Musée d'Histoire Urbaine et Sociale de Suresnes
 
 

L'oeuvre du jour

A partir du 17 mars, le MUS vous propose de découvrir une oeuvre par jour !

L'équipe reste à votre disposition sur l'adresse mail mus[a]ville-suresnes.fr pour répondre à toutes vos questions sur les oeuvres présentées.

 

#MuseumAndChill #CultureChezNous

#Vendredi 29 mai

Eglise Notre-Dame-de-la-Paix de la cité-jardins, photographie de René Gallois

 

Que vient faire un lieu de culte dans la cité-jardins ? Dans les années 1930, église, temple protestant et synagogues sont considérés comme des équipements nécessaires à la vie quotidienne. L’Office public des habitations à bon marché du département de la Seine, dont Henri Sellier est l’administrateur délégué, demande donc à ses architectes-urbanistes de réserver des terrains pour y installer des lieux de cultes. Leur édification sera financée par les communautés concernées.

Une église catholique est donc construite place la Paix, selon les plans de l’architecte Dom Paul Bellot. Cette initiative s’inscrit dans les Chantiers du Cardinal, un programme de 100 nouvelles églises en région parisienne lancé en 1931.

L’extérieur est sobre, avec une structure en béton armé garnie de briques. A l’intérieur, c’est une effusion de couleurs avec un style semi-oriental rendu par des briques multicolores et des carreaux vernissés. Les vitraux aux dominantes rouge et bleue donnent à l’intérieur de l’église tout son éclat.

En 1947, la communauté protestante édifie avenue d’Estournelles de Constant un bâtiment en bois dit “la baraque” remplacé en 1954 par un temple en pierre aujourd’hui appelé “Eglise évangélique luthérienne de la Réconciliation”. Une synagogue est installée en rez-de-chaussée d’un immeuble collectif.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/report/musee.html?id=3

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/24

 

#Jeudi 28 mai

Blériot traversant la Manche

C’est au petit matin du 25 juillet 1909 que l’avion de Louis Blériot est aperçu à Douvres, sur les côtes anglaises à bord de son appareil, le « Blériot XI ». Il a répondu à l’appel du journal Daily Mail qui promet une récompense à celui qui réussira à traverser la Manche.

Une foule l’acclame et son succès le conduira jusqu’auprès du Roi d’Angleterre Edouard VII. C’est aussi pour l’industriel l’occasion de bénéficier des 25000 francs-or promis par le Daily Mail qui lui permettent de développer son usine. Un rosier grimpant porte même le nom « d’aviateur Blériot » dès 1910 ! De nombreuses photographies et dessins illustrent cette grande première.

En 1917, Blériot qui développe de nouveaux sites industriels s’installe en bord de Seine à Suresnes. Il assure alors 10 % de la production française avec une croissance extraordinaire pendant la Première Guerre mondiale.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/5

- https://www.herodote.net/25_juillet_1909-evenement-19090725.php

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Louis_Bl%C3%A9riot

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Aviateur_Bl%C3%A9riot 

 

#Mercredi 27 mai (Journée nationale de la Résistance)

 Le fossé des fusillés au Mont-Valérien

 

Le 27 mai est la date anniversaire de la création du Conseil national de la Résistance par Jean Moulin.

La mémoire de la Résistance est omniprésente à Suresnes où de nombreux otages ont été fusillés dans l’enceinte du Mont-Valérien. Il s’agit de membres d’organisations clandestines, de réseaux ou de mouvements de la Résistance qui ont été condamnés à mort par les tribunaux militaires allemands. D'autres, ont été victimes de la politique du « code des otages » : considérés comme des ennemis politiques et idéologiques par l’occupant, ils ont fusillés en représailles à des actes de la Résistance contre l'armée allemande.

 

D’août 1941 à juin 1944, plus de 1000 otages sont fusillés dans l’enceinte de la forteresse du Mont-Valérien qui est le principal lieu d’exécution de la France occupée. Leur mémoire sera célébrée dès 1944 comme ces deux photos le montrent.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1886?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-SCstzszJObyyGFxfw8IHADXiNM4$

- http://www.mont-valerien.fr/ressources-historiques/le-mont-valerien-pendant-la-seconde-guerre-mondiale/les-fusilles/

- http://www.mont-valerien.fr/parcours-de-visite/le-monument-en-hommage-aux-fusilles/la-liste-des-fusilles/

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Fusill%C3%A9s_du_Mont_Val%C3%A9rien

 

#Mardi 26 mai

Mappemonde de l’Ecole de plein air

 

Les architectes de l’Ecole de plein air Eugène Beaudouin et Marcel Lods sont chargés par Henri Sellier d’imaginer un élément monumental ornant l’entrée du bâtiment construit entre 1933 et 1935.

Beaudouin et Lods imaginent alors un monument inédit : une gigantesque mappemonde entourée d’une rampe sur laquelle les élèves pourront circuler pour appréhender la géographie.

Les élèves ont quitté le site en 1995 : devenu propriété de l’état, le site est devenu un institut de formation nommé aujourd’hui INS HEA (Institut national supérieur de formation et de recherche pour l'éducation des jeunes handicapés et les enseignements adaptés).

La passerelle du globe a alors été démontée pour des raisons de sécurité.

Le globe a été restauré par la ville de Suresnesvia le MUS et avec l’aide d’une souscription de la Fondation du patrimoine à partir de 2015. L’étude structurelle de l’édifice a montré la complexité de sa mise en œuvre.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/report/centre-de-documentation.html?id=6

- https://www.inshea.fr/fr/content/patrimoine-historique

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/report/actualites.html?id=2

- https://archiwebture.citedelarchitecture.fr/fonds/FRAPN02_LODS/inventaire/objet-17607

 

#Lundi 25 mai

Enseigne des taxis Suresnes-Maillot

 

Cette enseigne lumineuse était utilisée par l’un des taxis de la ligne “Suresnes-Maillot” reliant la place de la Paix dans la cité-jardins à la porte Maillot.

Cette ligne de taxis a été mise en place spontanément par six propriétaires de voitures à partir de 1934.

Les taxis partaient toutes les 10 minutes et pouvaient être stoppés le long du parcours sur un simple signe du client, concurrençant ainsi les lignes officielles de transports en commun comme le chemin de fer du Bois de Boulogne, d’autant plus que les taxis fonctionnaient la nuit (avec cependant un prix plus élevé).

En 1936, ce sont 30 propriétaires d’automobiles qui exploitent cette ligne ! Elle disparaîtra le 1er mai 1979.

 

 Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/3371?vc=ePkH4LF7w6yegDEO9wZyIjQzNYHWg0SmGH3MQEOKGGj-KM4FV9SwgAEAvPsxQA$$

 

 

#Dimanche 24 mai

Eglise du Coeur-immaculé-de-Marie, vers 1922

 

L’église historique de Suresnes est l’église Saint-Leufroy, bâtie au Moyen-Age et détruite vers 1906. Après cette destruction due au mauvais état de l’édifice, une nouvelle église est construite à un autre emplacement : l’église du Coeur-immaculé-de-Marie.

La première pierre est posée en 1907. Le plan original comprenait des bâtiments paroissiaux associés (presbytères, école, patronage) et ceints d’un mur.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE1IAQtNxcn5qaZFCZm5uYnJpzuGV4NoV5hsALy8YDQ$$

- https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_du_C%C5%93ur-Immacul%C3%A9-de-Marie_de_Suresnes

- https://www.patrimoine-histoire.fr/Patrimoine/Suresnes/Suresnes-Coeur-Immacule-de-Marie.htm

 

#Samedi 23 mai

« Dans la nuit », parfum Worth

 

Ce flacon à panse sphérique conçu par Lalique est en verre dépoli de couleur bleu nuit et orné d'étoiles, en référence à son titre « Dans la Nuit ». Il s’agit d’une senteur fleurie-ambrée crée en 1924-1925 par Jean-Philippe Worth, un des trois fils du couturier Charles-Frederick Worth.

Les noms des différents parfums de la marque vont raconter une belle histoire de retrouvailles amoureuses : « Dans la nuit » (1924), « Vers le jour » (1925), « Sans adieu » (1929), « Je reviens » (1932), « Vers toi » (1934).

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/2363?expo=43&index=25

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/66

 

#Vendredi 22 mai

Salle de jeux des tout-petits, école Vaillant-Jaurès de la cité-jardins

 

Au sein du premier groupe scolaire de la cité-jardins de Suresnes, une attention toute particulière est portée à l’épanouissement des enfants grâce aux décors qu’on distingue à l’arrière plan, au mobilier adapté ainsi qu’aux équipements pédagogiques.

Une petite fille assise sur le tapis au centre de la pièce empile des cubes de différentes tailles : il s’agit d’une « Tour rose » imaginée par la pédagogue Maria Montessori. Ce jeu est composé de dix cubes dont les arêtes vont de 1 à 10 cm : l’objectif est de travailler l’appréhension visuel des dimensions mais aussi la logique et la concentration pour savoir comment constituer une tour. L’enfant se prépare également aux mathématique en entreprenant une tentative de classement des cubes avant de les assembler.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/5419?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iBEw7uEeQk6OZqYm0BqRyLSjjxl8SFEEzSkl-aUlCgWpJZklxeC6GxZWAHbfN-Y$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/18

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/report/actualites.html?id=13

 

#Jeudi 21 mai

Botteleuse à asperges

 

Cet outil en bois présente deux parties évidées en forme de fer à cheval et se termine par une butée pleine. Il témoigne d’une production agricole omniprésente en Ile-de-France, notamment à Argenteuil : l’asperge.

Cette botteleuse permettait de regrouper les asperges pour les assembler en botte avec une ficelle.

Cultivée depuis l’Egypte antique pour ses vertus médicinales en raison de son pouvoir diurétique, l’asperge est cultivée en France depuis le XVè siècle : elle devient alors le légume des rois. L’asperge blanche d’Ile-de-France rencontre beaucoup de succès à partir de 1830 où elle concurrence l’asperge verte.

Cette botteleuse a été prêtée en 2019 à la Bibliothèque Forney pour illustrer les productions agricoles de banlieue dans l’exposition « Nourrir Paris ».

 

 

Pour en savoir plus :

- https://www.mangeonslocal-en-idf.com/produits/asperges-dargenteuil

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Asperge

 

#Mercredi 20 mai

Classe solarium de l’école maternelle Wilson de la cité-jardins de Suresnes par le Studio Stein

 

Le groupe scolaire Vaillant-Jaurès construit au sein du premier îlot de la cité-jardins s’avère rapidement insuffisant face à l’accroissement de la population du quartier. Au début des années 1930, le groupe scolaire Aristide Briand (actuel collège Henri Sellier) et l’école maternelle Wilson sont alors édifiés.

Il s’agit à l’origine d’une école maternelle de 4 classes dont l’équipement est remarquable : préau avec manège, toboggan, chevaux à bascule, bassin extérieur et fontaine intérieure, bac à sable et jeux d’extérieur permettent à chacun d'apprendre en s'amusant.

