Musée d'Histoire Urbaine et Sociale de Suresnes
 
 

L'enrichissement des collections

Les premières collections du musée de Suresnes proviennent des œuvres collectées dès le XIXe siècle par plusieurs érudits locaux dont Narcisse Meunier-Pouthot, industriel, le docteur Gabriel Gillard et Edgar Fournier, ancien instituteur suresnois devenu rédacteur honoraire à la Préfecture de la Seine. Ils étaient réunis sous l’égide de la Société Historique et artistique de Suresnes. Aujourd'hui, le musée est municipal et géré par un conservateur du patrimoine qui définit la politique scientifique et culturelle de l'établissement. 

 

La tradition veut que l’idée de collecter des témoignages matériels sur Suresnes soit apparue à Edgar Fournier en 1887 quand un de ses élèves lui apporta une hache de silex découverte sur les pentes du Mont-Valérien.

 Les premières oeuvres rassemblées ont trait au patrimoine local, historique et ethnographique de la ville : il s'agit d'estampes, de dessins, de photographies, d'outils de vigneron et d’agriculture. 

 

Ce fonds ancien est perpétuellement enrichi par différents moyens.

Les dons de particuliers ont toujours été très nombreux : les Suresnois, soucieux de partager leur histoire avec les générations futures, proposent au musée un objet ou une collection. C’est, par exemple, grâce à la famille d’Henri Sellier que les objets personnels de cet ancien maire de Suresnes ont pu être rassemblés dans une section de l’exposition permanente. 

Des achats d’œuvres peuvent aussi être réalisés lors de ventes aux enchères ou chez des antiquaires. Le conservateur du musée consulte régulièrement les catalogues des maisons de vente pour connaître le thème des objets mis en vente.

 

Comme le mentionne l’article L441 – 2 du Code du Patrimoine : les musées de France ont pour missions permanentes de conserver, restaurer, étudier et enrichir leur collection. Or, le musée ne peut pas acquérir n’importe quoi !

Chaque objet, acquis par don, achat ou legs, doit être proposé par le musée à la commission scientifique régionale des musées de France organisée par la DRAC – Direction Régionale des Affaires Culturelles d’Ile-de-France : un dossier de demande d’acquisition présente les caractéristiques de l’objet et son adéquation avec le projet scientifique et culturel du musée. L’acquisition doit aussi être documentée afin de rattacher l’objet à un contexte, une histoire.

Le musée doit être en mesure de conserver ce qu’il va accueillir, ainsi, il faut être en mesure de contrôler les conditions de stockage et de mise en exposition des œuvres.

 

Les acquisitions de l'année 2018

Les acquisitions reprennent en 2018 !

Un camion-jouet Latil a été acquis en vente aux enchères. Il va bientôt rejoindre la vitrine des industries suresnoises pour évoquer la production automobile des grandes usines.

 

Les acquisitions de l'année 2016

En 2016, le MUS continue sa collecte sur le monde de l'enfance avec un toboggan qui faisait la joie des élèves de l'école maternelle Wilson dans la cité-jardins de Suresnes. Deux affiches de la Croix-Rouge américaine ont été achetées pour compléter ce volet de la politique sociale de la ville : l'une représente la file des enfants allant à la consultation périnatale (2016.4.1) et l'autre l'infirmière-visiteuse (2016.4.2).

Une lithographie en couleurs représentant le calvaire du Mont-Valérien au début du XIXè siècle a été acquise chez un antiquaire : elle permettra de compléter la présentation permanente où les arts graphiques ont une durée d'exposition limitée.

Une suresnoise, fille et petite fille d'employés à la parfumerie Coty a donné trois boîtes à poudre (2016.3.1 ; 2016.3.2 et 2016.3.3) qu'elle a utilisées dans sa jeunesse.

 

Les acquisitions de l'année 2015

L'année 2015 a vu de nouveaux objets rejoindre les collections.

Dans la continuité de l'exposition temporaire "Inventer l'automobile. Fernand Forest et les constructeurs de la boucle de la Seine", le MUS a acquis des objets rares relatifs aux automobiles.

Il s'agit d'un radiateur de camionnette Latil, un véhicule pour les transports commerciaux de lourdes charges et d'une brochure publicitaire montrant le site Suresnois des usines. 

Les pages intérieures évoquent l’importance des usines de la marque à Suresnes. Une vue panoramique dessinée montre l’étendue du site du 8 quai Galliéni en le replaçant dans son environnement urbain : la Seine est présentée avec une péniche sortant de Paris, les quais de Suresnes garnis d’arbres le long des façades industrielles et enfin, le Mont Valérien avec sa forteresse.

 

Plusieurs dons relatifs au monde l'enfance et de l'éducation ont été réalisés. Parmi eux, un lit et des vêtements de bébé de la crèche Darracq ainsi que des couverts et vêtements de service de l'Ecole de plein air chacun donné par ces services.

Les acquisitions de l'année 2014

L'année 2014 a été riche en nouvelles acquisitions : elles ont été proposées par des particuliers ou achetées lors de ventes aux enchères.

Quatre avions-jouets (2014.1.1 ; 2014.1.2 ; 2014.1.3 ; 2014.1.4) -dont deux ont rejoint l'exposition permanente en février dernier 2015- ont été achetés au petit fils de Louis Blériot. Ils complètent la section du musée consacrée à la ville industrielle et à l'aviation.

Un serre-façade de l'usine de camion Saurer a été collecté par un suresnois au moment de la démolition du bâtiment : il évoque la construction automobile à Suresnes.

Le passé viticole n'est pas en reste avec le don au musée d'un embouteilleur de la fin du XIXè siècle.

Cette transition entre le village agricole et l'installation des premières industries est évoquée grâce à un tableau de Gaston Latouche montrant une vue de Suresnes depuis les côteaux de Saint Cloud. Daté de 1886, il offre un exemple extrémement rare de la production du début de carrière de l'artiste dans un style réaliste. 

 

Le hasard a aussi permis de réunir un don et une acquisition sur un thème cher à un des fondateurs du musée : Xavier Granoux. Ce passionné de caricatures de la Troisième République a collectionné plus de 600 objets et 70 000 cartes postales : c'est aujourd'hui sa collection de cartes postales internationales consacrées à l'Affaire Dreyfus qui rejoint le musée grâce à un don de la Société d'Histoire de Suresnes.

Le livre explicatif qu'il a tiré de sa collection a également été acquis chez un libraire belge.

La confrontation des 500 cartes postales sur l'Affaire Dreyfus et de la vision de l'érudit Granoux est extrêmement enrichissante : le collectionneur a vécu les affrontements des deux camps et collecté les témoignages en temps réel montrant les caricatures acerbes des protagonistes de l'Affaire.

 

Enfin, des oeuvres relatives au projet social d'Henri Sellier ont été données au musée : un stérilisateur Poupinel évoque les consultations médicales de la Crèche Darracq tandis qu'un programme du Théâtre National Populaire de 1951 raconte l'installation de la compagnie menée par Jean Vilar dans la cité-jardins et les débuts du festival d'Avignon.

Les acquisitions de l'année 2018