée.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/6631?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iBGooiI-gehjhhFSPECzA7AcLM7PA9fNsLAAAHwkLU8$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/2

 

#Mercredi 25 novembre

Fillette sur un cheval à bascule à l’école maternelle Wilson

 

Il est important de disposer de matériel pédagogique adapté dans les écoles de la cité-jardins tout comme il est primordial d’offrir aux enfants les jouets les plus agréables pour la récréation !

A l’école maternelle Wilson, les petits élèves peuvent s’amuser : toboggans, manège, balancelles et cheval à bascule sont à leur disposition sous le préau.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1235?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iImJEikJRB8zjJDiAZodkjNSgQUVuG6GhQUAfUgtQQ$$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1484?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iJGlEikJRB8zjJDiAZodkjNSgQUVuG6GhQUAfngtRA$$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/4

 

 

#Mardi 24 novembre

 

Microscope d’Hippolyte Fizeau

 

Hippolyte Fizeau est célèbre pour la mesure de la vitesse de la lumière qu’il a réalisée en 1849 mais il était un scientifique complet dont les travaux ont concerné la photographie, la physique et la chimie. 

Ce microscope lui appartenant comprend un objectif et un oculaire. L'oculaire, constitué d'une lentille convergente à très courte distance focale, permet une image agrandie. Il comprend aussi une lentille convergente donnant une image virtuelle de l'image réelle fournie par l'objectif.

Ces deux lentilles coulissent le long d'un pignon afin d'agrandir plus ou moins l'élément étudié.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/3570?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-MDQ1tQBX1bCgAQAV_TEz

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Exp%C3%A9rience_de_Fizeau

 

 

#Lundi 23 novembre

Comment l’Etat comprend la neutralité scolaire

 

Cette affiche est issue du fonds réuni par Xavier Granoux comprenant de nombreuses caricatures du Second Empire et de la Troisième République.

On y voit un instituteur, coiffé du bonnet phrygien ainsi que trois de ses élèves. Celui de droite vient tout juste de rentrer à l’école. Celui du milieu est « modelé » par l’instituteur qui lui touche le crane. Celui de gauche a déjà été éduqué : le sommet de sa tête est rectangulaire et il porte les initiales F. M. au-dessus d’un triangle à trois points, symbole de la franc-maçonnerie.

A partir de 1875, les Francs-Maçons et surtout la loge du Grand Orient soutiennent la République et la laïcisation de la société. Dans cette caricature de 1910, Ricardo Flores critique le rôle des instituteurs républicains qui inculquent des idées maçonniques, alors qu’ils doivent prôner la neutralité de l’enseignement.

 

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/8907?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-yEstLSlKzMksObwSXGPDQggAog81pA$$

 

#Dimanche 22 novembre

La salle d’hydrothérapie de l’école Vaillant-Jaurès de la cité-jardins de Suresnes par Vandor photo (photographe-éditeur)

 

Dans la première partie du XXè siècle, les pouvoirs publics prennent conscience de l’importance de l’hygiène au quotidien et de la nécessité d’éduquer la population à ces gestes.

Certaines écoles à la pointe du progrès établissent des programmes d’hydrothérapie et d’éducation physique aquatique en faisant construire ces installations au cœur de leurs établissements : c’est le cas de l’école Vaillant-Jaurès et de l’école Wilson de Suresnes où des douches et des bains sont installés pour les plus petits.

 

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1264?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iJkSKelDHzOIkKIBmhtS8kuTM8DlEzwoAGCvLRQ$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/report/actualites.html

 

#Samedi 21 novembre

Tenue d’académicien d’Hippolyte Fizeau

 

Hippolyte Fizeau est admis à l’Académie des sciences suite à ses travaux sur la vitesse de la lumière qu’il a mesurée entre son domicile de Suresnes et la Butte Montmartre.

L’institut de France est composé de cinq académies : l'Académie française, l'Académie des inscriptions et belles-lettres, l'Académie des beaux-arts, l'Académie des sciences morales et politiques et enfin l'Académie des sciences. C’est à cette dernière qu’est admis Hippolyte Fizeau en 1860 : il y présentera plusieurs travaux sur la photographie.

Le costume d’académicien est souvent désigné sous le nom “d’habit vert” à cause des rameaux d’olivier qui y sont brodés. Commun à tous les membres de l’Institut de France depuis 1801, il est de nos jours confectionné par des couturiers tels que Lanvin, Pierre Balmain, Pierre Cardin, Christian Lacroix, Stark & Sons, ou bien le tailleur de l’armée. Le vert originel peut varier du jaune au bleu.

 

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/3577?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-MDI1sARX1bCgAQAV0TEw

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/47

 

 

#Vendredi 20 novembre - Journée mondiale des pêcheurs et artisans de la mer

Alphonse XIII d’Espagne

 

Il s’agit ici d’un pêcheur royal puisqu’Alphonse XIII, 41è roi d’Espagne de 1902 à 1941, est représenté de manière caricaturale en costume civil allant à la pêche mais ne récoltant qu’une chaussure. Un panier est posé à ses côtés sur le rocher.

Ce souverain, Alfonso León Fernando María Jaime Isidro Pascual Antonio de Borbón y Austria de son nom complet, est souvent moqué pour son menton proéminent, ses oreilles imposantes et son regard abattu.

 

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/910?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iBkw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSkFh1clZ4DLLngwAQBo-TZy

 

#Jeudi 19 novembre - Journée internationale des toilettes

Bâtiment des toilettes dans l’école de filles Vaillant-Jaurès de la cité-jardins

 

Le premier îlot de la cité-jardins de Suresnes est conçu dès 1919 par l’architecte-urbaniste Alexandre Maistrasse. Il comprend des logements sous forme de pavillons et d’appartements, tous équipés d’eau courante, d’électricité, de chauffage par un poêle à charbon et de toilettes intérieures.

Plusieurs équipements sont aussi présents : un lavoir bains-douches, un dispensaire et un groupe scolaire ici figuré en photographie.

L’école joue un rôle très important dans l’enseignement des bonnes pratiques d’hygiène pour des populations qui viennent parfois de taudis : prendre le soleil, se laver les mains, utiliser les toilettes, etc.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE1IAQtOxQkk-UG9JSWoxuGKFeQQAriIVeA$$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/20

- https://www.un.org/fr/observances/toilet-day

 

#Mercredi 18 novembre

Dessin préparatoire au frontispice de l’école Vaillant-Jaurès de la cité-jardins

 

Les écoles de la cité-jardins de Suresnes et particulièrement la première, le groupe scolaire Vaillant-Jaurès, sont richement décorées.

Cette étude de frontispice a été réalisée par l’artiste suresnoise Géo le Campion qui a également enseigné le dessin dans les écoles de la ville.

On y voit le titre « Ecole maternelle » encadré d’une frise de ballons et de jeux de quilles. Il semble que ce projet n’ait pas été réalisé. Toute une série de décors peints sont cependant créés dans les classes, ils ont aujourd’hui disparu. Il subsiste dans les couloirs des motifs floraux réalisés au pochoir.

 

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/8909?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-SCsCqsgsLshMBhdb8BACAJklNQY$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/18

 

#Mardi 17 novembre

 

Le gymnase de l’école Payret-Dortail

L’éducation physique et sportive est très importante dans l’entre-deux-guerres alors que les mauvaises conditions de logement et de nutrition ainsi que les maladies infantiles limitent la croissance des adolescents.

Dans les groupes scolaires Aristide Briand (actuel collège Henri Sellier) et Payret-Dortail (actuel lycée Paul Langevin), un pavillon des sports a été réalisé. Il comporte une piscine en partie basse surmontée d’un gymnase. Des tribunes permettent au public d’assister à des démonstrations sportives et des compétitions.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/5099?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKm5EikJRB8zjJDiAZodkjNSgQUVuG6GhQUAfuEtRQ$$

 

#Lundi 16 novembre

La cité-jardins du Grand Paris, extrait de « La Vie Urbaine », 1920

 

Au sortir de la première guerre mondiale, le cadre législatif et la volonté politique encouragent le développement de nombreux projets d’urbanisme.

Il s’agit d’une période charnière de l’urbanisme parisien.

Paul de Rutté (1871-1943), Joseph Bassompierre (1871-1950), Paul Sirvin (1891-1977) et Maurice Payret-Dortail (1874-1929) propose d’édifier « la cité-jardin du Grand Paris » dans le cadre du concours de 1919 pour l’aménagement de la région parisienne, section des projets partiels.

Aucune cité-jardins publique n’est encore existante à ce moment-là. La « cité-jardins du Grand Paris » est l’idéal urbanistique des quartiers d’habitations : elle ne voit jamais le jour et seul un réseau concentrique de cités-jardins en Île-de-France est développé à partir de cette date dont la cité-jardins de Suresnes fait partie.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/8917?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iLmFOTD24V5CTpBmpibQOpHI1KOPGYBIkQTNK0CPK5QWJSVm5oGLMHhoAQDCKDgf

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/report/centre-de-documentation.html?id=5

 

#Dimanche 15 novembre

Escalier de la gare, boulevard de Versailles à Suresnes

 

Difficile de croire que cette carte postale montre le musée de Suresnes ! Avec un peu d’attention, on distingue pourtant en haut des marches le coin de la façade de la gare de Suresnes-Longchamp, transformée depuis 2013 en musée.

La prise de vue a été effectuée depuis le boulevard de Versailles (actuel boulevard Henri Sellier) et montre l’arrière du café de la gare, aujourd’hui café « Au musée ». Comme le signale son enseigne, le café proposait des liqueurs et des billards. Trois personnes sont accoudées au balcon. Une charrette tirée par un cheval stationne sur le boulevard.

 

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/4474?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iIkxMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qyRmpwEIMXG_DwgkAgDc2CQ$$

 

 

#Samedi 14 novembre - Journée internationale des musées

 

Ruban d’inauguration du Musée de Suresnes

 

Le 22 juillet 1928 est un grand jour pour la ville de Suresnes ! En présence du Maire Henri Sellier, le premier musée municipal est inauguré.

Grâce aux recherches d’érudits locaux qui ont réuni des ouvrages, documents et objets autour du passé de la ville, un musée permanent est constitué par la Société historique et artistique de Suresnes.

Les collections seront officiellement remises à la Ville de Suresnes en 1953 et le musée connaîtra plusieurs lieux d’exposition, d’une maison avenue Franklin Roosevelt à la Passerelle des Arts jusqu’à l’ancienne gare de Suresnes-Longchamp où les collections sont aujourd’hui accessibles au public.

 

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/4102?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-MDIzNgZX1bCgAQAVujEu

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/report/musee.html

 

#Vendredi 13 novembre

Le trèfle à quatre feuilles

 

La présence de quatre feuilles, ou quatre folioles en langage botanique, est une mutation du trèfle blanc. Sa rareté en fait un porte bonheur.

Pour le romain Pline l’Ancien (23-79 de notre ère), ce trèfle contenait même l’antidote à la morsure de serpent !

Dans la tradition chrétienne, chaque feuille représente une des vertus théologales : la foi, l’espérance et la charité. La quatrième feuille serait donc celle de la chance.

Géo le Campion dessine un trèfle sur cette petite carte évidée en son centre. On peut y glisser la photo d’un être aimé.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1557?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iBkw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSklRYdXpEGKT3g4AQCh8zbt

 

#Jeudi 12 novembre

Hommage au docteur Decroly 

Edité en peu d’exemplaires, cet ouvrage regroupe des témoignages en l’honneur du docteur belge Ovide Decroly, pédagogue et médecin. Célestin Freinet, Jean Piaget, Henri Wallon et Edouard Claparède participent à sa rédaction.

Ovide Decroly prônait une méthode globale d’apprentissage où la lecture et l’écriture seraient comprises dans les autres activités pédagogiques.

Il fait partie de la bibliothèque d’Henri Sellier conservée au MUS. Grand lecteur, il possédait d’autres volumes traitant d’éducation notamment le Dictionnaire de pédagogie et d’instruction primaire de Ferdinand Buisson, de 1911. 

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/8908?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-SElNLsrPqQTX1rDQAQDAWTNS

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Ovide_Decroly

 

#Mercredi 11 novembre

Affiche du quatrième Emprunt national

 

Durant la Première Guerre mondiale, les français sont sollicités pour contribuer à quatre grands emprunts nationaux annuels (novembre 1915, octobre 1916, 1917 et 1918).

Il s’agit non seulement de financer des campagnes militaires particulièrement longues et mobilisant beaucoup d’hommes mais aussi d’impliquer l’ensemble de la société pour supporter l’effort réalisé par les personnes mobilisées sur le front.

Les collections du MUS conservent plusieurs affiches de ces campagnes de souscription à l’Emprunt : des articles de presse, des conférences et des tracts relaient cette campagne.

Sur cette affiche du quatrième Emprunt, un poilu se tient au centre de la composition. Musette au dos, il porte l’habit caractéristique du « poilu » en drap bleu ainsi que des accessoires caractéristiques comme le casque et bien sûr le fusil.


Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/8932?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iCUw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSmpuQVFQBeD621YOAEAmmU2cw$$

 

 

#Mardi 10 novembre

Camille Pelletan

Reconnaissable à sa barbe touffue, Camille Pelletan est ici représenté en très mauvaise posture, flottant au large à cheval sur une bouteille.

Il est souvent caricaturé en marin, comme dans ce bas-relief en plâtre appartenant à la collection Granoux, car il a été ministre de la Marine de juin 1902 à Janvier 1905. Il a violemment été critiqué pour la multiplication des torpilleurs  qu’il a effectuée, ces navires étant jugés inutiles par ses contemporains.

Ses manières décrites comme rustres engendrent des représentation du ministre en état d’ivresse !

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/5496?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iIkRMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qyRmpwEIMXG_DwgkAf7U2CA$$

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Camille_Pelletan

 

#Lundi 9 novembre

Le Mont-Valérien et le Château des Landes, vue générale

 

Le château des Landes, château Deslandes à l’origine, était une des grandes propriétés de Suresnes édifiée entre 1781 et 1786 par Lechat Deslandes, un aristocrate souhaitant acquérir un domaine rural.

En effet, au château étaient adjoint une ferme et une orangerie.

La construction du fort du Mont-Valérien vers 1840 a causé la destruction du château des Landes, qui gênait la visibilité vers le château de Saint-Cloud. Cette photographie permet de constater la proximité des deux édifices.

La ferme est cependant restée en activité jusqu’à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Il s’agit aujourd’hui d’un parc et d’un centre de loisirs pour les jeunes suresnois.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1920?expo=2&index=63

 - https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/26

 

#Dimanche 8 novembre

L’Aimant de Coty

 

Cet élégant étui en métal est destiné à contenir une miniature de flacon de parfum. L’Aimant est un parfum aldéhydé floral créé en 1927 par le nez Vincent Roubert. Ses notes sont néroli, bergamote, pêche et aldéhydes pour les notes de tête, jasmin, géranium, ylang-ylang, rose et orchidée pour les notes de cœur et enfin vétiver, musc, bois de santal, cèdre de Virginie, fèves de Tonka et vanille pour les notes de fond.

 

Les aldéhydes sont des composants organiques dont la molécule présente une forme caractéristique dérivant de l’oxydation d’un alcool : aldéhyde vient d’alcool déshydrogéné. L’odeur de cette molécule est métallique, chaude et grasse avec une légère odeur d’orange : on compare parfois cette senteur à la cire chaude d’une bougie ou la semelle chaude d’un fer à repasser.

 

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/2650?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iIUJMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qyRmpwEIMXG_DwgkAgsU2Dg$$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/27

 

#Samedi 7 novembre

Houe

 

La houe est un outil très simple constituée d’un manche en bois et d’une extrémité métallique, le soc, à une, deux, trois dents ou plus.

Elle est utilisée par les cultivateurs pour travailler superficiellement la terre et arracher des légumes. Elle peut aussi servir à désherber ou creuser le sol pour les plantations.

Selon la région dans laquelle on se trouve, différents noms peuvent être attribués à la houe : hoyau, bêchoir, féchou, écobue, besoche, bêchard, essade, déchaussoir, sarcle ; trancha ou bigôt dans le Limousin ; trañch, marr et strop en Basse-Bretagne ; tranche, marret et boucard en Haute-Bretagne ; tille ou pleumieu en Normandie.

 

Pour en savoir plus 

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/2123?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKkFMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qyRmpwEIMXG_DwgkAg0Q2Dw$$

- https://www.mucem.org/collections/explorez-les-collections/search?term=houe

 

 

#Vendredi 6 novembre

Le plan d’aménagement, d’embellissement et d’extension de la Ville de Suresnes

Le règlement sanitaire communal approuvé par M. le Préfet de la Seine - Résumé des règles de construction

  

La loi Cornudet est promulguée le 14 mars 1919, complétée en 1924 : elle impose aux villes de plus de 10 000 habitants de réaliser un plan daménagement, dextension et dembellissement.

Henri Sellier, conseiller général de la Seine et maire de Suresnes applique cette obligation à sa ville. Il propose un projet complet incluant un règlement sanitaire considéré comme « le plus sévère qui existe en France », notamment pour ses dispositions de police de la construction.

A l’époque, de nombreux ilots insalubres subsistent dans le bas de Suresnes où la population n’a pas accès aux commodités et où il n’est pas rare de croiser des rats dans les cours d’immeubles !

 

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/6503?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iBEw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSlFh1em56TmAn0ArrphQQUATBg4Kw$$

 

 

#Jeudi 5 novembre

Pichet anthropomorphe représentant Raymond Poincaré

 

La faïencerie d’Onnaing, dans le Nord, est active entre 1821 et 1938. Elle réalise ce pichet à l’effigie de Raymond Poincaré en faïence moulée et décorée, nommée « barbotine ».

 

Dans la même série, sont connus Francisco Ferrer, Paul Déroulède et Jeanne d’Arc ainsi que des figures comme l’Alsacienne, le Normand ou le Cheminot.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/880?vc=ePkH4LF7w6yelGA1CLiigvsIOT2amZpAq0QiE48-ZvghxRE0qxRkJmekloDrbVg4AQB92zYN

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Fa%C3%AFence_d%27Onnaing

- http://barbotine.free.fr/onnaing.htm

 

#Mercredi 4 novembre

Assiette célébrant le Jumelage Suresnes-Hannoverch Münden

 

Le jumelage visait au départ à entretenir des liens de paix entre les peuples du monde, notamment au moment de la construction européenne. Aujourd’hui, il concerne tous types d’échanges entre citoyens : scolaire, culturel, sportif ou économique et permet aux suresnois de se rapprocher des habitants de six villes.

Hackney en Grande-Bretagne, Hann. Münden et le Landkreis de Göttingen en Allemagne, Villach en Autriche, Holon en Israël, Colmenar Viejo en Espagne et Kragujevac en Serbie sont ainsi des partenaires privilégiés.

Hann.Münden est une ville de 28 000 habitants située en Basse Saxe, à une heure de Hanovre et à 25 km de la ville universitaire de Göttingen. On l’appelle la ville aux trois fleuves car elle se trouve au confluent de la Werra et de la Fulda qui se rejoignent en formant la Weser. C’est la ville aux 100 portes ou portails et aux 700 maisons à colombages.

 

 

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/3809?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKkJMPLhPkJOj2ZAKX1SEo8-ZvghxRE0qyRnpAILMXC9DQsnAIE8Ngs$

- https://www.hann.muenden.de/

 

 

#Mardi 3 novembre

Carte-réclame pour les biscuits Olibet

Le fabricant de biscuits Olibet fait imprimer de nombreuses petites cartes-réclames, souvent humoristiques, afin de valoriser ses produits.

Sur celle-ci, on distingue un attelage chargé de boîtes de biscuits qui est attaqué par des brigands dans les montagnes du Tyrol.

Les voyageurs essayent de négocier avec les malfaiteurs : « Prenez notre argent, nos bagages, mais de grâce, laissez-nous nos biscuits Olibet ! »

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/3211?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKGBMTD24V5CTpBmpibQOpHI1KOPGYBIkQTNK8kZqcBSDFxxwwIKAKBgNjY$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/51

 

#Lundi 2 novembre

Buste de Frédéric Clavel

Frédéric Clavel (1822-1902) est un suresnois célèbre ici représenté par G. Hennequin. Une rue porte aujourd’hui son nom, à côté du parc du Château.

Fondateur et président de sociétés coopératives et du Comité central de l’Union coopérative, il occupe plusieurs fonctions importantes au sein de la Chambre des députés de la Restauration. Il a été le fondateur et président de l’Abeille suresnoise.

Il porte une rosette à sa boutonnière en tant qu’Officier de la Légion d’honneur.

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1462?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKklMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qyRmpwEIMXG_DwgkAg8Y2EA$$

- https://maitron.fr/?article213259

 

 

#Dimanche 1er novembre

Saint Vincent, patron des vignerons par Vayron

 

Avec Saint Leufroy, dont les reliques ont longtemps été conservées à Suresnes, il est un saint particulièrement apprécié dans la ville : Saint Vincent, le patron des vignerons.

Saint Vincent est le patron des vignerons, marchands de vin et vinaigriers depuis le XVIè siècle. On le fête le 22 janvier au moment de la première taille de la vigne, c’est aussi ce jour qu’on intronise les nouveaux membres de la confrérie du vin de Suresnes.

Sur cette gravure, Saint Vincent porte une palme d’une main et une grappe de raisin de l'autre. Il aurait enseigné la culture de la vigne et la fabrication de vin aux hommes ou, selon une autre hypothèse, son nom aurait été rattaché par les confréries religieuses au jeu de mots « vin-sang ».

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/2067?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKExMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qxYmZoNIXGIlAX4Crb1hwAQAL9DjJ

 

#Samedi 31 octobre - Halloween

Exposition des horreurs

 

De par le monde, le 31 octobre est l’occasion de célébrer Halloween, une fête traditionnelle des îles anglo-celtes sans doute héritée de la tradition celte. Les enfants se déguisent en costumes effrayants pour aller frapper à la porte des maisons, demandant « un bonbon ou un sort ? ».

Cette œuvre issue de la collection de caricatures de Xavier Granoux parle d’une exposition d’horreurs d’un tout autre genre : il s’agit d’une série de virulentes caricatures des partisans d’Alfred Dreyfus dessinées par Léon Rose.

Au centre de l'affiche, une guillotine est figurée, entourée de personnages en pieds : Rochefort, Drumont, Millevoye, Déroulède et Judet.

Autour d'eux, se trouvent les visages déformés des défenseurs de Dreyfus colorés en rouge, jaune, violet et bleu : Zola, Picquart, Lazare, Reinach, Brisson, Guyot, Scheurer-Kestner, Labori, Demange, Pressensé, Rotschild, Khan intercalés parmi des têtes d'animaux : un éléphant, un ours, une vache, un poisson, un lapin, un singe, une panthère, un chien, un cochon.

 

Cette affiche complète la série du Musée des Horreurs témoignant du déchaînement de violence autour des partisans d'Alfred Dreyfus ainsi que le Musée des Patriotes, montrant les anti-dreyfusards.

 

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/8923?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-yMgHFjilRcXg6hoWPAD3wDPa

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/36

 

#Vendredi 30 octobre

 

Tonnellerie Valéry-Sénéchal

 

Jusqu’à la Première Guerre mondiale, Suresnes était un village encore très rural où les usines du bord de Seine cohabitaient avec des nombreux artisans et des cultivateurs.

Pour la viticulture, un appareillage et des contenants spécifiques étaient nécessaires : le tonnelier Sénéchal avait fort à faire pour approvisionner et contenter les vignerons suresnois !

Un de ses ouvriers est ici représenté à côté d’un tombereau tiré par un cheval et portant trois tonneaux de grande contenance.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/4515?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKkhMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qyRmpwEIMXG_DwgkAf7Y2CA$$

 

 

#Jeudi 29 octobre

  

Fernand Forest à l’établi par H. Harry

En 1907, Fernand Forest s’installe avec sa famille à Suresnes. Plusieurs adresses sont connues : 22 boulevard de Versailles (aujourd’hui boulevard Henri Sellier) et 40 rue de la Tuilerie (aujourd’hui rue Jean-Jacques Rousseau).

Malgré les nombreuses innovations dans le domaine de la mécanique qu’il a créées (pédalier pour vélocipède géant, amélioration du moteur à gaz, carburateur à huile lourde, etc) il n’a pas fait fortune.

Une exposition lui a été consacrée en 2015 au MUS, revenant sur ses nombreuses découvertes permettant le développement de l’automobile et des bateaux à moteurs.

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1458?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-MDYwMgRX1bCgAQAVQDEm

 

#Mercredi 28 octobre

 

Bois de Boulogne, le Moulin de Longchamps

 

Si de nombreux visiteurs traversent Suresnes le dimanche, c’est pour ses nombreux restaurants-guinguettes mais aussi parce que la station de train de Suresnes-Longchamp est la plus pratique pour rejoindre l’hippodrome du Bois de Boulogne !

Les visiteurs peuvent cependant emprunter le chemin de fer du Bois de Boulogne ou la navette fluviale de la Compagnie des bateaux parisiens.

Construit dès 1857 par l'architecte Antoine-Nicolas Bailly, ce champ de courses occupe l’ancien domaine de l'abbaye royale de Longchamp détruite à l'époque de la Révolution française. Le Moulin de Longchamp serait un vestige de l’ancienne abbaye.

Le Bois de Boulogne est lui-même un ancien domaine royal appartenant depuis à la Ville de Paris. Il s’agit d’un des aménagements de Napoléon III comme plusieurs parcs parisiens.

Plusieurs grands prix font la renommée du lieu : Le Grand Prix de Paris créé en 1863, le Prix d'Ispahan en 1873 et le Prix de l'Arc de Triomphe en 1920.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/375?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKUpMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qyRmpwEIMXG_DwgkAg8o2EA$$

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Hippodrome_ParisLongchamp

 

#Mardi 27 octobre

Téléviseur portable Philips

 

Ce téléviseur date des années 1970. Il est équipé d'une poignée repliable. A droite, 6 boutons de réglage sont présents pour marche / arrêt, la recherche de chaînes, le réglage du son, de la lumière et des contrastes. La télécommande n’est pas encore disponible pour le grand public bien qu’elle ait été inventée en 1955 !

