Maisons des Rochers
 
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Entouré de forêts profondes et dominé par d'imposantes parois de grès rose, Graufthal doit son origine à une abbaye de Bénédictines déjà citée au 12ème siècle. A proximité des vestiges de l'abbaye, les maisons des rochers confèrent à ce site unique en Alsace un charme particulier.
A présent restaurées et aménagées, les trois habitations pittoresques permettent aux visiteurs de découvrir le cadre de vie de leurs occupants et le regard posé sur ce lieu depuis le 18ème siècle par des artistes : peintre, photographes, illustrateurs, lithographes.

Environné de forêts, le site de Graufthal entre de bonne heure dans l’histoire. Ce lieu, à la jonction des vallées du Rehbach et de la Zinsel du Sud , encastré au milieu de hautes falaises de grès, a donné naissance à un carrefour naturel, reliant le plateau lorrain à la plaine d’Alsace.

Ainsi, les anciennes populations celtes puis gallo-romaines  ont-elles la possibilité de se rencontrer  ou de profiter de l’existence d’une voie secondaire, en complément de la grande route romaine qui passe plus au Sud par le col de Saverne .
Plus tard, au haut Moyen Age, les évêques ou les comtes de Metz qui détiennent la vallée de la Zinsel en fief  ne manquent pas d’y édifier un établissement religieux.

En 1899, l’archéologue R. Forrer,  rejoint par Charles Spindler, entreprend de faire des fouilles sur le site des maisons des rochers. Sa conclusion est que ces grottes ont été aménagées au Moyen-Age en entrepôts ou greniers par la mise en place de poteaux de clôture dont il subsiste encore les trous dans la roche. Par la suite, vers le 17ème siècle, quelques unes de ces constructions en bois sont utilisées comme logements provisoires, puis transformées au 18ème siècle en maisons d’habitation en pierre. Un linteau de porte en grès était d’ailleurs daté de 1760.

Ces maisons ont une composition identique : on trouve au rez-de-chaussée une cuisine jouxtant la pièce d’habitation dans laquelle dorment les parents, et une étable repérable au fait que les murs internes ne sont pas recouverts d’enduit. Au 1er étage, un espace dortoir est réservé aux enfants tandis que l’autre partie sert de fenil et grenier.

A partir du début du 20ème siècle, cet habitat anachronique qui draine déjà les foules se dégrade peu à peu. La maison Wagner est désertée la première. Le 1er étage de la maison Weber s’effondre en 1931. Sa propriétaire, sous le choc, s’éteint peu après, âgée de 88 ans. Seules, les sœurs Ottermann continuent leur vie sous les rochers. Madeleine, l’aînée, décède en 1947 à 89 ans, et Catherine, la célèbre « Felsekaeth », sera pendant 11 ans la dernière troglodyte de Graufthal. Beaucoup de visiteurs se souviennent encore de cette dame qui aimait les accueillir chez elle.

En 1938, le site de Graufthal est classé parmi les sites et monuments naturels de caractère artistique, historique, scientifique, légendaire ou pittoresque.
Les vestiges du couvent sont inscrits en 1984 sur l’inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques, ainsi que les Maisons des rochers en 1988.