Cette photographie a été prise dans la classe solarium, un pavillon octogonal offrant un maximum de lumière aux petits élèves. Ce type de classe déjà présent à l’école maternelle du groupe Vaillant-Jaurès se retrouvera également à l’école de plein air construite à partir de 1933.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/18

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE1IAQtOxQnlmTnF-HrhWhfkCAGqcFDc$

- https://www.pop.culture.gouv.fr/search/list?base=%5B%22Patrimoine%20architectural%20%28M%C3%A9rim%C3%A9e%29%22%2C%22Patrimoine%20mobilier%20%28Palissy%29%22%5D&mainSearch=%22wilson%20suresnes%22

 

#Mardi 19 mai

Armand Fallières à califourchon sur un tonneau

 

Armand Fallières (1841 - 1931), Président de la République française de 1906 à 1913 est représenté ici de manière peu avantageuse ! Nu, assis sur un tonneau, il a un visage rougeaud et l’air las.

Issu d’une famille de propriétaires terriens du Lot-et-Garonne dont il devient député, ses caricatures font souvent référence au vin à cause de son goût pour la bonne chère mais également car c’est sous sa présidence que des mouvements ouvriers sont violemment réprimés, notamment la révolte des vignerons du Languedoc de 1907.

Le MUS possède de nombreuses représentations caricaturales de Fallières issues de la collection Granoux.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejAyUYFWIkSEw9uFeQk6QZqYmoEIGKZyhyR2YZnIyD68oSi2G1plEpi59PAEMAKlWOIA$

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Armand_Falli%C3%A8res

- https://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9volte_des_vignerons_de_1907

 

#Lundi 18 mai

Vue de Suresnes depuis le Bois de Boulogne par Gustave François

 

Cette huile sur toile de 1932 représente la Seine et la ville de Suresnes vues depuis le Bois de Boulogne.

Elle montre les différents aspects de ce paysage en pleine urbanisation : au premier plan des promeneurs à pied, à bicyclette ou en automobile profitent de la nature ; sur le fleuve des bateaux sont amarrés et un remorqueur passe avec un panache de fumée ; de l’autre côté, les usines occupent le quai.

Les coteaux du Mont-Valérien sont très arborés : les constructions n’ont pas encore gagné le haut de Suresnes même si les usines attirent chaque jour de nombreux ouvriers.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/78

 

#Dimanche 17 mai

Tour du télégraphe Chappe

Le télégraphe Chappe, ou télégraphe aérien, est un moyen de télécommunication par sémaphore. Il a été inventé en 1794 par Claude Chappe.

Un mat mobile placé au sommet d’une tour prend différentes positions correspondant à différents signaux visibles à distance.

Ce système nécessite donc un maillage du territoire avec des tours coiffées de mats mobiles et éloignées de 10 à 15 km pour être visibles entre elles : le système ne fonctionne donc pas la nuit ou par mauvais temps. En 1844, il y a 534 tours sur l’ensemble du territoire français !

La Tour Chappe de Suresnes est un des 55 postes de la ligne Paris-Brest : elle est placée entre Passy et Bailly dans les Yvelines où le mat est encore visible aujourd’hui. Cette ligne a été édifiée en 1798 par Claude Chappe et ses quatre frères.

La tour du Mont-Valérien, qui était un simple échafaudage en bois surmonté du mécanisme devient une tour maçonnée de 6 mètres de haut vers 1799. Elle est intégrée à l’enceinte militaire du Mont-Valérien lors de sa construction en 1841. En 1854, le télégraphe électrique supplante rapidement le télégraphe aérien. Le mécanisme est démonté et vendu mais la Tour Chappe subsiste jusqu’à sa destruction par l’armée allemande en 1943.

Pour en savoir plus :

- https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/IA92000247

- http://histoire-nanterre.org/wp-content/uploads/2013/09/NI_SHN_183.pdf

 

#Samedi 16 mai (Journée internationale de la Paix)

Porte-monnaie de l’Alliance franco-russe

Ce porte-monnaie fait partie de la collection Granoux, collectée et donnée au musée en 1926 par son premier conservateur Xavier Granoux. Cette collection conserve un important ensemble de caricatures, de cartes postales et d’objets liés à la vie politique du Second Empire et de la Troisième République.

Cet objet usuel est décoré des drapeaux français et russes, croisés devant un aigle bicéphale. En dessous, deux mains se serrent, entourées d’une branche de laurier et d’une branche de chêne portant le mot « paix » sur un ruban.

Il célèbre l’Alliance franco-russe, un accord de coopération militaire, économique et financière en vigueur entre 1892 et 1917 visant au soutien mutuel des deux pays si l’Empire allemand, l’Autriche-Hongrie ou l’Italie venaient à les attaquer.

L’amitié franco-russe est très vivace pendant cette période avec de nombreuses visites officielles et des hommages réciproques, dont la construction du pont Alexandre III à Paris, en l’honneur du père du tsar Nicolas II ou le pont de la Trinité sur la Neva en l’honneur de l’Alliance.

 

Pour en savoir plus :

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Alliance_franco-russe

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE9wfyKnQzNQEWhESmWT0MUMNKWagGSQxJyczMS8ZWFwWAal83aLSYkipBg8sAOLaOMI$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE9wfyKnQzNQEWhESmWT0MUMNKWagGSQvMzk_J7FYwdMTXGPDQggAeEg0LA$$

 

 

#Vendredi 15 mai

Bassinoire

 

Cet étrange objet dont le manche a disparu n’est pas une poêle à frire !

Il s’agit d’une bassinoire ou chauffe-lit : cet ustensile en cuivre se retrouve dans les foyers, notamment les demeures rurales, non équipés de chauffage central.

Composé d’une petite bassine pleine surmontée d’un couvercle perforé, la bassinoire peut être remplie de braises prises dans la cheminée ou le poêle. Grâce à son manche en bois, on la place au fond du lit pour le réchauffer avant d’aller dormir. Chaleur garantie mais gare aux incendies !

 

#Jeudi 14 mai

Ecoliers de la cité-jardins de Suresnes

Ces trois garçonnets se livrent à une activité pédagogique d’avant-garde à l’école Vaillant-Jaurès de la cité-jardins de Suresnes : ils composent un texte à l’aide de caractère d’imprimerie pour éditer ensuite un petit journal.

L’enfant à notre droit lit à voit haute le texte à produire, celui de gauche prend les caractères à l’aide d’une pince et celui du milieu les assemble dans un rail.

Les écoles de la cité-jardins de Suresnes sont conçues dans un souci d’hygiénisme mais sont également le laboratoire de méthodes pédagogiques inédites. Les instituteurs sont encouragés à expérimenter les méthodes prônées par l’Education Nouvelle qui mettent le développement de l’individu au coeur de l’éducation. L’imprimerie scolaire est une innovation de Célestin Freinet qui a l’idée d’encourager la coopération entre les élèves. 

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/2042?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iAmookIKSmiKzswtKAIWq0WZqdBqkcgEpI8nDAE4BS79

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/18

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/report/actualites.html?id=13

 

 

#Mercredi 13 mai

Hôtel de ville de Suresnes

 

Les élections municipales des 4 et 11 mai 1884 voient s’imposer Jules Arthur Guillaumet, industriel dans la teinturerie et ses deux adjoints Olibet et Huillard. La construction d’une nouvelle mairie, mieux intégrée dans l’urbanisme, plus monumentale et plus pratique s’impose alors.

La propriété Grignon sise 22 rue du Mont-Valérien et mesurant 3087 m² est alors achetée par la Ville.

Un grand concours architectural est alors lancé, présidé par Charles Garnier qui avait conçu l’opéra de Paris en 1875. C’est l’architecte André Bréasson qui est désigné vainqueur.

Son architecture est de style néo-classique avec un fort rappel de l'Antiquité. La décoration de la façade reprend l'ordre classique dorique avec une série de chapiteaux. Des statues personnifient la Justice portant son glaive et son livre et la Loi tenant une hache et un faisceau.

Ce nouvel Hôtel de Ville est inauguré le 1er décembre 1889, année du centenaire de la Révolution française.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/13

 

#Mardi 12 mai

Vue de Suresnes par Gaston La Touche

Il s’agit d’une huile sur toile, précisément datée de 1886, montrant ce qui était alors le village de Suresnes. En effet, cette vue laisse une grande place aux champs qui s’étendent, en partie gauche, sur les coteaux du Mont Valérien.

On distingue, à l’arrière plan, un groupement d’habitations qui constituait le bas de Suresnes autour d’une église. La composition est rythmée par la Seine qui serpente dans le paysage et qu’on voit apparaître dans l’angle inférieur droit avec une péniche. En arrière plan, le long de la Seine alors cachée par les arbres, on distingue une série de cheminées d’usines, fumantes. La partie droite, c'est-à-dire l’autre berge de la Seine, est recouverte de végétation, correspondant à l’emplacement du Bois de Boulogne. Deux zones de réserve dans les deux angles inférieurs attestant du statut de l’oeuvre comme étude.

Ce tableau montre un état de la ville où l’implantation des bâtiments prend place autour du clocher de l’église Saint Leufroy, détruite en 1906. Le plan cadastral de 1855 conservé aux archives municipales de Suresnes confirme ce parcellaire avec de nombreuses constructions dans le bas de Suresnes. Les usines ont ensuite pris place à partir du milieu du XIXe siècle à la faveur de l’essor industriel de la boucle de la Seine. Le bourg de Suresnes, toujours limité à la partie passe de la ville, grossi encore. La création des lignes de chemins de fer (1839 et 1889), la construction du premier pont en 1841, l’amélioration du réseau routier avec le percement du boulevard de Versailles en 1878, et l’aménagement du fleuve par la construction de barrage-écluses entre 1864 et 1869 puis entre 1880 et 1885 favorisent l’essor de l’industrialisation. A partir de 1860, s’implantent des industries exigeant de grands espaces, souvent polluantes, pour la plupart transférées de Paris. En 1872, on dénombre 19 entreprises sur les quais de Seine.

En 1914, on recense encore une trentaine d’établissements dont peu subsisteront après la guerre. Ces premières industries liées au textile font progressivement place à l’industrie automobile à la fin du XIXe siècle.

La partie haute de la ville restera occupée par les vignes et les champs jusqu’aux alentours de 1920 où les plateaux nord et ouest sont aménagés avec notamment la construction de la cité-jardins.

Cette toile tient une place particulière dans la production de l’artiste car il s’agit d’une des rares toiles de jeunesse qu’il n’ait pas détruit. Il est surtout pour ses représentations de fêtes galantes.

 

Pour en savoir plus :

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Gaston_de_La_Touche

- https://www.musee-saintcloud.fr/gaston-la-touche-1854-1913

- http://gaston-latouche.over-blog.com/

 

#Lundi 11 mai

Avion-jouet par Oro Bradenburg

 

Cet avion-jouet en tôle lithographiée a été acquis par le MUS en 2014 suite à une vente aux enchère du petit-fils de Louis Blériot.

L’avion possède des ailes repliables et prenait place à l’origine autour d’un poteau autour duquel il tournait.