Cette télévision est capable de capter les ondes à très haute fréquence (VHF) et les ondes à ultra haute fréquence (UHF).

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/415?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iBEw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSklh1fmHF5ZllmcmZ8HrrxhgQUAzsg5sQ$$

 

#Lundi 26 octobre

 

Mairie et écoles, 1787 – 1876

 

La première école de Suresnes est réalisée par l’architecte Porchet à la demande de Bougault, premier maire de la ville. Le bâtiment accueille également la mairie et se situe à l’angle de l’actuelle rue Émile Zola et de la place Henri IV. Il sera détruit en 1876, laissant la place à un marché.

Il est fréquent d’installer les classes dans un lieu déjà existant, voire d’abattre des cloisons pour accueillir une cinquantaine d’élèves à la fois.

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/6640?expo=13&index=14

 

 

#Dimanche 25 octobre

 

Propriété Fizeau, ancienne mairie de Suresnes

 

Ce dessin représente la maison de la famille Fizeau, dont Hippolyte est le plus célèbre membre. Ce bâtiment a servi de mairie de 1855 à 1890 ; il est connu comme lieu des expérimentations sur la vitesse de la lumière réalisées par Hippolyte Fizeau en 1849.

En 1889, au moment de la construction de l'Hôtel de ville actuel, la maison Fizeau est détruite.

L’édifice figuré sur ce dessin est beaucoup plus grand que la maison représentée sur le document 997.00.364 : elle possède 5 fenêtres en façade et a toujours son clocheton. Il semble que le bâtiment ait été frappé d'alignement et en partie détruit avant sa destruction définitive.

Il s'agit ici d'une reconstitution réalisée par un membre de la société historique de Suresnes, M. Poussin en 1931.

 

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1066?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iIkZMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qwDKyKBNceMHDCQCCFzYQ

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1108?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-KCjKLyjKPLyy5PBKoGVVqYml4IobFlAAOiQ47A$$

 

 

#Samedi 24 octobre

 

Carte postale des grands vins de Champagne, 1900

 

Hier, le 23 octobre, on célébrait la journée mondiale du Champagne !

L’Exposition universelle de 1900 est l’occasion de célébrer ce breuvage : les grandes maisons de Champagne prennent alors place dans le Salon des Panoramas, en face de l’Ecole militaire, en bordure de l’Avenue de la Motte-Piquet.

La Maison Mercier, qui produit plus de 4 millions de bouteilles par an, fait la promotion de ses produits grâce cette belle illustration de G. Guidi.

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/8423?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iLEJMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qyRnAojsxPQ9cfsGDCgAoXzc6

 

#Vendredi 23 octobre

 

La Ballade hygiénique

 

Même si elles sont la plupart du temps inaccessibles au public, les réserves de musées sont des lieux très animés !

Récolement décennal, prêts d’œuvres pour des expositions, recherches sur les collections et restaurations se produisent très régulièrement.

Cette « Ballade hygiénique » composée par Pierre Bathille dans les années 1930 a par exemple été restaurée à l’été 2020 afin d’être présentée dans l’exposition temporaire « C’est du propre ! L’hygiène et la ville depuis le XIXè siècle ». Imprimée sur du papier très fragile, elle avait été réparée bien avant son entrée dans les collections du musée à l’aide d’une bande de ruban adhésif qui, déformant le papier, gênait la lecture du texte.

Une restauratrice du patrimoine a donc procédé à un nettoyage très fin du papier et a retiré cette bande adhésive qui entourait la feuille. Les lacunes ont été comblées par du papier Japon, un papier très fin, et teintées pour se fondre dans la couleur du document.

Il s’agit d’un document très intéressant : il s’agit d’un hommage au mandat d’Henri Sellier comme ministre de la Santé publique en 1936-1937.

Pierre Bathille, pseudonyme de Pierre Labracherie (1896-1977), est journaliste, historien et poète. Il rend hommage à l’intérêt porté par Sellier à l’hygiène et à la santé au cours de ses différents mandats ainsi qu’à son action efficace au ministère de la santé. La ballade mentionne les maladies touchant la population, particulièrement la population ouvrière (gale, blennorragie, asthme) ainsi que les fléaux sociaux (prostitution, maltraitance d’enfants) contre lesquelles Sellier mène une politique urbaine et sociale.

La ballade dresse en même temps un portrait affectueux d’Henri Sellier « le veston descendu, portant le glaive haut, le sourcil broussailleux et la barbe horrifique » et rend hommage à ses proches collaborateurs tels le docteur Robert-Henri Hazemann (1897-1976), chef du cabinet technique au ministère et Louis Boulonnois (1894-1958), secrétaire général à la Mairie de Suresnes.

C’est aussi l’action conjointe des autres membres du gouvernement Blum qui est saluée : Alexandre Varenne (1870-1947), Edouard Bovier-Lapierre (1883-1958) et Alfred Rosier (1900-19..).

 

Venez découvrir l’œuvre restaurée dans l’exposition temporaire du MUS !

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/6785?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iBEw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSkZlemZh1fmZRZCCjB4WAEAhTM4oA$$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/12

 

#Jeudi 22 octobre

Les espaces libres à Paris, les fortifications remplacées par une ceinture de parcs

Cette brochure a été publiée par le Musée social en avril 1909, elle appartient à la bibliothèque d’Henri Sellier.

Ces écrits interviennet dans un contexte de prise en compte par les pouvoirs publics de l’importance du logement pour tous, question qui n’avait été soulevée jusque-là que dans le milieu patronal.

Le 3 juin 1904, Jules Siegfried dépose une proposition de loi autorisant l’expropriation pour raison de salubrité publique : la loi Siegfried constitue une première avancée en termes d’urbanisme social.

La question de la salubrité est particulièrement prégnante à Paris où subsiste l’espace de l’ancienne zone de servitude militaire. A Suresnes, la présence de nombreuses usines entraine un accroissement de la population et les ouvriers sont souvent logés dans des conditions déplorables qui entrainent maladie et mortalité infantile.

La Section d’hygiène urbaine et rurale du Musée social milite dès 1908 pour la création d’espaces libres, parcs et terrains de sport pour se substituer aux fortifications et ainsi apporter la nature aux citadins, en parallèle à des logements plus sains.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/8910?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iAkw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSlpQKsy0zKTE0sy8_OKwdU3LLgAKUs5Rw$$

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Mus%C3%A9e_social

- http://www.cedias.org/

 

#Mercredi 21 octobre

Saute-mouton à l’école Jules-Ferry de Suresnes

  

L’école Jules Ferry, construite en 1876 par l’architecte communal Charles Merrien, est la plus ancienne école de Suresnes existant encore de nos jours.  Elle se compose de cinq classes de garçons et autant de filles. Elle est surélevée en 1889 par Raphaël Loiseau pour accueillir neuf classes de garçons et huit de filles. Deux types de matériaux composent le gros œuvre : la brique et l’enduit.

La cour de récréation permet aux professeurs d’enseigner l’éducation physique, ici avec une partie de saute-mouton.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/3861?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iBEw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSnFicAaBxilpSX5eeDKGxZYAK-sOEU$

 

#Mardi 20 octobre

Les Lapons, par Géo le Campion

 

Cette toile a été réalisée par une des plus grandes voyageuses suresnoises : l’artiste Georgette le Campion.

Dans la première moitié du XXè siècle, elle parcourt la France et le monde, de l’Asie à Tahiti en passant par la Laponie.

Cette toile, comme de nombreux carnets d’études et de nombreuses esquisses a été léguée au musée de Suresnes par l’artiste, un peu avant sa mort en 1887.

On y voit une famille en costume traditionnelle devant sa hutte d’où de la fumée s’échappe. A l’arrière-plan, une montagne et un lac nous immergent dans le paysage.

  

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1527?vc=ePkH4LF7w6yelEhJFfqYAYMU-NA8kJNYkJ8Hro9h_gcAtqApsQ$$  

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/72  

 

 

#Lundi 19 octobre

 

Présentoir de flacons Coty

 

Ce présentoir en bakélite blanche et en métal doré date des années 1940. Il supporte un jeu de six flacons testeurs en verre avec leurs bouchons à tige.

Les flacons présentés sont Paris, Chypre, L’Aimant, Emeraude, L’Origan, Muse.

Le nom de Coty est présenté sur le devant de présentoir, en lettres dorées.

 

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/2741?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iIkRMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0quaWQ4gweSgAS3DVP

- https://youtu.be/_ktxBg_qNyQ

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/27

 

#Dimanche 18 octobre

Diplôme aux sapeurs-pompiers

 

En 1897, le conseil municipal de Suresnes remet un diplôme commémoratif et d’encouragement aux sapeurs-pompiers à l’occasion de l’inauguration des édifices communaux.

En arrière-plan, une jolie vue de Suresnes depuis le Bois de Boulogne est figurée : on y voit l’ancien pont, les usines et le Mont-Valérien ainsi que quelques embarcations de loisir.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/6546?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iJEhMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qh1fmHF6ZC_QBuOqGBRUAQJ04ig$$

 

#Samedi 17 octobre

Vin du château des Landes

 

Lechat Deslandes a aquis à Suresnes un terrain au pied du Calvaire du Mont-Valérien vers le Sud. Il y a établi une propriété connue plus tard sous le nom de Château des Landes ou ferme des Landes. Ce château a été détruit en 1870 pour permettre aux batteries de canons du Fort du Mont-Valérien d’avoir une vue sur le château de Saint-Cloud. Les dépendances dont le jardin d’hiver ont subsisté et la ferme des Landes a produit du lait, des œufs, des produits de la ferme et du vin jusqu’en 1939.

Cette bouteille de vin date de 1932 et porte la mention « Clos du château des Landes ».

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/2099?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iJEJMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qh1fmHF6ZC_QBuOqGBRUAQiw4jQ$$

 

 

#Vendredi 16 octobre

Décor « Feuilles d’automne » pour François Coty

 

Le décor de cet écrin de parfum a été réalisé par Pierre Camin et Georges Delhomme en 1934 pour le parfum Muse de Coty .

A la mort de François Coty, « Feuilles d’automne » a été développé chez le cartonnier Draeger, par ces deux personnes, qui travaillaient initialement à la Cité des Parfums Coty à Suresnes.

Les collections du MUS conservent une autre version du décor du parfum Muse fait de rinceaux colorés sur fond de galuchat.

  

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/2875?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iBEw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSmJpSX5uXngwgseTgCV2zZa

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/2463?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iLEpMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0quaWQ4gweSgAT2zVR

 

 

#Jeudi 15 octobre

 

Enfant jardinier par Géo le Campion

  

Ce garçonnet est en train de creuser la terre. Derrière lui, arrosoir, râteau et seau lui permettent de jardiner. 

A travers cette esquisse, Géo le Campion présente les vertus pédagogiques et sanitaires du jardinage qui était pratiqué dans les écoles de la cité-jardins de Suresnes et bien sûr à l’Ecole de plein air.

Une autre version de ce dessin, cette fois-ci colorisée, est conservée dans les collections du MUS.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1500?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKEJMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qWYmlRYdXFIMrblhAAQDCHTck

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1507?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iLEJMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0q6YdX5gOdoZAMLMEz8_PAFTgswACJ-DnQ

 

 

#Mercredi 14 octobre

 

Aiguilles du clocher de l’Eglise Saint-Leufroy de Suresnes

 

Le village de Suresnes s’est établi autour de l’église Saint-Leufroy, possiblement bâtie au VIIIè siècle et sous la responsabilité des religieux de Saint-Germain-des-Près.

Victime d’un incendie au début du XXè siècle, cette dernière a été détruite vers 1906.

Plusieurs éléments décoratifs ont été conservés au musée de Suresnes comme cette paire d’aiguilles de l’horloge.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/3407?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKElMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qh1fmHF6ZC_QBuOqGBRUARD84kQ$$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/50

 

 

#Mardi 13 octobre

Banquet en l’honneur d’Alexandre Maistrasse par Pierre Dreville, photographe

  

Alexandre Maistrasse (1860-1951) est l’architecte-urbaniste ayant conçu la cité-jardins de Suresnes à partir de 1919.

Il étudie à l’Ecole de Beaux-Arts de Paris, à cette époque où les écoles d’architecture n’existaient pas en tant que tel. Il réalise au cours de sa carrière de nombreux équipements publics (hôpitaux, écoles, sanatorium, etc).

 

Ce banquet a eu lieu dans les années 1930. On reconnait Jessa et Henri Sellier.

  

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/5237?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKElMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qWYmlRYdXFIMrblhAAQDErDcp

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/4

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Alexandre_Maistrasse

 

 

#Lundi 12 octobre

Gonflement d’un ballon pour la fête de la muse 1931

 

La fête de la Muse est un grand événement pour Suresnes. Ville décorée, défilé de chars, d’automobiles et de militaires sont habituels.

En 1931, une montgolfière prend son envol depuis les quais de Seine. L’aéronaute salue ici la foule.

 

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/4880?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKExMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0quaWQ4gweSgAR2TVN

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/4876?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iCUw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSm5pZDSDB5IAPMoNSI$

 

 

#Dimanche 11 octobre

Paul Kruger

 

Stephanus Johannes Paulus dit « Paul » Kruger (1825-1904) est un militaire et homme politique qui  qui joue un rôle déterminant dans les politiques de la jeune République sud-africaine du Transvaal. Il fait partie des boers, les colons néerlandais, huguenots et allemands d'Afrique du Sud.

Il est nommé vice-président en 1877, peu avant que la République ne soit annexée par le Royaume-Uni pour devenir la colonie du Transvaal : en effet, la découverte de diamants et surtout d'or dans la région entraîna un afflux massif de colons britanniques, appelés uitlanders (« étrangers »).

 

Sur cette assiette en faïence de Sarreguemines, il est entouré des portraits de Petrus Jacobus Joubert, général boer et président par intérim de la république du Transvaal ; de Piet Cronjé, fermier du district de Potchefstroom ne reconnaissant pas le pouvoir britannique en place ; de Christiaan de Wet, général boer et fondateur du Patri national et enfin de Villebois Mareuil

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/5854?vc=ePkH4LF7w6yelGA1CLiiIj6B6GOGEVI8QLNDATCAihIzS8C1Myw0ANx5Ljw$

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Kruger#:~:text=Stephanus%20Johannes%20Paulus%20%C2%AB%20Paul%20%C2%BB%20Kruger,Transvaal)%20de%201883%20%C3%A0%201902.

 

 

#Samedi 10 octobre

 

Fête de la Muse 1927

 

A l’occasion de la Fête de la Muse de 1927, un grand défilé est organisé. Le char de la muse qui défile dans les rues est particulièrement impressionnant !

On y voit les jeunes filles assises sous un dais, le vaisseau est tiré par des chevaux.

Des habitants se sont mis à leur fenêtre pour assister au spectacle.

 

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/5209?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iDEw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSm5pZDSDB5IAPAoNRw$

 

#Vendredi 9 octobre

 

Intérieur de l’église Saint-Leufroy

L'église Saint-Leufroy est la première église de Suresnes dont l’existence remonte au haut Moyen-Age. Elle prenait place entre la rue du Moûtier et la rue du Puits d’Amour.

Définitivement détruite en 1907 après un incendie, nous n’en gardons des traces qu’à travers l’iconographie : élément central du village, elle se trouve sur de nombreuses représentations peintes et photographies.

Quelques rares clichés, comme celui-ci, nous montrent la nef et le buffet d’orgues.

 

Plusieurs éléments mobiliers dont une cuve baptismale, des sièges de prières ou les aiguilles et le coq du clocher ont été conservés dans les collections du musée.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/5165?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iLESKelDHzOIkKIBmhtyUkvTivIrwXUzLCwAkIwtnw$$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/50

 

 

#Jeudi 8 octobre

Fête scolaire à l’école Vaillant-Jaurès par Ego photographie

 

Pour cette fête scolaire du début du XXè siècle, un spectacle dansé par les élèves est donné à l’école Vaillant-Jaurès de la cité-jardins.

Deux groupes de huit enfants enfants, garçons et filles, sont vêtus de tuniques, de chaussures et de socquettes blanches. Ils tiennent par couple des arcs de branches formant deux haies d'honneur.

Au milieu de la scène, au fond, un couple de petits mariés s'avance : le garçon est en costume sombre et chemise blanche, avec une fleur à la boutonnière. La jeune fille a une robe de mariée à volant avec un voile rabattu derrière sa tête. Elle tient une grande gerbe de fleurs.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/2026?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iBGoooL7CDk9mpmaQKtEIhOPPmb4IcURNKtkJZYWHV5RDK64YQEFAMCVNyE$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/18

 

 

#Mercredi 7 octobre

Portrait de Jean Jaurès

 

Jean Jaurès (1859-1914), élu plus jeune député de France en 1885 est un homme politique connu pour son action en faveur des ouvriers, notamment lors de la grande grève de mineurs de Carmaux. Il a fondé et dirigé le journal L’Humanité.

Il prend part à l’Affaire Dreyfus où il soutient le capitaine et s’implique fortement dans la séparation de l’Eglise et de l’Etat en étant un des rédacteurs de la loi de 1905.

Une avenue de la cité-jardins de Suresnes porte son nom ainsi que le premier groupe scolaire.

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/3902?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKkSKelDHzOIkKIBmhsKgOFTlJhZAq6cYYEBAMF3LhA$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE9wfyKnQzNQEWhESmWT0MUMNKWagGSQrsbTo8IpicHUNCx4A6W80IQ$$

 

 

#Mardi 6 octobre

Dessin de la porte au-dessus l’eau par C. Brun

 

A l’occasion des fêtes du couronnement de la muse de Suresnes en 1931, une reconstitution des éléments architecturaux emblématiques du vieux Suresnes est réalisée.

C. Brun réalise une esquisse de la porte au-dessus de l’eau, un des éléments de fortification de la ville.

Il y avait au Moyen-Age des murs flanqués de tourelles, de créneaux et de sept portes : porte de la Seigneurie au bout de la rue du Pont, porte Saint-Cloud, la Fausse-porte, la porte de Ruel vers la rue des Ecoles, la porte à l’Hermitte dans la rue du Mont-Valérien, la porte de Putheaux dans la rue de Neuilly, la porte d’En Bas à l’extrémité de la rue du Port-aux-Vins.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/6622?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iLEhMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0quaWQ4gweSgAR2zVN

 

 

#Lundi 5 octobre

Lit pliant pour bébés

 

Une des activités de la crèche Darracq consiste en la garde, pendant la journée, c’est-à-dire durant le travail des mères, de 25 à 30 enfants bien portant ayant moins de trois ans accomplis.

Les enfants reçoivent les soins hygiéniques qu’exige leur âge, sont nourris, jouent et font la sieste.

Il semble que ce lit pliable ait été utilisé comme lit d’appoint dans le service de consultations infantiles.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/5577?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iJkRMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qOZkl4EobFkgA3JI04A$$

 

#Dimanche 4 octobre

Album « Epreuve de liaisons commerciales transsahariennes pour véhicules munis de moteurs à huile lourde »

 

Ce bel album présente les épreuves remplies par les camions Saurer de type 4 BLD entre Alger et Gao en février et mars 1932 sur demande du gouvernement général d’Algérie.

Les véhicules effectuent le parcours suivant : Alger - Laghouat - Ghardaïa - El Goléa - Timmimoun - Adrar - Reggan - Bidon 5 - Gao puis reviennent au point de départ.

Plusieurs photographies illustrent cette expédition.

La couverture reprend ce trajet avec une mention de la marque Saurer au cœur de la grosse rose des vents placée en partie basse.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/3366?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iBEw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSnJGUCHJZaC621YOAEAkzE2NQ$$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/8

 

#Samedi 3 octobre

Le duc d’Aumale

Sur cette assiette en faïence de Sarreguemines, Henri d’Orléans (1822-1897), Duc d’Aumale, est représenté, ainsi que le château de Chantilly. Fils de Louis-Philippe, c’est un militaire et homme d’Etat.

En 1830, à l’âge de 8 ans, il hérite de son parrain le Prince de Condé du domaine de Chantilly et d’immenses forêts dans l’Aisne. Ce domaine foncier est considéré comme le plus important de France et estimé à 66 millions de francs-or avec 2 millions de francs de revenus annuels.

Le fond du décor représente la prise de la Smala d’ABd-el-Kader le 16 mai 1843 où il est maréchal de camp. Il est promu lieutenant-général à la suite de cette victoire.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/5894?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKGhEikJRB8zjJDiAZodCoABVJSYWQKunWGhAQDc4S49

- https://domainedechantilly.com/fr/

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Henri_d%27Orl%C3%A9ans_(1822-1897)

 

#Vendredi 2 octobre

Groupe d’habitations par l’architecte Alexandre Maistrasse

Ce groupe d’habitations en briques n’est autre que l’entrée de la cité-jardins par l’avenue Jean-Jaurès !

Les plans de la cité-jardins de Suresnes sont dressés dès 1919 par l’architecte-urbaniste Alexandre Maistrasse. Dans l’immédiate après-guerre, ce sont une quinzaine de cités-jardins qui voient le jour autour de Paris à l’initiative de l’Office public des habitations à bon marché du département de la Seine dont Henri Sellier est l’administrateur délégué.

Chacun de ces quartiers est confié à un architecte-urbaniste, un tandem ou même plus : Eugène Gonnot et Georges Albenque à Stains, Monsieur Pelletier et Godeffroy Teisseire à Champigny-sur-Marne, Félix Dumail au Pré Saint-Gervais…

Suivant de grands principes communs pour ces logements sociaux, les architectes disposent d’une grande liberté quant aux décors et aménagements des quartiers qui leur sont confiés.

 

A l’occasion des cités-jardins en automne, de nombreuses visites guidées sont organisées dans les cités-jardins membres de l’Association régionale des cités-jardins d’Ile-de-France.

 

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/5239?vc=ePkH4LF7w6yelEhJFfqYAYMU-NA8YGhqbAqujmHeBwB92ihl

- https://www.citesjardins-idf.fr/

- https://www.citesjardins-idf.fr/decouvrir-in-situ-les-cites-jardins-dile-de-france/le-printemps-des-cites-jardins-2020/

 

#Jeudi 1er octobre

Fillettes à la trottinette par Géo le Campion

 

La trottinette était déjà à la mode dans les années 1930 !

Géo le Campion en fait le sujet d’un de ses décors pour l’école Vaillant-Jaurès de la cité-jardins parmi d’autres loisirs comme la corde à sauter ou la gymnastique.

Ces documents conservés dans les collections du MUS sont des esquisses préparatoires au crayon et pastel, le motif n’a pas systématiquement été réalisé dans l’école. 

Pour en savoir plus : 

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1486?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iDkw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSlZiaVFh1cUg-ttWDgBAKFxNvY$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/72 

 

 

#Mercredi 30 septembre

Service d’ordre des pompiers

Lors de la Fête de la Muse de 1931, un grand défilé est organisé avec différents chars dont le plus impressionnant présentant les jeunes filles récompensées. Les pompiers de Suresnes participent aussi au défilé : ils sont ici photographiés en uniforme.

Un cameraman de Pathé Journal filme la scène, monté sur son camion à droite de la photographie. Sur la gauche, un photographe immortalise l’événement.  

 

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/4872?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iCkw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSm5pZDSDB5IAPEoNR4$

 

#Mardi 29 septembre

Boîte à poudre « Après le bain » de Coty

Le décor de cette boîte à poudre rappelle le feuillage stylisé reproduit sur le coffret du parfum Muse.

Le carton imprimé en quadrichromie et rehaussé de dorure est gaufré pour donner un effet galuchat à l’arrière-plan imitant la peau granuleuse et brillante des poissons utilisés en gainerie au XVIè siècle. Il s’agit une nouvelle fois pour Coty de mettre le luxe à portée de toutes les femmes.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/2804?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-SCwoOryiGGi7QlJiZh640oYFEgA_fDYs

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/2463?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iLEpMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0quaWQ4gweSgAT2zVR

 

#Lundi 28 septembre

 

Pot à moutarde Guillaume II en chameau

 

Guillaume II, roi de Prusse et empereur allemand est le sujet de nombreuses caricatures à la fin du XIXè siècle dont ce curieux pot à moutarde appartenant à la collection collectée par Xavier Granoux et conservée au MUS.

A. Bizouard, fabricant de moutarde à Dijon, choisi ici ce motif d’animal portant un casque à pointes.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/900?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-SM4AOiexFFxbw0IHAL6IMzQ$

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Guillaume_II_(empereur_allemand)

 

#Dimanche 27 septembre

 

Pierre-François Villaret, le roi du jour

 

La chronique théâtrale illustrée de 1863 rend hommage au ténor François Villaret (1830-1896), notamment grâce à un dessin de Gédéon où il est couronné par une muse avec de nombreux personnages qui se prosternent à ses pieds.

Il a été rendu célèbre pour l’interprétation des personnages d’Arnold dans Guillaume Tell et de Robert dans Robert le Diable.

Il est enterré au cimetière Carnot de Suresnes.

 

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/5595?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iJEFMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0quaWQ4gweSgAU2jVT

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre-Fran%C3%A7ois_Villaret

 

#Samedi 26 septembre

Yachts amarrés à Suresnes par Alexandre Brun

 

Cette toile non datée montre un paysage relativement épargné par l’urbanisation avec des quais non aménagés qui portent encore le chemin de halage nécessaire à la traction animale des péniches.

La présence de ces navires de plaisance amarrés au quai montre la forte activité de loisirs qui prenait place le dimanche autour de Paris avec le canotage, les guinguettes et la location de bicyclettes. Le déplacement des citadins vers ce territoire plus champêtre est facilité par l’arrivée du train en 1889 : il se traduit par l’installation d’établissements de restauration et d’ateliers de fabrication de pièces de vélocipèdes.

Cependant, les cheminées fumantes des usines déjà installées à Boulogne-Billancourt laissent penser que le territoire va bientôt vivre un bouleversement avec l’arrivée massive d’industries et l’installation des ouvriers à proximité de leur lieu de travail.

