Musée Bonnat-Helleu, musée des beaux-arts de Bayonne
© Bayonne, musée Bonnat-Helleu / cliché A. Vaquero
 

Musée Bonnat-Helleu
musée des beaux-arts de Bayonne
5 rue Jacques Laffitte
64100 Bayonne
05 59 46 63 60

Retrouvez-nous sur :

 
 
  • < Accueil
  • Visites & Activités
  • Médiation numérique >
 
 
PARTAGER  

Médiation numérique

Dernière mise à jour : 10/06/2021
Portrait de Napoléon Ier ; © Bayonne, musée Bonnat-Helleu / cliché A. Vaquero
Portrait de Napoléon Ier
Additional information
© Bayonne, musée Bonnat-Helleu / cliché A. Vaquero
 
L'année 2021 est placée sous le signe des 200 ans de la mort de Napoléon Ier (Ajaccio, 15 août 1769-île Sainte-Hélène, 5 mai 1820). Ce personnage est l'une des figures majeures de l'Histoire de France et a suscité une importante production artistique due aux plus grands maîtres. Le musée conserve plusieurs œuvres représentant l'empereur, dont celle-ci, dûe à la générosité de Léon Bonnat.

Sous le Premier Empire, Napoléon Ier mène une grande politique artistique, ayant notamment pour but d'asseoir sa légitimité politique et de célébrer sa mémoire pour la postérité. Son administration confie ainsi aux grands artistes contemporains la réalisation d'immenses toiles commémorant les hauts faits du règne impérial.
Comptant parmi les brillants élèves de Jacques-Louis David, peintre officiel de Napoléon, Anne-Louis Girodet-Trioson (1767-1824) reçoit la commande en 1806 de L'Empereur recevant les clefs de Vienne, 13 novembre 1805, tableau destiné initialement au palais des Tuileries à Paris. Présentée au Salon de 1808 et actuellement conservée au château de Versailles, l’œuvre décrit une scène relative à l’une des nombreuses victoires militaires de Napoléon en Europe.
Peu à l’aise avec les grandes compositions militaires contemporaines, Girodet démontre toutefois dans ce tableau son habileté à dépeindre une série de portraits qui satisfait Napoléon et grâce à laquelle il obtient la commande de La Révolte du Caire (Salon de 1810, château de Versailles). 
La figure de l'empereur est rapidement brossée et se concentre sur les traits de son visage, aisément reconnaissables. L'expression sereine du modèle est conforme à la scène de reddition qu'il anime et s'inscrit, au sein de l'ensemble des peintures qui illustrent la geste impériale au château de Versailles (salles du Consulat et de l'Empire créées par Louis-Philippe en 1834). 
Le fameux bicorne du modèle est simplement esquissé sur la couche de préparation grise, largement visible sur la toile. 
Deux autres études de visages en rapport avec cette commande sont également connues : l’une pour le général Michel Duroc, également à Bayonne, et l’autre pour Joachim Murat, aujourd’hui au musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg.


Anne-Louis Girodet-Trioson (1767-1824), Portrait de Napoléon Ier – Étude pour Napoléon reçoit les clefs de Vienne à Schönbrunn le 13 novembre 1805, huile sur papier marouflé sur toile, 1806-1808, inv. 64