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Les techniques de dessin

Il existe de multiples techniques de dessin.
Reconnaitrez-vous les techniques avant de survoler l’œuvre et faire apparaitre la légende ?

Et pour devenir incollable sur les tehnciques, vous pouvez télécharger le document ci-dessous ou découvrir une sélection de dessins des musées du Nord-Pas de Calais par type de technique.

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Le pastel

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Résultat de l’utilisation de la pierre d’Italie, de la sanguine et de la craie blanche, la technique des trois crayons connaît son plein épanouissement au dix-huitième siècle dans les mains de Watteau, bien qu’on en trouve des exemples, au siècle précédent, dans des portraits esquissés par Rubens ou Goltzius et chez les coloristes (Le Dominiquin, Le Brun).

Le fusain

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De tous les matériaux employés pour marquer d’une trace un support, le charbon de bois est sans nul doute l’un des plus anciens. On en retrouve l’usage, à la Préhistoire, dans les premières manifestations artistiques sur les parois des grottes.

Le crayon de couleur

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Contenue dans un tube de bois comme le crayon graphite, la mine du crayon de couleur se compose de pigments, de matières riches en charges minérales comme le talc ou le kaolin, de cire et de liants qui assurent l’amalgame et la résistance des matériaux. Inventé à la fin du dix-neuvième siècle, il s’avère plus facile d’utilisation que le pastel avec qui il partage une infinité de teintes.

La technique des trois crayons

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Résultat de l’utilisation de la pierre d’Italie, de la sanguine et de la craie blanche, la technique des trois crayons connaît son plein épanouissement au dix-huitième siècle dans les mains de Watteau, bien qu’on en trouve des exemples, au siècle précédent, dans des portraits esquissés par Rubens ou Goltzius et chez les coloristes (Le Dominiquin, Le Brun). Utilisant les trois crayons sur un papier chamois légèrement doré, Watteau évite généralement de brouiller les couleurs en laissant transparaître un crayonné énergique et vigoureux.

La craie

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Souvent couplée à d’autres techniques, la craie blanche permet de traduire lumière et modelé sous forme de rehauts. Employée dès l’Antiquité, elle connaît un usage significatif à partir du dix-septième siècle, principalement chez les artistes coloristes (Le Dominiquin, Rubens, Le Brun) qui l’emploient souvent couplée à la pierre d’Italie et à la sanguine sur des papiers colorés. Elle était autrefois créée avec de la marne, mélange naturel de calcaire et d’argile.

L’aquarelle

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L’aquarelle est un mélange de pigments colorés et de gomme transparente, généralement de la gomme arabique, fruit d’un exsudat de sève d’acacia. Utilisant l’eau comme medium, elle doit sa luminosité à la transparence de ses couleurs. Propice aux rendus atmosphériques, elle offre à Dürer, à la fin du quinzième siècle, une série de paysages alpins où alternent des plans traités avec une extrême minutie en contraste avec des parties très librement esquissées où apparaissent des réserves de papier blanc, très lumineuses.

La pierre noire ou pierre d'Italie

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Apparue en Italie un peu avant la fin du quinzième siècle, la pierre noire (ou pierre d’Italie) est un schiste argileux à grain serré qui donne un trait qui varie du noir au gris. Son emploi coïncide avec l’intérêt nouveau d’artistes florentins tels Antonio Pollaiuolo, Domenico Ghirlandaio et Luca Signorelli pour le traitement des volumes dans la figure humaine, traitement que ne permettait pas la pointe d’argent plus sèche et plus incisive.

Le crayon graphite ou mine de plomb

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Improprement appelé mine de plomb, le crayon graphite résulte du travail de Nicolas-Jacques Conté qui, au lendemain de la Révolution française, à l’idée d’agglomérer de l’argile à du carbone cristallisé. Soumise à la cuisson, la pâte obtenue donne différents degrés de dureté et de gris qui permettent, une fois appliqués sur la feuille, des dégradés subtils à la brillance légère.

Le lavis gris ou brun (bistre et sepia)

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La technique du lavis permet de créer une grande variété de gris par la dilution d’encre noire apposée par un pinceau plus ou moins humide. Le blanc y est obtenu par la couleur du support ou parfois par des rehauts de craie ou de gouache. En Italie, dans la seconde moitié du Quattrocento, il se développe sous une forme proche de la peinture lorsqu'il est utilisé sur une toile.

Le lavis de couleur

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Parmi les couleurs les plus employées dans le lavis coloré, on trouve le bleu indigo qui provient des feuilles de l’indigotier. D’origine asiatique, ce produit intervient en Occident à la fin du quinzième siècle. La sanguine et le cinabre (sulfure de mercure) offre des lavis rouges. D’autres couleurs ont été employées : le vert, fruit d’un mélange de suc de rhue, de vert-de-gris et de safran, le rose et le violet qui mêlent le cinabre et l’indigo se rencontrent au quinzième siècle dans l’art florentin.

La sanguine

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Dénommée ainsi en raison de l’analogie de sa couleur avec le sang, la sanguine est une argile ferrugineuse dont la teinte varie du rouge clair orangé au rouge sombre presque brun. Attestée depuis la Préhistoire, elle est employée dans l’Antiquité délayée à l’eau et appliquée au pinceau pour marquer le tracé préparatoire des fresques (sinopies).

La plume

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L’emploi de la plume est lié à l’écriture et au dessin. On en distingue trois types : la plume de roseau, les plumes d’oiseaux et la plume métallique. La plume de roseau taillée apparaît dans l’Antiquité sur les parchemins. Elle se reconnaît à son trait dur et sec. Les plumes d’oiseaux (plumes de coq, de corbeau, de cygne et surtout plume d’oie) offrent, dès le sixième siècle, une grande variété de traits souples et déliés.