 

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/6529?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iAkw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSnAorMiMS-lKFUhqag0D1x9w4ILACKMOO4$

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/77

 

#Vendredi 25 septembre

Vêtements de nourrissons utilisés à la crèche Darracq

 

Dans l’entre-deux-guerres, sous l’impulsion du maire Henri Sellier, la Ville de Suresnes développe un important réseau d’équipements sanitaires et sociaux.

Les services de la petite enfance s’installent dans la crèche Darracq, construite à côté du dispensaire Raymond Burgos. Il s’agit d’un service de garde et de surveillance de nourrissons mais aussi de consultations périnatales avec notamment la vaccination.

L’hospitalisation temporaire des enfants est possible.

 

Un autre dispensaire est présent à la cité-jardins tandis que la distribution du lait est aussi réalisée dans les quartiers Ouest et Nord de la ville.

 

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/5578?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKGBITD24V5CTpBmpibQOpHI1KOPGYBIkQTNK8n5pckZ4NILHlAAn8E2OA$$

 

 

#Jeudi 24 septembre

Fête de Noël à l’Ecole Vaillant-Jaurès

Afin de célébrer les fêtes de fin d’année, les élèves de l’école Vaillant-Jaurès de la cité-jardins de Suresnes ont vêtu leurs plus beaux costumes !

Pour cette année 1937, le thème choisi est « Les provinces de France ». Ils évoluent dans un décor représentant un habitat traditionnel avec une cheminée, une toile peinte figure les poutres au plafond.

Ce numéro s’appelle « La ronde des bonnets » : on y trouve des cuisiniers et des policiers.

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/2019?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKExMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qWYmlRYdXFIMrblhAAQDBmjcj

 

 

#Mercredi 23 septembre

Poésies fugitives

 

Ce document a été imprimé en 1784 à Paris. Il s’agit d’un livret de 14 pages présentant des poésies.

 

En voici un extrait :

Ce n'est point Apollon dont l'éclat radieux

Allume dans mon sein des flâmes immortelles

Je suis plus échauffé des vives étincelles

Que lancent deux beaux yeux. 

Si près des bords fleuris où serpente la Seine

Cette beauté, qu'ici je ne nommerai pas,

Des zéphyrs amoureux vient respirer l'haleine,  

Alors sur l'Hélicon je crois porter mes pas ;

Cette onde qui murmure est celle d'Hypocrène ; 

Si pour accompagner la voix la plus touchante,

De la harpe retentissante

Sa main tire des sons dont les coeurs sont émus,

J'éprouve en l'écoutant des transports inconnus,

Et je croirois que c'est une Muse qui chante,

Si je ne voyois pas Vénus.

 

Il contient une poésie dédiée à Madame de…, étant à sa maison de campagne près de Surêne. 

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/6682?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKkhMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0quaWQ4gweSgAS3TVP

 

#Mardi 22 septembre

Fer à repasser

 

Le fer à repasser a bien changé depuis la fin du XIXè siècle… Il était alors nécessaire de le faire chauffer sur le poêle et de le manipuler avec un torchon pour éviter les brûlures. Gare au linge fragile également ! 

Sur la partie supérieure de sa plaque, le fer porte l’inscription « Jardinier n°5 » correspondant à sa taille.

Il était utilisé à Suresnes par une des nombreuses entreprises de blanchisserie qui profitaient des terrains libres en bords de Seine pour traiter et faire sécher le linge des parisiens.

 

Dès le début du XXè siècle, ces proto-industries qui réclament beaucoup de terrain seront repoussées au profit d’autres usines, notamment automobiles.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/772?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iCUw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSlFqQWJxcDYAFfcsIACANG1Ns0$

- https://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/boulogne-billancourt-92100/boulogne-l-empreinte-des-blanchisseurs-demeure-06-11-2015-5253899.php

 

 

#Lundi 21 septembre

Trois hommes halant une péniche par Henry Brémont

Ce tableau est l’esquisse d’un décor monumental se trouvant dans l’escalier de l’Hôtel de ville de Suresnes. Il a été offert par le peintre à Victor Diederich, Maire de Suresnes entre 1904 et 1919, comme en témoigne une inscription au dos du châssis.

Cette partie du décor sur le thème de la Seine montre trois hommes occupés à tracter une péniche aux abords du barrage et des écluses de Suresnes.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1419?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iIk5MPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qBYdX5mUmZ4CLL3hIAQD-wjd9

 

 

#Dimanche 20 septembre - Fête de la vigne

Vendanges à Suresnes

 

Pour ses vendanges 1931, toute la famille Maillet prend la pose avec le raisin cueilli.

La parcelle qu’ils cultivaient se trouvait au lieu-dit du Pas Saint-Maurice, non loin de la vigne actuelle de Suresnes.

Hommes femmes et enfants sont mis à contribution pour ramasser au bon moment le raisin dans des hottes, ici visibles devant les protagonistes.

 

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/4933?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKUSKelDHzOIkKIBmhvKgKUl0N3gEgoeGADAIC3n

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/7

 

#Samedi 19 septembre

 

Boîte à poudre « Emeraude » de Coty

 

Pour cette boîte à poudre, François Coty adopte un décor orientalisant fait d’arabesques et de motifs floraux. Elle contient une poudre de toilette dite Dusting powder parfumée à l’Emeraude. La déclinaison d’une senteur en cosmétiques est une des stratégies de Coty pour s’imposer sur le marché de la parfumerie.

 

Une houppette permet de soie l’application de cette poudre parfumée sur le corps : c’est cet instrument de beauté typique qui sera repris par Suzanne Lalique-Haviland comme décor de plusieurs productions cosmétiques Coty.

 

Pour en savoir plus :

 

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/2767?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-MDIwMNMz1DMGV9ew4AEA1eUx6A$$

 

 

#Vendredi 18 septembre

Jean-Casimir Périer

 

Casimir Périer (1847-1907) est ici représenté sur une assiette de la faïencerie de Sarreguemines. Autour de son portrait central, des scènes importantes de sa vie sont figurées.

Issu d’une lignée de banquiers et d’hommes d’Etat, il a été Président du Conseil sous Sadi Carnot puis Président de la République à la mort de ce dernier. C’est  le troisième plus jeune Président, à 46 ans, après Louis-Napoléon Bonaparte c’est-à-dire Napoléon III (44 ans) et Emmanuel Macron (39 ans).

Lui-même militaire s’étant illustré lors des combats de 1870 dans l’Aube, il défendra le Capitaine Alfred Dreyfus au procès de Rennes.

  

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/5818?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iIUSKelDHzOIkKIBmhsKgOFTlJhZAq6cYYEBAMKvLhM$

https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Casimir-Perier

 

 

#Jeudi 17 septembre

Sujet de manège : l’oie

 

Ce siège en forme de silhouette d’oie fait partie d’un manège disposé sur un plateau tournant comprenant d’autres pièces représentant divers animaux de la basse-cour. Utilisé à la crèche Darracq, il est identique aux manèges présents dans les deux écoles maternelles de la cité-jardins, aujourd’hui disparus.

 

Il s’agit d’une production de la Société du Jouet moderne. Dirigée par Monsieur Matthieussent, elle était établie sur l’île de Puteaux et concourait notamment à la rééducation des mutilés de la Première Guerre mondiale en les employant comme compagnons. Cette commande d’Henri Sellier pour équiper les écoles suresnoises démontre le succès rapide acquis par cette société.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/61?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKE5MPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0quYl5h1ekg0sveEABAMKCNwo$

 

#Mercredi 16 septembre

Aline Caron élue Rosière

 

Mademoiselle Aline Caron a été immortalisée sur cette photographie sur plaque de verre dans la première moitié du XXè siècle.

Elle porte une écharpe sur laquelle on aperçoit le blason de la ville de Suresnes : elle a en effet été élue Rosière.

Il semblerait que la tradition de la Rosière vienne de Salency, près de Noyon, où l’évêque saint Médard aurait institué un prix de vertu dès le VIè siècle. Il récompensait alors une jeune fille qui était couronnée de roses et dotée d’une somme d’argent.

Ce prix arrive à Suresnes à la fin du XVIIIè siècle avec l’abbé Jean Benoît d’Hélyot couronne chaque année une jeune femme particulièrement vertueuse qui se voit remettre une rente à vie. La première cérémonie a lieu le 15 août 1777 et existe encore de nos jours.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/3893?vc=ePkH4LF7w6yelEhJFfqYAYMU-NA8UAAMlaLEzBJwlQwLAgA8wCsM

- https://www.suresnes-tourisme.com/fete-des-rosieres.html

- https://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/suresnes-92150/suresnes-les-rosieres-perpetuent-la-tradition-depuis-210-ans-10-05-2015-4760775.php

 

 

#Mardi 15 septembre

 

Fer à tuyauter

 

Attention, cet objet n’est pas une paire de ciseaux ! Il s’agit d’un fer à repasser pour tuyauter les tissus, c’est-à-dire y imprimer de petites vagues.

Il est particulièrement utile pour façonner les coiffes ou les dentelles après l’avoir chauffé.

Les fers à tuyauter étaient utilisés en contexte domestique pour les vêtements et dans le cadre des blanchisseries installées sur les bords de Seine à Suresnes.

Pour en savoir plus :

https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/776?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iJESKelDHzOIkKIBmhvSgKzDCxRKSisTgdVLEbiOhoUJABgJMPs$

 

 

#Lundi 14 septembre

Camion-jouet Latil

 

Ce jouet figure un camion de la marque Latil qui était utilisé sur la caravane du Tour de France à partir de 1929. Il fait la promotion du cirage Lion noir et du Miror.

Lion noir sera la première, avec Menieret Bayard, à orner des camions avec sa mascotte pour communiquer sur ses productions.

L’entreprise Latil, fondée en 1897 et installée à Suresnes en 1914, produits de nombreux véhicules utilitaires et de transports en commun dans l’entre-deux-guerres. C’est donc tout naturellement que cette marque est choisie pour les véhicules du Tour de France et leur déclinaison en jouets.

 

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/8896?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iIkRMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qyYm5mfl54HobFk4Af902DA$$

 

 

#Dimanche 13 septembre

Tétine Dodie

 

Cette tétine en caoutchouc était utilisée dans une des « Goutte de lait de Suresnes » installée dans la crèche Darracq dans le bas de Suresnes.

La Goutte de lait est une organisation fondée en 1894 à Fécamp par le docteur Léon Dufour. Elle est chargée de distribuer du lait stérilisé aux mères, de dispenser des conseils de puériculture et de proposer des consultations aux nourrissons

L’effet sur la mortalité infantile est significatif.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/5585?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iBEw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSklh1cCIxBceMHDCQCg8Dbx

 

 

#Samedi 12 septembre

Le pont de Suresnes et le Mont-Valérien par Louis Verchain

 

Cette aquarelle a été peinte vers 1880 par Louis Verchain. Ce dernier a livré une production d’aquarelle représentant la banlieue parisienne et ses cours d’eau dont la Marne et la Seine. Une de ses aquarelles est conservée au musée des Beaux-Arts de Valenciennes sous le numéro d’inventaire 2012.0.96.

Cette œuvre a été prise en aval du pont de Suresnes qu’on distingue sur la gauche de la composition. Cette arche métallique et la date de l’œuvre permettent de déterminer qu’il s’agit du pont construit en 1874 et décoré par Emmanuel Frémiet.

On distingue la guinguette « La Belle Gabrielle » sur la rive suresnoise ainsi que quelques bâtiments, les premières usines. Les coteaux du Mont-Valérien sont plantés d’arbres avec la forteresse qui est visible au sommet.

 

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/6367?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iLEZMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qoLoHVIwdXlmUmZoHrr9h4QUAVKM50w$$

 

#Vendredi 11 septembre

Poste RA125 A/02

 

Ce petit poste fabriqué par Radiola à Suresnes a été commercialisé en 1954. Il permet de capter deux gammes d’ondes : GO (grandes ondes ou basses fréquences) pour des communications entre 500 et 1000 km et PO (ondes moyennes) pour la diffusion régionale.

Le cadran circulaire indique le nom des stations et des villes correspondantes à travers le monde. Les deux boutons permettent de régler la fréquence et le volume sonore tandis que le branchement sur le secteur et le haut-parleur intégré facilitent l’utilisation.

Radiola, dont le nom est inscrit en lettres dorées sur la droite de l’appareil, décline le RA125 A/02 en plusieurs couleurs.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/405?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKEJMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qRYkpmfk5ieCKGxZQALcyNnA$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/3

 

#Jeudi 10 septembre

Vêtement de l’Ecole de plein air de Suresnes

 

Cette barboteuse était utilisée par les plus jeunes élèves de l’Ecole de plein air de Suresnes. Ces derniers changent de vêtements chaque matin après leur passage dans les douches de l’établissement.

Il s’agit d’une mesure supplémentaire d’hygiène pour ces enfants présentant un fort risque de tuberculose.

Différents uniformes sont adaptés à l’âge, au genre et aux activités de la journée.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1403?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iIUFMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qBTmpmXkKiZlF4KobFlQAKh03Ew$$

 

 

#Mercredi 9 septembre

Ours garde champêtre par Géo Le Campion

 

Teddy Bear, Winnie l’Ourson et Paddington n’ont qu’à bien se tenir ! Dans les années 1930, Georgette Le Campion, dite Géo Le Campion propose un programme iconographique pour les écoles Vaillant-Jaurès et Wilson de la cité-jardins de Suresnes. Le MUS conserve de nombreuses études autour de l’hygiène et le sport mais aussi autour des contes.

 

Cet ours garde champêtre fait partie de ce cycle. Il s’agit d’un dessin rehaussé d’aquarelle sur papier calque. Il ne sera finalement pas réalisé sous forme de fresque.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1493?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iJESKelDHzOIkKIBmhuAlUkxuGKGBQQABJcsYQ$$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/72

 

 

#Mardi 8 septembre

Flacon de parfum « Masque rouge »

Ce flacon fait partie des dernières acquisitions du MUS.

Il s’agit d’une création de Marcel-Hughes Guerlain en 1924.  Son usine se situe rue Pagès à Suresnes : il y fait réaliser les flacons (souvent imaginés par Baccarat et Depinoix), le cartonnage ainsi que des cosmétiques. Sa boutique se trouve sur la prestigieuse rue du Faubourg Saint-Honoré à Paris, au n°86.

 

Sa société ne doit pas être confondue avec celle de la dynastie Guerlain : ces derniers lui intenteront d’ailleurs un procès. Vainqueurs de ce conflits, les Guerlain adopteront le slogan « Nous n’avons pas de prénom » tandis que Marcel Guerlain rajoutera son deuxième prénom Hughes pour se différencier.

 

Il exerce son activité jusque dans les années 1930 avec plusieurs boutiques à Londres et New-York.

 

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/8893?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iAkw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSm5icVALyoU5Zemg0sweGABAK-dODE$

 

 

#Lundi 7 septembre

Biplan SPAD 91 

 

Cet avion-jouet fait partie d’un achat petit fils de Louis Blériot en 2014.

Il s’agit d’un Spad, reprenant l’acronyme de la Société de Production des Aéroplanes Deperdussin. Suite à l'emprisonnement d'Armand Deperdussin pour détournement de fonds, la société est reprise par la société de mécanique automobile Delaunay-Belleville. En 1914, un groupe d'industriels mené par Blériot rachète l'entreprise et en fait la Société Pour l'Aviation et Ses Dérivés en 1914.

C’est un avion biplan, à deux ailes portantes superposées, monocoque. L’extrémité des ailes est peinte en rouge et des cocardes tricolores décorent l’engin.

 

Sa forme est stylisée pour correspondre aux baguettes métalliques assemblables Meccano. Ce jouet faisait partie de la boîte Meccano Outfit n°1.

 

 

Pour en savoir plus

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/5522?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iAkw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSmJZZn5ebpZ-aWpJeC6GxZWAHZmN9Q$

 

#Dimanche 6 septembre

 

Ambre antique de Coty

 

Ce flacon en cristal présentant une forme cylindrique fuselée a été créé par René Lalique en 1910 pour le parfumeur François Coty.

Le flacon est décoré de figures féminines grecques drapées dans de longues robes, les cheveux relevés, portant des bouquets de fleurs. Le bouchon est en forme de fleur stylisée.

Il s’agit d’une des premières créations du maître-verrier pour Coty. Afin de produire ce genre de flacon à un prix raisonnable, les figures sont soufflées-moulées en bas-relief et recouvertes d'une patine brun-rouge, appliquée après la cuisson du verre.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/2639?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iDEw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSmJuUlFqQqJeSWZhZAiDB5aAOYwOIA$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/43

 

#Samedi 5 septembre - Journée mondiale de la charité

 

 Carnet de timbres antituberculeux

Le timbre antituberculeux est inventé au Danemark, en décembre 1904 par un postier : Einar Holboell.
Il imagine un timbre « de Noël », vignette de bienfaisance sans valeur d'affranchissement et à faible coût pour l’expéditeur, ayant un double objectif, éducatif et financier.

Le timbre antituberculeux adopte une iconographie frappante visant à promouvoir des habitudes quotidiennes d’hygiène : aérer son logement, se laver, faire le ménage, etc.

Les fonds récoltés par la vente de ses vignettes sont consacrés à la création de sanatoriums pour enfants.

 

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/6837?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKkxMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qeYklmfl5iTngmhsWUgDyKzbt

- http://www.le-temps-des-instituteurs.fr/doc-la-tuberculose.html#:~:text=La%20r%C3%A9ussite%20du%20timbre%20est,nations%20%C3%A9ditent%20le%20timbre%20antituberculeux

- https://www.lemonde.fr/mondephilatelique/article/2020/03/27/les-vignettes-et-timbres-antituberculeux-1970-2018_6034597_5470897.html

 

#Vendredi 4 septembre

 

Affiche « Five o’clok tea » d’Olibet, vers 1900

 

 

 

Olibet se positionne sur le marché de la biscuiterie en diversifiant les moments de consommation grâce à une large gamme des biscuits. Le Five o’clock est le nom d’un de ceux-ci, dégusté au moment du thé de l’après-midi, selon la tradition anglaise.

 

Existent aussi Biscotte pour le petit déjeuner, Cracker pour l’apéritif ou Déjeuner-Olibet pour l’après-repas.

 

Pour en savoir plus :

 

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/3185?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-SAblJXBdDQsbAFZvMmw$

 

- https://biscuitsolibet.com/

 

 

#Jeudi 3 septembre

Fer à coque

 

Ce drôle d’objet, aujourd’hui inusité, est un fer à repasser à coque. On l’appelle aussi « fer à godronner » car sa forme lui sert à façonner en godron les tissus fins, c’est-à-dire en arrondi.

Le fer à coque est particulièrement utile pour les bonnets ou les manches bouffantes.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/782?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iDEw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSlpQNbhBUBfFEJKMHhgAQCyPzhf

 

#Mercredi 2 septembre

Hotte à vendanges

 

Cette hotte était utilisée par Monsieur Langot, vigneron à Suresnes, qui a donné beaucoup d’autres objets au musée dans les années 1930.

Une hotte comme celle-ci peut être en bois ou en osier. Elle sert lors des vendanges à amener le raisin au pressoir. Elle peut être portée sur le dos, à bras ou transportée sur une charrette.

Au début du 20e siècle à Suresnes, les vendanges se font le plus souvent en famille ou avec l’aide de quelques saisonniers. Les grappes de raisins sont détachées à la main ou coupées à l’aide d’un couteau, d’une serpette ou d’un sécateur puis disposées par les vendangeurs dans des paniers qui sont vidés dans les hottes.

Pour en savoir plus :  

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/2085?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-sLQ01zMw0DM0tjQA19iwEAIAam4ykg$$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejAyUYFWIGTDy4T5CTo9mpibQKpHIxKOPGX5IcQTNKiAf5ZeA621YOAEAgDc2Gw$$

 

 

#Mardi 1er septembre - Rentrée des classes

 Salle de classe, école Jules Ferry ou Jean Macé

Cette photographie a été réalisée sur une plaque de verre. Elle montre des élèves, uniquement des garçons, assis devant leur pupitre dans un amphithéâtre.

Plusieurs hommes sont avec eux, il s'agit d'instituteurs ou peut-être de surveillants.

En l'absence de documentation sur cette image, on ne peut pas déterminer s'il s'agit de l'école Jules Ferry ou Jean Macé. 

L'école Jules-Ferry est la plus ancienne école de Suresnes, inaugurée en 1876 pour remplacer l'unique école de Suresnes alors sise rue du Moûtier (actuelle rue Emile Zola et place du 8 mai 1945). Elle comportait 5 classes de garçons et 5 classes de filles.

L'école Jean-Macé est construite entre 1907 et 1908 sur les plans de M. Loiseau. Elle compte 10 classes en 1923 et porte la devise : «Cette école propre, saine et gaie est confiée aux bons soins des élèves bien élevés qui la fréquentent et qui l’aiment »

 

 

#Lundi 31 août

Vue du calvaire par Jacques-Etienne Thierry

 

Cette gravure montre le sommet du Mont-Valérien entre 1815 et 1832 : elle n’est pas datée précisément mais l’orientation des croix, ici vers Saint-Cloud, permet d’obtenir une fourchette de datation.

 

Depuis 1634, un pèlerinage a lieu au sommet du Mont, à l’initiative d’Hubert Charpentier, professeur de théologie et prédicateur. Il convainc le Cardinal de Richelieu, Pierre de Gondi, premier archevêque. Afin de faciliter l’accueil des pèlerins au sommet du Mont-Valérien, de nombreux aménagements sont réalisés dès le XVIIè siècle comme un chemin carrossable. Après les destructions de la Révolution et la confiscation des bâtiments, un nouveau calvaire orienté vers Saint-Cloud est édifié à la Restauration : il s’agit de celui représenté sur la gravure.

 

Pour en savoir plus :

 

 

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/6316?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iJkSKelDHzOIkKIBmhtKMjJTi4oqwXUzLCwAkd4tow$$

 

 

#Dimanche 30 août

Flacon de parfum « La Rose Jacqueminot »

 

Ce parfum est la première création de François Coty en 1904. Cette version du flacon, dont les pics sur les arêtes symbolisent les épines des roses, date de 1921 et a été conçue par René Lalique.

L’histoire veut que François Coty, venu présenter sa dernière création aux Grands Magasins du Louvre, ait été éconduit. Dans un geste de colère ou par stratégie, il brise le flacon de « Rose Jacqueminot » ; l’effluve qui se répand attire alors les clientes. Coup publicitaire volontaire ou non ? Le succès est au rendez-vous et l’intégralité du stock est vendue en quelques semaines.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/3061?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-yEpMBnoMWN3kl4BrbFgIAQCX8DUA

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/43

 

 

#Samedi 29 août

Usine Saurer : garage rue de Verdun

 

La firme Saurer s’installe à Suresnes vers 1909. Il ne s’agit au départ que d’un simple atelier, qui se transformera en 1910 en usine en rachetant l’usine de moteurs à vapeur Darracq-Serpollet située à l’angle des rues de Verdun et Benoît Malon.

Entre 1910 et 1926, l’usine Saurer de Suresnes emploiera plus de 1000 employés et livrera plus de 10 000 véhicules.

Cette photographie montre le garage où sont stockés les véhicules produits : il s’agit principalement de camions et d’utilitaires qui seront primés dans les salons automobiles ou lors de courses à travers le monde.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/3378?expo=8&index=39

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/8

 

#Vendredi 28 août

L’enseignement ménager : le repassage

  

Bientôt la rentrée des classes ! Dans l’entre-deux-guerres, L’enseignement ménager fait partie intégrante des cours de l’école de filles de la cité-jardins de Suresnes tout comme le travail du bois et du métal est enseigné aux garçons.

Le tableau noir permet au professeur d’inscrire ses conseils et de présenter les exercices, notamment en économie domestique.

 

Cette photographie est extraite d’un album publié dans l’entre-deux-guerres et réunissant des vues des immeubles et maisons ainsi que de l’intérieur des écoles, afin d’en montrer toute la modernité et la qualité architecturale.

 

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/5433?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iBGoooL7CDk9mpmaQKtEIhOPPmb4IcURNKskZ5YcXqmblViUkplXDK6-YcEFABdYOVU$

 

 

#Jeudi 27 août

Carte « L’alcool, voilà l’ennemi ! »

 

Cette petite carte détachable s’inscrit dans une série présentant des messages forts permettant de lutter contre l’alcoolisme. Son message est le suivant : « Savez-vous ce que boit cet homme dans ce verre qui vacille en sa main tremblante ? Il boit les LARMES, le SANG, la VIE DE SA FEMME ET DE SES ENFANTS ».

Cette maxime a été rédigée par Lamennais dont on retrouve la signature. Il s’agit probablement de Félicité Lamennais (1782-1854), prêtre, philosophe, écrivain et homme politique prônant le catholicisme social.

 

L’alcoolisme est vu comme un péril qui guette le travailleur, lui faisant délaisser son foyer au profit du cabaret, entrainant dans sa déchéance toute sa famille.

  

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/6040?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iBkw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSmJOcnAcgxcbcOCCQBekjXf

- https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9licit%C3%A9_Robert_de_Lamennais

 

#Mercredi 26 août, journée mondiale du chien

Sac à goûter de l’Ecole de plein air

Cette petite pochette rectangulaire en Vichy bleu est brodée d’un motif de chien.

Elle était utilisée par les élèves de l’Ecole de plein air pour transporter leur goûter : l’alimentation était un élément clé du programme destiné à faire recouvrer la santé aux enfants rachitiques et pré-tuberculeux avec la distribution de lait, de goûters et de repas. Ces mesures étaient accompagnées de séances d’héliothérapie et de balnéothérapie ainsi que d’un programme scolaire allégé. 

Acquise par le MUS en 2000, elle a été conservée par le personnel de service de l’Ecole comme témoignage de la vie quotidienne des élèves.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1400?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-KE5MVji8QCE9H1jdFIHrbFgYAQAFzDXQ

 

#Mardi 25 août

Portrait d'Octave Seron

Octave Seron a été instituteur et directeur de l'Ecole Jean-Macé entre 1908 et 1928. Président de la Société historique et artistique de Suresnes, il est aussi l'auteur de l'ouvrage "Suresnes, d'Autrefois et d'Aujourd'hui", premier ouvrage complet sur l'histoire de Suresnes paru en 1926.

