Musée de la Bataille du 6 Août 1870
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  Veste de Tirailleur algérien

Veste de Tirailleur algérien
Veste de Tirailleur algérien

Durant la guerre franco-prussienne, l’armée française compte des troupes algériennes. Les Spahis sont les troupes montées turques qui servaient, avant la reddition d’Alger, le Dey d’Alger. Ces troupes se retrouvant alors sans « emploi » rejoignent les ordres du Capitaine Yousouf. Leur emploi est régularisé lors de l’ordonnance du 7 décembre 1841 créant alors un corps de cavalier au sein du corps expéditionnaire français en Algérie.

Les Zouaves (unité d’infanterie légère) et les turcos (tirailleurs algériens) dont en illustration nous pouvons voir une bédia, appartiennent à l’Armée d’Afrique. Les Zouaves sont créés en 1830 à la suite de la bataille de Staoueli, la prise du Fort de l’Empereur et la reddition d’Alger le 5 juillet. Une réforme de l’armée française par une ordonnance du 8 septembre 1841, distingue les Zouaves, qui sont alors exclusivement français et les Turcos, des indigènes d’Algérie. Le nom de zouave trouve son origine dans le terme zouaoua, l’ancien nom des Kabyles, et celui de turco provient des russes, lors de la guerre de Crimée (1853 – 1856), qui les ont alors pris pour des turcs.

 

Cette veste aux couleurs vives montre l’importance de l’uniforme pour les Zouaves, les Turcos et les Spahis.

L’uniforme qui est inspirée de la tenue traditionnelle algérienne des hommes, est établie en 1831 par le Général Lamoricière et dessiné par le commandant Duvivier. Il est composé d’une coiffe appelée « chéchia », une sorte de bonnet de feutre rouge sur lequel se trouve un gland à frange de couleur bleue ou d’un turban de coton blanc. La veste dite veste-boléro ou « bedïa » est courte et ouverte. Réalisée en drap bleu foncé, elle est ornée de passepoil et de tresse garance. En dessous, le soldat porte un gilet algérien sans manche, le « sédria », en drap bleu foncé à tresse garance. Une ceinture de laine bleu indigo s’enroule à la jonction entre le gilet et le pantalon ample, appelé « sarouel ». La tenue est complétée par une pèlerine courte à capuchon.

Bien que les troupes de Zouaves aient été des plus courageuses lors de la bataille de Frœschwiller-Woerth, au regard des éléments composant l’uniforme, cette tenue n’est pas des plus adaptée pour le combat. Peu pratique pour les déplacements, l’ample sarouel n’est pas le pantalon le plus adéquat (accrochage…) et la chéchia n’offre pas la protection la plus maximale.