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Sartori expo.de masques de cuir ; © Titulaire(s) des droits : MC2 Grenoble
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Sartori expo.de masques de cuir ; © Titulaire(s) des droits : MC2 Grenoble
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Sartori expo.de masques de cuir ; © Titulaire(s) des droits : MC2 Grenoble
Sartori expo.de masques de cuir ; © Titulaire(s) des droits : MC2 Grenoble
Nature: 
Nom(s) manifestation(s): 
Lieu(x): 
Genre(s): 
Artiste(s): 
Artiste(s) / Interprète(s) : SARTORI Amleto et Donato (Masques)
Description(s): 
Présentation. : Lorsqu'il meurt en 1962, Amletto Sartori est professeur au Beaux-Arts de Padoue où il enseigne le dessin, l'histoire de l'art et la taille de la pierre. C'est un sculpteur, donc un artisan, et de plus un psychologue avec application, ce passionné de l'expression humaine retrouve la technique des collectionneurs de masques vénitiens au temps de la Renaissance italienne et renoue, en l'adaptant, avec la tradition de la tragédie antique. Mais il fait mieux : réalisant; la synthèse des techniques de quelque 500 inventeurs, il recrée le masque vivant par ses demi-masques en cuir, en bois et parfois en bronze. En le stylisant, en transposant la permanence de types d'un caractère, il laisse à l'acteur qui le porte l'originalité et la vie de sa propre expression. L'identification est totale, mais permet cependant la liberté du geste. Les sentiments divers vécus par le personnage, se cristallisent dans une attitude, un masque idéal : le personnage et l'acteur ne font qu'un.
« Dans les oeuvres des auteurs considérés comme les prédécesseurs de la Commedia dell'arte, disait Sartori, je me réfère et particulier à Angelo Beolco ». Au XVe siècle, le Vénitien Angelo Beolco, dit le ruzzante « l'amuseur », crée un type à caractère fixe, c'est-à-dire un masque : le bouffon naît dans d'extraordinaires grimaces et d'insolentes jongleries ; c'est, avant la lettre, l'Arlequin, Brighella de la future Commedia dell'arte dont les deux autres personnages seront les « maîtres » Pantalon, gentilhomme vénitien, et le pédant Docteur Balanzone. Ici, peu ou pas d'intrigue, mais de la « pantalonade », de la clownerie, des coups de pied au cul, de la contorsion, de la verve, des situations grotesques et acrobatiques, de cocasses poursuites, etc. L'ancêtre de la tarte à la crème se cache derrière un masque ; l'acteur improvise, gesticule, le public rit, les princes applaudissent. Cela devient le délire avec Scaramouche, mais, au XVIIIe siècle, Goldoni, en imposant un texte écrit, donnera le coup de grâce à ce moyen d'expression. Sartori a recréé les masques traditionnels ; l'évolution de son Arlequin-chat vers un type plus humain est frappante. Etonnants aussi ces masques originaux pour « l'Orestie » d'Eschyle montée par Jean-Louis Barrault, « Jacques ou la soumission » d'Ionesco présenté au Piccolo Teatro, « Les Géants de la montagne », de Pirandello, le «Drame du Fukuryu Maru », de Gabriel Cousin.
Michel Butor a écrit : « Nous portons tous des masques, notre visage est déjà un masque : la vérité du masque c'est que du moins il s'avoue comme tel et qu'il nous force à interpréter comme un masque ce que nous prenions pour un visage ».