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/6588?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iBEw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSn-esCILcrPA1fcsIACAMGiNiU$

- https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1464302

 

#Lundi 24 août

Acte entre Barthélemy Duval et les Hermites du Mont Valérien

 

 

Le 24 août correspond à la Saint-Barthélémy : c’est l’occasion de mettre en lumière un suresnois du XVIIIè siècle nommé Barthélémy Duval.

  

Nous connaissons le nom de ce dernier grâce à un acte notarié de quatre pages datant de 1742. Il fait état du "déguerpissement", c’est-à-dire l’abandon de terres plantées de vigne au profit des ermites de Suresnes à la suite d'arrèrages non payés par Mr Duval.

  

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/8892?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iBEw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSlJQEszDq_MObwytxJcecMCCwDH8Tmc

 

 

#Dimanche 23 août

Vue de la cité-jardins en construction

Quel chantier dans la cité-jardins! Cette photographie a été réalisée le 5 mars 1931 au niveau de l'actuel square Léon-Bourgeois. Sur la droite du cliché, on voit les pavillons à toit-terrasse qui bordent le parc tandis que sur la gauche, ce sont des immeubles collectifs.

Le premier îlot dont la construction a commencé en 1921 est également visible à l'arrière plan vers la droite.

Pour visiter la cité-jardins en construction, retrouvez la carte interactive réalisée par le MUS.

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE1IAQtOxgqWlhZ6hnrGpGbhihXkEAImwE3A$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/4

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/report/centre-de-documentation.html?id=13

#Samedi 22 août

 

Carte postale de l’Affaire Dreyfus : les casseroles

  

Les collections du MUS conservent plus de 500 cartes postales sur l’Affaire Dreyfus réunies par Xavier Granoux, premier conservateur du musée et grand collectionneur de caricatures.

Ce dernier a d’ailleurs rédigé un ouvrage explicatif sur une partie de celles-ci conservé sous le numéro d’inventaire 2014.7.1

Cette carte postale illustre l’Affaire des casseroles appelée aussi Affaire des fiches : le général André, ministre de la Guerre, avait fait établir des fiches secrètes de renseignements politiques et religieux sur les membres de l’armée entre 1900 et 1904. L’opération aurait été réalisée par des membres des loges maçonniques du Grand Orient de France.

Cette opération suit l’Affaire Dreyfus et vise à lutter contre un état-major jugé réactionnaire dans une période où la tension monte entre l’Eglise et l’Etat.

 

 Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE9wfyKnQzNQEVLIgBS40jRsZGJroGekBdeoj-REAKC0b-w$$  

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_des_fiches_(France)

 

 

#Vendredi 21 août

Rat de cave

  

Quel étrange nom pour cet objet qui n’est autre qu’un chandelier-spirale !

 

Il est constitué d’un socle en bois surmonté d’une spirale en fer forgé dans laquelle se trouve une bobèche (petit disque pour recueillir la cire) que l’on peut monter au fur et à mesure de la consumation de la bougie grâce à une vis ascenseur. 

Cet accessoire qu’on retrouve en Bourgogne et en Normandie servait particulièrement aux vignerons suresnois pour aller vérifier la vinification dans leurs caves : il permettait l’éclairage et, en l’approchant des bouteilles, on pouvait vérifier les dégagements  gazeux du vin qui faisaient varier la couleur de la flamme.

C’est la petite poignée en partie supérieure qui rappelle une queue de rat et donne le nom de « rat de cave ».

  

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/2078?expo=49&index=27

- https://www.athenaeum.com/article/1962672-rat-de-cave-grand-modele-avec-bougie--bouillot-jean-yves

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Rat-de-cave

 

 

#Jeudi 20 août

« La protection sociale de l’enfance en France », ouvrage issu de la bibliothèque d’Henri Sellier

 

Outre ses fonctions de maire de Suresnes et d’administrateur délégué de l’Office public des habitations à bon marché du département de la Seine, Henri Sellier a exercé de nombreuses fonctions politiques et administratives et a siégé dans de nombreuses commissions.

Sa bibliothèque personnelle et celle dont il disposait à l’Hôtel de ville comprenaient de très nombreux ouvrages et revues. Des sujets très variés sont abordés : l’urbanisme, l’architecture et l’hygiène bien sûr mais aussi la médecine, la géographie ou la philosophie.

Cet ouvrage de 1935 a la particularité de porter une dédicace de l’auteur à Henri Sellier.

 

Afin  de rendre ce fonds accessible aux chercheurs, l’équipe de la conservation est actuellement en train de dépouiller tous ces ouvrages et de cataloguer leurs sommaires avec précision.

  

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/8870?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iIUSKelDHzOIkKIBmht8EhUKivJLUpNLMvPzFIrzkzOBBaZCCjA7P2qYmZqXlpiXnKqQmqfgVgRigatwWJABAMuPPFQ$

- La notice sur le site de la Médiathèque

- Les ouvrages de la bibliothèque d’Henri Sellier sur le site de la Médiathèque

 

 

#Mercredi 19 août

Boîte à biscuits Olibet

  

Cette boîte à biscuits Olibet a intégré les collections du MUS en 2020 : il s’agit d’un don effectué par un particulier.

La boîte en tôle lithographiée montre des angelots voletant dans le ciel et portant des guirlandes de roses.

La particularité de cet objet est d’être accompagné d’un curieux jeu de dominos en papier. De petites phrases y sont imprimées : « Puis-je espérer ? » ; « Maman ne veut pas » ; « Voulez-vous m’embrasser ? » ; « Ai-je des rivaux ? ».

  

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/8850?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iCUw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSlA_6Tm5JcUgytuWEABANDZNsU$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/51

 

 

#Mardi 18 août

 

« Fleurs vives » de Volnay

 

Ce flacon de verre transparent soufflé moulé quadrangulaire présente un décor de branches épineuses souligné de patine noire. Son bouchon rectangulaire possède le même décor, sur l'un des côtés, se trouve une étiquette à lettres d'or sur fond bleu.

Il s’agit d’un flacon du parfumeur parisien Volnay, société crée en 1919 par Germaine Madeline Duval et son second mari René Duval, ancien employé de la société Coty.

Les Duval demandent à René Lalique de dessiner des flacons pour leurs parfums dans les années 1920. Une publicité américaine de 1922 pour les parfums Volnay disait d’ailleurs “La plupart des flacons Volnay ont été créés par le célèbre artiste et joaillier français R. Lalique. chacun d’entre eux est un réel objet d’art”.

 

La société Volnay existe encore de nos jours et produit des parfums de luxe.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/2432?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKEJMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qxcCqJhlceMHDCQCBajYl

- https://isabelle-hossenlopp.com/volnay-une-aura-de-legende/

 

#Lundi 17 août

Médaille « Villa des enfans »

 

Cette médaille figure, sur l'avers, une femme assise coiffée d'un bonnet phrygien allaitant un enfant, avec une fillette est accoudée sur sa cuisse, et trois jeunes garçons assis. La légende « PARVULIS MATER ADSUM - Surène 1837 » encadre la scène. Sur le revers, le texte « Villa des enfans» est entouré d'une guirlande de roses.

 

La Villa des enfans appelée également Maison des enfants est une œuvre de bienfaisance qui prenait place à Suresnes entre 1838 et 1842 soit seulement quatre années. Elle formait une vaste propriété délimitée par la Seine, le boulevard de Versailles (actuel boulevard Henri Sellier) et la rue de Saint-Cloud : cet emplacement correspond à l’actuel parc du château et l’ancienne usine Coty (aujourd’hui siège de Bel). La demeure a été détruite en 1886.

Fondée par Jean-Prosper Delagoutte, la Villa des enfans est une pension qui accueille les petits en bonne santé ou nécessitant soins et surveillance de la naissance à l’âge de dix-sept ans. Outre de bonnes conditions d’hygiène, ils bénéficient d’une éducation.

L’établissement possède un beau jardin, des appartements bien éclairés, chauffés et aérés, des bains, une vacherie, une pharmacie et la venue quotidienne d’un médecin.

Ce mode de garde s'adresse particulièrement aux parents veufs ou travaillant toute la journée.

 

Pour en savoir plus :

- https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96003506/f43.item.r=enfans.texteImage

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE9wfyKnQzNQEVLIgBS40jafmpSXmFYMrXJgHAe74HL8$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1093?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-MDIxsgBX1bCgAQAV0TEw

 

**Pause estivale**

 

#Vendredi 31 juillet

Catalogue Darracq, 1908

Ce catalogue Darracq à couverture bleu et or présente tous les modèles fabriqués par la Société ainsi que les accessoires et motorisations disponibles.

Darracq est en effet la première marque à développer un système de pièces de rechange pour ses voitures.

La production est très importante, Darracq étant la troisième marque française après Renault et Peugeot en 1904. Elle propose des voitures relativement bon marché qu’on peut choisir d’acheter sans accessoires pour réduire encore plus le coût.

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/3327?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iJEJMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qOZmHV6SDCy94OAEAicY2oQ$$

 

#Jeudi 30 juillet

Les canard et les chats par Géo le Campion

Le 17 août est la journée internationale du chat noir. Souvent victimes de superstitions, ils sont moins appréciés que les autres félins.

L’artiste suresnoise Géo le Campion les représente ici sous forme de frise, associés à des canards. Ils constituent un motif animalier très agréable pour un projet de décor, peut-être pour une des écoles de la cité-jardins de Suresnes.

Georgette le Campion qui a légué une partie de ses archives et de ses réalisations au Musée de Suresnes a dessiné de très nombreux portraits, scènes fantastiques mais aussi architectures ou nus à l’antique. De nombreuses études témoignent de ses recherches.

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/72

 

#Mercredi 29 juillet

Georges Clemenceau par J. Bianco

En cette journée internationale du tigre, l’œuvre du jour rend hommage à Georges Clemenceau (1841-1929), Président du Conseil entre 1917 et 1920 et Ministre de la Guerre et de l’Intérieur.

Originaire de Vendée, un musée lui est consacré dans sa maison natale : le MUS y a déposé trois œuvres qui sont présentées dans le parcours permanent.

L’homme est ici représenté avec un corps de tigre, allongé sur les bords de Seine. Si son visage est reconnaissable, il est néanmoins affublé d’oreilles félines.

C’est son action en matière policière comme « Premier flic de France » (comme il se désigne lui-même) qui lui donne son surnom de Tigre : il réprime durement les grèves, fonde les brigades régionales mobiles plus connues sous le nom de « Brigades du Tigre ».

Son opposition à la colonisation, sa volonté de séparation de l’Eglise et de l’Etat, son soutien à Dreyfus marqueront sa carrière, tout comme son action pendant la première guerre mondiale qui lui vaut un autre surnom, celui du « Père la Victoire ».

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE9wfyKnQzNQEWhESmWT0MUMNKWagGQTorlxgCZWaWAqusWEhBAB_BDSj

-https://fr.wikipedia.org/wiki/Georges_Clemenceau

-https://www.herodote.net/On_l_appelait_le_Tigre_-synthese-205.php

 

#Mardi 28 juillet

Revue des troupes de la Grande guerre, place de la mairie, en 1919

Le 28 juillet 1914 marque la déclaration de guerre de l’Autriche-Hongrie à la Serbie suite à l’assassinat à Sarajevo de l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche et de son épouse, la duchesse de Hohenberg.

C’est le début de la Première Guerre mondiale qui va entrainer une série de déclarations de guerre entre les différents pays européens.

Le bilan humain sera d’environ dix millions de morts et huit millions d’invalides.

Cette photographie figure la revue des troupes de soldats revenus du front en 1919.

 

#Lundi 27 juillet

L’Ecole de plein air de Suresnes, inv. 998.5.1 

Edifiée entre 1933 et 1935 par Eugène Beaudouin et Marcel Lods, l’Ecole de plein air de Suresnes vient parfaire le projet urbain et social d’Henri Sellier déjà initié par la construction de la cité-jardins et de nombreux équipements d’hygiène et d’éducation dans la ville.

Elle est constituée d’un grand corps de bâtiment constituant un écran au Nord et de huit pavillons de classes et d’un pavillon médical répartis sur le terrain.

Chacun des classes fonctionne sur le même modèle : un mur aveugle en dalles de béton préfabriquées au Nord avec un bloc sanitaire et des casiers pour les vêtements puis, trois parois vitrées ouvrantes en accordéon au niveau de la salle de classe. 

Les deux architectes tirent parti du terrain accidenté et jouent avec le verre pour offrir de bonnes conditions d’études aux enfants rachitiques et pré-tuberculeux.

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/report/centre-de-documentation.html?id=6

 

#Dimanche 26 juillet

 

Pinces à linge

La première activité proto-industrielle installée à Suresnes est la blanchisserie-teinturerie. Le linge est apporté de la capitale vers ce site à proximité du fleuve où des terrains sont disponibles pour le séchage.

Ces objets peuvent aussi être utilisés dans un contexte domestique : il s’agit de pinces à linge. Elles sont simplement constituées d’un cylindre de bois fendu dans le sens de la longueur.

 

#Samedi 25 juillet

Le cimetière américain de Suresnes

Cette photographie nous révèle la grille d’honneur du cimetière militaire américain de Suresnes. En fer forgé et doré, elle repose sur deux piliers surmontés de pots à feux.

Au second plan, on distingue le temple néo-classique avec son fronton et ses quatre colonnes.

Ce cimetière, situé sur les pentes du Mont-Valérien, contient 1565 sépultures de soldats des deux conflits mondiaux ainsi qu’un mur rendant hommage aux 974 disparus.

C’est l’architecte Charles Adams Platt qui a réalisé la chapelle en 1932.

Le terrain a été concédé par la France aux Etats-Unis dès 1917, son emplacement permet d’offrir une sépulture aux soldats rapatriés vers les hôpitaux parisiens dont l’Hôpital américain de Neuilly.

Pour en savoir plus :

-https://fr.wikipedia.org/wiki/Cimeti%C3%A8re_am%C3%A9ricain_de_Suresnes#Visite

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejAyUYFUIuKaCewk5QZqZmkDrRCJTjz5mACJFEjSvJANL65LMwyuKUoGuP7yyKDM5MTMPXI_Dwg0AKSs9Tg$$

 

 

#Vendredi 24 juillet

Plaquette de la course Oxford – Paris – Cambridge au bénéfice de la Fondation Foch

Le samedi 3 avril 1937, une grande course nautique est organisée sur la Seine entre le Pont de Saint-Cloud et le Pont de Suresnes. Les tribunes sont installées sur les berges tout au long du parcours : une place dans la tribune d’honneur coûte 50 francs.

Tous les bénéfices sont reversés à la Fondation Foch, Fondation médicale franco-américaine du Mont-Valérien, reconnue d’utilité publique par le décret du 5 décembre 1929. Cette dernière a fait édifier un hôpital à Suresnes et nécessite des dons pour son fonctionnement.

C’est Consuelo Balsan, née Consuelo Vanderbilt, qui mène le Comité des Dames, un cercle de mécènes, qui a eu l’idée de cette course de charité. Ayant vécu en Angleterre, elle profite de son réseau pour faire venir deux prestigieuses équipes d’aviron à Suresnes. Elle aurait même été jusque dans le bureau du Président de la République Albert Lebrun pour le convaincre d’assister à l’événement.

Pour en savoir plus :

 - https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/68

 

 

#Jeudi 23 juillet

 

Médaille représentant Henri IV et Catherine de Médicis

A l’avers de cette médaille, le souverain (1553-1610) et sa femme (1575-1642) sont représentés de profil en buste et en grande tenue. Le roi porte une armure ceinte d’une écharpe et ornée de la Croix de Saint-Louis. La reine porte une robe d’apparat ornée de dentelle.

Sur le revers ici présenté, Henri IV est représenté en dieu Mars, dieu de la Guerre. Sa femme qu’il tient par la main personnifie Minerve avec son bouclier et son casque. Un aigle leur apporte une couronne.

Un putto, c’est-à-dire un petit enfant, se tient à leurs pieds, jouant avec un casque. Son pied droit est posé sur un dauphin qui sera le fils du couple, le futur Louis XIII.

Pour en savoir plus :

https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/4061?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-SEksLcjIzAPX1rDQAQC_-DNJ

 

#Mercredi 22 juillet

Le pont suspendu détruit en 1870, par Jules Merle

 

Attesté depuis 1590, le bac de Suresnes perdure jusqu’au début du XIXè siècle, en 1819 plus précisément, où il est vendu. Un nouveau pont à péage est inauguré le 24 avril 1842.

Il s’agit d’un pont suspendu dont la construction est envisagée depuis 1829. D’une largeur de 7 mètres, il est constitué de trois travées en bois de chêne, reposant sur des piles à 10 mètres au-dessus du niveau des basses eaux. Le pont est suspendu par un faisceau de rubans en fer doux au lieu des torons de fils de fer généralement utilisés pour ces ouvrages. Le serrage est assuré par des rivets.

Ce pont sera incendié en 1870 lors de l’approche des Prussiens vers Paris. Il est alors remplacé par un pont provisoire de bateaux.

Ce dessin a été réalisé par Jules Merle en 1959. Il s’agit donc d’une représentation fantasmée du pont qui était alors détruit depuis longtemps.

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/6578?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iLEZMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qyRmpwEIMXG_DwgkAgTo2Cw$$

 

 

#Mardi 21 juillet

Départ pour les colonies de vacances à la gare de Lyon

Cette photographie a été réalisée sur une plaque de verre, permettant sa projection. On y voit un groupe d'enfants, filles et garçons, portant chacun un baluchon. Ils sont encadrés par des adultes.

Ces petits suresnois se rendent à la Gare de Lyon pour aller prendre le train vers une des colonies des vacances de la ville. La première colonie de vacances est crée en 1904, le projet urbain et social voulu dans l'entre-deux-guerres par Henri Sellier les développe.

La ville achète une série de lieux de vacances au grand air afin d'apporter air pur, sport et divertissements aux enfants des classes ouvrières. Les camps d'Evian, du Grand Bornand, de l'Ile d'Oléron ou de Lamoura resteront dans la mémoire de nombreux suresnois.

 

#Lundi 20 juillet

Ecole maternelle Wilson : le toboggan

 

Il n'y a pas que dans les années 1930 où les enfants de la cité-jardins de Suresnes disposent de jeux amusants dans leurs écoles! Cette photographie de la seconde moitié du XIXè siècle (non datée précisément) nous montre la cour de récréation de l'Ecole maternelle Wilson.

Si le bassin a été délaissé pour des raisons de sécurité, de nouveaux jeux font leur apparition comme ce tobogan extérieur dont la base sert de cabane.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/18

 

#Dimanche 19 juillet

Chapelle Notre-Dame-de-la-Salette

 

La chapelle Notre-Dame-de-la-Salette est édifiée dans la rue des Raguidelles à Suresnes.

En 1919, l’abbé Flynn désire construire sur les hauteurs de Suresnes une église qui répondrait à la basilique de Montmartre et permettrait aux habitants du plateau sud de pouvoir assister aux offices. La construction est alors lancée dès 1922 sur les plans de l’architecte Pierre Sardou.

Au même moment, la cité-jardins est en plein développement : l’Office public des habitations à bon marché du département de la Seine réserve un terrain pour que l’archevêché construise une église. Seule la crypte de l’église Notre-Dame-de-la-Salette est édifiée : elle est ornée de fresques d’Angel Zarraga.

 

#Samedi 18 juillet

Le Mont-Valérien détruisant les ouvrages des Prussiens 

 

La forteresse du Mont-Valérien fait partie de la ceinture des seize forts construits autour de la capitale entre 1840 et 1846 en plus de l’enceinte de Thiers, les « fortifs ».

Pendant la guerre franco-prussienne de 1870, la forteresse joue un rôle très important : le 13 octobre 1870 ses canons atteignent le château de Saint-Cloud alors tenu par les Prussiens. Le 21 octobre, a lieu la première bataille de Buzenval, à Rueil-Malmaison. La seconde aura lieu le 19 janvier 1971.

Sur cette aquarelle, de nombreux jets de canon sont représentés. L’impressionnant canon La Valérie, d’un calibre de 24 cm et d’un poids de 16 tonnes, tire des boulets de 100 kg.

 

 

#Vendredi 17 juillet

Ecole de plein air estivale de Suresnes : la friction 

 

Cette plaque de verre montre des enfants dans la première Ecole de plein air de Suresnes, une école temporaire installée l’été à partir des années 1920. Des tentes et des baraquements accueillaient une centaine d’enfants rachitiques ou risquant de développer la tuberculose. Les  enfants sont exposés le plus souvent possible au soleil et à l’air, le bacille de la tuberculose ne résistant pas à la lumière. Sur ce cliché, ils se frictionnent pour se réchauffer et faire circuler le sang.

 

 

#Jeudi 16 juillet

Soufreuse à vigne à soufflet 

 

Ce soufflet en bois et cuir est terminé par un réservoir métallique dans lequel était déposé le soufre pulvérulant. Dans sa partie supérieure, le réservoir est muni d'un entonnoir intégré fermé par un bouchon de liège retenu par une chaîne. Le produit curatif et préventif est soufflé par un long bec aplati.

Il s’agit d’un dispositif pour pulvériser la bouillie bordelaise et autres traitements fongicides sur les pieds de vigne. Le même appareil en version plus perfectionnée est la sulfateuse. 

 

Pour en savoir plus : 

 

 

#Mercredi 15 juillet

Cassette pour magnétophone 

 

En 1963, Philips invente la cassette audio magnétique appelée aussi Compact cassette ou K7 : des enregistrements individuels peuvent être réalisés. 

La cassette contient deux bobines autour desquelles s'enroule une bande magnétique. Elle permet d'enregistrer et d'écouter de la musique ou tout autre type de son. 

 

Cette cassette était utilisée dans un magnétophone de la marque. 

Le principe de bande magnétique permettra la miniaturisation des appareils et la possibilité de les transporter. C’est la naissance du baladeur, du radio-cassette et de l’autoradio à cassette qui seront supplantés par le compact disque à partir de 1983. 

 

 

Pour en savoir plus : 

 

 

#Mardi 14 juillet

Revue de la fête nationale du 14 juilllet 1888 

 

Cette photographie a été prise dans l’actuelle rue du Mont-Valérien au niveau de la mairie qui est ici encore en construction. Le mur de la propriété Grignon qui a été rachetée pour construire l’Hôtel de Ville est d’ailleurs encore présent. 

 

Les militaires défilent à cheval : ils sont admirés ou accompagnés par les passantes et les passants. 

 

Pour en savoir plus : 

 

 

 

#Lundi 13 juillet

Assiette représentant Félix Faure

 

Cette assiette historiée fait partie d’une série produite par la manufacture de Sarreguemines. Elles sont conçues sur le même principe : la personnalité est représentée sur le fond de l’assiette, encadrée par des scènes clés de sa vie sur les ailes.

Le personnage ici représenté est Félix Faure, Président de la Troisième République le 17 janvier 1895.

Les dates clés sont 1850 : sa naissance dans une famille modeste ; 1860 : son début de carrière comme tanneur puis négociant de cuir au Havre vers 1875 ; et enfin sa charge de député de la Seine inférieure de 1881 à 1895.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE9wfyKnQzNQEWhESmWT0MUMNKWagGaQ4EVjipJemAmuc1GJwpQ0LJAAnaTYL

- https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9lix_Faure

 

 

#Dimanche 12 juillet

Vue du village de Surenne près de Paris

Cette gravure colorée date du milieu du XVIIIè siècle et a été réalisée par Simon-Mathurin Lantara, gravée par de Monchy.

Cette vision de Suresnes est tout à fait inhabituelle aujourd’hui : il ne s’agit que de quelques maisons, d’un moulin et de l’église Saint-Leufroy en bord de Seine.

Le Mont-Valérien n’est pas du tout représenté.

On y voir l’activité quotidienne avec un pêcheur et quelques passagers du bac, alors seul moyen de traverser la Seine depuis Paris.

 

 

#Samedi 11 juillet

Piscine du groupe scolaire Payret-Dortail 

Sur le plateau Nord de Suresnes, le groupe scolaire Payret-Dortail, construit à partir de 1927, s’inspire des principes développés dans les établissements de la cité-jardins de Suresnes. 

Les élèves sont accueillis de la maternelle à l’enseignement supérieur avec l’école pratique de commerce et d’industrie pour les garçons. 

Au centre du bâtiment, un pavillon des sports accueille un gymnase en partie supérieure et une piscine, aujourd’hui classée Monument historique, en sous-sol. 

 De nombreuses sculptures commandées par la municipalité de l’époque (comme le putto visible de dos sur la photographie) ou déposées par la Manufacture de Sèvres ornent la cour. 

Des maximes sont visibles de l’extérieur. 

Aujourd’hui, le lycée accueille environ 350 élèves jusqu’au BTS. 

 

 

Pour en savoir plus : 

- http://www.lyc-langevin-suresnes.ac-versailles.fr/IMG/pdf/Lycee_Paul-Langevin_Suresnes_.pdf 

 

 

#Vendredi 10 juillet

 

Nicolas II de Russie 

 

Ce portrait-charge représente Nicolas II, né Nikolaï Aleksandrovitch Romanov, dernier empereur de Russie. 

Sa silhouette en bois peint est placée dans une barque en trois dimensions portant l’inscription “L’Alliance”. Cet élément fait référence à l’alliance franco-russe ayant eu cours entre 1892 et 1917 : les deux pays devaient se soutenir mutuellement s’ils étaient attaqués par l’Empire allemandl’Autriche-Hongrie ou l’Italie. 

Cette collaboration économique et militaire se traduit par de nombreuses visites diplomatiques. 

En 1896, Guillaume II et la tsarine Alexandra visitent Paris, Compiègne et Cherbourg  ils assistent à une parade navale. 

 

 

#Jeudi 9 juillet

La construction du métro : les caissons du marché aux oiseaux 

 

Cette carte postale fait partie a été collectée par Xavier Granoux, premier conservateur du musée de Suresnes. Elle témoigne d’un des temps forts de la Troisième république : l’Exposition universelle de 1900 et la construction du métropolitain parisien. 