Il s'agirait de la reproduction d'un avion Blériot XI, conçu en 1908 et expérimenté à Issy-Les-Moulineaux en 1909. L'original présentait une longueur de 8 mètres et une envergure de 7,80 mètres. C'est à bord de ce type d'appareil que Louis Blériot a été le premier aviateur à traverser la Manche le 25 juillet 1909. Près d'une centaine d'avions de ce type seront construits et serviront en France lors de la Première Guerre Mondiale. L'avion original aurait été le Blériot XI, celui utilisé par Blériot pour traverser la Manche. Son fuselage était construit en bois de frêne et de peuplier croisillonné par des cordes de piano. La voilure, d'une envergure de 7,80 mètres était structurée par deux longerons pleins. Chaque aile était soutenue par un haubanage supérieur raccordé à une cabane centrale en tubes. Les avions-jouets offrent une image des débuts de l'aventure aéronautique : la concurrence oblige les éditeurs de jouets à suivre de près l'actualité.

 

#Jour 55

 

Grelottière

Ce collier de cuir garni à l’origine de neuf clochettes en bronze est insolite dans le paysage urbain actuel. Il était pourtant utilisé à Suresnes au XIXè siècle.

Témoignant d’un certain raffinement avec avec ses deux pastilles en laiton, il était réservé aux chevaux.

En effet, le tintinnabulement des clochettes permettait d’entendre les attelages hippomobiles de loin et de leur laisser la place sur la chaussée.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/3450?expo=49&index=40

 

#Jour 54

Rue des platanes de la cité-jardins de Suresnes en construction

 

Quel chantier dans la cité-jardins de Suresnes ! En effet, ce quartier de logements sociaux de 32 hectares a été construit entre 1921 et 1956.

Equipements (écoles, dispensaire, théâtre, etc), logements collectifs, pavillons mais aussi plantations, voirie et aménagements publics sont à prévoir.

Cette photographie a été prise au niveau de l’actuel n°1 allée des platanes dans la cité-jardins, le 5 mars 1932. On distingue sur la gauche des pavillons à toit-terrasse de style Art déco, fortement inspirés de l’architecture géométrique du Bauhaus. Sur la droite, de petits immeubles collectifs ne sont pas encore investis par les habitants : on voit encore le blanc d’Espagne sur les vitres.

Alors que les clôtures, caractéristiques des cités-jardins sont achevées, des ouvriers travaillent encore au pavage des rues.

 

Pour en savoir plus :

- https://www.google.com/maps/@48.8616761,2.2080422,3a,75y,321.71h,85.82t/data=!3m6!1e1!3m4!1sy4QReKom9WTxqLdiEmXVoA!2e0!7i16384!8i8192

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/4

- https://www.citesjardins-idf.fr/

 

#Jour 53

Carte-réclames Olibet

Alors que la concurrence commence d'être active avec Lefèvre-Utile (LU) et la Biscuiterie Nantaise (BN) au début du Xxè siècle, il est nécessaire pour Olibet de communiquer sur ses créations.

La firme créée en 1872 produit alors de nombreuses cartes-réclames tantôt amusantes tantôt véritables trésors d'art décoratif : tous les supports sont bons pour donner une image raffinée et ludique aux biscuits Olibet.

Ici, un groupe de jeunes gens se retrouve dans une position facheuse : embarqués dans une montgolfière, ils sont contraints de lacher du lest. Il préfèrent cependant se dévêtir plutôt que de devoir sacrifier leurs biscuits Olibet !

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/51

- http://biscuitsolibet.com/

 

#Jour 52

Téléviseur Philips 1426 A

 

Ce téléviseur Philips 1426 A, Type 819 lignes, 195 Watt, fonctionne sur courant alternatif entre 110 et 237 Volts, 50 Hz. L’écran prend place dans un encadrement en chêne portant quatre boutons de réglage en partie inférieure.

Il date de 1952 et pèse 23 kg.

Philips expérimente la télévision dès 1925 : le premier modèle est présenté à la foire d’Ultrecht en 1939. Il faudra attendre 1949 pour que la commercialisation soit lancée avec 297 postes vendus cette année-là.

En 1956, la production de téléviseurs est délocalisée dans les usines des Dreux et Nogent-le-Rotrou.

En 1967, c’est l’arrivée de la télévision en couleurs !

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/3

- https://www.pop.culture.gouv.fr/search/list?resPage=2&mainSearch=%22la%20radiotechnique%22

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Radiotechnique

 

#Jour 51

Crue de la Seine le 30 janvier 1910 par l’Abeille (éditeur)

 

La grande crue de 1910 est restée dans tous les esprits pour sa rapidité et sa violence.

Dès le 20 janvier, la crue s'annonce, ne laissant plus aux bateaux la hauteur suffisante pour passer sous les ponts de Paris.

Le 28 janvier, ce sont 28 000 caves et de très nombreuses rues qui sont inondées au fil du cours d'eau. A Suresnes, l'eau remonte jusqu'aux rues Eugène-Sue, de Verdun et des Bourets. Les habitants installent alors un système de passerelles pour circuler. On ne déplorera heureusement aucune victime.

De nombreux photographes vont chercher à témoigner de ce moment historique qui est partagé grâce à l’envoi de cartes postales.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/79

 

#Jour 50

Pierre tombale de Guillemette Faussart

 

Guillemette Faussart a vécu recluse sur le Mont-Valérien dès 1556. A sa mort en 1563, elle est inhumée dans la chapelle qu’elle aurait contribué à construire ou à sauver durant les guerres de religion.

Cette pierre tombale, aujourd’hui classée Monument historique, est mentionnée à maintes reprises. D’abord relevée dans un mémoire relatif au droit de présentation du seigneur de Nanterre (l’abbé de Sainte Geneviève de Paris), elle est par la suite signalée en 1713 dans le journal manuscrit de la reine Marie d’Este.

Durant la Révolution française, elle est sauvée par le supérieur des ermites avant de disparaître sous les ruines du couvent détruit en 1812. Dès 1821, Joseph Delort dans ses “Voyages aux environs de Paris”, affirmait avoir vue la pierre dans les décombres.

Il faut attendre 1838, pour que cette dernière soit mentionnée comme présentedans la chapelle de Mgr Forbin-Janson, propriétaire du château voisin à l’ancien couvent.

L’une des premières analyses et publications concernant cette pierre nous est fournie par le baron Guilherny en 1873. Louis Tesson prend sa suite en 1922 (”Suppléments” aux procès verbaux de la Commission du Vieux Paris, 1924). La pierre tombale est finalement transférée en 1936, après avis favorable de la Commission du Vieux-Paris, au nouveau musée de Suresnes fondé quelques années plus tôt en 1929. Un article de Michel Guillot paru dans le “Bulletin de la société Historique de Suresnes” (Tome IX, n°44) fournit d’amples informations concernant l’étude de cette pierre tombale restaurée en 2012 pour préserver les traces de polychromie et désormais présentée au sein des collections permanentes du Musée de Suresnes.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1939?expo=62&index=12

- https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9600137n.r=guillemette%20faussart?rk=21459;2

 

#Jour 49

 

Danse du Tamouré à Tahiti

 

Quel rapport peut-il bien y avoir entre des vahinés et Suresnes ? Le lien est une extraordinaire professeur de dessin nommée Georgette le Campion (1890-1887) dite Géo le Campion. Après des études à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, elle voyagedans le monde entier, ramenant dans ses carnets de nombreux dessins, aquarelles et peintures. Elle visite ainsi le Cambodge, la Laponie, Tahiti et a une affection toute particulière pour la Camargue.

Elle enseigne le dessin aux petits suresnois et est l’auteur des décors muraux dans l’école Vaillant-Jaurès de la cité-jardins de Suresnes.

 

En savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/72

 - https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/report/actualites.html?id=11

 

#Jour 48

Publicité pour les poudres « Air Spun » de Coty

 

« Il vous attendra quelques minutes encore… Mais montrez-lui un visage détendu, souriant, une peau fraîche et satinée. C’est si facile avec une poudre micronisée ! » Voici le message de cette publicité diffusée dans un magazine et dessinée par Jeandot pour les poudres parfumées Coty.

François Coty a l’idée de décliner les senteurs de ses parfums en cosmétiques : ainsi, les poudres sont disponibles en différentes teintes avec les senteurs de l’Emeraude, l’Origan ou l’Aimant, visibles sur la droite.

Il met au point le procédé Air Spun qui permet un broyage extrêmement fin des pigments pour une application facile et un teint parfaitement uniforme. Cette technique est encore utilisée aujourd’hui pour les poudres libres.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/27

- https://cosmetotheque.com/2019/09/16/suresnes-ville-de-la-beaute-et-du-parfum/

 

 

#Jour 47

Lavoir bains-douches de la cité-jardins

 

Ce bâtiment en brique et ciment armé était constitué de 22 douches, de 6 bains, de 24 places de laveuses,d’essoreuses et de séchoirs à vapeur pour améliorer le confort des premiers habitants de la cité-jardins qui, même s’ils disposaient d’eau courante dans leur appartement, n’avaient pas forcément de douches.

Les bains-douches comptaient encore 300 entrées par semaine avant la campagne de réhabilitation des logements menée de 1985 à 1996. Aujourd’hui c’est un Établissement social d’aide par le travail (ESAT : établissement médico-social pour l’insertion professionnelle des personnes handicapées).

On peut encore voir une mosaïque « Bains douche » sur la façade.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/20

 

 

#Jour 46 (1er mai)

 

Paire d’insignes portant un brin de muguet

Ces deux insignes représentent un drapeau où deux mains se serrent. Elles sont décorées d’un brin de muguet placé le long de l’épingle.

Datant de 1907, ces deux broches célèbrent le 1er mai, journée internationale des travailleurs, fête internationale instaurée en 1889 comme journée annuelle de grève pour revendiquer la journée de huit heures (contre dix heures réglementaires).

En 1919, la durée de travail quotidienne sera limitée à huit heures et, àpartir de 1947, ce jour chômé sera rémunéré.

 

#Jour 45

« L’éléphant du Jourdain » affiche du Musée des Horreurs par Victor Lenepveu

 

Cette affiche fait partie d’une série de plus d’une cinquantaine de représentations nommée « Musée des Horreurs ». Il s’agit d’une série de violentes caricatures nationalistes, antisémites et anti-maçonniques qui sont diffusées pendant l’Affaire Dreyfus à partir de 1899.

On y reconnaît la plupart de ceux qui ont défendu Alfred Dreyfus : ici Jean Jaurès, Emile Zola, Joseph Reinach, le grand rabbin Zadoc Kahn, le Président Emile Loubet ou Dreyfus lui-même. Les personnages ont la particularité d’être représentés avec des corps d’animaux : porc, crocodile, éléphant, serpent...

Les slogans associés sont si orduriers que la police saisit les exemplaires auprès des camelots qui les vendent.

Cependant, la série se poursuit avec un exemplaire mis en vente chaque semaine. Lenepveu crée une seconde série valorisant les anti-dreyfusards : Le musée des patriotes.

Le MUS possède les deux séries complètes qui ont été prêtées à l’occasion d’expositions sur la caricature ou l’Affaire Dreyfus.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE1IAQtNxbmnx4ZWpCsCkCawSgGVEaVExuIaF-QgAnI4Zlw$$

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Mus%C3%A9e_des_horreurs

 

#Jour 44

Le dispensaire

Ouvert en 1931, le dispensaire du bas de Suresnes, actuel centre médical Raymond Burgos, propose de nombreux services : chirurgie, oto-rhino-laryngologie, ophtalmologie, neuropsychiatrie, rayons ultraviolets, radiologie et un service d’information sur les assurances sociales. Le bâtiment s’articule autour d’un hall central ; un large escalier et un ascenseur desservent les trois étages dont les coursives mènent aux salles de soins.

