Musée d'Histoire Urbaine et Sociale de Suresnes
 
 

Prochaines expositions

 

Carnet de voyages - Itinéraires de Géo le Campion, artiste suresnoise

Rendez-vous à  l'été 2020

Danse du Tamouré à Tahiti, par Géo le Campion (1890-1987), huile sur toile, 1963, collections du MUS - Suresnes

 

Issue d’une formation classique à l’Ecole des Beaux-Arts de Paris, Georgette le Campion, dite Géo, s’est nourrie de ses voyages pour livrer une œuvre singulière. Ces multiples influences se retrouvent dans la série de décors muraux qu’elle effectue dans les écoles de la cité-jardins.

Si son travail de rendu des paysages est d’une grande qualité, elle a aussi su observer l’environnement, végétaux, animaux et habitants pour emporter dans ses carnets de voyage un peu du monde qu’elle parcourt.

A sa mort, elle lègue une partie de ses œuvres au musée de Suresnes, ainsi que des effets personnels qui permettent de suivre au plus près l’évolution de son travail mais aussi ses sentiments sur le monde qui l’entoure.

Cette réflexion a été confrontée au travail d’élèves suresnois qui nous offrent à leur tour leurs souvenirs de voyages sur le territoire.

C'est du propre ! L'hygiène et la ville

Rendez-vous à l'automne 2020

Femme au Bain par Pierre Dubreuil  (1891-1971) , huile sur toile , vers 1930
Collection J.M.Martin-Hattemberg - Paris
 

Cette exposition montrera l’apparition de l’hygiène pour lutter contre les miasmes et les épidémies qui décimaient la région parisienne, notamment de tuberculose.

En ville, le tout à l’égout est installé, le préfet Poubelle réglemente les ordures sur la voie publique et des normes d’urbanisme orientent l’architecture pour amener l’air et le soleil à tous les étages. Le culte du corps sain fait fleurir des bains-douches dans Paris et sa banlieue et une propagande hygiéniste vantant les mérites des infirmières visiteuses, du timbre antituberculeux et d’une toilette quotidienne rythment la vie des français du XIXe siècle. L’assainissement de l’air devient alors un sujet sociétal tandis que les scientifiques se stimulent dans la quête d’un remède à la tuberculose.

Ces moyens mis en place permettent, à l’orée de la deuxième Guerre mondiale, une quasi disparition de la tuberculose rendant moins nécessaire l’architecture hygiéniste et la prophylaxie développée par les hygiénistes.