 

Si l’idée d’un chemin de fer souterrain existe depuis 1845, ce n’est qu’en 1896 que le projet de Fulgence Bienvenüe et d’Edmond Huet est adopté. Les rails seront moins écartés que ceux des trains pour retarder une éventuelle invasion de la capitale par voie ferrée. La première ligne parcourra la ville d’Est en Ouest : de Vincennes à la Porte Maillot. Il s’agit d’une partie de l’actuelle ligne 1. 

 

Lors de l’inauguration en juillet 1900, les voyageurs ont peur de descendre dans l’atmosphère souterraine étouffante : il faudra quelques temps pour que ce nouveau moyen de transport soit adopté. 

Ce n’est qu’en 1929 que le métro desservira la banlieue. 

 

 

 

#Mercredi 8 juillet

Machine à découper – biscuits Olibet 

 

Cette ouvrière de l’usine Olibet de Suresnes est à la tête d’une impressionnante machine qui permet la production de biscuits. En effet, outre la découpe de la pâte, elle permet l’impression du nom du biscuits et de son décor. 

Les découpoirs sont en fonte avec des boisseaux de bronze imprimés pour le nom. Certains biscuits comportent des bavures, c'est-à-dire des déchets de pâte, d'autres sont sans bavures. Cela dépend de leur forme. 

Ces petits déchets se nomment rognures ; elles sont récupérées et passées à nouveau au laminoir. 

Les biscuits ayant la forme et l'épaisseur voulues arrivent à l'extrémité de la machine et sont alors automatiquement disposés sur une plaque en tôle en vue de leur cuisson. Seul un ouvrier expérimenté peut surveiller la marche de l'appareil et effectuer les réglages. 

 

 

#Mardi 7 juillet

 

Guinguette « Le Père Lapin » par Jules Merle 

 

Cette aquarelle a été réalisée par Jules Merle dans les années 1958. Il représente plusieurs endroits pittoresques de Suresnes dans les années 1950 dont certains ont aujourd’hui disparu. 

Le Père Lapin est la dernière guinguette suresnoise existant encore, rue du Calvaire, au dessus de la station de train Suresnes – Mont-Valérien. Elle apparaît dès 1861 dans un annuaire recommandant les meilleurs restaurants et marchands de vin de la ville : « Suresnes et sa colline dissipent le chagrin, et la surtout la cuisine du joyeux « Père Lapin » ! ». 

 

Les spécialités des guinguettes suresnoises étaient la gibelotte, un ragoût de lapin, ou la matelotte, un ragoût de poissons de la Seine. 

 

 

 

#Lundi 6 juillet

En r’venant d’Suresnes

 

Sur une musique d’Emile Spencer, Joinneau et Delattre livrent une chanson intitulée « En r’venant d’Suresnes » dans la seconde moitié du XIXè siècle. Cette chanson aurait été créée par M. Bourgès à la Scala : elle raconte l’histoire d’une « chouette tisane », un « p’tit cru » qui aurait causé une « p’tite cuite » à son auteur.

 

Il s’agit du « petit bleu », le vin de Suresnes, que le personnage s’empresse d’aller déguster une fois son salaire reçu et qui lui cause quelques difficultés pour rentrer chez lui en franchissant le pont et son octroi !

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/6408?vc=ePkH4LF7w6yelEhJFfqYAYMU-NA8kJyRmFecnweukWEhAAANwiqB

- https://www.youtube.com/watch?v=mN03nBGfKPY

 

 

#Dimanche 5 juillet

 

Vue des deux ponts de Suresnes

 

En 1950, ce n’est pas un mais deux ponts qui permettent de traverser la Seine à Suresnes !

En effet, l’ancien pont, visible sur la gauche de la photographie cohabite avec le pont que nous connaissons aujourd’hui qui est en cours de construction.

Le pont le plus ancien a été construit en 1874 sous la direction de l’ingénieur Legrand. Le programme iconographique est confié à Emmanuel Frémiet, célèbre pour la conception des fontaines de la place de la Concorde à Paris. Il livre pour le pont de Suresnes une série de candélabres qui surmontent chacune des trois arches. Sur leur pédiestal, trois griffons tiennent le blason de Suresnes aux initiales SL pour Saint-Leufroy.

Le trafic augmentant, le pont est élargi en 1901 mais il deviendra insuffisant pour la circulation automobile de la seconde moitié du Xxè siècle.

Un nouveau pont est alors construit, plus au Sud.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/81

 

#Samedi 4 juillet

Blériot dans son monoplan

Cette photographie présente Louis Blériot (1872-1936) dans un avion monoplan. Deux mécaniciens l’assistent avant son vol.

Ingénieur de l'École centrale Paris, Louis Blériot a déposé plus de 100 brevets d'invention comme le manche pour diriger les avions, les phares acétylènes.

Il entame une carrière dans l’aéroautique en 1907 et traverse pour la première fois la Manche en 1909.

Son usine de Suresnes est créée en 1917 sur les quais de Seine.

 

#Vendredi 3 juillet

 

Boîte à biscuits -jeu « Bagatelle » 

 

Créée en 1872, la marque Olibet révolutionne le marché des gâteaux secs en créant toute une variété de biscuits aux formes et aux goûts divers. 

Le marché s’ouvre également à la clientèle enfantine grâce à des boîtes en tôle lithographiée pouvant servir de jeu. 

Cette boîte, produite vers 1905, sert de jeu où on peut placer une bille dans des emplacements  numérotés afin de gagner des points. 

 

Pour en savoir plus : 

 

 

#Jeudi 2 juillet

 

Le théâtre Jean Villar de la cité-jardins 

 

Le plan d’urbanisme de la cité-jardins de Suresnes et marqué par un édifice important au bout de son avenue centrale, l’avenue Aristide Briand : il s’agit de sa Maison pour tous Albert Thomas. 

Construite en 1937, c’est une salle des fêtes qui accueille les clubs sportifs et culturels, le cinéma ambulant ainsi que des réunions publiques grâce aux 1200 places assises. Il s’agit d’un lieu d'éducation populaire très fréquenté par les habitants de tous ages. 

Conçu par Alexandre Maistrasse, sa façade monumentale est agrémentée par deux bas-reliefs et trois médaillons sculptés par René Letourneur. Réalisés en pierre, ils représentent les vertus et les grands domaines de savoir dans un style Art déco les personnages, drapés à l'antique, sont très hiératiques. 

 

En 1951, le Théâtre National Populaire sous la direction de Jean Vilar va investir ce Centre de Loisirs Albert Thomas car ses locaux du Palais du Trocadéro sont occupés par l’ONU. Le nom de Jean Vilar sera définitevement adopté en 1971. 

 

Pour en savoir plus : 

 

 

#Mercredi 1er juillet

 

Plan des jardins de la propriété Rothschild

Ce plan de la propriété Rothschild a été dressé par Henry Chartier fils en 1854 et imprimé par Ch. Chardon. 

 

Le baron de Rothschild a fondé en 1826 la banque Salomon-Mayer Rothschild à Vienne. S’il possède une demeure dans la capitale autrichienne, il habite plus régulièrement rue Lafitte à Paris, dans un hôtel particulier. 

 

Il possède également une vaste propriété à Suresnes, entre Puteaux, la rue du Bac, de Verdun et le quai de Seine, qui lui permet de fuir l’agitation de la capitale. Après être passée par plusieurs propriétaires, cette dernière appartenait au duc de Chaulnes et a été vendue comme bien national à la Révolution. 

 

En 1849, ce « chateau » et son chalet suisse en bois sont brûlés par des émeutiers mais les jardins et les serres subsistent. Ils seront remplacés quelques décennies plus tard par une usine de matière colorante synthétique, de productions métallurgiques, puis d’automobiles avec Darracq en 1894. 

 

 

#Mardi 30 juin

La toilette par Géo le Campion

 

Ce dessin a été réalisée au fusain et au pastel sur papier vers 1925. Il s’agit d’une esquisse préparatoire pour un décor mural.

Georgette le Campion, dite Géo le Campion, est une artiste dilpômée de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris qui a développé, depuis son plus jeune âge, un goût et un talent pour le dessin.

La municipalité suresnoise fait appel à ses talents pour réaliser le programme iconographique du groupe scolaire Vaillant-Jaurès de la cité-jardins de Suresnes.
Elle propose une série de dessins muraux sur l’hygiène et la santé et une autre autour des contes de Perrault.

L’ensemble s’intègre dans un ensemble de décors végétaux colorés sous forme de frises en faïence ou peintes. L’introduction du Beau dans les équipements publics est une notion clé pour les cités-jardins de l’Office public d’habitations à bon marché du département de la Seine.

 

En savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/72

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/report/actualites.html?id=11

 

 

#Lundi 29 juin

Coiffe

 

Cette coiffe en dentelle fait partie du fond ethnographique ancien du musée de Suresnes.

Dès la création du musée de Suresnes en 1926, la tradition rurale est mise en avant dans la politique de collecte d’oeuvres. Lorsque le musée s’installe dans la passerelle des arts dans les années 1970, le parcours muséographique revient sur la vie paysanne et viticole grâce à la création d’unité écologique comme l’intérieur vigneron.

Cette coiffe à fond rond était porté quotidiennement par les paysannes. Elle est ornée de dentelle brodée de rinceaux sur la visière. L’ajustement s’effectue grâce à une ruban de satin de soie rose qui se noue à l’arrière de la tête.

 

#Dimanche 28 juin

Portrait de Charles-Frederick Worth

 

Cette photographie de la seconde moitié du XIXè siècle montre le couturier Worth en buste, vêtu d'un manteau de velours à col de fourrure, ouvert sur une veste et une cravate lavallière. Il est coiffé d'un béret de fourrure sur le sommet du crâne et porte une imposante moustache.

Né en 1825 en Angleterre, Charles-Frederick devient apprenti chez un marchand de textiles où il se familiarise avec les tissus et les goûts de l’époque. En visitant les musées et galeries d’art, il approfondit sa culture.

Arrivé à Paris en 1845, il devient à son tour couturier professionnel chez Gagelin jusqu’à fonder sa propre maison qui rencontrera un fort succès auprès de l’aristocratie.

Il fait construire à Suresnes une immense demeure où il fuit l’agitation parisienne et reçoit sa clientèle. L’Hôpital Foch occupe aujourd’hui cet emplacement.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/66

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Frederick_Worth

- https://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%B4pital_Foch

- https://www.fondation-patrimoine.org/les-projets/pavillon-balsan-a-suresnes

 

 

#Samedi 27 juin

Portrait d’Henri Sellier en famille 

 

Henri Sellier, maire de Suresnes entre 1919 et 1941, apparaît ici dans un cadre plus intimiste, en famille. 

Il est entouré de son épouse Jessa Guitton (1886-1969) qu’il a épousée en 1907 et de son fils Lucien. 

Sa fille Janine ne figure pas sur cette photographie.  

La famille Sellier est souvent photographiée lors de voyages officiels à travers l’Europe, de cérémonies d’inauguration ou lors de vacances privées dans le Cher. 

 

 

#Vendredi 26 juin

Menu de guinguette

 

Ce menu en papier sur son porte-menu est daté du 26 janvier 1930.

Le nom des plats est manuscrit à l'encre noire avec un décor représentant une scène de guinguette en partie gauche. Cette dernière a été réalisée par V. Linton.

Un couple se tenant par le bras est en train de danser au bord de l'eau. Le jeune homme, placé sur la gauche, est vêtu d'un pantalon blanc et d'une veste queue-de-pie couleur lie de vin ouverte sur un gilet jaune à pois bruns et une fine cravate noire. De son bras droit tendu, il tient son chapeau haut-de-forme noir et de son bras gauche une canne. La jeune fille est vêtue d'une robe vieux rose, serrée à la taille, et dont le jupon dépasse en partie basse. Sa coiffe blanche est fixée par un large nœud de ruban sous son menton. Des cheveux bruns bouclés s'échappent de part et d'autre de son visage. Elle tient dans le creux de son bras gauche une gerbe de fleurs. Ils sont sous les frondaisons d'un arbre planté sur une bande d'herbe en bordure de Seine. L'autre rive est planté d'arbres. En partie haute du menu, des branches encadrent le titre.

Au revers, se trouvent des signatures, sans doute des membres de la société historique de Suresnes qui ont participé à ce repas de fête : Duval, C.Roy, Jean, Turquin, Ernest Rougeau, Granoux, Denise, Hellier, Poussin, Henri Michel, Boudier, Lagorce, Folleau, Macouse et Pradet.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/6632?expo=80&index=4 - https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/80

 

 

#Jeudi 25 juin

Le fort du Mont-Valérien, entrée principale

 

Cette carte postale éditée par L'Abeille montre une entrée du fort du Mont-Valérien au niveau de la deuxième enceinte.

Cette entrée se présente sous forme de portail avec une ouverture en arc en plein cintre encadré de deux fois deux pilastres à chapiteaux doriques. Deux chaînes encore présentes évoquent un pont-levis. La mention "Forteresse du Mont-Valérien" est portée sur le linteau.

 

Devant cet entrée, des militaires en uniformes et d'autres en tenue de caserne posent pour la photographie. Un civil est présent avec eux.

 

 

#Mercredi 24 juin

Bouteille de vin du domaine Maillet-Langot à Suresnes

 

Cette bouteille de vin en verre vert est de type "Bourgogne". Elle conserve encore son étiquette d’origine avec une reproduction d’une gravure du XVIIè siècle représentant le vieux Suresnes et le calvaire du Mont-Valérien.

En partie supérieure de l’étiquette, le blason de la ville de Suresnes est représenté : adopté le 18 juin 1935, il s’agit d’une reproduction du cachet établi par la première municipalité dirigée par Bougault en 1789.

La bouteille à été vidée et rebouchée à la cire postérieurement.

Le vin de Suresnes, aussi appelé « petit bleu », connaît un certain déclin dans les années 1920-1930 un petit nombre de vignerons continuent d’en produire quelques litres .

 

 

#Mardi 23 juin

Portrait d’Adolphe, Grand Duc de Luxembourg

 

Le 23 juin est la fête nationale du Grand Duché de Luxembourg. Depuis le XIXè siècle, on célèbre l’anniversaire du souverain qui correspond au 23 janvier pour la Grande Duchesse Charlotte (1896-1995) : la date est déplacée au 23 juin à cause du climat hivernal qui limite les festivités.

L’objet du jour est une carte publicitaire Félix Potin : il s’agit d’une série de portraits de célébrités diffusés à partir de 1898 dans les tablettes de chocolat. Le portrait du Grand Duc Adolphe (1817-1905) appartient à la première série diffusée jusqu’au 1er janvier 1908.

Adolphe est Grand Duc de Luxembourg de 1890 à sa mort. Il épouse la grande-duchesse Élisabeth Mikhaïlovna de Russie (1826-1845), (fille du grand-duc Michel Pavlovitch et de la duchesse Charlotte de Wurtemberg), nièce du tsar Nicolas Ier de Russie puis Adélaïde-Marie d'Anhalt-Dessau (1833-1916) avec laquelle il aura trois enfants. Il s’agit de l’ancêtre du Grand Duc actuel.

 

 Pour en savoir plus :

- https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%AAte_nationale_du_Luxembourg

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Adolphe_(grand-duc_de_Luxembourg)

 

#Lundi 22 juin

Portrait de Jean-Rodolphe Perronet

Issu d’une famille suisse originaire de Fribourg, Jean-Rodolphe Perronet est né à Suresnes en 1708.

S’il s’agit d’une des figures les plus marquantes de la ville, c’est parce qu’il a révolutionné la profession d’ingénieur.

En effet, après avoir achevé sa formation auprès du premier architecte de la Ville de Paris, il construit plusieurs ouvrages d’art au cours du XVIIIè siècle notamment le pont de Neuilly entre 1768 et 1774 ou le pont de la Concorde. Sa carrière est couronnée par le titre de premier ingénieur du roi en 1763.

 

Il fonde et dirige l’Ecole des ponts et chaussées et participe à plusieurs articles de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert.

Une rue suresnoise porte aujourd’hui son nom.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE_HJQh8zZJBCH5oJClKLioBldwm4ToaFAQBWQCs3

- https://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-rodolphe-perronet/

 

#Dimanche 21 juin - Journées européenne de l'archéologie #archéorama

 

Coffret contenant des objets archéologiques

 

Ces objets archéologiques ont été offerts par la Ville d’Holon située dans le sud-Est de Tel Aviv à la Ville de Suresnes en 1960 : la dédicace « Au maire de la ville de Suresnes, en souvenir du jumelage de nos villes, le maire de la ville d’Holon” est présente sur le coffret.

En effet, Suresnes a été la première ville avec Marseille à se jumeler à une ville israélienne en 1960. Depuis 60 ans, se sont succédé les échanges artistiques, sportifs ou culturels entre les deux villes.

Les objets sont une coupe en terre cuite datant du IX au VIIè siècle avant notre ère et trouvée dans la région de Jérusalem, une cruche de la même époque provenant de la région de Beit Shaarim.

On trouve également une lampe à huile d’olive formée d’une coupelle à la lèvre pincée pour former un bec. Elle a été trouvée dans la région de Nazareth et date du VI au Vè siècle avant notre ère.

Enfin, une petite fiole en verre destinée à conserver des parfums ou des onguents dite “unguentarium” ou balsamaire est présentée. Elle est plus tardive, datant du Ier au IIè siècle de notre ère et originaire de la région de Bet Shaan.

 

Pour en savoir plus :

 - https://fr.timesofisrael.com/topic/archeologie/

- https://www.suresnes.fr/ma-ville/decouvrir/jumelage/

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/3814?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iLGFEkrKgqboxKLkjMMr83Py0zNToRUjkUlIH08oAgDMQDBa

 

 

# Samedi 20 juin - Journées européenne de l'archéologie #archéorama

 

Lampe à huile gallo-romaine

 

Cette lampe à huile fait partie des collections anciennes du MUS réunies par les érudits locaux, notamment Edgar Fournier, à partir de 1890.

Comme souvent pour les collections de cette époque, le contexte de découverte n’est pas renseigné. Il peut s’agir d’une découverte fortuite : l’objet aurait été apporté à l’enseignant considéré comme un savant. On trouve également dans l’ouvrage de René Sordes la mention « d’une lampe en terre de type classique » découverte dans une tombe mise à jour place Henri IV.

La lampe à huile est utilisée pour l’éclairage à l’intérieur des bâtiments et des habitations. On lui préfère la torche en extérieur.

L’objet est ici en argile cuite composé d’un réceptacle fermé avec un trou en partie supérieure pour mettre de l’huile ou de la graisse animale et un trou au niveau du bec pour faire sortir la mèche enflammée. Ce modèle ne présente pas d’anneau de préhension. Les lampes à huile étaient des objets usuels produits en série par moulage. Les productions les plus prestigieuses sont en métal et parfois en pierre.

Le décor est porté par la face supérieure de la lampe : il s’agit ici d’un chien, vraisemblablement un lévrier. Les chiens sont très représentés dans le monde gallo-romain, sur les stèles funéraires ou en décor des objets domestiques. Il sont des compagnons de la vie quotidienne (chiens de chasse comme le lévrier d’Arrien, de garde, de berger), les petits chiens étant notamment très appréciés dans la haute société où on allait jusqu’à les parer des bijoux !

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1357?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iDEw7uEeQk6OZqYmoCIGKZShiT2xKDnj8Mr8nPz0zFRonUlk6tLHE8AA3dc46w$$

 

# Vendredi 19 juin - Journées européenne de l'archéologie #archéorama

 

Hache

 

Cette petite hache en silex emmanchée dans un bois de cerf est l’objet le plus ancien conservé dans les collections du MUS bien que découvert à Nanterre. Elle date du Néolithique moyen (4800 à 3500 avant notre ère), période où les Hommes se sédentarisent, pratiquent la culture, le façonnage de la céramique et travaillent la pierre en la polissant.

Exposée dès les premières présentations du musée de Suresnes et apparaissant dans le catalogue des œuvres de 1905, cet objet illustre la fascination des érudits locaux pour la préhistoire.

On retrouve à travers le manche en bois de cerf une matière dure facile à se procurer, sous forme de bois de chute ou bois de massacre et le silex, très présent aux alentours du lit de la Seine.

Le bois de cerf est largement exploité dès le Paléolithique supérieur, et trouve son apogée au Néolithique où on l’utilise pour façonner des harpons, des têtes de flèches, des pointes, des baguettes et des parures. L’art de sa taille persistera à l’époque gallo-romaine avec la tabletterie et au Moyen-Age et à l’époque moderne dans le décor de cornes à poudre ou la taille d’aiguilles.

Le bois de cerf prend ici place entre la lame en pierre polie et le manche en bois aujourd’hui disparu. Il sert à amortir les chocs qui pourraient fendre le manche tout en permettant l’inclusion d’une petite lame. On parle de moyen d’emmanchement indirect.

 

 

Pour en savoir plus :

- https://www.inrap.fr/periodes/neolithique

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1360?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iBkw7uEeQk6OZqYmoCIGKZShiT2xKDnj8Mr8nPz0zFRonUlk6tLHE8AA32847g$$

 

 

 

 #Mercredi 18 juin

Guide-chant de l’école maternelle Wilson de la cité-jardins

 

Il s’agit d’un guide-chant à clavier transpositeur : le clavier est mobile par rapport aux clapets qu'il actionne. On peut ainsi le positionner de manière à jouer une gamme majeure donnée sur les touches blanches uniquement. L'étiquette collée au dessus du clavier sert de repère afin de positionner celui-ci. A gauche, le levier actionne le double soufflet interne, les deux boutons blancs servent, quant à eux, à changer d’octave (un bouton est absent sur l’oeuvre).

Dès le XIXè siècle, il est demandé aux maîtres de développer le goût de la musique vocale par le chant. Souvent tirés du répertoire populaire ou patriotique, ces chants contribuent aux valeurs morales et civiques enseignées à l’école. En 1882, deux heures par semaine doivent permettre d’apprendre à chanter, à acquérir des rudiments de solfège, à exécuter des dictées orales et à interpréter des morceaux d’ensemble. L’écoute d’oeuvres est recommandée.

La pédagogie développée dans les écoles de la cité-jardins reprend cet enseignement.

 

#Mardi 17 juin

Ferme des Landes

 

Au début du Xxè siècle, il existait encore une dizaine de nourrisseurs à Suresnes. Ils s’occupaient de vaches qui pouvaient rester à l’étable toute l’année.

Leur habitation était composée d’une pièce réservée à la manutention du lait. Ils possédaient généralement une grande table en marbre où se trouvaient leurs bassines, mesures ainsi que les boîtes et les grands pots servant à la distribution du lait aux clients.

Un réduit servait à stocker les aliments pour les bêtes.

Les trois fermes principales sont celles du parc de Rothschild, celle du Mont-Valérien et celle des Landes. Les deux dernières pouvaient bénéficier de l’herbe située autour du Fort.

La dernière ferme qui ferma ses portes fut celle du Mont-Valérien, le 1er février 1964.

 

#Mardi 16 juin

Cette photographie montre les immeubles construits autour du square Léon Bourgeois à la cité-jardins de Suresnes.

Il s'agit de la troisième opération de construction du quartier comprenant 591 logements (495 appartements et 96 pavillons), bâtis entre 1928 et 1933. L’architecture de ces nouvelles constructions différe des opérations précédentes : on voit l’apparition des toits-terrasses et des façades en crépi. Au milieu de ces immeubles, se trouve le square Léon Bourgeois (achevé en 1935). Deux groupes scolaires ont également été réalisés durant cette période : l’école primaire Aristide Briand (actuel collège Henri Sellier) et l’école maternelle Wilson.

 

 

#Lundi 15 juin

Fernand Forest à l’établi par Henri Manney

 

Fernand Forest est un Géo-trouve-tout quelque peu oublié aujourd’hui.

Né en 1851 dans le Puy-de-Dôme dans une famille modeste, Fernand Forest rejoint Paris à 17 ans. Il est alors embauché chez un fabricant de locomotives.

Après un Tour de France pour perfectionner ses connaissances en mécanique, il travaille assidûment dans ses ateliers Quai de la Rapée puis à Maisons-Alfort : il n'aura alors de cesse d'inventer.

Il dépose 17 brevets, concernant une toute petite partie de ses créations, car il a du mal à payer les redevances nécessaire au maintien de la propriété intellectuelle.

Parmi ses inventions les plus spectaculaires, on peut noter un système de pédalier pour bicyclettes ou le perfectionnement du moteur à explosion qui devient grâce à lui le moteur à quatre cylindres et quatre temps, utilisé pour les bateaux et les automobiles.

Il arrive en 1907 à Suresnes, où une rue porte désormais son nom, et est décoré de Légion d'Honneur en 1910. Une exposition en partenariat avec la Société d’Histoire de Suresnes a été présentée au MUS en 2015 afin de présenter son incroyable travail s’inscrivant dans la vague des constructeurs automobiles des Hauts-de-Seine

 

Pour en savoir :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/70

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/report/actualites.html?id=5

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Fernand_Forest

 

 

#Dimanche 14 juin

Poudrier L’aimant de Coty

 

Reprenant le motif de houppettes dessiné par Suzanne Lalique-Haviland, fille du célèbre verrier, ce poudrier en bakélite dorée fait partie des productions de l’industriel François Coty. Il s’agit d’une version à glisser dans le sac à main de la boîte à poudre en papier gaufré et doré reprenant le même motif. Le parfum L’aimant a été créé en 1927, il s’agit d’un parfum floral qui utilise les molécules chimiques nommées aldéhydes : ces molécules naissent du mélange d’un atome d’hydrogène avec un atome du groupe carbonyle. On retrouve cette molécule à l’état naturel dans certains agrumes mais elle peut être synthétisée, comme c’est le cas chez Coty, en oxydant des alcools primaires.