Simultanément, la crèche voisine est construite grâce au legs d’Alexandre Darracq, industriel Suresnois, qui désire aider la municipalité dans son action pour les services de l’enfance. Henri Sellier propose d’y adjoindre une pouponnière pour l’accueil temporaire ou permanent des nourrissons.

Les deux bâtiments possèdent de grandes baies vitrées et une verrière intégrées aux toits terrasses, qui assurent la quantité d’air et de lumière nécessaire à la santé selon les théories médicales de l’époque. A l’heure actuelle, le centre médical a pour mission de promouvoir la santé pour tous les Suresnois, de maintenir l’accès à une médecine de qualité aux plus démunis et de développer les actions d’information et de prévention en partenariat avec la médecine libérale et le milieu hospitalier. La crèche continue d’accueillir les enfants en bas âge.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE1IAQtMxKHwLUvOKEzOLwOUL3CsA2y4WMg$$

 

#Jour 43

 

Boîte à poudre Air Spun de Coty, parfum Emeraude

Cette boîte à poudre reprend le parfum Emeraude créé par François Coty en 1921. Il s’agit d’une senteur complexe dont les notes de tête sont faites d’agrumes (orange, bergamote et citron), les notes de coeur sont florales (jasmin, ylang-ylang, rose et palissandre du Brésil) et les notes de fond chaudes et ambrées (ambre, bois de santal, patchouli, benjouin et vanille).

Coty révolutionne la parfumerie en créant un parfum pour chaque femme, en associant jus et flacon mais aussi en développant des cosmétiques reprenant la senteur des grandes créations de la marque.

Pour cette boîte à poudre dans une boîte circulaire en papier, il choisit le motif des houppettes : petits tampons utilisés pour appliquer la poudre de riz. Ce dessin a été réalisé par Suzanne Lalique-Haviland, fille du célèbre verrier René Lalique.

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/44

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Suzanne_Lalique-Haviland

- https://cosmetotheque.com/2019/09/16/suresnes-ville-de-la-beaute-et-du-parfum/

 

#Jour 42

Atelier de montage de l’usine La Radiotechnique à Suresnes

 

En 1910, Emile Girardeau fonde à Suresnes la Société Française Radioélectrique (SFR). En 1918, la Compagnie générale de la Télégraphie sans fil (CSF) réunit une équipe de jeunes chercheurs dont Emile Giraudeau qui s’impose comme le père de l’industrie électronique en France. Ce dernier rachète dès 1920 l’atelier de recherche de La Radiotechnique créé à Lyon un an plus tôt.

En 1921, La Radiotechnique est transférée à Suresnes : elle est spécialisée dans la fabrication de tubes pour l’émission et la réception radios avec 27 employés. Dès 1926, six mille tubes électroniques de réception sont produits par jour par six cents ouvrières et ouvriers !

Les équipes sont chargées de souffler le verre, pomper l’air des tubes, assembler les composants des tubes. Les journées commencent à 7h du matin jusqu’à 23h parfois. Certains employés restent parfois dormir à l’usine.

 

#Jour 41 (Printemps de la sculpture)

Bas-relief d’Augustin Sallé pour l’usine Coty

Ces deux bas-reliefs exécutés par André-Augustin Sallé décoraient l’entrée de la Cité des parfums, siège social et usines principales de François Coty à Suresnes (voir œuvre du jour n°23), où ilsornaient les fontaines encadrant le pavillon d’honneur.

Le décor constitué de deux femmes agenouillées de part et d’autre d’un brûle-parfum s'inspire du motif antique créé par René Lalique au cours des vingt premières années du XXº siècle, pour le luxueux papier à lettres Vélin d'Arches du parfumeur Coty. On retrouve des motifs semblables sur la boîte du parfum Chypre et la brillantine Emeraude conservés dans les collections du MUS.

Le bâtiment qui accueillait les bas-reliefs ayant été transformé en 2001, le musée les a fait déposer et les a intégrés à ses collections. En 2018, après restauration, les bas-reliefs ont été remis en place dans le Parc du Château.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/2851?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKURMPLhPkJOj2amJtAqkcjEo48ZfkhxBM0qyfklleBaGxZKABV-NVk$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/3102?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKGBGTD24V5CTpBmpibQOpHI1KOPGYBIkQTNK8n5JZXgahsWTAA0yDWF

- https://www.tourisme92.com/le-printemps-de-la-sculpture-hauts-de-seine.html

- http://www.sortir-yvelines.fr/Art-et-culture/Nos-idees-culturelles/evenement-printemps-sculpture

 

#Jour 40 (Printemps de la sculpture)

 

Modèle pour la statue de Jean Jaurès dans la cité-jardins de Suresnes

 

Cette statuette a été réalisée par le sculpteur Paul Ducuing (1867-1949) et fondue par les ateliers de Gustave Leblanc-Barbedienne (1849-1945). Conservée dans les collections du MUS, il s’agit d’un modèle de petite taille identique à la statue monumentale présente dans la cité-jardins de Suresnes.

Cette dernière est installée en 1933 devant le groupe scolaire Vaillant-Jaurès au carrefour des avenues Jean Jaurès (1859-1914) et Edouard Vaillant (1840-1915).

Le sculpteur a réalisé de nombreuses œuvres dans le Sud-Ouest de la France : une statue identique réalisée en 1922 est présentée à Saint-Juéry à côté d’Albi.

Jean Jaurès, homme politique socialiste, est ici représenté en plein discours à la tribune. Ses positions en faveur des ouvriers et pour la paix en font une des grandes figures ayant inspiré Henri Sellier.

Il est assassiné par un fanatique en 1914 et sa dépouille est tranférée en 1924 au Panthéon.

 

Pour en savoir plus :

- https://e-monumen.net/patrimoine-monumental/monument-a-jean-jaures-suresnes/

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Ducuing#cite_note-18

- https://e-monumen.net/patrimoine-monumental/monument-a-jean-jaures-saint-juery/

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Gustave_Leblanc-Barbedienne

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Jaur%C3%A8s

 

#Jour 39 (Printemps de la sculpture)

 

Groupe scolaire Vaillant-Jaurès de la cité-jardins de Suresnes

La construction du groupe scolaire Vaillant-Jaurès se fait parallèlement au premier îlot d’habitation de la cité-jardins en 1921.

Composé d’une école maternelle de 4 classes avec garderie et d’une école primaire pour garçons et filles, il est également équipé de bâtiments communs : réfectoire, cuisine, bains douches, salle médicale et solarium indispensables pour mener un enseignement moderne et répondre aux préceptes hygiénistes de l’époque.

Premier équipement public de la cité-jardins, les architectes confèrent à l’école un traitement décoratif spécifique à travers les linteaux de portes recouverts de mosaïques polychromes, le revêtement des murs en carreaux de céramique et le dépôt d’objets de la Manufacture de Sèvres destinés à décorer les cours intérieures.

Des vases de Sèvres comme celui visible sur la droite de la photographie permettent d’introduire du beau dans le quotidien des habitants. Plusieurs sculptures et objets d’art seront également déposés au Groupe scolaire Voltaire (actuel Lycée Paul Langevin) sur le plateau Nord.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/18

- https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89douard_Vaillant

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Jaur%C3%A8s

- https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/memoire/AP92W00605

- https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/memoire/AP92W00599

 

#Jour 38

La « cité des parfums » : usine Coty à Suresnes

 

Cette photographie aérienne montre la « Cité des parfums », siège de l’entreprise Coty, en 1927. Elle prend place en bord de Seine, le long du boulevard de Versailles (actuel boulevard Henri Sellier), en partie sur le terrain de l’ancien Château de la Source.

L’usine de Suresnes, créée en 1904 est agrandie dès 1915. D’une surface de 50 000m², elle emploie plus de 4000 personnes et constitue un laboratoire de la politique sociale des entreprises : on y trouve une pouponnière, les ouvrières bénéficient d’un congé maternité, tous les employés ont huit jours de congés payés et cotisent à une caisse de retraite.

D’autres ateliers spécialisés sont installés sur l’Ile de Puteaux (fabrication des éléments métalliques comme les tubes de rouge à lèvres), à Pantin ou aux Lilas (flaconnage), à Neuilly-sur-Seine (cartonnage et boîtes en cuir).

Vers 1936, l’architecte Jean Barot construit à Suresnes de nouveaux bâtiments accueillant la savonnerie, la fabrication des poudres et fards, l’administration, les services sociaux, les magasins et les locaux techniques, tandis que la production de parfums continue dans les anciens locaux. Ce sont ces bâtiments que nous pouvons voir aujourd’hui avec une surélévation et une extension contemporaine.

L’usine poursuit son activité après la mort de François Coty jusque dans les années 1960. Une partie est encore visible aujourd’hui. Les bas-reliefs qui en ornaient l’entrée ont été conservés par le musée, restaurés et remis en place dans le Parc du Château.

 

Pour en savoir plus :

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Coty

 

#Jour 37

Le deuxième barrage et les écluses de Suresnes en 1880

L’aménagement de la Seine débute au XIXè siècle avec un premier ensemble barrage-écluse édifié entre 1864 et 1869 à l’initiative du baron Haussmann pour permettre la navigation toute l’année malgré les crues hivernales et la sécheresse de l’été.

Une seconde phase d’aménagement s’engage sous la Troisième République : en 1880, une nouvelle écluse vient prendre place sur la rive gauche. Suite aux spectaculaires inondations de 1910, les anciens ouvrages sont remplacés au début des années 1930 par les deux barrages que nous connaissons aujourd’hui : l’un à vannes levantes et l’autre à hausses Aubert. Enfin, à la fin des années 1960, l’augmentation du trafic et le passage de grands convois jusqu’à 5000 tonnes nécessitent la construction d’une troisième écluse. A l’heure actuelle les écluses enregistrent le passage de 7 millions de tonnes par an.

D’abord commerciale, la navigation sur la Seine a permis aussi à la fin du XIXè siècle début du Xxè siècle le transport des passagers se rendant dans les guinguettes pour y boire un vin surnommé “le guinguet ».

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/81

 

#Jour 36

Les jardins ouvriers devant la résidence pour personnes agées Locarno en construction

 

Cette photographie date du 10 janvier 1933. Elle illustre l’avancée du chantier de construction de la cité-jardins de Suresnes.

On y voit la construction de la résidence Locarno, dite “Maison pour vieillards” : cette dernière montre que la cité-jardins est destinée à accueillir toutes les catégories de personnes, quel que soit leur age.

Cette dernière doit son nom aux accords signés dans la ville suisse de Locarno, en 1925 entre la France, la Belgique, la Grande-Bretagne, l’Allemagne et l’Italie, reconnaissant leurs frontières. Ils visaient à établir une paix durable en Europe.

Lors de la construction de la résidence à partir de 1932, tous les logements sont équipés d’une chambre, d’une petite cuisine et de WC. Ils offrent la possibilité aux couples âgés d’être pris en charge et de vieillir ensemble.Le bâtiment de briques rouges en forme de fer à cheval couvert d’un toit terrasse s’inscrit dans l’architecture“moderne” des années 30. En 1989, un deuxième étage visant à agrandir la résidence relie les deux ailes du bâtiment. Actuellement, la résidence propose 77 logements pourvus de cuisines et de salles de bains réunis dans un cadre verdoyant autour d’un jardin privatif.

