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Œuvre : Précisions - La Requête de la mère des fils de Zébédée | Espace WebMuséo Musenor

N° d'inventaire: 
BA.2000.004.1

Domaine: 
Auteur(s): 
PIETERSZ Pieter le Jeune
Titre: 
La Requête de la mère des fils de Zébédée

Statut de l'oeuvre: 
Date de création ou d'exécution: 
1st half 17th century
Techniques et matériaux: 
bois (peinture à l'huile)

Dimensions: 
Hauteur en cm : 100
Largeur en cm : 139,5
Hauteur avec cadre en cm : 118,5

Mode d'acquisition: 
Date d'acquisition: 
2000
Commentaire: 
Le thème illustre un passage de l'évangile selon Saint Matthieu " Alors la mère des fils de Zébédée s'approcha de lui avec ses fils, et se prosterna pour lui demander quelque chose : " Que veux-tu ? " lui dit-il. Elle lui dit : " Ordonne que mes deux fils que voici siègent, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ton Royaume ." Jésus répondit : " Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ? " Ils lui dirent : " Nous le pouvons ." - " Soit, leur dit-il, vous boirez ma coupe ; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, il ne m'appartient pas d'accorder cela, mais c'est pour ceux à qui mon Père l'a destiné. " Ce texte, à portée toute morale, est là pour rappeler que la mission du Christ n'est pas de distribuer des récompenses, mais de souffrir pour les sauver. D'une iconographie très rare, ce tableau, a restitué dans le cadre de la Réforme, est vraisemblablement la commande d'un érudit fin lecteur de la bible.
La composition sobrement construite, quoique légèrement décentrée, s'articule en opposition d'un groupe comprenant la femme de Zébédée et ses fils et d'un second composé du Christ et des autre disciplines. Le tableau laisse apparaître en arrière plan un paysage très réaliste et contemporain de sa réalisation car on peut y voir l 'architecture typique des anciens Pays-Bas septentrionaux. On peut supposer que le groupe de trois personnages, en arrière plan, où semble se tenir le Christ, figure donc ce dernier, mais après son martyre et sa Résurrection, révélant à Jacques et Jean, les fils de Zébédée, le sens de ses paroles.
Cette oeuvre, d'une grande maîtrise, est typique de la peinture " vernaculaire " des écoles du Nord entre 1540 et le début du XVIIème siècle. On est frappé par le grand réalisme des portraits et cette grande préoccupation pour la forme et la disposition d'ensemble.
Approche biographie : Pieter Pietersz le jeune, également surnommé " Jonge Lange Pier " , est le fils aîné du peintre Pieter Pietersz (Anvers 1540/41 - 1603 Amsterdam) et Magdalena Pietersz. Il fut très probablement formé par son père, lui-même élève de son père le fameux Pieter Aertsen (Amsterdam 1507/08 - id. 1575), travailla dans une manière très proche de la sienne. Carel van Mander, qui était très lié à la famille à la famille Pietersz, écrit dans son célèbre ouvrage que le jeune Pieter " den vader in de const cloecklijcken nae volght " (il suivit les traces de son père, restant proche de son style). On ne sait rien de plus sur la vie de Pieter II, aucune étude n'ayant jamais été conduite jusqu'à ce jour. Le problème de l'attribution des oeuvres demeure elle-même très complexe, car le jeune Pietersz comptait encore deux oncles peintres Aert Pietersz (1550 - 1612) et Dirck Pietersz (1558 - ?), deux beaux-frères Dirck Pietersz Bontepaert et Evert Crijnsz van der Maes, tous travaillant dans une manière relativement proche mais heureusement dans des genres différents. les attributions des œuvres à Pieter Pietersz le jeune se font à partir d'une oeuvre conservée au musée historique d'Amsterdam et représentant une scène de marché avec en arrière plan un Ecce Homo. Cette oeuvre est datée 1610 aussi, elle ne peut être l'oeuvre de Pieter l'ancien, mort en 1603, ni de Aert Pietersz car l'étude de la seule oeuvre datée et signée de lui, un Jugement dernier, conservé à Amsterdam, indique de l'Ecce Homo ne peut avoir était peint par lui. Comme ses beaux-frères travaillaient l'un le paysage, l'autre le portrait et qu'il semble que Dirck Pietersz soit décédé à l'orée du XVIIème siècle, le candidat le plus logique pour poursuivre la tradition familiale est donc Pieter Pietersz le jeune. De là, découle un certain nombre d'attribution dont notamment le Laissé venir à moi les petits enfants de Dresde et celui de Nancy et l'excellent tableau figurant La Requête de la mère des fils de Zébédée. (Patrick Descamps 2002)

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