 

Les notes de tête sont composées néroli, bergamote, pêche et aldéhyde (on dit que cette odeur est métallique, grasse et chaude, ressemblant à de la cire de bougie). Les notes de coeur sont jasmin, orchidée, ylang-ylang, géranium et rose et les notes de fond, celles qu’on sent en dernier sont vétiver, musc, bois de santal, cèdre, fève de Tonka et vanille.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE1IAQtOxQo5aYkF-sXViZm5iXgm4coV5BgABehaV

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Coty_(entreprise)

- https://www.challenges.fr/luxe/comment-le-parfumeur-coty-s-est-impose-comme-le-numero-un-de-son-secteur_467002

 

 

#Samedi 13 juin

 

Masque représentant Léon Blum

 Ce masque en papier mâché peint est issu de la collection de caricatures rassemblées par Xavier Granoux. Ilreprésente Léon Blum, figure du socialisme et Président du conseil des ministres entre 1936 et 1937, c’est à dire sous le Front populaire. Les réformes mises en place par son gouvernement, dont Henri Sellier est ministre de la Santé, viseront l’amélioration des conditions de vie des employés.

La collection de masques rassemble plusieurs hommes d’Etat de la Troisième République : Henry Chéron, Edouard Herriot, Edouard Dalladier ou même Albert Lebrun, dernier président de la Troisième République. On sait peu de choses sur la fabrication et la distribution de ces objets qui devaient être distribués par des camelots.

En savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?expo=33&page=1

- https://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9on_Blum

 

 

#Vendredi 12 juin

Radiateur de camionnette Latil type B2

La face avant de ce radiateur présente une grille avec, en partie haute, l’écusson de la marque Latil, moulé dans le métal. L’intérieur est formé d'un faisceau de tubes verticaux entrecroisés, garnis d'ailettes dans lesquels l'eau de refroidissement circule.

La combustion de l’essence et les mouvements continus au sein du moteur produisent une importante chaleur. Un refroidissement interne au moteur doit être mis en place : c’est en 1897 que l’anglais Wilhelm Maybach invente le système de radiateur tubulaire ventilé. Cette invention sera développée par les industriels automobiles permettant à toutes les voitures d’être équipées d’un système de circulation de liquide de refroidissement (généralement de l’eau) dans le bloc moteur afin de maintenir une température optimale. Une fois passé au plus près du moteur, ce liquide déplacé par une pompe centrifuge passe dans un radiateur afin de se refroidir.

Généralement placé verticalement face à la route, le radiateur est traversé par l'air extérieur au véhicule afin de transférer l'énergie indésirable du moteur vers l'air ambiant.

Dans le cas de la camionnette Latil, le refroidissement est assuré par une pompe de circulation d'eau, ajoutée à un ventilateur et un radiateur placé à l'avant du moteur.

La camionnette Latil de type B2 portait de 2000kg de charge utile et possédait des roues arrière motrices. Elle était spécialement pensée pour un usage industriel c'est-à-dire effectuer les transports commerciaux de lourdes charges qu’il s’agisse de produits manufacturés ou de productions agricoles.

Elle était équipée d’un moteur quatre cylindres monobloc de 85 mm d'alésage et 130 mm de course pour 14 chevaux. Elle était équipée de nombreuses innovations répondant à son usage industriel : graissage sous pression par pompe à engrenages, allumage par magnéto à haute tension, quatre vitesses avant et marche arrière, suspension par ressorts droits.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/8

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Latil_(entreprise)

- http://www.avant-train-latil.com/gamme.php

 

#Jeudi 11 juin

 

 

Embouteilleur

 

Cet objet est un mbouteilleur dit aussi bouche-bouteille ou bouchonneur : il sert à enfoncer les bouchons sur les bouteilles de vin.

Le vignoble francilien, celui de Suresnes en tête, a été jusqu’au XVIIIè siècle le plus vaste de France.

Ainsi, parmi les vignobles les plus importants, se trouve celui du Mont Valérien, butte de 161 mètres d’altitude, à cheval sur les communes de Suresnes, Nanterre et Rueil Malmaison.

Arrivée avec les légionnaires romains, la vigne suresnoise gagne ses lettres de noblesse grâce aux moines qui rationnaliseront sa culture et l’apporteront, au IXè siècle, jusqu’à la table des rois de France.

Chargé de valeurs thérapeutiques, le raisin est utilisé en boisson mais aussi lors de bains, selon les recommandations de l’Impératrice Joséphine de Beauharnais.

Marchands de vin, traiteurs et guinguettes sont les débiteurs privilégiés de cette boisson encore produit aujourd’hui.

 

 

#Mercredi 10 juin

 

Affiche Philips série Novosonic

 

Cette affiche de 1959 est un exemple de publicité “à l’américaine” dont Francis Elvinger est l’un des pionniers en France, pendant l’entre-deux-guerres, suite à son expérience aux Etats Unis. L’agence Elvinger s’appuie sur des études scientifiques visant efficacité et rendement comme ses concurrentes américaines s’installant en France dans les années 1920. Le son des appareils Philips est ici réputé si qualitatif qu’une danseuse de flamenco pourrait s’y méprendre.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/3

 

#Mardi 9 juin

Affiche de la Croix-Rouge américaine : “La visiteuse d’hygiène”

 

Cette affiche, La visiteuse d’hygiène vous montrera le chemin de la santé. Elle mène une croisade contre la tuberculose et la mortalité infantile : Soutenez-la, appel au don pour soutenir le travail des infirmières visiteuses, affirme le rôle crucial de ce personnel médical en France. En effet, elles sont les clés de la lutte contre la tuberculose et la mortalité infantile qui fait des ravages dans l’après-guerre.

On y voit une femme vêtue d’un manteau noir, le port altier, coiffée d’un chapeau en fourrure qui porte une petite fille rachitique coiffée du bonnet phrygien.

L’enfant malade représente la souffrance de la France et particulièrement de sa jeune population contrainte par le manque de nourriture et la mortalité infantile. Elle porte un regard désespéré vers le spectateur de l’affiche.

La scène prend clairement place à Paris dont on distingue la Tour Eiffel en arrière-plan.

L’affichiste a su jouer avec les symboles français tout en faisant appel à la sensibilité des contributeurs potentiels.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE1IAQtOxQllmcWZJaimkxIF7BACujBV8

- https://journals.openedition.org/genrehistoire/836

 

 

#Lundi 8 juin

Avion-jouet Blériot Guillemin type G40

 

Ce modèle de jouet a été créé par la marque Meccano, inventée en Angleterre par Frank Hornby, et déposée 1901. A partir de 1931, plusieurs boîtes « constructeurs d’avions » sont lancées par Meccano, permettant de monter des monoplans, des biplans et même des hydravions. Les pièces sont en tôle lithographiée avec les trous équidistants caractéristiques du Meccano : on les visse suivant un manuel de montage présent dans la boîte du jouet.

Ce jouet ainsi que trois autres acquis en vente aux enchères en 2014 appartenaient au petit fils de Louis Blériot.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/5

- http://patrimoine.blog.pelerin.info/2015/05/31/la-collection-louis-bleriot-proposee-aux-encheres/

 

#Dimanche 7 juin

La sieste des enfants du solarium

Quoi de mieux qu’une petite sieste au soleil, surtout quand elle est faite sur le temps scolaire ! La sieste est importante pour les plus petits comme ici à l’école Vaillant-Jaurès de la cité-jardins : des salles sont spécifiquement équipées pour cette fonction dans les écoles. La sieste joue aussi un rôle très important pour la santé des plus fragiles : elle est pratiquée à l’école de plein air pour les enfants rachitiques et tuberculeux. En effet, outre le repos qu’elle permet, les rayons U.V. du soleil jouent un rôle actif conrte le bacille de la tuberculose.

 

Pour en savoir plus :

- https://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/09/03/18960-vitamine-d-benefique-contre-tuberculose

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE1IAQtMxsKwHWg8uWuC-AABpphQo

 

#Samedi 6 juin

Le Trianon de Bagatelle par Julia Paingault, 1921

Cette huile sur toile de Julia Paingault est la seule œuvre de l’artiste dans les collections du MUS : sa vie et son œuvre ne sont d’ailleurs pas connues.

Ce tableau représente le château de Bagatelle, construit en 1777 par l’architecte François-Joseph Bélanger pour le comte d’Artois. Son nom aurait été donné à l’époque où la demeure de l’épouse du duc d’Estrées occupait cet emplacement : elle y aurait organisé des fêtes galantes qui auraient même accueilli le jeune Louis XV !

Le terme français bagatelle est un emprunt à l'italien bagatella, tour de bateleur, qui désigne une chose de peu d'importance, et par extension en français, dans le domaine architectural, une construction d'apparat sans utilité particulière : il s’agit d’une mention ironique au prix exorbitant du domaine qui sera rasé pour faire construire le château actuel.

Le parc du nouvel édifice monumental est garni de grottes, cascades et fabriques mais c’est sa splendide roseraie établie quelques décennies plus tard qui fait tout son succès.

 

#Vendredi 5 juin

Plan du groupe scolaire Voltaire (ou Payret-Dortail), actuel lycée Paul Langevin

 

En 1921, la Ville de Puteaux fait construire un groupe d’habitations à bon marché au dessus du cimetière Voltaire. Les infrastructures scolaires de la ville s’avèrent alors trop éloignées et insuffisantes pour les enfants des nouveaux venus.

La commune se rapproche alors de sa voisine Suresnes pour la construction d’un groupe scolaire partagé entre les enfants des deux villes : en juillet 1920, l’architecte Maurice Payret-Dortail est en charge du chantier. Ce dernier a déjà conçu les cités-jardins de l’Aqueduc à Cachan et du Plessis-Robinson et le square Payret-Dortail à Vanves (immeubles à bon marché).

Sur un large terrain de 12 000m², l’établissement possède une école maternelle, une école primaire de garçons et une de filles avec cours de préapprentissage (secrétariat, maîtrise industrielle et technique administrative), une école pratique de commerce et d’industrie pour la formation des ouvriers et employés qualifiés.

Les équipements sont nombreux : ateliers, réfectoire, piste de course, poste d’inspection médicale, amphithéâtre et laboratoire de chimie, salle de gymnastique et piscine avec bains douche, aujourd’hui classée Monument historique. De nombreuses sculptures sont déposées par la Manufacture de Sèvres pour décorer l’ensemble.

Cette école pas comme les autres pouvant accueillir les enfants de 2 à 18 ans sera inaugurée le 1er octobre 1927. De nombreux élèves la fréquentent encore, désormais au niveau du lycée et des BTS.

 

 

Pour en savoir plus :

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Payret-Dortail

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE9wfyKnQzNQEWhESmWT0MUMNKWagGaQsP6ckMbMIXGjBwwcAFkYz9w$$

 

#Jeudi 4 juin

Serre-façade Saurer

 

Fondée en 1853 en Suisse par Franz Saurer, l’entreprise Saurer était au départ une fonderie puis se spécialisera dans la fabrication de machines à broder. Elle se tournera ensuite vers la production de moteurs à essence générateurs pour l’industrie ou les machines agricoles.

En 1896, la première automobile Saurer est produite mais cette production est rapidement abandonnée au profit de la fabrique de camions, d’autobus, de cars ou de véhicules de voirie. A la mort du fondateur en 1903, ses fils Adolph Saurer et Julius Emil Saurer prennent la direction de l'entreprise qui va introduire un certain nombre d’innovations telles les pneus en caoutchouc, les soupapes latérales, le frein moteur ou les véhicules de grande capacité.

Les usines s’exportent hors de Suisse, en France et en Amérique du Nord. Les usines Saurer sont présentent à Vienne, à Lindau (Allemagne), à Milan, à Londres, à Madrid et à Suresnes.

A Suresnes, la firme Saurer ne possède au départ qu’un simple atelier, qui se transformera en 1910 en usine en rachetant l’usine de moteurs à vapeur Darracq-Serpollet située à l’angle des rues de Verdun et Benoît Malon. Entre 1910 et 1926, elle livrera plus de 10 000 véhicules et emploiera un millier d’ouvriers.

Durant la seconde guerre mondiale, le gouvernement du Reich réorganise la production industrielle automobile : la branche des camions est confiée à Renault-Saurer-Latil-Unic d’après le rapport de la Sûreté nationale le 4 octobre 1940.

En 1956, l’entreprise sera rachetée par le groupe Simca, tout comme ses concurrents Talbot et Unic. Simca Poids lourds sera racheté par Fiat France, aujourd’hui Iveco.

Le bâtiment accueillant l’usine de Suresnes sera détruit en 2010. Cet élément qui décorait la façade avec le monogramme de la marque a rejoint les collection du MUS en 2014 grâce à un donateur.

 

Pour en savoir :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/8

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE1IAQtOxQnFiaVFqEbhWhfkCAGnrFC0$

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Saurer

- https://www.myswitzerland.com/fr-fr/decouvrir/musee-saurer/

 

 

#Mercredi 3 juin

Affiche « Allons tous à la consultation »

 

Cette affiche présente une scène qui se déroule dans la rue, devant le bureau des consultations médicales. On y voit des enfants, du nourrisson aux jeunes filles, en passant par une multitude de bambins, qui se rendent au bureau des consultations.

Les services de consultations médicales jouent un rôle crucial au plus près de la population.

Le bureau municipal d’hygiène, créé à Suresnesen mars 1922, est mis en place en 1923. Il comprend un hygiéniste chargé de conseiller le chef de service et ses collaborateurs et d’établir des liaisons avec les médecins et architectes compétents.

Parallèlement, le service des « infirmières visiteuses » plus tard appelées « assistantes sociales » voit le jour. Il consiste dans un premier temps à assurer la visite des jeunes mères et des nourrissons et le service scolaire.

Dès 1923, deux infirmières sont chargées de ces missions. La création en 1922 d’un brevet de capacité professionnelle permettant de porter le titre d’infirmière diplômée de l’Etat vient qualifier ses assistantes.

Mais très rapidement leur rôle s’élargit et consiste en plus à prodiguer conseils et assistance, à enquêter sur les maladies contagieuses, à instruire les demandes d’emplois, de services et d’allocations adressées à la municipalité. Sur le terrain, un climat de confiance et non de surveillance s’instaure entre celles-ci et les familles visitées.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE9wfyKnQzNQEVLIgBS40jSfm5OTnFSuU5JcWKxxeAHQZyCnFpTkliSWZ-XngihjmcQA3EyZr

- https://journals.openedition.org/genrehistoire/836

 

#Mardi 2 juin

Caricature de Léopold II de Belgique

 

Il s’agit ici d’un portrait charge articulé du roi de Belgique Léopold II (1835-1909) dont le règne s'étend de 1865 à 1909.

Léopold II passe sa jeunesse à voyager à travers le monde et on lui attribue la phrase suivante : « Il faut à la Belgique une colonie ». Son projet est mis en œuvre en 1876 alors qu’il fonde une association internationale dans le but d’exploiter le caoutchouc et l’ivoire en Afrique centrale. Le Congo inférieur est alors colonisé, appartenant personnellement au souverain. A sa mort en 1908, le pays sera légué à la Belgique et le Congo belge.

Le roi tient ici un bambin portant sur sa grenouillère la mention « Congo » : la caricature fait mention de l’exploitation des population indigène au profit du pillage des ressources du pays d’autant plus que le souverain semble s’être fortement enrichi personnellement.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/5497?expo=31&index=7

- https://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9opold_II_(roi_des_Belges)

 

#Lundi 1er juin

Couronne de Rosière de Madeleine Petit

Cette couronne de Rosière a récompensé Madeleine Petit en 1928.

À Suresnes, une jeune fille est récompensée pour son obéissance et sa vertu depuis 1777 en étant sacrée « rosière ». Cette tradition encore existante est instituée par l'abbé Jean Benoit d'Hélyot et renforcée en 1804 par le don de la famille Panon Desbassayns de Richemont en souvenir de leur fille Camille, morte très jeune.

L'écrivain Jean Prasteau raconte comment s'y déroulait la cérémonie de la rosière au début du XIXe siècle : « Le rituel de la fête prévoyait un cortège dans les rues de Suresnes. Les candidates y participaient, vêtues de blanc, le visage dissimulé sous un voile, un large ruban rose en sautoir. Elles prenaient place dans l'église et attendaient la décision des jurés qui votaient au banc d'œuvre. La lauréate était ensuite conduite au pied de l'autel par le maire ».

Une couronne ou d’autres cadeaux comme une timbale et un rond de serviette en argent récompensent la jeune fille.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejAyUYFWICTDy4T5CTo9mpibQKpHIxKOPGX5IcQTNKkX5xZmHVxSBiy94SAEA-rA3kw$$

- http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/suresnes-92150/suresnes-les-rosieres-perpetuent-la-tradition-depuis-210-ans-10-05-2015-4760775.php

 - https://fr.wikipedia.org/wiki/Rosi%C3%A8re

 

#Dimanche 31 mai

Affiche « Le Cid » et « Mère Courage », représentations du TNP à la cité-jardins de Suresnes à partir du 17 novembre 1951

 

En 1951, le Théâtre National Populaire sous la direction de Jean Vilar va investir le Centre de Loisirs Albert Thomas de la cité-jardins de Suresnes car ses locaux du Palais du Trocadéro sont occupés par l’ONU.

Le centre de loisirs Albert Thomas est un établissement de 1200 places, inauguré le 27 mars 1938 : il accueille habituellement les habitants de la cité-jardins pour des activités ludiques et culturelles telles la lecture, le cinéma ou le théâtre..

Jean Vilar, qui est directeur depuis 1947 de La semaine d’Art en Avignon –devenue Festival d’Avignon- va offrir au public une nouvelle approche du théâtre. Il organise à Suresnes des représentations en soirée et des week-ends artistiques.

Ces évènements théâtraux sont célébrés par la venue des plus grands noms de l’époque : Gérard Philipe, Maria Casarès ou Philipe Noiret qui s’avèrent très proches du public au cours de ce rendez-vous.

En supplément du programme théâtral, des récitals courts sont donnés par Yves Montand ou Maurice Chevalier. Ce lien reprend l’idée des Festivals d’art dramatique d’Avignon « d’unir très étroitement au cours d’un même spectacle, comme au fil du déroulement d’un ensemble de manifestations solidaires le dramatique et le musical ».

En 1951, les représentations ayant lieu sont Le Cid de Corneille et Mère courage – Chronique de la Guerre de Trente Ans en douze tableaux de Bertolt Brecht.

La programmation est justifiée et mise en relation avec celle du Festival d’Avignon. Les évènements organisés par le Théâtre National Populaire sont variés et prestigieux.

Près de 15 000 spectateurs viendront assister à cette première saison, ce qui fait de Suresnes un haut lieu du théâtre populaire, même après le retour du TNP au Trocadéro. Le théâtre de Suresnes a été restauré par l’architecte Valeanu. Il porte désormais le nom de théâtre Jean Vilar et accueille chaque année 40000 spectateurs autour d’une centaine de représentations et d’événements nationaux comme le festival « Suresnes Cités Danse ».

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE9wfyKnQzNQEVLIgBS40jWcBTVYoy8xJLAJXujBPAgBmrx4g

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/report/centre-de-documentation.html?id=13

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9%C3%A2tre_national_populaire

 

#Samedi 30 mai

 

Cours de boxe à l’école Jean-Macé

 

Le MUS conserve une collection de plaques de verre permettant de découvrir le quotidien des premiers groupes scolaires modernes de la ville : Jules-Ferry et Jean-Macé.

C’est au tournant du XIXè et du Xxè siècle que la nécessité de construire un nouveau groupe scolaire apparaît. Le terrain de Madame Denise dite « les grands jardins » placé à l’intersection de la rue Carnot et de la rue du Cèdre (actuelle rue Jean-Macé) retient l’attention du conseil municipal.

Trois architectes sont alors sollicités dès 1898 pour les plans du nouvel édifice. Il ne sera inauguré que dix ans plus tard.

Le groupe scolaire Jean-Macé dispose d’un service d’infirmerie scolaire dès 1923 et possédait une salle de gymnastique et une salle de culture physique qui était mis à disposition des athlètes de Suresnes en dehors du temps scolaire. Plusieurs clichés témoignent des cours d’éducation physique.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/report/actualites.html?id=13

 

#Vendredi 29 mai

Eglise Notre-Dame-de-la-Paix de la cité-jardins, photographie de René Gallois

 

Que vient faire un lieu de culte dans la cité-jardins ? Dans les années 1930, église, temple protestant et synagogues sont considérés comme des équipements nécessaires à la vie quotidienne. L’Office public des habitations à bon marché du département de la Seine, dont Henri Sellier est l’administrateur délégué, demande donc à ses architectes-urbanistes de réserver des terrains pour y installer des lieux de cultes. Leur édification sera financée par les communautés concernées.

Une église catholique est donc construite place la Paix, selon les plans de l’architecte Dom Paul Bellot. Cette initiative s’inscrit dans les Chantiers du Cardinal, un programme de 100 nouvelles églises en région parisienne lancé en 1931.

L’extérieur est sobre, avec une structure en béton armé garnie de briques. A l’intérieur, c’est une effusion de couleurs avec un style semi-oriental rendu par des briques multicolores et des carreaux vernissés. Les vitraux aux dominantes rouge et bleue donnent à l’intérieur de l’église tout son éclat.

En 1947, la communauté protestante édifie avenue d’Estournelles de Constant un bâtiment en bois dit “la baraque” remplacé en 1954 par un temple en pierre aujourd’hui appelé “Eglise évangélique luthérienne de la Réconciliation”. Une synagogue est installée en rez-de-chaussée d’un immeuble collectif.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/report/musee.html?id=3

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/24

 

#Jeudi 28 mai

Blériot traversant la Manche

C’est au petit matin du 25 juillet 1909 que l’avion de Louis Blériot est aperçu à Douvres, sur les côtes anglaises à bord de son appareil, le « Blériot XI ». Il a répondu à l’appel du journal Daily Mail qui promet une récompense à celui qui réussira à traverser la Manche.

Une foule l’acclame et son succès le conduira jusqu’auprès du Roi d’Angleterre Edouard VII. C’est aussi pour l’industriel l’occasion de bénéficier des 25000 francs-or promis par le Daily Mail qui lui permettent de développer son usine. Un rosier grimpant porte même le nom « d’aviateur Blériot » dès 1910 ! De nombreuses photographies et dessins illustrent cette grande première.

En 1917, Blériot qui développe de nouveaux sites industriels s’installe en bord de Seine à Suresnes. Il assure alors 10 % de la production française avec une croissance extraordinaire pendant la Première Guerre mondiale.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/5

- https://www.herodote.net/25_juillet_1909-evenement-19090725.php

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Bl%C3%A9riot

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Aviateur_Bl%C3%A9riot 

 

#Mercredi 27 mai (Journée nationale de la Résistance)

 Le fossé des fusillés au Mont-Valérien

 

Le 27 mai est la date anniversaire de la création du Conseil national de la Résistance par Jean Moulin.

La mémoire de la Résistance est omniprésente à Suresnes où de nombreux otages ont été fusillés dans l’enceinte du Mont-Valérien. Il s’agit de membres d’organisations clandestines, de réseaux ou de mouvements de la Résistance qui ont été condamnés à mort par les tribunaux militaires allemands. D'autres, ont été victimes de la politique du « code des otages » : considérés comme des ennemis politiques et idéologiques par l’occupant, ils ont fusillés en représailles à des actes de la Résistance contre l'armée allemande.

 

D’août 1941 à juin 1944, plus de 1000 otages sont fusillés dans l’enceinte de la forteresse du Mont-Valérien qui est le principal lieu d’exécution de la France occupée. Leur mémoire sera célébrée dès 1944 comme ces deux photos le montrent.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1886?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-SCstzszJObyyGFxfw8IHADXiNM4$

- http://www.mont-valerien.fr/ressources-historiques/le-mont-valerien-pendant-la-seconde-guerre-mondiale/les-fusilles/

- http://www.mont-valerien.fr/parcours-de-visite/le-monument-en-hommage-aux-fusilles/la-liste-des-fusilles/

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Fusill%C3%A9s_du_Mont_Val%C3%A9rien

 

#Mardi 26 mai

Mappemonde de l’Ecole de plein air

 

Les architectes de l’Ecole de plein air Eugène Beaudouin et Marcel Lods sont chargés par Henri Sellier d’imaginer un élément monumental ornant l’entrée du bâtiment construit entre 1933 et 1935.

Beaudouin et Lods imaginent alors un monument inédit : une gigantesque mappemonde entourée d’une rampe sur laquelle les élèves pourront circuler pour appréhender la géographie.

Les élèves ont quitté le site en 1995 : devenu propriété de l’état, le site est devenu un institut de formation nommé aujourd’hui INS HEA (Institut national supérieur de formation et de recherche pour l'éducation des jeunes handicapés et les enseignements adaptés).

La passerelle du globe a alors été démontée pour des raisons de sécurité.

Le globe a été restauré par la ville de Suresnesvia le MUS et avec l’aide d’une souscription de la Fondation du patrimoine à partir de 2015. L’étude structurelle de l’édifice a montré la complexité de sa mise en œuvre.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/report/centre-de-documentation.html?id=6

- https://www.inshea.fr/fr/content/patrimoine-historique

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/report/actualites.html?id=2

- https://archiwebture.citedelarchitecture.fr/fonds/FRAPN02_LODS/inventaire/objet-17607

 

#Lundi 25 mai

Enseigne des taxis Suresnes-Maillot

 

Cette enseigne lumineuse était utilisée par l’un des taxis de la ligne “Suresnes-Maillot” reliant la place de la Paix dans la cité-jardins à la porte Maillot.

Cette ligne de taxis a été mise en place spontanément par six propriétaires de voitures à partir de 1934.

Les taxis partaient toutes les 10 minutes et pouvaient être stoppés le long du parcours sur un simple signe du client, concurrençant ainsi les lignes officielles de transports en commun comme le chemin de fer du Bois de Boulogne, d’autant plus que les taxis fonctionnaient la nuit (avec cependant un prix plus élevé).

En 1936, ce sont 30 propriétaires d’automobiles qui exploitent cette ligne ! Elle disparaîtra le 1er mai 1979.

 

 Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/3371?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-KM4FV9SwgAEAvPsxQA$$

 

 

#Dimanche 24 mai

Eglise du Coeur-immaculé-de-Marie, vers 1922

 

L’église historique de Suresnes est l’église Saint-Leufroy, bâtie au Moyen-Age et détruite vers 1906. Après cette destruction due au mauvais état de l’édifice, une nouvelle église est construite à un autre emplacement : l’église du Coeur-immaculé-de-Marie.