Il est intéressant de voir les jardins au premier plan : il s’agit sans doute de parcelles qui ont pu être cultivées par les habitants en attendant l’avancement du chantier.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE1IAQtMxMMknFuXlg2tVmC8AbrwUaQ$$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/25

- https://www.hautsdeseinehabitat.fr/patrimoine/residence-locarno

 

#Jour 35

Le calvaire du  Mont-Valérien

Cette vue du Mont-Valérien a été réalisée au XVIIIè siècle,depuis l’ancienne forêt du Rouvray, actuel Bois de Boulogne, sur la rive droite de la Seine. Elle montre les éléments structurant le paysage au XVIIè siècle à savoir l’Abbaye de Lonchamp (légendée n° 24 abbaye de Loncham) en partie inférieure droite de la composition, le village de Suresnes (légende n°14 village de Surenne) sur la rive opposée, protégé par une enceinte (porte du port, légende n°19) avec son église paroissiale (légende n°13 Saint Leufroy paroisse de Surenne).

Au dessus de ce foyer de peuplement, les pentes du Mont-Valérien sont consacrées à la culture de vignes (légendes 15,16,23 : vignes de Madame Coulon, de Monsieur de la Porte, de Monsieur Mazot).

Quelques grandes propriétés appartenant à Monsieur le Duc de Marmotier (légende n°17) ou à Monsieur de Sainte-Marie (légende n°18) sont figurées ainsi que des activités artisanales comme l’atelier de sculpture de Monsieur Renault (légende n°10) ou la carrière de plâtre de Monsieur Richer (légende n°24).

Enfin, la vocation religieuse du Mont-Valérien est largement représentée à son sommet avec l’église principale (légende n°1) et les trois croix du Calvaire ainsi que la série de chapelles qui rythment l’ascension (de bas en haut : n°4 la chapelle de Madame de Guise ; n°6 la chapelle de Madame de Liancourt ; n°3 la chapelle de la Princesse de Guimnez ; n°4 chapelle non identifiée ; n°2 chapelle de la Princesse de Condé). Des ermitages sont également évoqués : celui du frère Nicolas (légende n°7) et celui du frère Firmin (légende n°9).

Le chemin du Tartre, aujourd’hui rue du Tertre et rue du Calvaire conduisent les pélerins au sommet du Mont-Valérien (légende n°11).

Outre ces éléments architecturaux, cette vue montre les activités quotidiennes autour du village : du côté parisien, on distingue un berger et son troupeau, un colporteur ainsi que des amoureux. Des personnages habillés richement circulent devant l’abbaye de Longchamp.

Par ailleurs, les moyens de transport entre Suresnes et la capitale sont figurés tels les voitures à cheval mais aussi le bac (légende n°20) ou le bateau et son passeur (légende n°21).

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1885?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iLGZEkrKgqbo5MScssTMolRopUhk8tHHE4IAy_kuFg$$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/26

 

 

#Jour 34

 

Le couturier Charles-Frederick Worth connaît un énorme succès dans les années 1850 en vendant ses tenues à l’impératrice Eugénie et sa cour dont la princesse de Metternich qui a été une de ses premières clientes.

Pour échapper au tumulte parisien, il choisit de s’installer vers 1864 dans une ville calme, bien desservie par le train et accessible à cheval depuis sa boutique de la rue de la Paix : c’est tout naturellement qu’il fait l’acquisition d’un terrain d’une dizaine d’hectares jouxtant la gare de Suresnes sur la ligne Paris-Versailles (actuelle gare de Suresnes Mont-Valérien).

Denis Darcy, son beau-frère, réalise les plans d’un véritable château néo-gothique dont les témoins de l’époque disent qu’il était décoré avec faste (argenterie, faïences précieuses, tapisseries et même une fontaine d’eau de Cologne!). Charles-Frederick Worth y reçoit ses clientes les plus fidèles qui viennent voir les modèles de robes portés par sa femme Marie. Les immenses jardins de la propriété sont également richement décorés : lacs, fontaines, statues, colonnades et serres agrémentent la déambulation. Les colonnes visibles sur la photographie proviennent du Palais des Tuileries incendié pendant la Commune de Paris.
Worth a choisi d’acheter ces vestiges de la monarchie qui lui avait apporté le succès.

Gaston Worth, fils du couturier se fera construire un pavillon anglo-normand au coeur de la propriété : ce dernier est encore visible aujourd’hui. Le château de Charles-Frederick a été détruit dans les années 1930 lors de la construction de l’Hôpital Foch qui occupe actuellement le terrain. Seul le pavillon d’entrée décoré d’escargots subsiste sur l’ avenue Franklin Roosevelt.

 

Pour en savoir plus :

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_Frederick_Worth

- https://fr.wikipedia.org/wiki/H%C3%B4pital_Foch

- https://www.fondation-patrimoine.org/les-projets/pavillon-balsan-a-suresnes

 

#Jour 33

 

Le square Léon Bourgeois de la cité-jardins de Suresnes

 

Les espaces verts tiennent une place capitale dans les cités-jardins : cours et jardins des pavillons, coeur d’îlot des immeubles, venelles mais également jardin public. A Suresnes, le square mesure 1 hectare. Aménagé sur plusieurs niveaux pour atténuer le bruit, il se compose de pelouses, de plantations mais aussi de jeux pour les enfants dont autrefois un bassin. Un kiosque et des bancs assurent la C’est Alexandre Maistrasse, architecte et urbaniste de la cité-jardins, qui a joué le rôle de paysagiste. Son choix des essences de végétaux permet d’accompagner chacun des grandes avenues aux circulations plus intimes. Le nom du square rend hommage à Léon Bourgeois (1851-1925), Prix Nobel de la Paix en 1920 : Sénateur de la Marne, diplomate, son action visait à réguler les relations entre les nations dans un but d’égalité.

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/22

 - https://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9on_Bourgeois

 

 

#Jour 32

L’église Saint-Leufroy par F. Pouydebat (éditeur)

 

L’église Saint-Leufroy a été détruite en 1907 suite à un incendie et de nombreuses années sans entretien qui ont conduit à son déclassement du titre de Monument historique en 1886. Située au coeur du Vieux Suresnes, entre la rue du Moûtier et la rue du Puits d'amour, elle se trouvait vraisemblablement à l'emplacement d'une église plus ancienne datant du VIIIè siècle. Son clocher aurait été bâti au XIè siècle et le reste de l'édifice achevé au XIIIè siècle, détruite pendant la guerre de 100 ans, et reconstruite du XVè au XVIIè.

En pierres de taille calcaire, elle était recouverte d'une toiture plate en ardoise. Elle se composait de trois vaisseaux couverts d'une charpente en bois : l'architecture est précisément connue grâce à L. Van Lysebeth, architecte en chef des Monument historique, qui en a fait un étude en 1902.

Le MUS en conserve des dessins, des photographies concernant surtout sa destruction, ainsi que des objets liturgiques et des fragments architecturaux. Aujourd’hui, une chapelle a repris le vocable de Saint-Leufroy.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/50

- https://www.patrimoine-religieux.fr/eglises_edifices/92-Hauts-de-Seine/92073-Suresnes/153359-ChapelleSaint-Leufroy

 

#Jour 31

 

Poste de radio Philips 510 A avant restauration

 

Il s’agit d’un récepteur radio à tube électronique daté de 1935. Il est conçu par Philips et fabriqué par La Radiotechnique à Suresnes.

En 1936, une seule station de radio émettait en onde longue : Radio Paris. Six autres stations émettaient en Ile-de-France en onde courte. Le reste de la France avait accès inégalement à la radio avec des stations implantées seulement dans les grandes villes. Les « sans-filistes », amateurs de radio et bricoleurs, ont été amenés à modifier des postes pour limiter le grésillement du son. Ce poste de radio qui pouvait être acheté 1250 Francs ou bien loué 75 Francs par mois par les particuliers a subi de nombreuses modifications par des sans-filistes.

Ce poste de radio a été restauré en 2019 par une élève de l’Institut national du patrimoine qui a effectué de nombreuses recherches sur son histoire et ses particularités techniques. Pour voir l’oeuvre restaurée : c’est ici ! https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/joconde/M0418006095

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/3

- https://www.pop.culture.gouv.fr/search/list?resPage=2&mainSearch=%22la%20radiotechnique%22

 

#Jour 30

 

Flacon L’Effleurt

René Lalique crée cette version du flacon L’Effleurt pour François Coty en 1912 : ce nom associe les termes « effluves » et « fleur » en évoquant le verbe « effleurer ».

La face antérieure du flacon présente en effet une femme au coeur d’effluves de parfum. Le bouchon est façonné en forme de cigales stylisées affrontées, la première version comportait un bouchon à facettes. Un ruban de satin bleu vient finaliser ces décors pour apporter encore plus de raffinement.

On résume parfois l’association Lalique-Coty à 3 F : la femme, la faune et la flore, dans l’esprit de l’Art Nouveau.

Coty a eu l’idée géniale de créer des parfums personnalisant chaque femme. Pour lui, un parfum forme un tout entre le jus, le flacon et l’emballage : il est un objet avant d’être une senteur. Pour ce faire, il s’associe d’abord à la cristallerie Baccarat puis à René Lalique qui créera en 1908 une étiquette en papier pour ce parfum : l’étiquette sera alors appliquée sur un flacon Baccarat. En 1912, Lalique recrée son propre flacon et y applique son modèle d’étiquette, cette fois-ci en verre.

 

Pour en savoir plus :

 - https://www.musee-lalique.com/flacon-de-parfum-leffleurt

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/43

 

#Jour 29

Les chasses de Caran d’Ache : Edouard VII

 

Caran d’Ache, de son vrai nom Emmanuel Poiré (1858-1909), est un dessinateur et caricaturiste qui tire son pseudonyme du russe karandachsignifiant crayon. Il travaille pour de nombreux journaux ainsi que pour le théâtre d’ombres du cabaret du Chat noir à Montmartre. Ce n’est qu’à partir de 1903 qu’il développe des jouets dont la silhouette rappelle les marionnettes d’ombres chinoises.

Il crée six boîtes de jeu mettant en scène des personnages célèbres dans le cadre de chasses. Le MUS conserve celle ici présentée du roi d’Angleterre Edouard VII (1841-1910), celle de Nicolas II de Russie (1868-1918), celle de Guillaume II de Prusse (1859-1941), celle d’Alphonse XIII d’Espagne (1886-1941). Manquent celles du Président français Armand Fallières (1841-1931)et du roi Carlos Ier du Portugal (1863-1908).

 

Pour en savoir plus :

 

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Caran_d%27Ache

 - http://opac.lesartsdecoratifs.fr/fiche/la-chasse-dedouard-vii

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/6269?expo=31&index=12

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/6268?vc=ePkH4LF7w6yelFCSEzQZJycWJeYppKglFuQXWycmZ6RCq0QiE48-nvADAKC3LcU$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/6270?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iJGJEkrKgqbo5MSixDyFFLXEgvxi68TkjFRo7UhkOtLHE5QAX2Uw-g$$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/6271?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iLGpEkrKgqbo5MSixDyFFLXEgvxi68TkjFRo7UhkOtLHE5QAYEgw_A$$

 

#Jour 28

 

Timbre anti-tuberculeux par A. Delrieu

Ce timbre anti-tuberculeux a été diffusé en 1928 au profit du Comité national de défense contre la Tuberculose.

