Musée Bonnat-Helleu, musée des beaux-arts de Bayonne
© Bayonne, musée Bonnat-Helleu / cliché A. Vaquero
 

Musée Bonnat-Helleu
musée des beaux-arts de Bayonne
5 rue Jacques Laffitte
64100 Bayonne
05 59 46 63 60

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Le capitaine Helleu

Valse chaloupée ; © Association SEM, www.sem-caricaturiste.info / cliché François San Millan
Valse chaloupée
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© Association SEM, www.sem-caricaturiste.info / cliché François San Millan
Fig. 1 : “Helleu regardant plier une voile sur le yacht “Brunette””, vers 1908, photographie, Bayonne, musée Bonnat-Helleu ; © Bayonne, musée Bonnat-Helleu / cliché A. Vaquero
Fig. 1 : “Helleu regardant plier une voile sur le yacht “Brunette””, vers 1908, photographie, Bayonne, musée Bonnat-Helleu
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© Bayonne, musée Bonnat-Helleu / cliché A. Vaquero

 

 

 

Sem (Georges Goursat, dit)

“Valse chaloupée (Legru, Helleu, Denfert-Rochereau)”

album “Tangoville-sur-Mer” (planche 14)

1913

lithographie en couleur

collection privée : association Sem

 

 

 

          Helleu loue le yacht “Barbara” en 1898, puis le “Bird” en 1899, pour dissiper le chagrin de sa femme, suite à la mort accidentelle de leur troisième enfant, Alice. L’année suivante, il concrétise un rêve ancien en achetant “L’Étoile”, un yacht qu’il remplace huit ans plus tard par le “Brunette”, dont il se défait finalement au début de la première guerre mondiale. À bord, il n’a de capitaine que le nom et engage un équipage professionnel en charge des manœuvres : en témoigne une photographie qui le montre attentif au pliage d’une voile par les marins du “Brunette” (fig. 1).

 

 

          C’est à bord de ce même yacht que son ami Georges Goursat, dit Sem (1863-1934), le caricature en capitaine peu aguerri, muni d’une bouée et d’une rame, en équilibre précaire, sur une minuscule barque. Vêtu de son complet bleu marine et de son éternelle casquette de yachtman, Helleu est reconnaissable à sa silhouette fine et sa barbe en pointe, déjà blanche. Il avait, pour ainsi dire, le physique de l’emploi, à en croire ses contemporains : “beau comme un pirate arabe” aux yeux d’Henri Bidou (Bidou, 1931, n.p.), sa peau “semblait bronzée par l’embrun et les vents du large”, comme le rapporte Jacques-Émile Blanche (Blanche, 1928, p. 126).

 

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