La première pierre est posée en 1907. Le plan original comprenait des bâtiments paroissiaux associés (presbytères, école, patronage) et ceints d’un mur.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE1IAQtNxcn5qaZFCZm5uYnJpzuGV4NoV5hsALy8YDQ$$

- https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_du_C%C5%93ur-Immacul%C3%A9-de-Marie_de_Suresnes

- https://www.patrimoine-histoire.fr/Patrimoine/Suresnes/Suresnes-Coeur-Immacule-de-Marie.htm

 

#Samedi 23 mai

« Dans la nuit », parfum Worth

 

Ce flacon à panse sphérique conçu par Lalique est en verre dépoli de couleur bleu nuit et orné d'étoiles, en référence à son titre « Dans la Nuit ». Il s’agit d’une senteur fleurie-ambrée crée en 1924-1925 par Jean-Philippe Worth, un des trois fils du couturier Charles-Frederick Worth.

Les noms des différents parfums de la marque vont raconter une belle histoire de retrouvailles amoureuses : « Dans la nuit » (1924), « Vers le jour » (1925), « Sans adieu » (1929), « Je reviens » (1932), « Vers toi » (1934).

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/2363?expo=43&index=25

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/66

 

#Vendredi 22 mai

Salle de jeux des tout-petits, école Vaillant-Jaurès de la cité-jardins

 

Au sein du premier groupe scolaire de la cité-jardins de Suresnes, une attention toute particulière est portée à l’épanouissement des enfants grâce aux décors qu’on distingue à l’arrière plan, au mobilier adapté ainsi qu’aux équipements pédagogiques.

Une petite fille assise sur le tapis au centre de la pièce empile des cubes de différentes tailles : il s’agit d’une « Tour rose » imaginée par la pédagogue Maria Montessori. Ce jeu est composé de dix cubes dont les arêtes vont de 1 à 10 cm : l’objectif est de travailler l’appréhension visuel des dimensions mais aussi la logique et la concentration pour savoir comment constituer une tour. L’enfant se prépare également aux mathématique en entreprenant une tentative de classement des cubes avant de les assembler.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/5419?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iBEw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSkl-aUlCgWpJZklxeC6GxZWAHbfN-Y$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/18

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/report/actualites.html?id=13

 

#Jeudi 21 mai

Botteleuse à asperges

 

Cet outil en bois présente deux parties évidées en forme de fer à cheval et se termine par une butée pleine. Il témoigne d’une production agricole omniprésente en Ile-de-France, notamment à Argenteuil : l’asperge.

Cette botteleuse permettait de regrouper les asperges pour les assembler en botte avec une ficelle.

Cultivée depuis l’Egypte antique pour ses vertus médicinales en raison de son pouvoir diurétique, l’asperge est cultivée en France depuis le XVè siècle : elle devient alors le légume des rois. L’asperge blanche d’Ile-de-France rencontre beaucoup de succès à partir de 1830 où elle concurrence l’asperge verte.

Cette botteleuse a été prêtée en 2019 à la Bibliothèque Forney pour illustrer les productions agricoles de banlieue dans l’exposition « Nourrir Paris ».

 

 

Pour en savoir plus :

- https://www.mangeonslocal-en-idf.com/produits/asperges-dargenteuil

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Asperge

 

#Mercredi 20 mai

Classe solarium de l’école maternelle Wilson de la cité-jardins de Suresnes par le Studio Stein

 

Le groupe scolaire Vaillant-Jaurès construit au sein du premier îlot de la cité-jardins s’avère rapidement insuffisant face à l’accroissement de la population du quartier. Au début des années 1930, le groupe scolaire Aristide Briand (actuel collège Henri Sellier) et l’école maternelle Wilson sont alors édifiés.

Il s’agit à l’origine d’une école maternelle de 4 classes dont l’équipement est remarquable : préau avec manège, toboggan, chevaux à bascule, bassin extérieur et fontaine intérieure, bac à sable et jeux d’extérieur permettent à chacun d'apprendre en s'amusant.

Cette photographie a été prise dans la classe solarium, un pavillon octogonal offrant un maximum de lumière aux petits élèves. Ce type de classe déjà présent à l’école maternelle du groupe Vaillant-Jaurès se retrouvera également à l’école de plein air construite à partir de 1933.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/18

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE1IAQtOxQnlmTnF-HrhWhfkCAGqcFDc$

- https://www.pop.culture.gouv.fr/search/list?base=%5B%22Patrimoine%20architectural%20%28M%C3%A9rim%C3%A9e%29%22%2C%22Patrimoine%20mobilier%20%28Palissy%29%22%5D&mainSearch=%22wilson%20suresnes%22

 

#Mardi 19 mai

Armand Fallières à califourchon sur un tonneau

 

Armand Fallières (1841 - 1931), Président de la République française de 1906 à 1913 est représenté ici de manière peu avantageuse ! Nu, assis sur un tonneau, il a un visage rougeaud et l’air las.

Issu d’une famille de propriétaires terriens du Lot-et-Garonne dont il devient député, ses caricatures font souvent référence au vin à cause de son goût pour la bonne chère mais également car c’est sous sa présidence que des mouvements ouvriers sont violemment réprimés, notamment la révolte des vignerons du Languedoc de 1907.

Le MUS possède de nombreuses représentations caricaturales de Fallières issues de la collection Granoux.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejAyUYFWIkSEw9uFeQk6QZqYmoEIGKZyhyR2YZnIyD68oSi2G1plEpi59PAEMAKlWOIA$

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Armand_Falli%C3%A8res

- https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9volte_des_vignerons_de_1907

 

#Lundi 18 mai

Vue de Suresnes depuis le Bois de Boulogne par Gustave François

 

Cette huile sur toile de 1932 représente la Seine et la ville de Suresnes vues depuis le Bois de Boulogne.

Elle montre les différents aspects de ce paysage en pleine urbanisation : au premier plan des promeneurs à pied, à bicyclette ou en automobile profitent de la nature ; sur le fleuve des bateaux sont amarrés et un remorqueur passe avec un panache de fumée ; de l’autre côté, les usines occupent le quai.

Les coteaux du Mont-Valérien sont très arborés : les constructions n’ont pas encore gagné le haut de Suresnes même si les usines attirent chaque jour de nombreux ouvriers.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/78

 

#Dimanche 17 mai

Tour du télégraphe Chappe

Le télégraphe Chappe, ou télégraphe aérien, est un moyen de télécommunication par sémaphore. Il a été inventé en 1794 par Claude Chappe.

Un mat mobile placé au sommet d’une tour prend différentes positions correspondant à différents signaux visibles à distance.

Ce système nécessite donc un maillage du territoire avec des tours coiffées de mats mobiles et éloignées de 10 à 15 km pour être visibles entre elles : le système ne fonctionne donc pas la nuit ou par mauvais temps. En 1844, il y a 534 tours sur l’ensemble du territoire français !

La Tour Chappe de Suresnes est un des 55 postes de la ligne Paris-Brest : elle est placée entre Passy et Bailly dans les Yvelines où le mat est encore visible aujourd’hui. Cette ligne a été édifiée en 1798 par Claude Chappe et ses quatre frères.

La tour du Mont-Valérien, qui était un simple échafaudage en bois surmonté du mécanisme devient une tour maçonnée de 6 mètres de haut vers 1799. Elle est intégrée à l’enceinte militaire du Mont-Valérien lors de sa construction en 1841. En 1854, le télégraphe électrique supplante rapidement le télégraphe aérien. Le mécanisme est démonté et vendu mais la Tour Chappe subsiste jusqu’à sa destruction par l’armée allemande en 1943.

Pour en savoir plus :

- https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/IA92000247

- http://histoire-nanterre.org/wp-content/uploads/2013/09/NI_SHN_183.pdf

 

#Samedi 16 mai (Journée internationale de la Paix)

Porte-monnaie de l’Alliance franco-russe

Ce porte-monnaie fait partie de la collection Granoux, collectée et donnée au musée en 1926 par son premier conservateur Xavier Granoux. Cette collection conserve un important ensemble de caricatures, de cartes postales et d’objets liés à la vie politique du Second Empire et de la Troisième République.

Cet objet usuel est décoré des drapeaux français et russes, croisés devant un aigle bicéphale. En dessous, deux mains se serrent, entourées d’une branche de laurier et d’une branche de chêne portant le mot « paix » sur un ruban.

Il célèbre l’Alliance franco-russe, un accord de coopération militaire, économique et financière en vigueur entre 1892 et 1917 visant au soutien mutuel des deux pays si l’Empire allemand, l’Autriche-Hongrie ou l’Italie venaient à les attaquer.

L’amitié franco-russe est très vivace pendant cette période avec de nombreuses visites officielles et des hommages réciproques, dont la construction du pont Alexandre III à Paris, en l’honneur du père du tsar Nicolas II ou le pont de la Trinité sur la Neva en l’honneur de l’Alliance.

 

Pour en savoir plus :

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Alliance_franco-russe

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE9wfyKnQzNQEWhESmWT0MUMNKWagGSQxJyczMS8ZWFwWAal83aLSYkipBg8sAOLaOMI$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE9wfyKnQzNQEWhESmWT0MUMNKWagGSQvMzk_J7FYwdMTXGPDQggAeEg0LA$$

 

 

#Vendredi 15 mai

Bassinoire

 

Cet étrange objet dont le manche a disparu n’est pas une poêle à frire !

Il s’agit d’une bassinoire ou chauffe-lit : cet ustensile en cuivre se retrouve dans les foyers, notamment les demeures rurales, non équipés de chauffage central.

Composé d’une petite bassine pleine surmontée d’un couvercle perforé, la bassinoire peut être remplie de braises prises dans la cheminée ou le poêle. Grâce à son manche en bois, on la place au fond du lit pour le réchauffer avant d’aller dormir. Chaleur garantie mais gare aux incendies !

 

#Jeudi 14 mai

Ecoliers de la cité-jardins de Suresnes

Ces trois garçonnets se livrent à une activité pédagogique d’avant-garde à l’école Vaillant-Jaurès de la cité-jardins de Suresnes : ils composent un texte à l’aide de caractère d’imprimerie pour éditer ensuite un petit journal.

L’enfant à notre droit lit à voit haute le texte à produire, celui de gauche prend les caractères à l’aide d’une pince et celui du milieu les assemble dans un rail.

Les écoles de la cité-jardins de Suresnes sont conçues dans un souci d’hygiénisme mais sont également le laboratoire de méthodes pédagogiques inédites. Les instituteurs sont encouragés à expérimenter les méthodes prônées par l’Education Nouvelle qui mettent le développement de l’individu au coeur de l’éducation. L’imprimerie scolaire est une innovation de Célestin Freinet qui a l’idée d’encourager la coopération entre les élèves. 

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/2042?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iAmookIKSmiKzswtKAIWq0WZqdBqkcgEpI8nDAE4BS79

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/18

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/report/actualites.html?id=13

 

 

#Mercredi 13 mai

Hôtel de ville de Suresnes

 

Les élections municipales des 4 et 11 mai 1884 voient s’imposer Jules Arthur Guillaumet, industriel dans la teinturerie et ses deux adjoints Olibet et Huillard. La construction d’une nouvelle mairie, mieux intégrée dans l’urbanisme, plus monumentale et plus pratique s’impose alors.

La propriété Grignon sise 22 rue du Mont-Valérien et mesurant 3087 m² est alors achetée par la Ville.

Un grand concours architectural est alors lancé, présidé par Charles Garnier qui avait conçu l’opéra de Paris en 1875. C’est l’architecte André Bréasson qui est désigné vainqueur.

Son architecture est de style néo-classique avec un fort rappel de l'Antiquité. La décoration de la façade reprend l'ordre classique dorique avec une série de chapiteaux. Des statues personnifient la Justice portant son glaive et son livre et la Loi tenant une hache et un faisceau.

Ce nouvel Hôtel de Ville est inauguré le 1er décembre 1889, année du centenaire de la Révolution française.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/13

 

#Mardi 12 mai

Vue de Suresnes par Gaston La Touche

Il s’agit d’une huile sur toile, précisément datée de 1886, montrant ce qui était alors le village de Suresnes. En effet, cette vue laisse une grande place aux champs qui s’étendent, en partie gauche, sur les coteaux du Mont Valérien.

On distingue, à l’arrière plan, un groupement d’habitations qui constituait le bas de Suresnes autour d’une église. La composition est rythmée par la Seine qui serpente dans le paysage et qu’on voit apparaître dans l’angle inférieur droit avec une péniche. En arrière plan, le long de la Seine alors cachée par les arbres, on distingue une série de cheminées d’usines, fumantes. La partie droite, c'est-à-dire l’autre berge de la Seine, est recouverte de végétation, correspondant à l’emplacement du Bois de Boulogne. Deux zones de réserve dans les deux angles inférieurs attestant du statut de l’oeuvre comme étude.

Ce tableau montre un état de la ville où l’implantation des bâtiments prend place autour du clocher de l’église Saint Leufroy, détruite en 1906. Le plan cadastral de 1855 conservé aux archives municipales de Suresnes confirme ce parcellaire avec de nombreuses constructions dans le bas de Suresnes. Les usines ont ensuite pris place à partir du milieu du XIXe siècle à la faveur de l’essor industriel de la boucle de la Seine. Le bourg de Suresnes, toujours limité à la partie passe de la ville, grossi encore. La création des lignes de chemins de fer (1839 et 1889), la construction du premier pont en 1841, l’amélioration du réseau routier avec le percement du boulevard de Versailles en 1878, et l’aménagement du fleuve par la construction de barrage-écluses entre 1864 et 1869 puis entre 1880 et 1885 favorisent l’essor de l’industrialisation. A partir de 1860, s’implantent des industries exigeant de grands espaces, souvent polluantes, pour la plupart transférées de Paris. En 1872, on dénombre 19 entreprises sur les quais de Seine.

En 1914, on recense encore une trentaine d’établissements dont peu subsisteront après la guerre. Ces premières industries liées au textile font progressivement place à l’industrie automobile à la fin du XIXe siècle.

La partie haute de la ville restera occupée par les vignes et les champs jusqu’aux alentours de 1920 où les plateaux nord et ouest sont aménagés avec notamment la construction de la cité-jardins.

Cette toile tient une place particulière dans la production de l’artiste car il s’agit d’une des rares toiles de jeunesse qu’il n’ait pas détruit. Il est surtout pour ses représentations de fêtes galantes.

 

Pour en savoir plus :

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Gaston_de_La_Touche

- https://www.musee-saintcloud.fr/gaston-la-touche-1854-1913

- http://gaston-latouche.over-blog.com/

 

#Lundi 11 mai

Avion-jouet par Oro Bradenburg

 

Cet avion-jouet en tôle lithographiée a été acquis par le MUS en 2014 suite à une vente aux enchère du petit-fils de Louis Blériot.

L’avion possède des ailes repliables et prenait place à l’origine autour d’un poteau autour duquel il tournait.

Il s'agirait de la reproduction d'un avion Blériot XI, conçu en 1908 et expérimenté à Issy-Les-Moulineaux en 1909. L'original présentait une longueur de 8 mètres et une envergure de 7,80 mètres. C'est à bord de ce type d'appareil que Louis Blériot a été le premier aviateur à traverser la Manche le 25 juillet 1909. Près d'une centaine d'avions de ce type seront construits et serviront en France lors de la Première Guerre Mondiale. L'avion original aurait été le Blériot XI, celui utilisé par Blériot pour traverser la Manche. Son fuselage était construit en bois de frêne et de peuplier croisillonné par des cordes de piano. La voilure, d'une envergure de 7,80 mètres était structurée par deux longerons pleins. Chaque aile était soutenue par un haubanage supérieur raccordé à une cabane centrale en tubes. Les avions-jouets offrent une image des débuts de l'aventure aéronautique : la concurrence oblige les éditeurs de jouets à suivre de près l'actualité.

 

#Jour 55

 

Grelottière

Ce collier de cuir garni à l’origine de neuf clochettes en bronze est insolite dans le paysage urbain actuel. Il était pourtant utilisé à Suresnes au XIXè siècle.

Témoignant d’un certain raffinement avec avec ses deux pastilles en laiton, il était réservé aux chevaux.

En effet, le tintinnabulement des clochettes permettait d’entendre les attelages hippomobiles de loin et de leur laisser la place sur la chaussée.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/3450?expo=49&index=40

 

#Jour 54

Rue des platanes de la cité-jardins de Suresnes en construction

 

Quel chantier dans la cité-jardins de Suresnes ! En effet, ce quartier de logements sociaux de 32 hectares a été construit entre 1921 et 1956.

Equipements (écoles, dispensaire, théâtre, etc), logements collectifs, pavillons mais aussi plantations, voirie et aménagements publics sont à prévoir.

Cette photographie a été prise au niveau de l’actuel n°1 allée des platanes dans la cité-jardins, le 5 mars 1932. On distingue sur la gauche des pavillons à toit-terrasse de style Art déco, fortement inspirés de l’architecture géométrique du Bauhaus. Sur la droite, de petits immeubles collectifs ne sont pas encore investis par les habitants : on voit encore le blanc d’Espagne sur les vitres.

Alors que les clôtures, caractéristiques des cités-jardins sont achevées, des ouvriers travaillent encore au pavage des rues.

 

Pour en savoir plus :

- https://www.google.com/maps/@48.8616761,2.2080422,3a,75y,321.71h,85.82t/data=!3m6!1e1!3m4!1sy4QReKom9WTxqLdiEmXVoA!2e0!7i16384!8i8192

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/4

- https://www.citesjardins-idf.fr/

 

#Jour 53

Carte-réclames Olibet

Alors que la concurrence commence d'être active avec Lefèvre-Utile (LU) et la Biscuiterie Nantaise (BN) au début du Xxè siècle, il est nécessaire pour Olibet de communiquer sur ses créations.

La firme créée en 1872 produit alors de nombreuses cartes-réclames tantôt amusantes tantôt véritables trésors d'art décoratif : tous les supports sont bons pour donner une image raffinée et ludique aux biscuits Olibet.

Ici, un groupe de jeunes gens se retrouve dans une position facheuse : embarqués dans une montgolfière, ils sont contraints de lacher du lest. Il préfèrent cependant se dévêtir plutôt que de devoir sacrifier leurs biscuits Olibet !

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/51

- http://biscuitsolibet.com/

 

#Jour 52

Téléviseur Philips 1426 A

 

Ce téléviseur Philips 1426 A, Type 819 lignes, 195 Watt, fonctionne sur courant alternatif entre 110 et 237 Volts, 50 Hz. L’écran prend place dans un encadrement en chêne portant quatre boutons de réglage en partie inférieure.

Il date de 1952 et pèse 23 kg.

Philips expérimente la télévision dès 1925 : le premier modèle est présenté à la foire d’Ultrecht en 1939. Il faudra attendre 1949 pour que la commercialisation soit lancée avec 297 postes vendus cette année-là.

En 1956, la production de téléviseurs est délocalisée dans les usines des Dreux et Nogent-le-Rotrou.

En 1967, c’est l’arrivée de la télévision en couleurs !

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/3

- https://www.pop.culture.gouv.fr/search/list?resPage=2&mainSearch=%22la%20radiotechnique%22

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Radiotechnique

 

#Jour 51

Crue de la Seine le 30 janvier 1910 par l’Abeille (éditeur)

 

La grande crue de 1910 est restée dans tous les esprits pour sa rapidité et sa violence.

Dès le 20 janvier, la crue s'annonce, ne laissant plus aux bateaux la hauteur suffisante pour passer sous les ponts de Paris.

Le 28 janvier, ce sont 28 000 caves et de très nombreuses rues qui sont inondées au fil du cours d'eau. A Suresnes, l'eau remonte jusqu'aux rues Eugène-Sue, de Verdun et des Bourets. Les habitants installent alors un système de passerelles pour circuler. On ne déplorera heureusement aucune victime.

De nombreux photographes vont chercher à témoigner de ce moment historique qui est partagé grâce à l’envoi de cartes postales.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/79

 

#Jour 50

Pierre tombale de Guillemette Faussart

 

Guillemette Faussart a vécu recluse sur le Mont-Valérien dès 1556. A sa mort en 1563, elle est inhumée dans la chapelle qu’elle aurait contribué à construire ou à sauver durant les guerres de religion.

Cette pierre tombale, aujourd’hui classée Monument historique, est mentionnée à maintes reprises. D’abord relevée dans un mémoire relatif au droit de présentation du seigneur de Nanterre (l’abbé de Sainte Geneviève de Paris), elle est par la suite signalée en 1713 dans le journal manuscrit de la reine Marie d’Este.

Durant la Révolution française, elle est sauvée par le supérieur des ermites avant de disparaître sous les ruines du couvent détruit en 1812. Dès 1821, Joseph Delort dans ses “Voyages aux environs de Paris”, affirmait avoir vue la pierre dans les décombres.

Il faut attendre 1838, pour que cette dernière soit mentionnée comme présentedans la chapelle de Mgr Forbin-Janson, propriétaire du château voisin à l’ancien couvent.

L’une des premières analyses et publications concernant cette pierre nous est fournie par le baron Guilherny en 1873. Louis Tesson prend sa suite en 1922 (”Suppléments” aux procès verbaux de la Commission du Vieux Paris, 1924). La pierre tombale est finalement transférée en 1936, après avis favorable de la Commission du Vieux-Paris, au nouveau musée de Suresnes fondé quelques années plus tôt en 1929. Un article de Michel Guillot paru dans le “Bulletin de la société Historique de Suresnes” (Tome IX, n°44) fournit d’amples informations concernant l’étude de cette pierre tombale restaurée en 2012 pour préserver les traces de polychromie et désormais présentée au sein des collections permanentes du Musée de Suresnes.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1939?expo=62&index=12

- https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9600137n.r=guillemette%20faussart?rk=21459;2

 

#Jour 49

 

Danse du Tamouré à Tahiti

 

Quel rapport peut-il bien y avoir entre des vahinés et Suresnes ? Le lien est une extraordinaire professeur de dessin nommée Georgette le Campion (1890-1887) dite Géo le Campion. Après des études à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, elle voyagedans le monde entier, ramenant dans ses carnets de nombreux dessins, aquarelles et peintures. Elle visite ainsi le Cambodge, la Laponie, Tahiti et a une affection toute particulière pour la Camargue.

Elle enseigne le dessin aux petits suresnois et est l’auteur des décors muraux dans l’école Vaillant-Jaurès de la cité-jardins de Suresnes.

 

En savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/72

 - https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/report/actualites.html?id=11

 

#Jour 48

Publicité pour les poudres « Air Spun » de Coty

 

« Il vous attendra quelques minutes encore… Mais montrez-lui un visage détendu, souriant, une peau fraîche et satinée. C’est si facile avec une poudre micronisée ! » Voici le message de cette publicité diffusée dans un magazine et dessinée par Jeandot pour les poudres parfumées Coty.

François Coty a l’idée de décliner les senteurs de ses parfums en cosmétiques : ainsi, les poudres sont disponibles en différentes teintes avec les senteurs de l’Emeraude, l’Origan ou l’Aimant, visibles sur la droite.

Il met au point le procédé Air Spun qui permet un broyage extrêmement fin des pigments pour une application facile et un teint parfaitement uniforme. Cette technique est encore utilisée aujourd’hui pour les poudres libres.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/27

- https://cosmetotheque.com/2019/09/16/suresnes-ville-de-la-beaute-et-du-parfum/

 

 

#Jour 47

Lavoir bains-douches de la cité-jardins

 

Ce bâtiment en brique et ciment armé était constitué de 22 douches, de 6 bains, de 24 places de laveuses,d’essoreuses et de séchoirs à vapeur pour améliorer le confort des premiers habitants de la cité-jardins qui, même s’ils disposaient d’eau courante dans leur appartement, n’avaient pas forcément de douches.

Les bains-douches comptaient encore 300 entrées par semaine avant la campagne de réhabilitation des logements menée de 1985 à 1996. Aujourd’hui c’est un Établissement social d’aide par le travail (ESAT : établissement médico-social pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées).

On peut encore voir une mosaïque « Bains douche » sur la façade.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/20

 

 

#Jour 46 (1er mai)

 

Paire d’insignes portant un brin de muguet

Ces deux insignes représentent un drapeau où deux mains se serrent. Elles sont décorées d’un brin de muguet placé le long de l’épingle.

Datant de 1907, ces deux broches célèbrent le 1er mai, journée internationale des travailleurs, fête internationale instaurée en 1889 comme journée annuelle de grève pour revendiquer la journée de huit heures (contre dix heures réglementaires).

En 1919, la durée de travail quotidienne sera limitée à huit heures et, àpartir de 1947, ce jour chômé sera rémunéré.

 

#Jour 45

« L’éléphant du Jourdain » affiche du Musée des Horreurs par Victor Lenepveu

 

Cette affiche fait partie d’une série de plus d’une cinquantaine de représentations nommée « Musée des Horreurs ». Il s’agit d’une série de violentes caricatures nationalistes, antisémites et anti-maçonniques qui sont diffusées pendant l’Affaire Dreyfus à partir de 1899.

On y reconnaît la plupart de ceux qui ont défendu Alfred Dreyfus : ici Jean Jaurès, Emile Zola, Joseph Reinach, le grand rabbin Zadoc Kahn, le Président Emile Loubet ou Dreyfus lui-même. Les personnages ont la particularité d’être représentés avec des corps d’animaux : porc, crocodile, éléphant, serpent...

Les slogans associés sont si orduriers que la police saisit les exemplaires auprès des camelots qui les vendent.

Cependant, la série se poursuit avec un exemplaire mis en vente chaque semaine. Lenepveu crée une seconde série valorisant les anti-dreyfusards : Le musée des patriotes.