Mycobacterium tuberculosis, a été mis en évidence en 1882 par Louis Pasteur et Robert Koch. Il faudra attendre 1921 pour qu’Albert Calmette et Camille Guérin développent un vaccin qu ne deviendra obligatoire en France que dans les année 1950.

Pour lutter contre la maladie, on invite les gens à s’exposer au soleil et à aérer leurs logement comme sur cette illustration.Aujourd’hui, plus d’un million de personnes meurent de la tuberculose chaque année, en faisant la première cause de mortalité d'origine infectieuse à l’échelle mondiale, devant le sida.

Pour en savoir plus :

- https://journals.openedition.org/ccrh/2734#tocto1n1

- http://www.le-temps-des-instituteurs.fr/doc-la-tuberculose.html

 

 

#Jour 27

Immeubles collectifs de la cité-jardins de Suresnes

 

Cette photographie a été prise pendant le chantier de construction de la cité-jardins de Suresnes. Le photographe se situe au niveau de l’actuelle Place Mazarick.

Les immeubles de l’avenue Edouard Vaillant correspondant au premier îlot, dont la construction a débuté en 1921, sont visibles. On distingue également, sur la gauche de la photographie, les pavillons de style régionaliste de l’allée des Gros buissons.

La cité-jardins a été conçue pour accueillir toutes les catégories de travailleurs, quel que soit leur salaire ou la composition de leur famille. Tous les logements comportent des toilettes, l’eau courante avec un évier, l’électricité ainsi qu’un poêle à charbon. Si les tous premiers appartements construits n’ont pas de douche, celles-ci existent dans le premier îlot.

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/4

- https://www.citesjardins-idf.fr/

 

#Jour 26

 

Affiche Olibet par René Vincent

Cette affiche est imaginée en 1933 par René Vincent (1879-1936), également connu sous le pseudonyme de Rageot. Il a commencé son activité comme illustrateur pour des revues et a réalisé de nombreuses affiches publicitaires pour le Bon marché, Peugeot, Bugatti, ou des marques de cigarettes.

Il représente ici une fillette se tenant debout parmi un large choix de biscuits produits par la marque Olibet dont l’usine est installée sur les quais de Seine à Suresnes.

On reconnaît les Chamonix, biscuits fourrés à la marmelade d’orange, les Luxe, les Crème-beurre ou les Eventail.

L’usine de Suresnes produira pour toute la moitié nord de la France de 1879 à 1940.

 

Pour en savoir plus :

- http://collections.lesartsdecoratifs.fr/skinwebsearch?f[0]=f_filtrerparauteurcreateurfab000%3AVincent%20Ren%C3%A9%20%28Ren%C3%A9%20Ma%C3%ABll%2C%20dit%29

 -https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/51 -http://biscuitsolibet.com

 

#Jour 25

 

Place du marché

La place du marché s’appelait autrefois place de la Fouillée et se trouvait devant l’église Saint-Leufroy. En 1896, à l’occasion des élections municipales qui élisent Albert Caron, la question de la réorganisation et de l’extension de marché est posée. On décide d’organiser un marché tous les mercredis et samedis, abandonnant l’idée d’un marché permanent. La place est agrandie par la démolition de vieilles maisons et aménagée par la plantation de peupliers, la pose d’un dallage et l’édification d’une fontaine.

L’inauguration a lieu les 26 et 27 septembre 1896, en même temps que la nouvelle salle des fêtes.

La fontaine placée à côté de l’école Jules Ferry a depuis été déplacée rue de Montretout dans le haut de Suresnes.

 

Pour en savoir plus :

- https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/IA92000194

 

#Jour 24

 

Flacon L’idylle

 

Autrement appelé « L’entraînement » ou « Le baiser », ce flacon a été créé par René Lalique en 1911 pour le parfumeur François Coty. Il figure, sur une de ces faces, un couple habillé à l’antique qui s’élance. De l’autre côté, le couple s’embrasse sous une arche de végétaux et de fleurs.

Il s’agit d’un flacon en cristal soufflé-moulé aujourd’hui très rare. La paraison, c’est à dire le verre en fusion, est soufflée à l’intérieur d’un moule en fonte de fer : elle vient se coller sur ces parois. Une fois le flacon démoulé et ses deux moitiés assemblées, une patine est appliquée.

Coty a développé cette technique dans ses ateliers de productions permettant de reproduire en grand nombre les précieuses créations de Lalique.

Pour en savoir plus :

- https://www.musee-lalique.com/decouvrir/collections/les-flacons-de-parfum

- http://collections.lesartsdecoratifs.fr/flacon-l-entrainement-et-le-baiser

- https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/IA92000232

 

#Jour 23

Plan schématique de la cité-jardins de Suresnes
 

Ce plan a été dressé par Alexandre Maistrasse, architecte, urbaniste et paysagiste de la cité-jardins de Suresnes.

On constate une évolution depuis les premiers plans de 1919 : les pavillons sont limités à l’allée des gros buissons et à l’avenue de la Fouilleuse tandis qu’ils étaient supposés prendre place sur toute la périphérie du quartier. L’augmentation très rapide de la population a obligé l’architecte à adapter son plan en construisant plus de logements collectifs.

La légende fait apparaître une variété extra-ordinaire d’équipements : Centres sociaux, Lavoirs – Bains-douches (actuel ESAT), Groupes scolaires (Aristide Briand, actuel collège Henri Sellier et Vaillant-Jaurès), Ecoles maternelles (écoles Vaillant et Wilson), Centres d'hygiène infantile, Logements pour vieillards (actuelle résidence Locarno), Crèche et consultation de nourrissons, Terrains de jeux, Eglise, Hôtel pour célibataires avec restaurant, Salle des fêtes (actuel Théâtre Jean Vilar), Centrale de chauffage en sous-sol, Hébergement des sans-abris, Garage d'automobiles au sous-sol (actuel parking du magasin lidl), bureau de l’Office public des habitations à bon marché.

 

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/5282?expo=4&index=17

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/4

- https://www.citesjardins-idf.fr/tout-savoir-sur-les-cites-jardins/le-concept-de-cite-jardin/

 

#Jour 22

 

Vue du Calvaire en 1824

Cette gravure montre le Calvaire du Mont-Valérien, en 1824, au moment de la fête de l’Exaltation de la Croix. En effet, la première moitié du XIXème siècle est une nouvelle période d’apogée de la vocation religieuse du mont après les tumultes de la Révolution.

Sous l’impulsion de l’évêque Charles de Forbin-Janson, les pèlerinages connaissent une ampleur et une magnificence sans précédent : de nombreux pèlerins affluent en masse et réalisent le chemin de croix notamment pendant la Semaine sainte durant laquelle la relique de la Vraie Croix est adorée et des prédicateurs célèbres prennent la parole.

Le nouveau calvaire formé de trois croix dressées sur un roc artificiel est réalisé en 1816, devant le bâtiment construit en 1812, alors résidence royale d’été.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1839?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKEpMPLhPkJOj2amJqAyBimYoak9OTGnLDGzKBVaYRKZtPTxhC4A34o23A$$

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/26

 

#Jour 21

Stérilisateur Poupinel

En 1885, le Docteur Gaston Poupinel invente le premier stérilisateur à air chaud et sec appelé étuve.

Les procédés de stérilisation ont été inventés par Louis Pasteur après qu’il eut découvert que les maladies étaient causées par des micro-organismes. La stérilisation permet la destruction durable des germes : elle est indispensable lors de la préparation du matériel et des milieux médicaux. Elle est différente de la désinfection qui tue ou inactive partiellement les bactéries.

Ce stérilisateur était utilisé au centre médical du bas de Suresnes où se tenaient des consultations péri-natales et des séances de soins de spécialité. On y pratiquait également la vaccination.

Ce stérilisateur servait à la préparation du matériel médical qui n’était pas encore à usage unique.

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE1IAQtNxccnhlUWZOZnFwLKitEihIL-0IDMvNUcFXM3CvAUAM4kbwg$$

- https://www.cphr.fr/conservatoire/collections/patrimoine-medical/autres-disciplines/pharmacie-et-sterilisation/poupinel-sterilisateur-a-chaleur-seche-4/

 

#Jour 20

 

Manège miniature
 

Ce manège à actionner manuellement est garni de neuf sujets représentant des animaux de basse-cour ainsi qu’un moulin en son centre.

Ce type de jeux équipait les écoles de la cité-jardins durant l’entre-deux-guerres ainsi que la crèche Darracq située dans le bas de Suresnes.

Des trois modèles connus par des photographies, celui-ci est le seul ayant été conservé. Il a été transmis au MUS en 2001.

Toboggans, balancelles et manèges étaient fabriqués par la société Le Jouet Moderne qui employait des personnes mutilées pendant la Première Guerre mondiale dans ses ateliers de l’Ile de Puteaux. Leur production s’est diffusée dans les écoles des cités-jardins d’Ile-de-France, notamment à Argenteuil.

 

Pour en savoir plus :

 - https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/61?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iKG5EkrKgqbo3MS8wyvSU6F1IpGpRx9PAAIAxrIuQQ$$

 - https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/18

 

 #Jour 19

 

Museum d’histoire naturelle par Adrien Barrère

 

Ces curieux spécimens en bocaux ne sont pas des animaux rares mais des femmes et hommes politiques de la fin du XIXè siècle.

Adrien Barrère, affichiste connu pour sa caricature des médecins de la Faculté de Paris, s’essaye ici à la caricature sous forme de figurines en plâtres. Il représente Edouard VII d’Angleterre, fils de la Reine Victoria et roi de 1901 à 1910 ; Pierre Waldeck-Rousseau, Ministre de l’intérieur et Président du Conseil entre 1899 et 1902 ; Paul Déroulède, homme de lettres et député ; Théodore Reinach, historien et député ; Henri Rochefort, journaliste, dramaturge et député de la Seine ; et enfin Victoria, reine d’Angleterre de 1819 à 1901.

Ce groupe de caricatures a été prêté au Musée des Arts décoratif et au Palais Lumière d’Evian en 2016 ainsi qu’au Musée de Nogent-sur-Marne en 2017-2018.

 

Pour en savoir plus :

 - https://fr.wikipedia.org/wiki/Adrien_Barr%C3%A8re

 - https://madparis.fr/francais/musees/musee-des-arts-decoratifs/expositions/expositions-terminees/de-la-caricature-a-l-affiche-1850-1918-1207/

- http://www.musee-nogentsurmarne.fr/expositions/expositions-realisees/la-caricature-raconte-lhistoire-de-france.htm

 

#Jour 18

 

Affiche « Darracq, 198 km à l’heure, record du monde »

Ce vaillant pilote, au volant de sa Darracq de course serait Hemery : il participe à la coupe Vanderbilt à plusieurs reprises dans les années 1900.

En 1905, il bat le record de vitesse pure à 198 km à l’heure au volant d’une 200 HP équipée d’un moteur V8 de 22 500 cm³ ! De nombreux succès suivront, sur le circuit des Ardennes notamment.

