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Œuvre : Précisions - Le Martyre de sainte Barbe | Espace WebMuséo Musenor

N° d'inventaire: 
989.4

Domaine: 
Auteur(s): 
BELLEGAMBE Jean
Titre: 
Le Martyre de sainte Barbe

Statut de l'oeuvre: 
Lieux création, exécution: 
Date de création ou d'exécution: 
1528
Techniques et matériaux: 
bois (peinture à l'huile)

Dimensions: 
Hauteur en cm. 60,5 Largeur en cm. 44,5

Mode d'acquisition: 
Date d'acquisition: 
1989
Propriété(s): 
propriété de la commune Douai
Inscriptions: 
date
Précisions sur les inscriptions: 
1528 (au revers du panneau avant son parquetage)

Commentaire: 
Contrairement aux polyptyques à volets chantournés plus habituels dans la production de Jean Bellegambe, ce tableau provient certainement d’un retable à sujet hagiographique sur panneaux compartimentés tels qu’on les trouvait au 15e siècle dans la peinture nordique (Maître Francke, Retable de sainte Barbe, Helsinky). Bellegambe avait déjà réalisé ce type de construction pour la chapelle Saint-Michel en la Halle de Douai et pour la table d’autel représentant les miracles de saint Dominique exécutée pour le couvent des Dominicains de Douai, oeuvres documentées mais aujourd’hui disparues. Le Martyre de sainte Barbe et son pendant, Le Jugement de sainte Barbe (à ce jour, non localisé, Friedlander, n° 127) proviennent sans doute d’un de ces retables dont les scènes compartimentées relataient la vie de la sainte.
Barbara, fille du satrape Dioscure, fut enfermée par son père dans une tour afin de la soustraire au prosélytisme chrétien. Elle trouva le moyen de se faire enseigner la religion chrétienne et de se faire baptiser. Pour la punir, son père la livra au juge Marcien qui lui fit subir les plus atroces tortures : attachée par les mains, un bourreau lui arracha les seins avec un peigne de fer, un autre la brûla avec des lames rougies au feu. Pour achever le supplice, sainte Barbe fut promenée nue à travers la ville, mais Dieu lui envoya un ange qui la couvrit d’un voile afin de cacher son corps martyrisé.
La sérénité qui dominait la première production de l’artiste fait place à un expressionnisme adapté au sujet : il ne s’agit plus d’une représentation à sujet théologique mais d’une scène de torture. Jean Bellegambe traduit la cruauté des bourreaux par des faciès grimaçants et ricanants contrastant violemment avec la douceur du visage de la sainte. La composition générale du panneau reste propre au langage du peintre, l’arcade qui s’ouvre sur la façade d’un palais Renaissance, les statues de cavaliers dans les niches, l’architecture imaginaire du second plan, le cortège de cavaliers sont autant de détails que l’on retrouve, identiques, dans les triptyques d’Arras et qui confirment l’attribution à Jean Bellegambe. La figure du bourreau vêtu d’une veste jaune à crevets et coiffé d’un bonnet rouge sera reprise dans Les Apprêts de la crucifixion.

A cette date, vers 1528, Jean Bellegambe tenté par les formules maniéristes de ses contemporains anversois ou bruxellois, les assimile d’une façon superficielle. Si les bourreaux sont saisis dans une attitude contorsionnée, leurs mouvements restent figés, les tonalités appliquées en aplats de couleurs vives ne sont ni discordantes, ni chatoyantes comme le fera un Van Scorel dix années plus tard.

Françoise Baligand

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