Musée d'Histoire Urbaine et Sociale de Suresnes
 
 

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Un soir en histoire... Eco-école, école du futur?

Dans le cadre de l'exposition temporaire "Bâtir l'école : architecture et pédagogie", le MUS a présenté le 11 juin une conférence retransmise en direct sur Internet.

 

Caroline Rouzé, enseignante à l'école des Raguidelles, ainsi que Sylvie Melo du collectif  « De la Graine à l’assiette» ont présenté deux projets associant écologie, citoyenneté et apprentissage.

Téléchargez la retranscription des interventions en cliquant sur le lien ci-dessous !

Danser au MUS... Esprit d'école

Dans le cadre de l'exposition temporaire "Bâtir l'école : architecture et pédagogie", les élèves de 5è du college Emile Zola sont venus réaliser deux déambulations dansées dans les salles d'exposition du MUS devant un public conquis.

 

Sous l'inspiration de leure professeure d'éducation physique et sportive Aurélie Valet, les collégiens ont travaillé cette année autour du thème de l'école, en écho à l'exposition temporaire du MUS.

Ils ont ainsi mis en scène les différents moments qui jalonnent leur vie de collégiens, du check du matin à l'écriture du corps, en passant par l'esprit chorégraphique. Ils proposent la restitution "Esprit d'école" sous forme de deux déambulations dans le musée.

 

Soirée-jeux : repasser son certificat d'études

Dans le cadre de l'exposition temporaire "Bâtir l'école. Architecture et pédagogie", le MUS a organisé une série d'épreuves du certificat d'études des années 1930.

Au programme : dictée, questions de vocabulaire, arithmétique, géographie, sciences et arts ménagers ou enseignement agricole...

Pour prolonger la réflexion, un petit problème de mathématiques issu du certificat d'études de 1923 (comptez 4 points pour le raisonnement et 1 point de plus si vous réalisez le calcul à la main !) :

On suppose qu'une vache donne chaque jour 10L de lait, que ce lait contient en moyenne, 15cL de crème par litre et que 1L de crème donne 0,350kg de beurre. Quelle masse de beurre peuvent donner 8 vaches pendant une semaine?

 

Réponse :

Volume de crème par jour pour une vache : 0,15l x 10 = 1,5 l

Masse de beurre par jour pour une vache : 0,350 kg x 1,5 = 0,525 kg

Masse de beurre par semaine pour 8 vaches : 0,525 kg x 7 x 8 = 29,4 kg

 

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Halloween 2019 : la malédiction de l'exposition

 

Alors que la prochaine exposition sur l'école est toujours en cours de montage, la classe de sciences naturelles a été vandalisée !

 

Les bocaux remplis de spécimens ont été brisés, Oscar le squelette a disparu...

 

217 enquêteurs de choc sont venus nous aider à résoudre cette malédiction et sont repartis avec des friandises bien méritées !

C'était Eugène Olibet, le célèbre biscuitier suresnois, qui avait détruit l'exposition. Son mobile : il a toujours détesté l'école et préférait voir les enfants manger des biscuits et s'amuser que d'aller étudier.

 

Les Journées européennes du patrimoine 2019

Le Pavillon Balsan, "Fondation - Hôpital Foch : 90 ans de philanthropie au service de la médecine", l'Ecole de plein air, la cité-jardins et son appartement patrimonial...

Une riche programmation a permis aux visiteurs de découvrir le patrimoine suresnois grâce à des visites guidées entièrement gratuites des lieux exceptionnellement ouverts le week end comme l'Ecole de plein air ou ouverts pour la première fois comme le Pavillon Balsan de l'Hôpital Foch.

Les 21 et 22 septembre 2019, ce sont 512 personnes qui ont participé aux activités organisées par le MUS. Ces nombreux visiteurs venaient de Suresnes, des villes alentours mais aussi de toute la région parisienne, témoignant de l'intérêt pour le patrimoine exceptionnel de la ville.

 

La Nuit des musées 2019 : "Henri, j'ai rétréci ta cité !"

Henri, j'ai rétréci ta cité-jardins !

Cette année, une catastrophe s'est abattue sur la ville de Suresnes. Le quartier de la cité-jardins a été mystérieusement rétréci !

Pour la Nuit européenne des musées, les visiteurs du MUS ont été abasourdi en croisant des insectes géants et des maquettes de cités-jardins minuscules... Briques, fleurs et végétaux avaient également envahi les espaces d'exposition, servant de cadre à une grande enquête.