L’usine Darracq est bien connue des suresnois : elle poduit des bicyclettes jusqu’en 1900, puis des automobiles sous diverses appellations : “Société Alexandre DARRACQ” (1896-1905) puis “Alexandre DARRACQ & Co Ltd” (1905-1920). Après l’association avec le britannique Talbot, la société prend le nom “Automobiles TALBOT -Groupe Sunbeam-Talbot-Darracq” (1934-1958). L’activité automobile perdure jusque dans les années 1960 au 29 quai Gallieni et place Eugène Sue.

Alexandre Darracq, ayant perdu un enfant, fait construire une crèche dans le bas de Suresnes, à côté du dispensaire.

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/8

 

#Jour 17

 

Coq de l’église Saint-Leufroy

Composé de deux morceaux de zinc moulés et soudés entre eux, ce coq prenait place au sommet du clocher de l’église de Suresnes.

Vraisemblablement fondée au VIIIè siècle, l’église Saint-Leufroy se situait entre la rue du Moûtier et la rue du Puits d’Amour. Son clocher aurait été bâti au XIè siècle avec des destructions et des reconstructions au fil du temps.

Son état dégradé entraîne son déclassement comme Monument historique en 1886, permettant sa destruction définitive en 1907 où un incendie vient lui porter le coup de grâce.

Des éléments décoratifs et liturgiques sont aujourd’hui conservés dans les collections du MUS, tout comme une série de dessins et de photographies anciennes.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/50

 

#Jour 16 - 1er avril

 

Pantoufle en laine bouillie de la chargée des collections

Cette pantoufle est constituée d’une semelle en caoutchouc véritable. Son rouge vif a été donné à la laine bouillie qui la constitue par une teinture au coeur des fibres. Elle est agréablement surmontée d’un pompon donnant un air facétieux à celle qui les porte.

Avec sa jumelle pantoufle, elle accompagne avantageusement les journées de télétravail pendant le confinement qui, bien qu’ensoleillées, s’avèrent parfois un peu fraîches.

 

#Jour 15

 

Timbre antituberculeux

Le timbre anti-tuberculeux a été inventé au Danemark en 1904, au moment de Noël. Il s’agit d’une vignette de bienfaisance, souvent bien plus grande qu’un timbre normal, qui ne possède pas de valeur d’affranchissement. Collé sur les envois, il permet de contribuer à grande échelle à la lutte contre la tuberculose, de décorer sa lettre et de diffuser un message préventif.

Ce timbre anti-tuberculeux est français, créé en 1930. Son message est clair : la propreté du corps et du foyer est essentielle pour endiguer la maladie.

Le rôle éducatif est renforcé par le fait que ce sont les écoliers qui sont chargés de vendre ces vignettes de bienfaisance.

Le MUS abordera la question de l'hygiène dans le domaine privé et dans la ville avec l'exposition "C'est du propre" présentée à  l'automne 2020.
 

Pour en savoir plus :

- https://journals.openedition.org/ccrh/2734#tocto1n1

- http://www.le-temps-des-instituteurs.fr/doc-la-tuberculose.html

 

 

#Jour 14

Téléviseur Pamplemousse

Oscar du Design, cet appareil fut conçu par le chef du bureau d’études et l’esthéticien industriel de la société Philips au cours de l’année 1969. Surnommé “Spoutnik” par les techniciens de Philips, en allusion au célèbre satellite russe assez similaire dans la forme, ce téléviseur rencontra un vif succès auprès des clients qui souhaitaient de l’originalité et de la modernité. On le dénomme également « téléviseur Pamplemousse ».

Dès 1931, la société néerlandaise Philips signe un accord avec la firme française Radiola installée à Suesnes. Il y aura jusqu’à 9 sites de production en France : le siège français de Philips est toujours installé à Suresnes.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/3

 

#Jour 13

 

Maquette du monument en hommage à Henri Sellier

Ce modèle de sculpture en plâtre montre Henri Sellier, en pied regardant une femme assise, son enfant sur les genoux. La partie secondaire représente deux jeunes enfants assis en train de lire, la fillette avec la tête appuyée sur l'épaule du garçon.

Il s’agit du modèle préparatoire de la sculpture placée dans le square de l’Hôtel de Ville de Suresnes : elle rend hommage au maire de Suresnes entre 1919 et 1941 dont l’action s’est tournée vers les familles (dispensaires, goutte de lait et bien sûr logement) et l’éducation des enfants (groupes scolaires, maison pour tous).

 

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/report/centre-de-documentation.html?id=10

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/4

-https://www.petit-patrimoine.com/fiche-petit-patrimoine.php?id_pp=92073_1

 

#Jour 12

 

Suresnes vue du Mont-Valérien par Georges Pajot, inv. 997.00.3145

 

Cette huile sur toile de 1890 nous montre un village de Suresnes en pleine mutation.

Au premier plan des jardins, des champs et de la vigne montrent la vocation agricole du territoire. Une paysanne contemple le paysage et aperçoit, proches de la Seine, le clocher de l’église Saint-Leufroy et les usines dont les cheminées fument.

Au-delà du Bois de Boulogne, la ville de Paris se pare de nouveaux monuments : la Tour Eiffel et le Palais du Trocadéro, construits à l’occasion des Expositions universelles, mais aussi le dôme des Invalides, l'Arc de Triomphe et la colline de Montmartre qui permettent de se situer.

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1470?expo=26&index=15

- http://www.expositions-universelles.fr/

 

#Jour 11

 

Cercle à réflexion répétiteur d’Hippolyte Fizeau, inv. 997.00.1560

En 1849, c’est depuis la maison familiale qui deviendra une des premières mairies de Suresnes (aujourd’hui détruite, son emplacement correspond aux fontaines de la place du marché) qu’Hippolyte Fizeau mesure pour la première fois la vitesse de la lumière.

Grâce à un cercle à réflexion répétiteur comme celui-ci, il envoie un faisceau lumineux depuis la Butte Montmartre dont il mesure le temps de parcours aller-retour.

Il mettra aussi en avant les caractéristiques de l’effet Doppler-Fizeau et réalisera la première photographie de Suresnes.

Une exposition réalisée par la Société d’Histoire de Suresnes a été présentée à la Médiathèque à l’automne 2019, en collaboration avec le MUS.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/69

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Hippolyte_Fizeau

 

#Jour 10

 

Alphonse XIII d’Espagne par P.E. Gairaud, inv. 997.00.1653

 

Le MUS possède une très importante collections de caricatures, d’affiches et de cartes postales qui ont été collectées par Xavier Granoux, premier conservateur du musée en 1926 et données à la Ville de Suresnes. Une partie d’entre elles ont été présentées lors de l’exposition inaugurale du musée en 2013 et ces œuvres font régulièrement l’objet de prêts à d’autres institutions.

Il s’agit ici d’une caricature d’Alphonse XIII, roi d’Espagne de 1886 à 1931. Souvent caricaturé pour son menton très proéminent, Alphonse XIII est représenté ici avec un nourrisson sous chaque bras. Il a en effet eu au moins quatre enfants « naturels » avec ses maîtresses.

En tant qu’héritier des Bourbons, il prétendra au trône de France sous le nom d’Alphonse Ier.

 

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE9wfyKnQzNQEWhESmWT0MUMNKWagGSQxpyAjP684VSHC09MTXGnDAgkAGg41Pg$$

-https://fr.wikipedia.org/wiki/Alphonse_XIII

 

#Jour 9

 

Détail du barrage de l’écluse de Suresnes par Henri Brémond, inv. 996.1.2

Le premier barrage de Suresnes a été construit entre 1865 et 1869, remplaçant ceux de Neuilly et de Levallois. Son rôle est de maintenir un niveau d’eau suffisant pour la navigation dans Paris. Il est constitué d’une simple écluse et d’un déversoir.

En 1884, face au trafic croissant, l’écluse est doublée. Un nouveau projet est lancé après les terribles inondations de 1910 : le chantier ne sera terminé qu’en 1933.

Henry Brémond, élève de Jean-Léon Gérôme et d’Emile Jourdan et habitant de Suresnes, représente ici les travaux du barrage en 1912. Il s’agit d’un travail préparatoire à une fresque placée dans l’Hôtel de Ville de Suresnes et aujourd’hui encore existante sur le mur du palier de l’escalier d’honneur, au premier étage.

On y voit des mariniers au travail, notamment trois hommes halant une péniche afin d’assurer le passage de l’écluse à contre-courant.

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/record/1420?vc=ePkH4LF7w6yelGA1iAkw7uEeQk6OZqYmoCIGKZShiT2p6PBKYA2SAq0viUxZ-ngCFwDwlzdR

-https://www.suresnes-tourisme.com/Local/suresnes/files/765/MUS-AFE-web.pdf

- https://odela.eu/navigation/01_ouvrage_montant/barrage-ecluse-de-suresnes/

 

 

#Jour 8

 Le vertige, inv. 997.00.186

François Coty, né Spoturno est d’origine Corse. Ne connaissant rien au monde des parfums, il séjourne à Grasse, sans doute chez Chiris qui est par la suite un de ces principaux fournisseurs. Il y découvre les différentes matières premières et apprend les procédés de fabrication nécessaires à la réalisation d’un parfum.

Coty souhaite créer des parfums représentant chaque femme. Il a l’idée d’associer la senteur au flaconnage et au décor de la boîte. Dessiné par Pierre Camin, le coffret de Vertige est constitué de carton gainé de papier polychrome illustré de scènes galantes dans le goût du XVIIIème siècle. Son intérieur est capitonné de satin rose pale.

Le flacon est en cristal incolore de Baccarat pressé moulé.

Pour en savoir plus :

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/27

- https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection?vc=ePkH4LF7w6iejEDVE1IAQtOxAigPZKaDyxa4NwB_whSR

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Fran%C3%A7ois_Coty

 

 

#Jour 7

La piscine du groupe scolaire Aristide Briand, actuel collège Henri Sellier

Dans le deuxième groupe scolaire de la cité-jardins de Suresnes, une place importante est consacrée au sport, volet essentiel de l'hygiène des habitants du quartier.

Une large cour d'honneur permet les exercices physiques et un remarquable bâtiment est aménagé pour offrir un gymnase voûté surmontant une piscine de 12,50 mètres de longueur.

Edifice remarquable lors de sa construction en 1933, cette piscine à la riche décoration de mosaïque comprend, de part et d'autre, des cabines pour se changer et des douches. Elle était ouverte aux habitants du quartier les soirs afin de suppléer les bains-douches de l'avenue Jean-Jaurès.

Pour en savoir plus :

-https://webmuseo.com/ws/musee-suresnes/app/collection/expo/4

-Une  oeuvre étudiée par une classe d'école des Raguidelles à Suresnes https://www.reseau-canope.fr/la-classe-loeuvre/les-projets/projet/redecouvrons-la-cite-jardins-de-suresnes.html

-Un travail des élèves du collège Henri Sellier : http://www.clg-sellier-suresnes.ac-versailles.fr/spip.php?article383

 

#Jour 6

Portrait de Camille Panon Desbassayns de Richemont, inv. 997.00.395

« Camille Panon Desbassayns de Richemont décédée à Suresnes le 20 Août 1804 à l'âge de 3 ans. La rosière de Suresnes a été fondée par ses parents en mémoire de l'événement qui l'a ravie à leur tendresse » voici l’inscription placée sous la peinture. En effet, la petite fille a été victime d’un accident de calèche qui lui provoqua une attaque cérébrale.