Le MUS possède les deux séries complètes qui ont été prêtées à l’occasion d’expositions sur la caricature ou l’Affaire Dreyfus.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE1IAQtNxbmnx4ZWpCsCkCawSgGVEaVExuIaF-QgAnI4Zlw$$

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Mus%C3%A9e_des_horreurs

 

#Jour 44

Le dispensaire

Ouvert en 1931, le dispensaire du bas de Suresnes, actuel centre médical Raymond Burgos, propose de nombreux services : chirurgie, oto-rhino-laryngologie, ophtalmologie, neuropsychiatrie, rayons ultraviolets, radiologie et un service d’information sur les assurances sociales. Le bâtiment s’articule autour d’un hall central ; un large escalier et un ascenseur desservent les trois étages dont les coursives mènent aux salles de soins.

Simultanément, la crèche voisine est construite grâce au legs d’Alexandre Darracq, industriel Suresnois, qui désire aider la municipalité dans son action pour les services de l’enfance. Henri Sellier propose d’y adjoindre une pouponnière pour l’accueil temporaire ou permanent des nourrissons.

Les deux bâtiments possèdent de grandes baies vitrées et une verrière intégrées aux toits terrasses, qui assurent la quantité d’air et de lumière nécessaire à la santé selon les théories médicales de l’époque. A l’heure actuelle, le centre médical a pour mission de promouvoir la santé pour tous les Suresnois, de maintenir l’accès à une médecine de qualité aux plus démunis et de développer les actions d’information et de prévention en partenariat avec la médecine libérale et le milieu hospitalier. La crèche continue d’accueillir les enfants en bas âge.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE1IAQtMxKHwLUvOKEzOLwOUL3CsA2y4WMg$$

 

#Jour 43

 

Boîte à poudre Air Spun de Coty, parfum Emeraude

Cette boîte à poudre reprend le parfum Emeraude créé par François Coty en 1921. Il s’agit d’une senteur complexe dont les notes de tête sont faites d’agrumes (orange, bergamote et citron), les notes de coeur sont florales (jasmin, ylang-ylang, rose et palissandre du Brésil) et les notes de fond chaudes et ambrées (ambre, bois de santal, patchouli, benjouin et vanille).

Coty révolutionne la parfumerie en créant un parfum pour chaque femme, en associant jus et flacon mais aussi en développant des cosmétiques reprenant la senteur des grandes créations de la marque.

Pour cette boîte à poudre dans une boîte circulaire en papier, il choisit le motif des houppettes : petits tampons utilisés pour appliquer la poudre de riz. Ce dessin a été réalisé par Suzanne Lalique-Haviland, fille du célèbre verrier René Lalique.

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/44

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Suzanne_Lalique-Haviland

- https://cosmetotheque.com/2019/09/16/suresnes-ville-de-la-beaute-et-du-parfum/

 

#Jour 42

Atelier de montage de l’usine La Radiotechnique à Suresnes

 

En 1910, Emile Girardeau fonde à Suresnes la Société Française Radioélectrique (SFR). En 1918, la Compagnie générale de la Télégraphie sans fil (CSF) réunit une équipe de jeunes chercheurs dont Emile Giraudeau qui s’impose comme le père de l’industrie électronique en France. Ce dernier rachète dès 1920 l’atelier de recherche de La Radiotechnique créé à Lyon un an plus tôt.

En 1921, La Radiotechnique est transférée à Suresnes : elle est spécialisée dans la fabrication de tubes pour l’émission et la réception radios avec 27 employés. Dès 1926, six mille tubes électroniques de réception sont produits par jour par six cents ouvrières et ouvriers !

Les équipes sont chargées de souffler le verre, pomper l’air des tubes, assembler les composants des tubes. Les journées commencent à 7h du matin jusqu’à 23h parfois. Certains employés restent parfois dormir à l’usine.

 

#Jour 41 (Printemps de la sculpture)

Bas-relief d’Augustin Sallé pour l’usine Coty

Ces deux bas-reliefs exécutés par André-Augustin Sallé décoraient l’entrée de la Cité des parfums, siège social et usines principales de François Coty à Suresnes (voir œuvre du jour n°23), où ilsornaient les fontaines encadrant le pavillon d’honneur.

Le décor constitué de deux femmes agenouillées de part et d’autre d’un brûle-parfum s'inspire du motif antique créé par René Lalique au cours des vingt premières années du XXº siècle, pour le luxueux papier à lettres Vélin d'Arches du parfumeur Coty. On retrouve des motifs semblables sur la boîte du parfum Chypre et la brillantine Emeraude conservés dans les collections du MUS.

Le bâtiment qui accueillait les bas-reliefs ayant été transformé en 2001, le musée les a fait déposer et les a intégrés à ses collections. En 2018, après restauration, les bas-reliefs ont été remis en place dans le Parc du Château.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/2851?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKURMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qyfklleBaGxZKABV-NVk$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/3102?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKGBGTD24V5CTpBmpibQOpHI1KOPGYBIkQTNK8n5JZXgahsWTAA0yDWF

- https://www.tourisme92.com/le-printemps-de-la-sculpture-hauts-de-seine.html

- http://www.sortir-yvelines.fr/Art-et-culture/Nos-idees-culturelles/evenement-printemps-sculpture

 

#Jour 40 (Printemps de la sculpture)

 

Modèle pour la statue de Jean Jaurès dans la cité-jardins de Suresnes

 

Cette statuette a été réalisée par le sculpteur Paul Ducuing (1867-1949) et fondue par les ateliers de Gustave Leblanc-Barbedienne (1849-1945). Conservée dans les collections du MUS, il s’agit d’un modèle de petite taille identique à la statue monumentale présente dans la cité-jardins de Suresnes.

Cette dernière est installée en 1933 devant le groupe scolaire Vaillant-Jaurès au carrefour des avenues Jean Jaurès (1859-1914) et Edouard Vaillant (1840-1915).

Le sculpteur a réalisé de nombreuses œuvres dans le Sud-Ouest de la France : une statue identique réalisée en 1922 est présentée à Saint-Juéry à côté d’Albi.

Jean Jaurès, homme politique socialiste, est ici représenté en plein discours à la tribune. Ses positions en faveur des ouvriers et pour la paix en font une des grandes figures ayant inspiré Henri Sellier.

Il est assassiné par un fanatique en 1914 et sa dépouille est tranférée en 1924 au Panthéon.

 

Pour en savoir plus :

- https://e-monumen.net/patrimoine-monumental/monument-a-jean-jaures-suresnes/

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Ducuing#cite_note-18

- https://e-monumen.net/patrimoine-monumental/monument-a-jean-jaures-saint-juery/

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Gustave_Leblanc-Barbedienne

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Jaur%C3%A8s

 

#Jour 39 (Printemps de la sculpture)

 

Groupe scolaire Vaillant-Jaurès de la cité-jardins de Suresnes

La construction du groupe scolaire Vaillant-Jaurès se fait parallèlement au premier îlot d’habitation de la cité-jardins en 1921.

Composé d’une école maternelle de 4 classes avec garderie et d’une école primaire pour garçons et filles, il est également équipé de bâtiments communs : réfectoire, cuisine, bains douches, salle médicale et solarium indispensables pour mener un enseignement moderne et répondre aux préceptes hygiénistes de l’époque.

Premier équipement public de la cité-jardins, les architectes confèrent à l’école un traitement décoratif spécifique à travers les linteaux de portes recouverts de mosaïques polychromes, le revêtement des murs en carreaux de céramique et le dépôt d’objets de la Manufacture de Sèvres destinés à décorer les cours intérieures.

Des vases de Sèvres comme celui visible sur la droite de la photographie permettent d’introduire du beau dans le quotidien des habitants. Plusieurs sculptures et objets d’art seront également déposés au Groupe scolaire Voltaire (actuel Lycée Paul Langevin) sur le plateau Nord.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/18

- https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89douard_Vaillant

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Jaur%C3%A8s

- https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/memoire/AP92W00605

- https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/memoire/AP92W00599

 

#Jour 38

La « cité des parfums » : usine Coty à Suresnes

 

Cette photographie aérienne montre la « Cité des parfums », siège de l’entreprise Coty, en 1927. Elle prend place en bord de Seine, le long du boulevard de Versailles (actuel boulevard Henri Sellier), en partie sur le terrain de l’ancien Château de la Source.

L’usine de Suresnes, créée en 1904 est agrandie dès 1915. D’une surface de 50 000m², elle emploie plus de 4000 personnes et constitue un laboratoire de la politique sociale des entreprises : on y trouve une pouponnière, les ouvrières bénéficient d’un congé maternité, tous les employés ont huit jours de congés payés et cotisent à une caisse de retraite.

D’autres ateliers spécialisés sont installés sur l’Ile de Puteaux (fabrication des éléments métalliques comme les tubes de rouge à lèvres), à Pantin ou aux Lilas (flaconnage), à Neuilly-sur-Seine (cartonnage et boîtes en cuir).

Vers 1936, l’architecte Jean Barot construit à Suresnes de nouveaux bâtiments accueillant la savonnerie, la fabrication des poudres et fards, l’administration, les services sociaux, les magasins et les locaux techniques, tandis que la production de parfums continue dans les anciens locaux. Ce sont ces bâtiments que nous pouvons voir aujourd’hui avec une surélévation et une extension contemporaine.

L’usine poursuit son activité après la mort de François Coty jusque dans les années 1960. Une partie est encore visible aujourd’hui. Les bas-reliefs qui en ornaient l’entrée ont été conservés par le musée, restaurés et remis en place dans le Parc du Château.

 

Pour en savoir plus :

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Coty

 

#Jour 37

Le deuxième barrage et les écluses de Suresnes en 1880

L’aménagement de la Seine débute au XIXè siècle avec un premier ensemble barrage-écluse édifié entre 1864 et 1869 à l’initiative du baron Haussmann pour permettre la navigation toute l’année malgré les crues hivernales et la sécheresse de l’été.

Une seconde phase d’aménagement s’engage sous la Troisième République : en 1880, une nouvelle écluse vient prendre place sur la rive gauche. Suite aux spectaculaires inondations de 1910, les anciens ouvrages sont remplacés au début des années 1930 par les deux barrages que nous connaissons aujourd’hui : l’un à vannes levantes et l’autre à hausses Aubert. Enfin, à la fin des années 1960, l’augmentation du trafic et le passage de grands convois jusqu’à 5000 tonnes nécessitent la construction d’une troisième écluse. A l’heure actuelle les écluses enregistrent le passage de 7 millions de tonnes par an.

D’abord commerciale, la navigation sur la Seine a permis aussi à la fin du XIXè siècle début du Xxè siècle le transport des passagers se rendant dans les guinguettes pour y boire un vin surnommé “le guinguet ».

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/81

 

#Jour 36

Les jardins ouvriers devant la résidence pour personnes agées Locarno en construction

 

Cette photographie date du 10 janvier 1933. Elle illustre l’avancée du chantier de construction de la cité-jardins de Suresnes.

On y voit la construction de la résidence Locarno, dite “Maison pour vieillards” : cette dernière montre que la cité-jardins est destinée à accueillir toutes les catégories de personnes, quel que soit leur age.

Cette dernière doit son nom aux accords signés dans la ville suisse de Locarno, en 1925 entre la France, la Belgique, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et l’Italie, reconnaissant leurs frontières. Ils visaient à établir une paix durable en Europe.

Lors de la construction de la résidence à partir de 1932, tous les logements sont équipés d’une chambre, d’une petite cuisine et de WC. Ils offrent la possibilité aux couples âgés d’être pris en charge et de vieillir ensemble.Le bâtiment de briques rouges en forme de fer à cheval couvert d’un toit terrasse s’inscrit dans l’architecture“moderne” des années 30. En 1989, un deuxième étage visant à agrandir la résidence relie les deux ailes du bâtiment. Actuellement, la résidence propose 77 logements pourvus de cuisines et de salles de bains réunis dans un cadre verdoyant autour d’un jardin privatif.

Il est intéressant de voir les jardins au premier plan : il s’agit sans doute de parcelles qui ont pu être cultivées par les habitants en attendant l’avancement du chantier.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE1IAQtMxMMknFuXlg2tVmC8AbrwUaQ$$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/25

- https://www.hautsdeseinehabitat.fr/patrimoine/residence-locarno

 

#Jour 35

Le calvaire du  Mont-Valérien

Cette vue du Mont-Valérien a été réalisée au XVIIIè siècle,depuis l’ancienne forêt du Rouvray, actuel Bois de Boulogne, sur la rive droite de la Seine. Elle montre les éléments structurant le paysage au XVIIè siècle à savoir l’Abbaye de Lonchamp (légendée n° 24 abbaye de Loncham) en partie inférieure droite de la composition, le village de Suresnes (légende n°14 village de Surenne) sur la rive opposée, protégé par une enceinte (porte du port, légende n°19) avec son église paroissiale (légende n°13 Saint Leufroy paroisse de Surenne).

Au dessus de ce foyer de peuplement, les pentes du Mont-Valérien sont consacrées à la culture de vignes (légendes 15,16,23 : vignes de Madame Coulon, de Monsieur de la Porte, de Monsieur Mazot).

Quelques grandes propriétés appartenant à Monsieur le Duc de Marmotier (légende n°17) ou à Monsieur de Sainte-Marie (légende n°18) sont figurées ainsi que des activités artisanales comme l’atelier de sculpture de Monsieur Renault (légende n°10) ou la carrière de plâtre de Monsieur Richer (légende n°24).

Enfin, la vocation religieuse du Mont-Valérien est largement représentée à son sommet avec l’église principale (légende n°1) et les trois croix du Calvaire ainsi que la série de chapelles qui rythment l’ascension (de bas en haut : n°4 la chapelle de Madame de Guise ; n°6 la chapelle de Madame de Liancourt ; n°3 la chapelle de la Princesse de Guimnez ; n°4 chapelle non identifiée ; n°2 chapelle de la Princesse de Condé). Des ermitages sont également évoqués : celui du frère Nicolas (légende n°7) et celui du frère Firmin (légende n°9).

Le chemin du Tartre, aujourd’hui rue du Tertre et rue du Calvaire conduisent les pélerins au sommet du Mont-Valérien (légende n°11).

Outre ces éléments architecturaux, cette vue montre les activités quotidiennes autour du village : du côté parisien, on distingue un berger et son troupeau, un colporteur ainsi que des amoureux. Des personnages habillés richement circulent devant l’abbaye de Longchamp.

Par ailleurs, les moyens de transport entre Suresnes et la capitale sont figurés tels les voitures à cheval mais aussi le bac (légende n°20) ou le bateau et son passeur (légende n°21).

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1885?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iLGZEkrKgqbo5MScssTMolRopUhk8tHHE4IAy_kuFg$$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/26

 

 

#Jour 34

 

Le couturier Charles-Frederick Worth connaît un énorme succès dans les années 1850 en vendant ses tenues à l’impératrice Eugénie et sa cour dont la princesse de Metternich qui a été une de ses premières clientes.

Pour échapper au tumulte parisien, il choisit de s’installer vers 1864 dans une ville calme, bien desservie par le train et accessible à cheval depuis sa boutique de la rue de la Paix : c’est tout naturellement qu’il fait l’acquisition d’un terrain d’une dizaine d’hectares jouxtant la gare de Suresnes sur la ligne Paris-Versailles (actuelle gare de Suresnes Mont-Valérien).

Denis Darcy, son beau-frère, réalise les plans d’un véritable château néo-gothique dont les témoins de l’époque disent qu’il était décoré avec faste (argenterie, faïences précieuses, tapisseries et même une fontaine d’eau de Cologne!). Charles-Frederick Worth y reçoit ses clientes les plus fidèles qui viennent voir les modèles de robes portés par sa femme Marie. Les immenses jardins de la propriété sont également richement décorés : lacs, fontaines, statues, colonnades et serres agrémentent la déambulation. Les colonnes visibles sur la photographie proviennent du Palais des Tuileries incendié pendant la Commune de Paris.
Worth a choisi d’acheter ces vestiges de la monarchie qui lui avait apporté le succès.

Gaston Worth, fils du couturier se fera construire un pavillon anglo-normand au coeur de la propriété : ce dernier est encore visible aujourd’hui. Le château de Charles-Frederick a été détruit dans les années 1930 lors de la construction de l’Hôpital Foch qui occupe actuellement le terrain. Seul le pavillon d’entrée décoré d’escargots subsiste sur l’ avenue Franklin Roosevelt.

 

Pour en savoir plus :

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Frederick_Worth

- https://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%B4pital_Foch

- https://www.fondation-patrimoine.org/les-projets/pavillon-balsan-a-suresnes

 

#Jour 33

 

Le square Léon Bourgeois de la cité-jardins de Suresnes

 

Les espaces verts tiennent une place capitale dans les cités-jardins : cours et jardins des pavillons, coeur d’îlot des immeubles, venelles mais également jardin public. A Suresnes, le square mesure 1 hectare. Aménagé sur plusieurs niveaux pour atténuer le bruit, il se compose de pelouses, de plantations mais aussi de jeux pour les enfants dont autrefois un bassin. Un kiosque et des bancs assurent la C’est Alexandre Maistrasse, architecte et urbaniste de la cité-jardins, qui a joué le rôle de paysagiste. Son choix des essences de végétaux permet d’accompagner chacun des grandes avenues aux circulations plus intimes. Le nom du square rend hommage à Léon Bourgeois (1851-1925), Prix Nobel de la Paix en 1920 : Sénateur de la Marne, diplomate, son action visait à réguler les relations entre les nations dans un but d’égalité.

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/22

 - https://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9on_Bourgeois

 

 

#Jour 32

L’église Saint-Leufroy par F. Pouydebat (éditeur)

 

L’église Saint-Leufroy a été détruite en 1907 suite à un incendie et de nombreuses années sans entretien qui ont conduit à son déclassement du titre de Monument historique en 1886. Située au coeur du Vieux Suresnes, entre la rue du Moûtier et la rue du Puits d'amour, elle se trouvait vraisemblablement à l'emplacement d'une église plus ancienne datant du VIIIè siècle. Son clocher aurait été bâti au XIè siècle et le reste de l'édifice achevé au XIIIè siècle, détruite pendant la guerre de 100 ans, et reconstruite du XVè au XVIIè.

En pierres de taille calcaire, elle était recouverte d'une toiture plate en ardoise. Elle se composait de trois vaisseaux couverts d'une charpente en bois : l'architecture est précisément connue grâce à L. Van Lysebeth, architecte en chef des Monument historique, qui en a fait un étude en 1902.

Le MUS en conserve des dessins, des photographies concernant surtout sa destruction, ainsi que des objets liturgiques et des fragments architecturaux. Aujourd’hui, une chapelle a repris le vocable de Saint-Leufroy.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/50

- https://www.patrimoine-religieux.fr/eglises_edifices/92-Hauts-de-Seine/92073-Suresnes/153359-ChapelleSaint-Leufroy

 

#Jour 31

 

Poste de radio Philips 510 A avant restauration

 

Il s’agit d’un récepteur radio à tube électronique daté de 1935. Il est conçu par Philips et fabriqué par La Radiotechnique à Suresnes.

En 1936, une seule station de radio émettait en onde longue : Radio Paris. Six autres stations émettaient en Ile-de-France en onde courte. Le reste de la France avait accès inégalement à la radio avec des stations implantées seulement dans les grandes villes. Les « sans-filistes », amateurs de radio et bricoleurs, ont été amenés à modifier des postes pour limiter le grésillement du son. Ce poste de radio qui pouvait être acheté 1250 Francs ou bien loué 75 Francs par mois par les particuliers a subi de nombreuses modifications par des sans-filistes.

Ce poste de radio a été restauré en 2019 par une élève de l’Institut national du patrimoine qui a effectué de nombreuses recherches sur son histoire et ses particularités techniques. Pour voir l’oeuvre restaurée : c’est ici ! https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/joconde/M0418006095

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/3

- https://www.pop.culture.gouv.fr/search/list?resPage=2&mainSearch=%22la%20radiotechnique%22

 

#Jour 30

 

Flacon L’Effleurt

René Lalique crée cette version du flacon L’Effleurt pour François Coty en 1912 : ce nom associe les termes « effluves » et « fleur » en évoquant le verbe « effleurer ».

La face antérieure du flacon présente en effet une femme au coeur d’effluves de parfum. Le bouchon est façonné en forme de cigales stylisées affrontées, la première version comportait un bouchon à facettes. Un ruban de satin bleu vient finaliser ces décors pour apporter encore plus de raffinement.

On résume parfois l’association Lalique-Coty à 3 F : la femme, la faune et la flore, dans l’esprit de l’Art Nouveau.

Coty a eu l’idée géniale de créer des parfums personnalisant chaque femme. Pour lui, un parfum forme un tout entre le jus, le flacon et l’emballage : il est un objet avant d’être une senteur. Pour ce faire, il s’associe d’abord à la cristallerie Baccarat puis à René Lalique qui créera en 1908 une étiquette en papier pour ce parfum : l’étiquette sera alors appliquée sur un flacon Baccarat. En 1912, Lalique recrée son propre flacon et y applique son modèle d’étiquette, cette fois-ci en verre.

 

Pour en savoir plus :

 - https://www.musee-lalique.com/flacon-de-parfum-leffleurt

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/43

 

#Jour 29

Les chasses de Caran d’Ache : Edouard VII

 

Caran d’Ache, de son vrai nom Emmanuel Poiré (1858-1909), est un dessinateur et caricaturiste qui tire son pseudonyme du russe karandachsignifiant crayon. Il travaille pour de nombreux journaux ainsi que pour le théâtre d’ombres du cabaret du Chat noir à Montmartre. Ce n’est qu’à partir de 1903 qu’il développe des jouets dont la silhouette rappelle les marionnettes d’ombres chinoises.

Il crée six boîtes de jeu mettant en scène des personnages célèbres dans le cadre de chasses. Le MUS conserve celle ici présentée du roi d’Angleterre Edouard VII (1841-1910), celle de Nicolas II de Russie (1868-1918), celle de Guillaume II de Prusse (1859-1941), celle d’Alphonse XIII d’Espagne (1886-1941). Manquent celles du Président français Armand Fallières (1841-1931)et du roi Carlos Ier du Portugal (1863-1908).

 

Pour en savoir plus :

 

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Caran_d%27Ache

 - http://opac.lesartsdecoratifs.fr/fiche/la-chasse-dedouard-vii

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/6269?expo=31&index=12

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/6268?vc=ePkH4LF7w6yelFCSEzQZJycWJeYppKglFuQXWycmZ6RCq0QiE48-nvADAKC3LcU$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/6270?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iJGJEkrKgqbo5MSixDyFFLXEgvxi68TkjFRo7UhkOtLHE5QAX2Uw-g$$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/6271?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iLGpEkrKgqbo5MSixDyFFLXEgvxi68TkjFRo7UhkOtLHE5QAYEgw_A$$

 

#Jour 28

 

Timbre anti-tuberculeux par A. Delrieu

Ce timbre anti-tuberculeux a été diffusé en 1928 au profit du Comité national de défense contre la Tuberculose.

Mycobacterium tuberculosis, a été mis en évidence en 1882 par Louis Pasteur et Robert Koch. Il faudra attendre 1921 pour qu’Albert Calmette et Camille Guérin développent un vaccin qu ne deviendra obligatoire en France que dans les année 1950.

Pour lutter contre la maladie, on invite les gens à s’exposer au soleil et à aérer leurs logement comme sur cette illustration.Aujourd’hui, plus d’un million de personnes meurent de la tuberculose chaque année, en faisant la première cause de mortalité d'origine infectieuse à l’échelle mondiale, devant le sida.

Pour en savoir plus :

- https://journals.openedition.org/ccrh/2734#tocto1n1

- http://www.le-temps-des-instituteurs.fr/doc-la-tuberculose.html

 

 

#Jour 27

Immeubles collectifs de la cité-jardins de Suresnes

 

Cette photographie a été prise pendant le chantier de construction de la cité-jardins de Suresnes. Le photographe se situe au niveau de l’actuelle Place Mazarick.

Les immeubles de l’avenue Edouard Vaillant correspondant au premier îlot, dont la construction a débuté en 1921, sont visibles. On distingue également, sur la gauche de la photographie, les pavillons de style régionaliste de l’allée des Gros buissons.

La cité-jardins a été conçue pour accueillir toutes les catégories de travailleurs, quel que soit leur salaire ou la composition de leur famille. Tous les logements comportent des toilettes, l’eau courante avec un évier, l’électricité ainsi qu’un poêle à charbon. Si les tous premiers appartements construits n’ont pas de douche, celles-ci existent dans le premier îlot.

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/4

- https://www.citesjardins-idf.fr/

 

#Jour 26

 

Affiche Olibet par René Vincent

Cette affiche est imaginée en 1933 par René Vincent (1879-1936), également connu sous le pseudonyme de Rageot. Il a commencé son activité comme illustrateur pour des revues et a réalisé de nombreuses affiches publicitaires pour le Bon marché, Peugeot, Bugatti, ou des marques de cigarettes.

Il représente ici une fillette se tenant debout parmi un large choix de biscuits produits par la marque Olibet dont l’usine est installée sur les quais de Seine à Suresnes.

On reconnaît les Chamonix, biscuits fourrés à la marmelade d’orange, les Luxe, les Crème-beurre ou les Eventail.

L’usine de Suresnes produira pour toute la moitié nord de la France de 1879 à 1940.

 

Pour en savoir plus :

- http://collections.lesartsdecoratifs.fr/skinwebsearch?f[0]=f_filtrerparauteurcreateurfab000%3AVincent%20Ren%C3%A9%20%28Ren%C3%A9%20Ma%C3%ABll%2C%20dit%29

 -https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/51 -http://biscuitsolibet.com

 

#Jour 25

 

Place du marché

La place du marché s’appelait autrefois place de la Fouillée et se trouvait devant l’église Saint-Leufroy. En 1896, à l’occasion des élections municipales qui élisent Albert Caron, la question de la réorganisation et de l’extension de marché est posée. On décide d’organiser un marché tous les mercredis et samedis, abandonnant l’idée d’un marché permanent. La place est agrandie par la démolition de vieilles maisons et aménagée par la plantation de peupliers, la pose d’un dallage et l’édification d’une fontaine.

L’inauguration a lieu les 26 et 27 septembre 1896, en même temps que la nouvelle salle des fêtes.

La fontaine placée à côté de l’école Jules Ferry a depuis été déplacée rue de Montretout dans le haut de Suresnes.

 

Pour en savoir plus :