Armé d'un journal et avec à l'aide de facétieux farfadets, petits et grands ont pu retrouver le coupable : un journaliste en quête de scoop ! Ce dernier a utilisé son rétrécisseur dernière génération, le Gullivon, pour avoir une Une sensationnelle.

Grâce à la perspicacité des 368 enquêteurs, la cité-jardins a pu retrouver sa taille normale et des visites de l'exposition temporaire "Les cités-jardins d'Ile-de-France : une certaine idée du bonheur" ont clôturé cette belle soirée.

 

 

 

La restauration de la mappemonde de l'Ecole de plein air

Les travaux sont terminés !

Depuis mi-octobre 2017, les travaux de restauration du globe ont eu lieu. Des échafaudages ont été installés pour accéder à l'ensemble de la surface du monument. Une équipe de restaurateur spécialisés dans le béton est intervenue.

Après un premier brossage de l'ensemble de la surface : le temps est venu de s'attaquer à la consolidation de la structure. Les tirants métalliques qui relient le poteau central à la sphère du globe ont été enlevés et remplacés un par un.

Le pôle nord souffrait de détachements du décor : ceux-ci ont été enlevés et des moulages remis en place.

A partir du 22 novembre, le sablage de la surface a été réalisé. Cette opération consiste à projeter de la silice sur les couches de peintures anciennes qu'on ne veut pas conserver ainsi que sur les concrétions et les tags.

Les dernières semaines de décembre ont été consacrées à la remise en peinture de la surface après de nombreux sondages pour retrouver le "bleu de Suresnes" des océans ainsi que la couleur des continents.

Le 31 janvier 2018, le chantier est terminé! Le moment est venu de démonter les échafaudages pour donner à voir le globe entièrement restauré.

 

Les analyses avant le début des travaux

Les premières analyses de la mappemonde monumentale de l'Ecole de plein air ont démarré mi-mars 2016, afin de préparer au mieux sa restauration.

Le projet de restauration de cet élément classé est accompagné par le Service territorial de l'architecture et du patrimoine (STAP) qui est un service de l'Etat en charge des Monuments Historiques. Afin de donner à la Ville de Suresnes l'autorisation d'intervention sur un monument appartenant à l'Etat, une étude approfondie de l'état du globe est exigée. 

La Ville de Suresnes a donc fait appel au cabinet d'architectes du patrimoine Atelier 27  pour effectuer une analyse approfondie de la surface du béton et de sa structure.  C'est une étude très intéressante et pleine de surprises qui a été menée !

Grâce au service municipal des parcs et jardins de la Ville de Suresnes, l'accès au globe est facilité par l'enlèvement de la haie végétale.

Tout d'abord, ces architectes spécialistes accompagnés de la restauratrice du patrimoine Justine Sacleux ont cherché à comprendre la structure globale du monument : en effet, cette sphère présente une architecture interne complexe visible par une trappe située en partie basse. On y découvre un poteau central en béton armé d'où partent des tirants métalliques. Le globe est composé de huit quartiers assemblés par des profilés en fer. Ses quartiers sont rigidifiés par des armatures métalliques.

Une étude historique a permis de comprendre sa construction : la sphère a d'abord été érigée, puis la rampe d'accès a été mise en place afin de modeler les continents en relief.

Les fondations ont été mises à jour à 1,20 mètre de profondeur sous forme d'un disque de béton.

Après un passage de biocide pour enlever les mousses et les lichens qui gênent la lisibilité, les équipes ont tout d'abord effectué des relevés précis des dégradations (perte des reliefs, fissures, oxydation, coulures et tags) : c'est l'étape du constat d'état.

Le laboratoire spécialisé BPE est ensuite venu sonder les armatures métalliques qui maintiennent la sphère en y faisant passer un courant électrique : il s'agit de la méthode Ferroscan qui offre une cartographie en couleur des dégradations pour cibler leur traitement.

Le résultat de ces examens a permis de dégager plusieurs éléments :

-les fondations enterrées sous le globe sont en bon état

-des infiltrations ont eu lieu à l'intérieur du globe provoquant des coulures sur le béton et une carbonatation ainsi qu'une oxydation des fers

-les armatures qui servaient à maintenir la rampe pour monter autour du globe sont très abimées

-le décor peint présente des concrétions de calcite, c'est à dire de calcaire déposé par le ruissellement des eaux de pluie

-le béton à la surface est fissuré.

 

La souscription a réuni 12 091 €, merci aux donateurs !

Pour sauvegarder le Globe de l’Ecole de Plein Air, construite entre 1932 et 1935 par les architectes Eugène Beaudouin et Marcel Lods, le MUS et la municipalité de Suresnes ont lancé une collecte de fonds via la Fondation du Patrimoine