Sa mère, la comtesse Eglée Desbassayns de Richemont, touchée par les nombreux témoignages de sympathie des suresnois, décida de consacrer une partie de sa fortune à la récompense d’une jeune fille. Chaque année, le jour de l’anniversaire de la mort de Camille, la jeune fille la plus vertueuse, soumise et respectueuse de ses parents serait couronnée rosière et toucherait un prix de 300 francs le jour de son mariage.

Aujourd’hui, un portrait de la comtesse Desbassayns de Richemont accompagnée de son fils ainé Eugène figure dans les collections du Metropolitan Museum de New York : https://www.metmuseum.org/art/collection/search/435650?searchField=All&sortBy=Relevance&ft=richemont&offset=0&rpp=20&pos=1

 

Pour en savoir plus :

-https://fr.wikipedia.org/wiki/Rosi%C3%A8re

-http://www.leparisien.fr/hauts-de-seine-92/suresnes-92150/suresnes-les-rosieres-perpetuent-la-tradition-depuis-210-ans-10-05-2015-4760775.php

 

#Jour 5

 

Modèle de soufflerie, inv. 2011.3.1

Après des études d’ingénieur, Louis Blériot débute dans l’industrie automobile et fonde en 1897 sa propre entreprise. Puis il crée en 1909 la « Société Blériot Aéronautique » et conçoit un nouvel avion : le Blériot XI.

Celui qui va réaliser la première traversée de la Manche dans la nuit du 24 au 25 juillet 1909 installe son usine à Suresnes en 1915, sur les quais de Seine. La plein de Bagatelle, de l’autre côté de la Seine permet de tester les prototypes.

Cette maquette en bois était destinée à valider la formule aérodynamique de l’avion en soufflerie, avant la fabrication du prototype. Les deux trous situés en bords d’attaque, sont une preuve irréfutable que la maquette est passée en essai : ce sont les logements des mâts d’effort qui maintiennent la maquette.

Si les usines Blériot n’existent plus aujourd’hui, remplacées par l’entreprise Airbus, le terrain s’apprête aujourd’hui à accueillir le campus parisien d’une école de commerce.

 

En savoir plus :

-https://fr.wikipedia.org/wiki/Bl%C3%A9riot_A%C3%A9ronautique

-https://suresnes-mag.fr/agir/suresnes-business-club/skema-business-school-une-multinationale-de-lenseignement-superieur-a-suresnes

-https://business-cool.com/actualites/business-schools/skema-campus-paris/

 

#Jour 4

Guinguette "La Belle Gabrielle", inv. 2006.2.278

 

La Belle Cycliste, la Belle Gabrielle, le Moulin Rose, le Père Lapin, Au bon vin de Suresnes, Au Rendez-vous des Canotiers, A la descente du Fort… tous ces noms évoquent les dimanches à la campagne, dans les guinguettes de Suresnes !

Après 1850, alors que Suresnes est desservie par le train et que les travaux du Préfet Haussmann bouleversent Paris, de nombreuses personnes choisissent l’ouest parisien pour la construction d’une résidence secondaire ou tout simplement pour venir pratiquer des loisirs comme le canotage, la danse et plus tard la bicyclette.

Toutes les conditions sont réunies pour attirer les fêtards : le vin qui n’a pas franchi l’octroi est détaxé, sa culture se fait sur les côteaux du Mont-Valérien et les viticulteurs sont autorisés à vendre directement leur production. La culture maraîchère et le fruit de la pêche peuvent être servis.

Plusieurs établissements comme la Belle Gabrielle ouvrent leur porte : ce nom est tirée de la présence de Gabrielle d’Estrée à Suresnes, vers 1720. La favorite d’Henri IV y aurait eu une propriété… même si aucune preuve n’atteste cette légende !

 

Pour en savoir plus :

-https://www.suresnes.fr/wp-content/uploads/2019/07/HS_histoires_ete2019.pdf

 

 

#Jour 3

 

Tonnelet, inv. 997.00.1451

 

Le vin de Suresnes est un « vin français », c’est-à-dire originaire de l’Ile-de-France. Prisé des rois comme des paysans, il jouit d’une belle réputation jusqu’au 18e siècle. Après l’hiver de 1709 où la température descend à – 23° (le vin gèle dans les celliers et les vignes sont totalement gelées), la plupart des cépages sont détruit et les vins de Champagne et de Bourgogne sont préférés, ayant aidé la guérison du roi Louis XIV.

Ce petit tonneau était emporté aux champs pour que les cultivateurs puissent bénéficier de leur ration quotidienne de boisson, il appartenait à M. Sénéchal.

Sacré meilleur vin blanc d’Ile-de-France en 2018, le vin de Suresnes (85 % Chardonnay, 15 % Sauvignon) bénéficie depuis 2020 de l’Indication géographique protégée (IGP).

 

Pour en savoir plus :

-https://fr.wikipedia.org/wiki/Vignoble_d%27%C3%8Ele-de-France

-https://www.suresnes-tourisme.com/vigne-suresnes.html

 

#Jour 2

Boîte à biscuits "Jeu de chevaux, Olibet, inv. 2004.1.1

 

Vers 1860, Eugène Olibet importe en France les procédés de fabrication anglais des biscuits secs qu’il est allé étudier sur place. Associé avec le financier Auguste-René Lucas, il lance en 1872 un premier établissement à vapeur à Talence, près de Bordeaux avant d'aménager l’usine de Suresnes en 1879. Située quai Gallieni entre la rue du Port-aux-Vins et la rue du Bac, elle fournit en biscuits la Capitale et la partie septentrionale de la France.

Elle emploie 400 personnes dont 80 % de femmes à la fabrication journalière de biscuits aux noms évocateurs : Lux, Demi-lune, Prime-thé, Petit-beurre…Ces biscuits comme ceux de leurs concurrents Lefèvre-Utile (LU), Biscuiterie Nantaise (BN), sont proposés dans des boîtes métalliques aux formes et aux illustrations caractéristiques. Parallèlement, la fabrication de boîtes en métal simplement enrobées de papier continue à prospérer.

Après le transfert du siège à Arcueil en 1934, la fermeture du site parisien a lieu en 1938. L’usine est démolie en 1940 et cède la place à l’industrie métallurgique.

Grâce à cette boîte « Jeu de chevaux », Olibet tente de conquérir une nouvelle clientèle à travers la cible des enfants. Chacun peut miser sur son cheval favori qui porte le nom d’un biscuit !

Aujourd’hui, les descendants de la famille Olibet ont racheté la marque et s’apprêtent à commercialiser de nouveau les biscuits d’antan !

 

Pour en savoir plus :

-http://biscuitsolibet.com/

- https://fr.wikipedia.org/wiki/Olibet

 

#Jour 1

La gare de Suresnes-Longchamp, inv. 2000.1.15

Malgré sa proximité avec Paris, la question des transports en commun à Suresnes a toujours été un enjeu de la plus haute importance.

Le franchissement de la Seine a longtemps été réalisé grâce à un système de passeurs en barque puis grâce à un bac dont la première mention remonte à 1590. En 1838, le projet d’un pont suspendu est adopté par la municipalité de Suresnes. Il sera inauguré le 24 avril 1842.

Pour les plus fortunés, un système de carrosses transporte les passagers à trois lieues autour de la capitale à partir des années 1660. Un service régulier se met en place en 1777 avec un départ toutes les heures ou à chaque fois que les voitures de six places sont remplies.

 

La véritable révolution intervient en 1836 : il s’agit de la construction du chemin de fer !

La première ligne relie Suresnes à la gare de Paris Saint-Lazare et à celle de Versailles grâce à la station nommée actuellement « Suresnes - Mont-Valérien ». Des terrains sont achetés aux vignerons, certaines parcelles sont coupées en deux, les chemins sont modifiés. Le premier train circule enfin le 2 août 1839 à la vitesse record de 60 km par heure !

En 1855, il faut 35 minutes pour rejoindre Paris, en 1866, 25 minutes suffiront. Le temps de parcours actuel est de 19 minutes.

 

Dès 1878, les industriels de Suresnes et des alentours réclament la construction d’une nouvelle ligne de transport de marchandises. Le trajet initial prend place sur la rive gauche de la Seine (quai de Dion-Bouton et rue de Verdun) et remonte au niveau de Courbevoie pour rejoindre la ligne Paris-Versailles. Le projet suivant prévoyait un passage de la ligne au niveau de la rue Carnot. La nouvelle gare aurait alors accueilli passagers et marchandises.

L’itinéraire est modifié et les travaux commencent en 1886 pour cette nouvelle ligne dite « des Moulineaux » : elle permettra d’aller jusqu’au champ de Mars, admirer la toute nouvelle Tour Eiffel.

Plusieurs ouvrages d’art sont nécessaires au fonctionnement de cette nouvelle ligne : un viaduc de 4m à Puteaux, un viaduc de 10m sur le chemin des Bas-Rogers à Suresnes, un souterrain de 310 mètres sous la gare de Suresnes Mont-Valérien et sous la rue Desbassayns et enfin un viaduc de 8m au dessus de la rue Jean-Jacques Rousseau. 1000 ouvriers seront mobilisés.

 

Un terrain est acheté à M. Duval afin de construire une gare en bordure du boulevard de Versailles, l’actuel boulevard Henri Sellier. Il faut faire des travaux de terrassement maintenus par une solide muraille et construire deux escaliers. La gare de Suresnes-Longchamp est née !

L’inauguration a lieu lors de l’ouverture de l’Exposition universelle, le 1er mai 1889.

 

La gare de Suresnes-Lonchamp a une double vocation : elle permet de rejoindre le champ de courses du Bois de Boulogne et relie la forteresse du Mont-Valérien aux grandes lignes. Elle servira également aux ouvriers des nouvelles usines des quais de Seine, dont les usines automobiles.

Son architecture est semblable à celle de la gare des Moulineaux : le rez-de-chaussée où on achète ses billets s’ouvre sur une place dégagée et l’escalier monumental intérieur conduit les voyageurs au premier étage et sa salle d’attente qui ouvre sur le quai.

Le chef de gare et quelques employés bénéficient de logements de fonction dans les combles.

 

La ligne de train fonctionnera jusqu’en 1993 : elle sera ensuite fermée pour être transformée en ligne de tramway reliant le Pont de Bezons à la Porte de Versailles. La gare, désaffectée, est rachetée par la Ville de Suresnes qui décide de la transformer en musée.

Une extension est crée en rez-de-chaussée et l’aménagement intérieur est entièrement repensé par les architectes Encore Heureux.

Des espaces d’expositions permanente et temporaire, un centre de documentation, un atelier pédagogique, des bureaux et des espaces techniques sont créés pour constituer le MUS – Musée d’Histoire Urbaine et Sociale de Suresnes.

 

Pour en savoir plus :

-https://www.pop.culture.gouv.fr/notice/merimee/IA92000233

-https://fr.wikipedia.org/wiki/Gare_de_Suresnes-Longchamp#cite_note-Bouchezp58-2

-https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9600126v/f10.double

-https://fr.wikipedia.org/wiki/Mus%C3%A9e_d%27histoire_urbaine_et_sociale_de_Suresnes

 

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