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Détail de notice

Lien : 
http://webmuseo.com/ws/musee-issoudun/app/collection/notices/record/58
Numéro d'inventaire : 
2000.06.410.2
Domaine : 
Désignation : 
Lieux de création, d'exécution et d'utilisation : 
Utilisation / destination : 
Technique et matériaux : 
Dimensions : 
H. 25.8 cm ; l. 44.5 cm (Hors cadre)
Inscriptions / marques : 
titré ; daté ; n°9 Sur le Rio de Janeiro (b.d., mine de plomb) 2 avril 1837 (D.b.d., mine de plomb)
Représentation : 
Rio de Janeiro, paysage (fleuve ; moyen de transport par eau ; lampadaire ; colline) ; vue d’architecture (église ; édifice d’habitation ; personnage ; conversation)
Statut juridique : 
Intérêt / commentaires : 
“Après une assez longue traversée, une fois le cap Frio doublé, par une splendide nuit des tropiques, nous longions la côte d’où la plus douce brise nous apportait les plus suaves parfums. Le jour nous surprit sur le pont dans une sorte d’enivrement et d’extase. Quand à l’horizon pur comme une âme sans tache, apparut le soleil dans toute sa majesté, la crête des vagues s’illumina, et toutes à la fois revêtirent les belles couleurs de l’arc en ciel. Couvertes de la base au sommet d’une végétation si puissante qu’elle semble vouloir étouffer les îles, les collines, les montagnes baignées dans une étincelante lumière, offraient une richesse, une variété de tons parmi lesquels l’œil n’avait qu’à choisir pour se reposer doucement.
J’avais désigné d’avance les endroits de la côte qui devaient offrir à un artiste les points de vue les plus dignes de son ambition…Je me mis en course et j’atteignis enfin, après avoir visité le jardin public, une petite baie à l’extrémité de laquelle se trouve un monticule couronné par l’église de Notre-Dame-De-Gloire. De-là, le regard embrasse les dernières collines du Corcovado, une partie de la ville, le bel aqueduc qui fournit l’eau de la cité, le jardin public, la colline où se trouve le mât des Signaux au-dessus de laquelle apparaissent dans un lointain lumineux les fameuses montagnes des Orgues, dont je devais bientôt visiter les forêts vierges…Pourquoi faut-il que sous un si beau ciel, à l’ombre de cette merveilleuse végétation au milieu de laquelle s’épanouissent les plus charmantes fleurs, et qui abrite des milliers d’oiseaux incomparables, il y ait tant de malheureux noirs qui souffrent ?”
Auguste Borget, Fragments d’un voyage autour du monde, 1845, Moulins, Desrosiers.
Crédits photographiques : 
Rédacteur de la notice : 
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