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Accueil Collections Objet de la collection

Œuvre : Précisions

N° d'inventaire: 
1106

Domaine: 
Auteur(s): 
anonyme (peintre)

CARUCCI Jacopo dit PONTORMO (d'après)
Titre: 
La Madone au livre

Dénomination: 
tableau
Statut de l'oeuvre: 
Lieux création, exécution: 
Date de création ou d'exécution: 
entre 1560 et 1570
Précision sur la création ou l'exécution: 
16e siècle (3e quart)

Techniques et matériaux: 
Huile sur bois

Dimensions: 
Hauteur en cm. : 116
Largeur en cm. : 98
Profondeur avec cadre en cm. : 7

Description: 
"Assise sur le sol dans la position des Vierges d’humilité, la Madone tient de la main droite un livre ouvert et enlace du bras gauche l’Enfant Jésus. Au second plan, saint Joseph jeune en tenue de charpentier, s’appuie sur un bâton de la main gauche et, de la droite, prend une poignée de cerises dans un panier que lui présente le petit saint Jean-Baptiste. Sous la porte d’entrée d’une ville, se tient une femme lisant, peut-être sainte Anne ou sainte Elisabeth.

Ce tableau est l’une des nombreuses copies faites d’après un original perdu de Pontormo. La majorité de la critique s’accorde à identifier l’original avec la Vierge à l’Enfant qu’il peint pour son maçon Rossino en remerciement des travaux effectués dans sa maison de la via Laura, ce qui justifierait la tenue de Joseph en charpentier. Vasari date les travaux de la maison de la via Laura vers 1534-1536. Toujours selon Vasari, les œuvres peintes pour Rossino rejoignent après sa mort les collections d’Ottaviano de Médicis, puis de son fils Alessandro. Ceci permettrait de situer la réalisation du tableau entre 1534, date des travaux de sa maison et 1540, date de la mort d’Ottaviano.

Cette datation correspond à la période de maturité de Pontormo lorsqu’il a assimilé la leçon de Michel Ange, évidente dans la composition resserrée, la monumentalité des figures et dans les tonalités vigoureuses du manteau, leçon qu’il conjugue avec les principes maniéristes, en particulier la distorsion des figures, l’exagération des anatomies et la ligne serpentine qui souligne les draperies.

La Vierge au livre est le tableau le plus copié de Pontormo. Sa présence dans la maison d’Ottaviano que fréquentaient de nombreux artistes explique le grand nombre de versions exécutées par ses élèves ou imitateurs, dont certaines attribuées à Naldini ou à Morandini. Celle de Douai, légèrement réduite, peut être située dans la seconde moitié du Cinquecento, datation précoce confirmée par les examens de laboratoire."
Françoise Baligand

Mode d'acquisition: 
Date d'acquisition: 
1877
Ancienne(s) appartenance(s): 
Collection privée, FOUCQUES de WAGNONVILLE Pierre-Amédée, Douai, Collection Foucques de Wagnonville ; légué au musée en 1877

Commentaire: 
Assise sur le sol dans la position des Vierges d’humilité, la Madone tient de la main droite un livre ouvert et enlace du bras gauche l’Enfant Jésus. Au second plan, saint Joseph jeune en tenue de charpentier, s’appuie sur un bâton de la main gauche et, de la droite, prend une poignée de cerises dans un panier que lui présente le petit saint Jean-Baptiste. Sous la porte d’entrée d’une ville, se tient une femme lisant, peut-être sainte Anne ou sainte Elisabeth.

Ce tableau est l’une des nombreuses copies faites d’après un original perdu de Pontormo. La majorité de la critique s’accorde à identifier l’original avec la Vierge à l’Enfant qu’il peint pour son maçon Rossino en remerciement des travaux effectués dans sa maison de la via Laura, ce qui justifierait la tenue de Joseph en charpentier. Vasari date les travaux de la maison de la via Laura vers 1534-1536. Toujours selon Vasari, les œuvres peintes pour Rossino rejoignent après sa mort les collections d’Ottaviano de Médicis, puis de son fils Alessandro. Ceci permettrait de situer la réalisation du tableau entre 1534, date des travaux de sa maison et 1540, date de la mort d’Ottaviano.

Cette datation correspond à la période de maturité de Pontormo lorsqu’il a assimilé la leçon de Michel Ange, évidente dans la composition resserrée, la monumentalité des figures et dans les tonalités vigoureuses du manteau, leçon qu’il conjugue avec les principes maniéristes, en particulier la distorsion des figures, l’exagération des anatomies et la ligne serpentine qui souligne les draperies.

Bibliographie: 
CAT. 1937, musée de Douai
n°26.
BALIGAND, 1976, Catalogue
p.43-44.
COX-REARICK et FREEDBERG, 1983
p.521, note 5.
COSTAMAGNA, 1994
p.228, n°73.5.

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